Hud (sourate)

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11e sourate du Coran
Houd
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original سورة هود, Hud
Titre français Houd
Ordre traditionnel 11e sourate
Ordre chronologique 52e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 123
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

La sourate Hud (arabe : سورة هود, Houd) est la 11e sourate du Coran. Elle comporte 123 versets.

 Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Houd, au référence au prophète de l'Islam Houd cité dans cette sourate[2].

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, contestée par certaines recherches universitaires, cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[3]à l'exception des versets 12, 15, 17 et 114 vraisemblablement proclamés à Médine[réf. nécessaire]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 52e place dans l'ordre chronologique[4].

Interprétations[modifier | modifier le code]

Verset 25-99 : les châtiments divins[modifier | modifier le code]

Cette sourate présente différents châtiments divins et celui par excellence du déluge (v. 25-49). Il est suivi d'autres épisodes de mettant en scène des prophètes de l'islam et le châtiment suivant l'incrédulité du peuple.[5]

L'épisode de la chamelle est probablement une réinterprétation d'une légende pré-islamique. L'épisode du rire de la femme d'Abraham s'inscrit dans la tradition biblique. Pour autant, le Coran inverse le point de vue biblique sur les prophètes. Ce ne sont plus des hommes faillibles mais des modèles protégés des erreurs[5]. Sirry remarque que certains épisodes bibliques ont été supprimé pour renforcer cet aspect. Cette différences renforce l'incompréhension entre le monde biblique et le monde coranique.[5]

Pour Tesei, l'épisode des moqueries envers Noé ne sont pas d'origine biblique mais apparaît dans la littérature de l'antiquité tardive. « Il semble que, comme dans beaucoup de cas, ce passage coranique soit plus étroitement lié aux traditions et exégèses de l'antiquité tardive sur les textes bibliques qu'à l'Écriture elle-même. »[5]

Pour Zellentin, la description du déluge s'inscrit, comme pour d'autres passages coraniques, davantage dans la tradition du judaïsme palestinien que du Babylonien.[5]

Pour Reynolds, ce passage permet aussi d'évoquer les relations familiales. Prenant l'exemple sur la parole d'Allah disant à Noé que son fils n'appartient pas à sa famille puisqu'il ne croit pas, ce passage permet la doctrine selon laquelle les musulmans ne doivent pas prier pour les membres de leur famille qui ne sont pas musulman et rompre les liens.[5]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran, traduction et commentaires, 1990, p. 15.
  2. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  3. Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  5. a b c d e et f Azaiez, M. (Ed.), Reynolds, G. (Ed.), Tesei, T. (Ed.), et al. (2016). The Qur'an Seminar Commentary / Le Qur'an Seminar. A Collaborative Study of 50 Qur'anic Passages / Commentaire collaboratif de 50 passages coraniques. Berlin, Boston: De Gruyter. partie QS 14 Q 11:25–99