Jean Sévillia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sevilla.
Jean Sévillia
Paris - Salon du livre et de la famille - Jean Sévillia - 2.jpg
Jean Sévillia en 2015.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Site web
Distinctions

Jean Sévillia, né le 14 septembre 1952 à Paris, est un écrivain et journaliste français.

Il est l'auteur de biographies et d'essais historiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Journaliste[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu une maîtrise de lettres à l'université Paris-IV et accompli son service militaire, Jean Sévillia choisit le journalisme.

En 1978, il fait ses débuts à la Presse française (journal disparu). En 1981, il entre au Figaro Magazine, dont il deviendra rédacteur en chef adjoint. Depuis 2016, il n'appartient plus aux cadres permanents de cet hebdomadaire dont il est toutefois une des plus anciennes signatures et où il conserve une chronique hebdomadaire consacrée aux livres d'histoire, et traite ponctuellement de sujets touchant aux débats d'idées, à la culture et aux questions religieuses. Parallèlement, il tient une chronique dans le Figaro Histoire, revue dont il est membre du conseil scientifique[1], et intervient sur le site Figarovox. Il collabore par ailleurs à L'Homme nouveau et à Politique Magazine.

Essayiste[modifier | modifier le code]

Le premier livre de Jean Sévillia, Le Chouan du Tyrol, est une biographie d'Andreas Hofer publiée en 1991. Le deuxième est consacré en 1997 à Zita de Bourbon-Parme, la dernière impératrice d'Autriche (Zita impératrice courage). Ses ouvrages s'enchaîneront ensuite tous les deux ou trois ans : Le Terrorisme intellectuel (2000), Historiquement correct (2003), Quand les catholiques étaient hors la loi (2005), Moralement correct, (2007). En 2008, il participe au Livre noir de la Révolution française, ouvrage collectif publié sous la direction de Renaud Escande (Cerf) avec un chapitre dans lequel il s'interroge sur la perception de la Révolution par les générations à venir. En 2009, il publie une biographie du bienheureux Charles de Habsbourg-Lorraine (1887-1922), dernier empereur d'Autriche et roi de Hongrie, époux de Zita de Bourbon-Parme[2]. En 2011, Jean Sévillia fait paraître Historiquement incorrect[3],[4], essai qui s'inscrit dans la continuité d'Historiquement correct, (120 000 exemplaires). Parue en octobre 2013, son Histoire passionnée de la France a été la 13e meilleure vente en histoire de l'année 2013[5]. En 2015, il publie pour la première fois un ouvrage qui entre dans la catégorie des beaux-livres, La France catholique, dont le texte, illustré par 400 photos, constitue une radiographie du catholicisme français actuel. En 2016, il fait paraître Ecrits historiques de combat, recueil en un volume de Historiquement correct, Moralement correct et le Terrorisme intellectuel, ce livre étant complété d'une préface inédite et d'une bibliographie actualisée. . Depuis 2000, Jean Sévillia a donné 250 conférences, à Paris et en province, sur le thème de ses livres[6].

En 2018, désireux de restituer les événements « méticuleusement et dans toute leur complexité », il publie Les Vérités cachées de la guerre d'Algérie. Il dénonce les « travers de l’historiquement correct » : l'anachronisme car l'indépendance était un point de vue minoritaire avant 1958, le réductionnisme car les conflits était multiples avec entre autres le MNA, le mensonge par omission qui oublie les massacres d'Européens à Sétif, le manichéisme qui voit les exactions de militaires et pas celles des poseurs de bombes, l'indignation sélective qui respecte les morts du métro Charonne mais pas ceux de la rue d'Isly, et enfin l'occultation qui masque les massacres à l'indépendance. Il estime que c'est le FLN qui a poussé le premier à la montée aux extrêmes et qu'il n'y a pas eu de généralisation de la torture, mais « une certaine banalisation : tout le monde en parlait, mais rares étaient les tortionnaires » [7].

Critique littéraire[modifier | modifier le code]

En 2004, Jean Sévillia a été coopté au jury du prix Hugues-Capet, qu’il avait obtenu en 1997 pour Zita impératrice courage. Fondé en 1994 par Jacques-Henri Auclair, présidé jusqu’à sa mort par la comtesse de Paris et ensuite par la princesse Béatrice de Bourbon-Siciles, ce prix, qui n'est provisoirement plus décerné, distinguait une biographie royale.

