Pierre-Yves Beaurepaire

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Pierre-Yves Beaurepaire
Pierre-Yves Beaurepaire 2017 1.jpg
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Voir et modifier les données sur Wikidata (49 ans)
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L'espace des francs-maçons : Une sociabilité européenne au XVIIIe siècle (d), L'autre et le frère (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre-Yves Beaurepaire (né le ) est un historien français, spécialisé en histoire culturelle de l'Europe et du monde au siècle des Lumières. Professeur d'histoire à l'Université de Nice, membre de l’Institut Universitaire de France. Coordinateur du programme national de recherche « Circulations, Territoires et Réseaux en Europe de l’Age classique aux Lumières ».

Il a étudié la franc-maçonnerie comme phénomène socio-culturel global au XVIIIe siècle, les sociabilités mondaines, savantes et culturelles, la transition entre les jeux d'adresse et le sport, les réseaux de correspondance et d'influence, les « ego-documents »[1], et développe de nouveaux outils de recherche : bases de données relationnelles, instrumentation électronique et cartographie dynamiques des réseaux. À partir de l'observatoire du Pacifique occidental, il s'oriente aujourd'hui vers une histoire du monde au siècle des Lumières attentive aux circulations extra-européennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1968, Pierre-Yves Beaurepaire soutient sa thèse en 1997, sous la direction d'Alain Lottin, sur L'Autre et le Frère. L'Étranger et la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle, qui a obtenu le prix Le Monde de la recherche universitaire[2]. Il a présenté son habilitation à diriger des recherches en 2002.

Il est membre de l'Institut universitaire de France (2007-2009 ; 2012-2015) et lauréat de la Japanese Society for the Promotion of Science. Il a enseigné à l'université d'État de San Francisco, à l'université de Tokyo, à l'université de Tunis et à l'université libre de Bruxelles et participe au développement de l'université de la Nouvelle-Calédonie.

Depuis 2003, il est professeur d'histoire moderne à l'université de Nice Sophia-Antipolis, où il a dirigé le Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine[3].

Depuis 2009, il coordonne le programme ANR CITERE (Circulation, Territoires et Réseaux en Europe de l'Âge classique aux Lumières/Communicating Europe. Circulations, Territories and Networks in Early modern and Enlightenment Europe)[4].

Beaurepaire est l'auteur de quinze ouvrages dont certains ont été traduits en arabe, espagnol, japonais ou encore bulgare, et coédité six volumes collectifs. Il a créé les collections « Les Méditerranées » et « Franc-maçonneries » aux éditions Classiques Garnier. Parmi ses derniers titres figure La France des Lumières (1715-1789) (839 p.) dans l'Histoire de France dirigée par Joël Cornette aux éditions Belin.

Le , il fait partie des signataires d'une tribune de chercheurs et d'universitaires annonçant avoir voté Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle française de 2017 et appelant à voter pour lui au second, en raison notamment de son projet pour l'enseignement supérieur et la recherche[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages de recherche[modifier | modifier le code]

  • Les Francs-Maçons à l’orient de Clermont-Ferrand au XVIIIe siècle, Clermont-Ferrand, Université Blaise-Pascal, Institut d’Études du Massif Central, 1991, volume XLI, 365 p.
  • L’Autre et le Frère. L’Étranger et la Franc-maçonnerie en France au XVIIIe siècle, Paris, Honoré Champion, Les dix-huitièmes siècles 23, 1998, 872 p.
  • L’Europe des francs-maçons (XVIIIe – XXIe siècles), Paris, Belin, Europe & Histoire, 2002, 325 p.
  • Nobles jeux de l’arc et loges maçonniques dans la France des Lumières. Enquête sur une sociabilité en mutation, Montmorency, Ivoire-clair, « les architectes de la connaissance », 2002, 245 p.
  • L’Espace des francs-maçons. Une sociabilité européenne au XVIIIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, Histoire, 2003, 231 p.
  • Le Mythe de l’Europe française. Diplomatie, culture et sociabilités au temps des Lumières, Paris, Autrement, collection « Mémoires », 2007, 304 p.
  • Les francs-maçons au siècle des Lumières, ouvrage original en japonais, Préface de Katsumi Fukasawa, Tôkyô, éditions Yamakawa-Shuppansha, Yamakawa Lectures 005, 2009, 148 p. (ISBN 978-4-634-47505-2)

Ouvrages de synthèse[modifier | modifier le code]

  • Avec Charles Giry-Deloison, La Terre et les Paysans en France et en Grande-Bretagne XVIIe-XVIIIe siècles, Neuilly, Atlande, 1999, 351 p.
  • La République Universelle des francs-maçons. De Newton à Metternich, Rennes, Ouest-France, De mémoire d’homme : l’histoire, 1999, 210 p. (traduction en langue espagnole en 2011)
  • La Plume et le Compas au siècle de l’Encyclopédie. Franc-maçonnerie et culture de la France des Lumières à la France des notables, Paris, EDIMAF, 2000, 128 p.
  • L’Europe des Lumières, Paris, Presses universitaires de France, « Que sais-je ? » no 3715, 2004, 128 p. 2e édition 2013 (traduction en langue arabe, 2007, en espagnol en 2009)
  • avec Silvia Marzagalli, Atlas de la Révolution française, éditions Autrement, collection « Atlas », septembre 2010.
  • L'Europe au siècle des Lumières, Paris, Ellipses, 2011, 192 p.
  • avec Pierrick Pourchasse, Les circulations internationales en Europe années 1680-années 1780, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, Histoire, 450 p.
  • La France des Lumières 1715-1789, Paris, Belin, collection Histoire de France, 2011, 839 p.
  • Franc-maçonnerie et sociabilité au siècle des Lumières, Paris, Edimaf, 2013.

Édition scientifique d’actes de colloques internationaux[modifier | modifier le code]

  • La Plume et la Toile. Pouvoirs et réseaux de correspondance dans l’Europe des Lumières, Arras, Artois Presses Université, Histoire, 2002, 346 p.
  • Avec Dominique Taurisson, Les Ego-documents à l’heure de l’électronique. Nouvelles approches des espaces et des réseaux relationnels, Montpellier, Presses universitaires de Montpellier, 2003, 555 p[6].
  • « Crises, conflits et guerres en Méditerranée (XVIe – XXe siècles). Histoire et géostratégie », Cahiers de la Méditerranée, 2005, no 70-71, 193 p., 243 p.
  • « La Franc-maçonnerie en Méditerranée (XVIIIe – XXIe siècle). Circulations, modèles, transferts », Cahiers de la Méditerranée, 2006, no 72, 420 p.
  • Avec Jens Häseler et Antony McKenna, Réseaux de correspondance à l’âge classique (XVIe – XVIIIe siècle), Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2006, 382 p.

Éditions électroniques[modifier | modifier le code]

  • Avec Valérie Duhal, L’Europe des Lumières, le voyage du jeune prince russe M. N. Golitsyn dans l’Europe des Lumières, cédérom, Arras, 2001, Université d’Artois, Bureau des nouvelles Technologies éducatives.
  • Avec Dominique Taurisson, Édition et instrumentation électronique du Journal de Marie Daniel Bourrée de Corberon

Contributions à des ouvrages en collaboration (sauf actes de colloques)[modifier | modifier le code]

  • Encyclopédie de la Franc-maçonnerie, Paris, Librairie générale française, « Enyclopédies d’aujourd’hui », 2000, 982 p. (45 articles signés P.-Y. Beaurepaire).
  • Luis P. Martin (dir.), Les Francs-Maçons dans la cité. Les cultures politiques de la franc-maçonnerie XVIIIe-XXe siècles, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2000.
  • « Les Nobles Jeux d’arc à la fin de l’Ancien Régime : miroir d’une sociabilité en mutation », Société et religion en France et aux Pays-Bas XVe-XIXe siècle, Mélanges en l’honneur d’Alain Lottin, textes réunis par Gilles Deregnaucourt, Arras, Artois Presses Université, Histoire, 2000, p. 539-551.
  • « Des Lumières à la Restauration. La tentation académique et l’exigence d’utilité publique des élites maçonniques arrageoises au XIXe siècle », Arras, le savoir et la curiosité. Aspects de la vie culturelle dans une ville-préfecture au XIXe siècle, Mémoires de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Arras, 6e série, tome III, Arras, 2000, p. 21-31.
  • Alain Montandon (dir.), Le livre de l’hospitalité. Accueil de l’étranger dans l’histoire des cultures, Paris, Bayard, 2004, p. 1550-1570.
  • «‘Grand Tour’, ‘République des Lettres’ et reti massoniche : une cultura della mobilità nell’Europe dei Lumi », in Storia d’Italia, Annali 21, La Massoneria, a cura di Gian Mario Cazzaniga, Turin, Giulio Einaudi, 2006, p. 32-49.
  • « ‘Grand Tour’, ‘République des Lettres’ et reti massoniche : une cultura della mobilità nell’Europe dei Lumi » Storia d’Italia, Annali 21, La Massoneria, a cura di Gian Mario Cazzaniga, Turin, Giulio Einaudi, 2006, p. 32-49.
  • « Les objets du culte maçonnique » in Michel Figeac, sous la direction de, L’Ancienne France au quotidien, Vie et choses de la vie sous l’Ancien Régime, Paris, Armand Colin, 2007, p. 363-366.
  • « Francs-maçons », La France de la Ve République 1958-2008, sous la direction de Jean Garrigues, Paris, Armand Colin, 2008, p. 327-328.
  • « Quand les francs-maçons signent des traités diplomatiques : circulations et échanges maçonniques entre France et Angleterre (1765-1775), "Cultural transfers : France and Britain in the long eighteenth century, Ed. Ann Thomson, Simon Burrows and Edmond Dziembowski with Sophie Audidière, Oxford, Voltaire Foundation, SVEC 2010:04, p. 72-84.
  • « Franc-maçonnerie », Michaël Attali, Jean Saint-Martin dir., "Dictionnaire culturel du sport", Paris, Armand Colin, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On peut regrouper sous ce vocable les autobiographies, les journaux intimes, les mémoires et, plus largement, les correspondances.
  2. Prix Le Monde de la recherche universitaire.
  3. Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine de l'Université de Nice. Voir aussi Cahiers de la Méditerranée.
  4. « Programme de recherches ANR CITERE »
  5. « Des universitaires et chercheurs appellent à soutenir Emmanuel Macron », sur petiteau-natalie.blogspot.fr, . La tribune est relayée le lendemain par Le Monde : « “Nous, universitaires et chercheurs, tenons à manifester notre soutien à Emmanuel Macron” », sur lemonde.fr, .
  6. Édition intégrale en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]