Ya Sin

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36e sourate du Coran
Yā Sīn
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original يس, Ya-Sin
Titre français Yā Sīn
Ordre traditionnel 36e sourate
Ordre chronologique 41e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 83
Nombre de subdivisions (rukus) 5
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

Ya-Sin (arabe : يس, français : "Yā Sīn") est le nom traditionnellement donné à la 36e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 83 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Yā Sīn[2]. D'après André Chouraqui, « le sigle qui lui sert de titre, Yâ-Sîn, serait formé par les initiales des deux mots Yâ Insan « Ô l’Humain », entendez: Ô Nabi. ».

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, contestée par certaines recherches universitaires, cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[3]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 41e place dans l'ordre chronologique[4].

Résumé et usage[modifier | modifier le code]

Les thèmes parcourus sont : la place des infidèles, le modèle que sont les croyants et, à la fin de la sourate, la grandeur d'Allah.

Cette sourate est célèbre puisque a sauvé Le Prophète au moment de quitter sa maison à La Mecque pour émigrer à Médine, de nombreux musulmans la connaissent par cœur. Sa place est importante dans la liturgie musulmane : elle est notamment récité au chevet des mourants.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Versets 13–27 : les messagers[modifier | modifier le code]

Ce passage est construit comme un discours de points de vue contradictoires. Pour Dye, ce passage est « difficilement compréhensible » en raison de son caractère allusif. « La tradition musulmane rapproche souvent cet épisode du martyre d’Agabus (devenu Ḥabīb al-Naǧǧār), mais cela ne semble pas très convaincant. » Cet épisode serait davantage un topos, un exemple typique de l’anéantissement d’un peuple, thème revenant constamment dans le Coran[5].

Pour El-Badawi, ce passage serait à comprendre comme une parabole et pourrait être comparé à celle du propriétaire et des vignerons (Mt21, 33-41...)[5]. En plus de cette association, Zellentin l’associe à l’histoire de Lot à Sodome[5]. Khalfallah l’associe aux Actes des Apôtres (11 à 26). Pour lui, il pourrait s’agir de la traduction en arabe de la conversation de Paul et Barnabé avec les habitants de la Cité. L’auteur se demande à quel point cette traduction est une traduction en arabe mais aussi islamique. « Cette seconde piste pourrait s’appliquer à tous les récits coraniques où des événements anciens ont été reportés et des conversations reproduites »[5].

Remarquant certaines contradictions dans l’usage du vocabulaire, Rippin comme Younes pense qu’il pourrait s’agir d’une fusion de plusieurs récits[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran, traduction et commentaires, 1990, p. 15.
  2. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  3. Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  5. a b c d et e Azaiez, M. (Ed.), Reynolds, G. (Ed.), Tesei, T. (Ed.), et al. (2016). The Qur'an Seminar Commentary / Le Qur'an Seminar. A Collaborative Study of 50 Qur'anic Passages / Commentaire collaboratif de 50 passages coraniques. Berlin, Boston: De Gruyter., passage QS 31 Q 36:13–27

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]