Al-Anfal (sourate)

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8e sourate du Coran
Le butin
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original سورة الأنفال, Al-Anfal
Titre français Le butin
Ordre traditionnel 8e sourate
Ordre chronologique 88e sourate
Période de proclamation Période médinoise
Nombre de versets (ayat) 75
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

La sourate Al-Anfal (arabe : سورة الأنفال, Le butin) est la 8e sourate du Coran. Elle comporte 75 versets.

 Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Le Butin, référence au sujet de cette sourate qui traite de la manière de gérer le butin de victoire lors d'un conflit armé[2].

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, contestée par certaines recherches universitaires, cette sourate a été proclamée pendant la période médinoise, c'est-à-dire schématiquement durant la seconde partie de la vie de Mahomet, après avoir quitté La Mecque[3]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 88e place dans l'ordre chronologique[4] se situant en mars 622 après le combat de Badr[5],[2].. Il est toutefois supposé que les versets 30 à 36 sont de la période mecquoise.[réf. nécessaire]

Interprétations[modifier | modifier le code]

Verset 1-19[modifier | modifier le code]

Pour Grodzki, ce passage est peu clair. Il pourrait contenir des fragments divers rassemblés ensemble. Pour Pregill, ce passage est tellement associée à la lecture faite par la tradition - l'association à la bataille de Badr- qu'il est difficile de s'en extraire.[6] Ainsi, pour Wansbrough (à l'inverse de Stefanidis), la lecture traditionnelle des versets 5 à 9 comme une allusion à cette bataille et à l'hégire est à rejeter[6].

Zellentin voit dans l'importance des injonctions divines à prononcer ses paroles un parallèle avec Moïse sur le mont Sinaï et la littérature chrétienne[6].

Pour Kropp, ce passage illustre le style coranique de passage d'un discours divin qui alterne entre le singulier et le pluriel, la première personne et la troisième. De la même manière, le discours change abruptement de destinataire[6]. Rejoignant M. Rodinson qui avait déjà appliqué ce constat à la naissance de l'islam, pour kropp, « Bref, nous sommes devant des textes idéologiques hautement sophistiqués, parallèles à ce que les mouvements totalitaires des deux derniers siècles ont produit. »[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran, traduction et commentaires, 1990, p. 15.
  2. a et b André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  3. Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  5. Organisation chronologique des sourates
  6. a b c d et e Azaiez, M. (Ed.), Reynolds, G. (Ed.), Tesei, T. (Ed.), et al. (2016). The Qur'an Seminar Commentary / Le Qur'an Seminar. A Collaborative Study of 50 Qur'anic Passages / Commentaire collaboratif de 50 passages coraniques. Berlin, Boston: De Gruyter. partie QS 11 Q 8:1–19