Al-Anbiya

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21e sourate du Coran
Les Prophètes
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original سورة الأنبياء, Al-Anbiya
Titre français Les Prophètes
Ordre traditionnel 21e sourate
Ordre chronologique 73e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 112
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

Al-Anbiya (arabe : سورة الأنبياء, français : "Les Prophètes") est le nom traditionnellement donné à la 21e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 112 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

 Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Les Prophètes du fait qu'elle parle des prophètes Lot, Noé, David, Salomon, Job et Jonas (versets 74 à 93)[2].

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, contestée par certaines recherches universitaires, cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[3]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 73e place dans l'ordre chronologique[4].

Résumé[modifier | modifier le code]

Cette sourate se divise en deux parties. La première partie est une critique du polythéisme (verset 1 à 73). La seconde partie évoque les prophètes Lot, Noé, David, Salomon, Job et Jonas (versets 74 à 93).

Interprétations[modifier | modifier le code]

Le verset 105 est le seul exemple de citation verbatim de l'Ancien Testament. Le Coran dit "en vérité, les serviteurs justes hériteront de la terre” et le Ps 37, 29 : "les justes posséderont la terre, là ils habiteront pour toujours". En effet, se pose pour les islamologues, la question de l'existence de traduction en arabe de la Bible avant l'islam. Pour Gilliot, mis à part ce verset, les références aux récits vétérotestamentaires semblent plutôt haggadiques et les récits néotestamentaires plus proche des apocryphes[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran, traduction et commentaires, 1990, p. 15.
  2. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  3. Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  5. Claude GILLIOT, « Reconstruction critique du Coran ou comment en finir avec les merveilles de la lampe d’Aladin ? » in M. Kropp (ed.), Results of contemporary research on the Qurʾān. The question of a historio-critical text, Beyrouth, Orient-Institut der DMG/Würzburg, Ergon Verlag (« Beiruter Texte und Studien », 100), 2007, p. 33-137