As-Sajda

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
32e sourate du Coran
La prosternation
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original السجدة, As-Sajda
Titre français La prosternation
Ordre traditionnel 32e sourate
Ordre chronologique 75e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 30
Nombre de prosternations 1 (verset 15) ou 1 Ruku (si le verset est récité lors d'une prière)
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

As-Sajda (arabe : السجدة, français : "La prosternation") est le nom traditionnellement donné à la 32e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 30 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate La prosternation[2].

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[3]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 75e place dans l'ordre chronologique[4].

D'après l'exégèse scientifique cependant cette distinction en deux ensembles de sourates est peu probante puisque qu'elle fait reposer l'organisation du Coran suivant un ordre chronologique de proclamation, hypothèse hautement spéculative car elle repose sur les « convictions que le Coran n’a qu’un seul auteur, qu’il n’a aucun rédacteur, et qu’il reflète l’expérience d’une communauté ayant existé autour de Muḥammad, à la Mecque et à Médine, entre 610 et 632 »[5].Le « relatif consensus des spécialistes » admettant une élaboration du Coran « jusqu'à plus d'un demi-siècle après la mort du Prophète » principalement sur la mise en forme du texte mais pouvant aussi concerner les contenus, de ce fait la datation du Coran n'est pas formellement admise comme remontant à la fin de vie de Mahomet[6].

Le Coran est constitué de 114 sourates de longueurs inégales, présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations. Dans l'ordre traditionnel, An-Nisa est la 4e sourate[3]. Les manuscrits anciens montrent des variations dans l'ordonnancement des sourates. Pour M.-A. Amir-Moezzi, « En sus de quelques variantes orthographiques et lexicographiques mineures, 22 % des 926 groupes de fragments étudiés présentent un ordre de succession de sourates complètement différent de l'ordre connu »[7]. Certains versets supprimées dans la forme canonisée du Coran ont été rajoutés au corpus des hadiths[8].

Résumé[modifier | modifier le code]

Interprétations[modifier | modifier le code]

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Un hadith est un principe de gouvernance personnelle et collective pour les musulmans issu de la communication orale du prophète de l'Islam Mahomet. Ils sont compilés dans des recueils qui comprennent l'ensemble des traditions relatives aux actes et aux paroles de Mahomet et de ses compagnons. Avec les préceptes du Coran, les hadiths forment la Sunna. Les hadiths ne sont reconnus que par les sunnites, pas par les chiites qui y voit un point de divergence importants.

Plusieurs Hadiths sont liés à cette sourate dont celle de Jabir ibn Abdullah al-Ansari qui rapporte que le Prophète ne dormait pas avant d’avoir récité cette sourate et la sourate 67 : al-Mulk (la Royauté).

Khalid ibn Ma‘dan rapporte la Tradition suivante : « Lisez celle qui sauve, à savoir la sourate as-Sajda, car on m’a rapporté qu’un homme la récitait sans rien lire d’autres et qu’il avait beaucoup de péchés. Or, cette sourate l’avait couvert de ses ailes et elle dit : « Seigneur ! Pardonne-lui, car il me récitait beaucoup ! » Le Seigneur lui permit alors d’intercéder en faveur de cet homme et Il dit (aux anges scribes) : ‘‘ Inscrivez en sa faveur une bonne action pour chaque péché et élevez-le d’un degré. ’’ »

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran, traduction et commentaires, 1990, p. 15.
  2. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  3. a et b Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  5. Gabriel Said Reynolds, « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica, no 58,‎ , p. 477
  6. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran: idées reçues sur le Coran, Le Cavalier Bleu Editions, (ISBN 9782846706674, lire en ligne), p. 17
  7. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran: idées reçues sur le Coran, Le Cavalier Bleu Editions, (ISBN 9782846706674, lire en ligne), p. 22
  8. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran: idées reçues sur le Coran, Le Cavalier Bleu Editions, (ISBN 9782846706674, lire en ligne), p. 23