Al-Qamar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

54e sourate du Coran
La Lune
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original القمر, Al-Qamar
Titre français La Lune
Ordre traditionnel 54e sourate
Ordre chronologique 37e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 55
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

Al-Qamar (arabe : القمر, français : La Lune) est le nom traditionnellement donné à la 54e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 55 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Cette sourate est aussi connue sous le nom de Proche est l'heure.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate La Lune, en référence au contenu du premier verset : « L’Heure approche et la lune s’est fendue. ».

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, contestée par certaines recherches universitaires, cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[2]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 37e place dans l'ordre chronologique[3].

Résumé[modifier | modifier le code]

La Lune, comme le Soleil, sont des signes représentants la puissance de Dieu (Allah). Elle évoque un cycle, ici celui de la fin de la vie et de l'approche du jour du Jugement. Cette sourate exhorte les non-croyants à se convertir. Cette sourate appartient à un groupe de sept sourates (sourate 50 à 56) qui va approfondir la notion de destinée pour les musulmans, de leur rapport à Dieu (Allah) durant leur vie, à leur mort et lors du jour du Jugement.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Verset 1 : fendre la lune ?[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Division de la Lune.

Ce verset a souvent été interprété comme la description d'un miracle de Mahomet ; il aurait fendu la lune en deux afin de prouver sa Prophétie. Or, cette interprétation ne repose que sur l'interprétation du verbe "fendre" qui signifie aussi « prendre au lacet ». Pour Hanne, ce verset signifiait originellement que la Lune était attrapée, comme "toute la création", en vue du Jugement dernier. Ce verset avait donc la fonction d’être un avertissement du jugement dernier, avant d'avoir été réinterprété en miracle[4].

Pour Hanne, "L’étude de la langue coranique et de sa logique propre a souligné combien le texte sacré avait parfois des sens différents de ceux retenus par l’exégèse des VIIIe-Xe siècles."[4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran, traduction et commentaires, 1990, p. 15.
  2. Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  3. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  4. a et b Hanne O. "Mahomet, une biographie à plusieurs lectures", Moyen Orient, 2014, p.86-91.