En 2006, Sévillia a été cofondateur du Prix du livre incorrect, dont il a présidé le jury jusqu'en 2009. Il s'en est ensuite retiré.

En octobre 2009, il a cofondé le Prix des Impertinents, qu’il préside, et qui est destiné à récompenser un ouvrage « dont la pensée s’inscrit à contre-courant du politiquement correct et des tabous médiatiques »[8]. Ce prix est actuellement suspendu.

Ami de l'Autriche[modifier | modifier le code]

Jean Sévillia entretient un lien particulier avec l'Autriche, où, à titre personnel ou professionnel, il a effectué 70 séjours. Outre de nombreux reportages publiés dans Le Figaro Magazine, ses deux premiers livres étaient des biographies consacrées à des personnages de l'histoire autrichienne. En 2001, il a préfacé la traduction française de La Vienne d'Hitler de Brigitte Hamann (éditions des Syrtes). Il est titulaire du Grand Ordre de l'Aigle du Tyrol (Grosser Tiroler Adler-Orden), qui lui a été décerné à Innsbruck, en 1991, par le gouverneur du Tyrol, et de l'insigne d'honneur de la République d'Autriche (Silbernes Ehrenzeichen für Verdienste um die Republik Österreich), qui lui a été remis, en 1997, par l'ambassadeur d'Autriche à Paris[2].

Pour la mémoire de l'impératrice Zita[modifier | modifier le code]

Jean Sévillia est président de l'Association pour la béatification de l'impératrice Zita[9]. Cette association est l'acteur de la cause de béatification de Zita de Bourbon-Parme, épouse de Charles Ier d'Autriche, lui-même béatifié par Jean-Paul II en 2004. La Congrégation des Causes des Saints a autorisé l'ouverture du procès de béatification, en 2008, dans le diocèse du Mans.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Il est le père de Benoît (avocat et animateur des Éveilleurs d'espérance) et Nicolas Sévillia (secrétaire général de la Fondation Jérôme-Lejeune)[10].

Idées et positionnement politique[modifier | modifier le code]

De confession catholique, Jean Sévillia s'attache à mettre en avant les « racines chrétiennes de la France » dans ses écrits et notamment dans son livre La France catholique (2015)[11]. Pour Jean Sévillia, la question de la compatibilité de l'islam avec les « valeurs occidentales » est posée ; les musulmans de France pourraient être « évangélisés »[12],[13][réf. incomplète].

Jean Sévillia est l’auteur de nombreux livres dans lesquels se dégage une vision identitaire de l'histoire de la France ; il serait un historien du « roman national », et à ce titre un « historien de garde », comme décrit dans le livre de William Blanc, Aurore Chéry et Christophe Naudin, Les historiens de garde : de Lorant Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national[14] (2013)[réf. incomplète].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2012/03/29/01006-20120329ARTFIG00826-le-figaro-fait-l-histoire.php.
  2. a et b Voir sur le site de l'auteur.
  3. a et b Voir sur franceinfo.fr.
  4. « L'histoire falsifiée : Entretien avec Jean Sévillia », citeetculture.com, 22 décembre 2011.
  5. Livres hebdo, 31 janvier 2014, page 73.
  6. Notice du Who's who.
  7. « Un historien français : «Le peuple algérien n’existait pas avant 1830» », sur algeriepatriotique.com
  8. Jean Sévillia (entretien), Le prix des Impertinents : contre l’hostilité médiatique, bvoltaire.fr, 6 octobre 2014
  9. Abbaye Saint-Pierre, 1 place Dom Guéranger, F - 72300 Solesmes. associationimperatricezita.com
  10. https://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/les-eveilleurs-d-esperance-l-association-qui-sert-marion-marechal_2013218.html.
  11. Sudhir Hazareesingh, Ce pays qui aime les idées. Histoire d'une passion française, Paris, Champs, coll. « Champs/Histoire », 2015.
  12. Marc Olivier Baruch, Des lois indignes ? Les historiens, la politique et le droit, Paris, Tallandier, 2013.
  13. L’historien Jean Sévillia à Nantes: « Aucune crise n’a eu raison de la France », breizh-info.com, 2014
  14. William Blanc, Aurore Chéry, Christophe Naudin, Les historiens de garde : de Lorant Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national, Paris, Éditions Libertalia, 2013.
  15. [présentation en ligne]
  16. [présentation en ligne]
  17. [présentation en ligne]
  18. [présentation en ligne]
  19. [présentation en ligne]
  20. [présentation en ligne]
  21. [présentation en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :