Gouttières (Puy-de-Dôme)

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Gouttières
Image illustrative de l'article Gouttières (Puy-de-Dôme)
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Riom
Canton Saint-Éloy-les-Mines
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Combrailles
Maire
Mandat
Daniel Cluzel
2014-2020
Code postal 63390
Code commune 63171
Démographie
Population
municipale
357 hab. (2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 47″ N 2° 46′ 12″ E / 46.0631, 2.7746° 03′ 47″ Nord 2° 46′ 12″ Est / 46.0631, 2.77
Altitude Min. 591 m – Max. 803 m
Superficie 25,63 km2
Localisation

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Gouttières est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au cœur des Combrailles ; son point culminant se trouve aux Égalennes, dans les grands bois, à environ 815 m d'altitude. La Bouble (Bubula en latin) prend sa source sur le territoire de la commune, au nord du village de la Gare et qui après 66 km va se jeter dans la Sioule à Saint-Pourçain-sur-Sioule.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient du latin Gutta signifiant « les gouttes », « les sources coulant au goutte-à-goutte ». En effet, la commune abrite les sources de deux rivières, le Chalamont et la Bouble.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des vestiges gallo-romains ont été trouvés sur le territoire de Gouttières. Notamment des mines d'or au Montagard et dans les bois de Magnalet qui datent du second âge du fer, moment correspondant à la période celtique. De même de nombreux morceaux de tuiles et autres tessons gallo-romains ont été trouvés dans divers hameaux, témoignant ainsi de la présence romaine sur la commune.

La seigneurie[modifier | modifier le code]

En 1165, l'église Saint-Pierre de Gouttières est rattachée à l'abbaye de Menat. Au mois de septembre 1252, le seigneur Pierre de Vareille vend à Eudes de Bourbon, sieur de Bourbon, les droits sur le village de Gouttières pour le prix de 600 livres. Mais en l'an 1260 cette terre fut cédée par Mathilde de Bourbon et Eudes de Bourgogne à Alphonse de Poitiers comte de Poitiers et d'Auvergne, et qui n'est autre que le frère du roi de France Saint Louis. Au même moment, le sergent d'armes Richard de Goteria rendit hommage à Alphonse pour les terres qu'il possédait dans le bailli de Goteyras.

Au XIIIe siècle, au hameau de la Peize une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem fut construite, cette dernière dépendait de celle de Tortebesse près d'Herment. En 1247, le seigneur de Roche d'Agoux donna à ces chevaliers hospitaliers d'importantes terres dans les environs.

Durant la guerre de Cent Ans des soldats anglais se sont installés dans l'actuelle commune de Gouttières comme en témoigne certains patronymes.

Au XVIe siècle, le village passe à la famille de Chazeron. Au XVIIe elle passe à Jean-Jacques de Mascon et le siècle suivant à Jean de Mayet.

Période Moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Sous la révolution des actes "anti-révolutionnaires" eurent lieu : Des arbres de la liberté furent arrachés et le prêtre refusa de prêter serment à la constitution et se cacha au hameau du Regheat pour éviter des représailles.

Au cours du XIXe siècle le village de la Peize, situé à l'extrême-sud de la commune abritait des carrières de grès fortement utilisées dans la construction à une échelle locale et ce depuis des siècles.

À l'instar de la Peize de nombreux autres villages voient des mines de charbon s'installés sur leurs territoires dans ce que l'on appelle le sillon houiller d'Auvergne. Ces mines bien que présentes sur l'ensemble de la commune et ayant eu une forte importance lors de leurs exploitation ne furent qu'éphémères et ne durèrent pas dans le temps. Ils ne reste que peu de vestiges de ces dernières sur la commune.

L'arrivée du chemin de fer et la Ligne de Montluçon à Gouttières[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 1892 la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans obtient par une convention signée avec le ministre des Travaux publics la concession à titre définitif de la ligne à voie métrique de Gouttières à Létrade. Cette convention a été entérinée par une loi le 20 mars 18932. Toutefois, ce projet ne sera pas réalisé, remplacé par une liaison directe entre Montluçon et Gouttières.

Ancienne voie ferrée de Gouttières

Néanmoins il faudra attendre le 16 décembre 1919 pour que son tracé définitif soit approuvé, ce retard étant dû à la Première Guerre mondiale.

Cette dernière mesurait environ 43 km de Montluçon jusqu'à la Gare de Gouttières, un des villages les plus importants de la commune en ce début de XXe siècle. Actuellement la ligne n'est plus utilisée et est laissée en "voie verte".

La Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Coterue, petit hameau de quelques maisons fut installé en 1933 une ligne électrique pour desservir les habitants. Pendant la seconde guerre mondiale les maquisards y réalisèrent secrètement une station d'alimentation pour pouvoir recevoir l'électricité dans leur abri et alimenter les dispositifs d'alerte du camp situé non loin sur la commune de Saint-Julien-la-Geneste. Le 17 mai 1944 le lieu fut le siège du maquis "Trentaine-de-Commandement de Saint-Gervais". À peine deux mois plus tard l'armée allemande et la milice ratisse le lieu pour y découvrir les résistants et tombe sur le matériel de ces derniers, le feu est mis au village.

Des parachutages de matériel eurent lieu à divers endroits de la commune et en proximité des grands-bois dans le but d'approvisionner les maquisards.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2014 Jean-Pierre Charvillat DVG  
mars 2014 en cours Daniel Cluzel[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 357 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
746 688 705 770 799 867 934 971 1 008
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
907 903 908 930 882 926 942 899 924
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
954 982 1 035 878 834 820 800 667 654
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
572 538 463 381 381 386 363 357 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Montagard[modifier | modifier le code]

Haute colline dominant les environs du bourg de Gouttières et ayant à son sommet la chapelle Notre-Dame des Blés. Son altitude est de 737 m et de son sommet nous pouvons y jouir d'une vue sur tout le sud du département du Puy-de-Dôme, on y distingue au loin la chaîne des Puys, le Sancy et les Monts du Forez.

Chapelle Notre-Dame des Blés

Chapelle Notre-Dame des Blés[modifier | modifier le code]

À l'origine une ancienne coutume voulait que les paysans de la région fissent bénir des épis de blés au sommet de la colline dans le but d'avoir de fructueuses récoltes. Dans les années 1950 à la suite de nombreuses demandes de paroissiens réussirent à convaincre le prêtre de la paroisse, qui alors n'était composé que de Gouttières, d'édifier à son sommet une chapelle. Le projet est accepté par l'évêque de Clermont Mgr. de la Chanonie qui vient lui-même visiter les lieux et attribue au site le nom de Notre-Dame des Blés. L'édifice sera inauguré le 11 octobre 1959.

Description du lieu :

La chapelle Notre-Dame-des-Blés se trouve au sommet d'une colline qui domine le village. Des explications sur l'existence et l'histoire de cette chapelle sont données par un petit document affiché sur place, à l'intérieur. Depuis la chapelle, la vue est magnifique vers le sud : le puy de Dôme se détache bien, entouré des volcans voisins, et la chaîne du Sancy apparait en arrière-plan. Côté nord, la vue donne sur un vallon dominé par la crête qui culmine à 804 m (bois de Pionsat). Pour s'y rendre, le mieux est de laisser la voiture au départ de la deuxième route à droite après l'église et de marcher un peu ; on peut aussi laisser la voiture 500 m plus loin, au début du chemin qui mène à la chapelle.

Église Saint-Pierre de Gouttières[modifier | modifier le code]

Détail d'un vitrail représentant Saint-Pierre, saint-patron du village et réalisé par le vitrier Lagaye.
Église Saint-Pierre de Gouttières

La commune est sous la protection de deux patrons Saint-Pierre et de Saint Eutrope. L'église porte le nom du premier.

L'édifice est de souche romane et devait ressembler à ses origines à une simple nef rectangulaire avec toit de tuiles et

non d'ardoises comme actuellement. Nous retrouvons la trace de cette église dans une bulle papale de 1165 où il est cas de son affiliation à l'abbaye de Menat. Le bâtiment va subir de nombreuses transformations au cours du XIXe siècle, un clocher octogonal et à flèche va supplanter l'ancien clocher à peigne et deux chapelles latérales à la nef vont être aménagées. L'église possède des vitraux du fameux maître vitrier de Condat, Lagaye.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

- Mgr. de la Chanonie, évêque de Clermont.

- Mgr. Jean-Pierre Dozolme, évêque du Puy.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

- Ambroise Tardieu et Augustin Madebène, Histoire illustrée de la ville et du Canton de Saint-Gervais d'Auvergne, Puy-de-Dôme, 1892

- Abbé A.M. Grange, Notre-Dame des Blés de Gouttières, extrait de la revue Sanctuaires et Pèlerinage, VIe année, numéro 21, 1960 Paris.

- Spicilegium Brivatense : Recueil de documents relatifs à l'histoire du Brivadois et à l'Auvergne. Mise en page par Augustin Chassaing, archiviste paléographe, 1886.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 12 juillet 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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