Al-Massad

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111e sourate du Coran
La Corde torsadée en Fibres
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original المسد, Al-Massad
Titre français La Corde torsadée en Fibres
Ordre traditionnel 111e sourate
Ordre chronologique 6e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 5
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

Al-Massad (arabe : المسد, français : La Corde torsadée en Fibres) est le nom traditionnellement donné à la 111e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 5 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de la proclamation, la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate La Corde torsadée en Fibres[1].

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque. Les sourates de la période mecquoise traitent en général du rapport à Dieu, la foi, spiritualité, de l'unicité de Dieu (tawhid en arabe)[2]. Cette sourate fait partie du dernier groupe de sourate du Coran (sourates 67 à 114), contenant des sourates plus courtes. Chronologiquement, ce sont les premières sourates révélées, à la Mecque.

Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.
Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.

Les sourates sont présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations. Elle occupe la 111e place dans l'ordre traditionnel du Coran[3],[4].

Interprétations[modifier | modifier le code]

Cette sourate est une malédiction qui vise Abu Lahab, identifié à l'oncle paternel de Mahomet et farouche adversaire de l'islam. La « corde de fibre » du titre doit être attachée au cou de son épouse.

Le nom Abu Lahab signifie "père de la flamme". Pour Dye, « Un verset (Q 111 :1) parle d’Abū Lahab, « le père de la flamme », que la tradition musulmane identifie à un oncle du Prophète. On peut cependant comprendre cette sourate différemment : le texte parle simplement d’un homme (et de sa femme), pris dans le feu de l’enfer. »[5]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  2. Mohammed Jamil Zinou, « Croyance de tout musulman »
  3. Organisation chronologique des sourates
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  5. Lieux saints communs, partagés ou confisqués : aux sources de quelques péricopes coraniques (Q 19 : 16-33), dans Isabelle Dépret & Guillaume Dye (éds), Partage du sacré : transferts, dévotions mixtes, rivalités interconfessionnelles, pp. 55-121