Ligne de Montluçon à Gouttières

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Ligne de
Montluçon à Gouttières
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Carte de la ligne
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Gare de Néris
Pays Drapeau de la France France
Historique
Mise en service 1931
Fermeture 1969
Concessionnaires PO (1913 – 1937)
SNCF (1938 – 1972)
Ligne déclassée (à partir de 1972)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 708 000
Longueur 43,327 km
Écartement standard (1,435 m)
Pente maximale 25 
Nombre de voies Anciennement à voie unique

La ligne de Montluçon à Gouttières est une ancienne ligne de chemin de fer française à écartement standard et à voie unique non électrifiée. Elle est fermée, déferrée et partiellement aménagée en voie verte.

Tracé[modifier | modifier le code]

La relation numéro 11364495 (x a j h) montre le tracé de l'ancienne ligne ferroviaire sur OpenStreetMap.

Au lieu-dit Saint-Argier sur la commune de Durdat-Larequille, l'ancien aqueduc romain alimentant la cité antique de Néris est coupé par la construction de cette voie ferrée[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La loi du (dite plan Freycinet) portant classement de 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général retient en n° 106, une ligne de « Saint-Éloi au col de Vauriat et raccordement du col de Gouttières à la ligne de Montluçon à Eygurande »[2].

La Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans obtient par une convention signée avec le ministre des Travaux publics le la concession à titre définitif de la ligne à voie métrique de Gouttières à Létrade. Cette convention a été entérinée par une loi le [3]. Toutefois, ce projet ne sera pas réalisé, remplacé par une liaison directe entre Montluçon et Gouttières.

Dans les années 1880, la station thermale de Néris, qui reçoit[4] 3 200 curistes pour 2 200 habitants, n'a pas de station de chemin de fer proche. Les curistes doivent descendre[4] en gare de Montluçon ou à celle de Chamblet - Néris, toutes deux nécessitant de prendre la route sur plusieurs kilomètres pour arriver à destination. Cette situation suscite plusieurs projets avant celui d'un chemin de fer de Montluçon à Gouttières, par Néris, dont l'intérêt est souligné par la chambre de commerce dans sa séance du [4]. Ce projet prend forme en 1910, permettant après enquête d'être déclaré d'utilité publique par une loi le [5] et attribué à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans par la convention du [4]. Cette même convention concède à titre éventuel à la compagnie une ligne de Gouttières à Eygurande qui ne sera pas réalisée.

Néanmoins il faut attendre le [4] pour que son tracé définitif soit approuvé, ce retard étant dû à la Première Guerre mondiale. La concession prévoyant qu'une partie des travaux – plate-forme de la voie, ouvrages d'art et maisons des gardes barrières – sont à la charge de l'État, son service des Ponts et chaussées adjuge, le [4], l'ensemble de ces réalisations à l'entrepreneur François Mercier, originaire de Tronget et établi à Moulins. L'entreprise exécute l'ensemble des travaux entre 1921 et 1926, la remise de ces infrastructures, à la compagnie d'Orléans, étant consignée par le procès-verbal du [4], établi par Rambaud, l'ingénieur chargé de superviser la ligne, et signifié à la compagnie par l'ingénieur en chef Gerdes. La compagnie, qui a la charge de réaliser les superstructures, voie ferrée et gares dont les plans ont été approuvés le [4], les exécute entre 1929 et 1931.

Après une circulation de reconnaissance de la ligne le [6], la mise en service a lieu, le [6], bien qu'il reste encore des travaux à terminer, notamment la gare de Néris, car l'ouverture[6] de la station pour la saison thermale est un moment à ne pas manquer pour ce nouveau chemin de fer. Du fait de l'indisponibilité des autorités, une inauguration officielle a lieu en [7].

La section de Pionsat à Gouttières (PK 361,300 à 372,210) est déclassée par décret le [8]. La section de Montluçon à Pionsat (PK 328,713 à 361,300) est déclassée par décret le [9].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Voie ferrée[modifier | modifier le code]

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Viaduc
  • Viaduc de Sainte-Agathe (7 arches de 16 m)
  • Viaduc de Pérassier (9 arches de 18 m)
  • Viaduc des Arcades (13 arches)
  • Viaduc de Néris (7 arches de 10 m)
  • Viaduc de la Celette
  • Tunnel de Bouchauds (585 m)

Gares[modifier | modifier le code]

  • Montluçon
  • Néris
  • Durdat-Larequille
  • Terjat
  • Marcillat
  • Saint-Fargeol
  • Pionsat

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Laville, « Les aqueducs gallo-romains de Néris », Revue archéologique du Centre de la France,‎ , p. 323-339 (lire en ligne)
  2. « N° 8168 - Loi qui classe 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d'intérêt général : 17 juillet 1879 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 19, no 456,‎ , p. 6 - 12 (lire en ligne).
  3. « N°26346 - Loi qui concède diverses lignes de chemin de fer à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans : 20 mars 1893 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 46, no 1546,‎ , p. 841-846 (lire en ligne).
  4. a b c d e f g et h Maurice Malleret, 2006, p. 1
  5. « Loi portant, 1° Déclaration d'utilité publique de diverse lignes de chemin de fer d'intérêt général ; 2° approbation d'une convention provisoire, passée avec la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, pour la concession d'un certain nombre de lignes d'intérêt général », Journal officiel de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, no 184,‎ , p. 6022 - 6023 (lire en ligne).
  6. a b et c Maurice Malleret, 2006, p. 2
  7. Maurice Malleret, 2006, p. 3
  8. « Décret no 54-1099 du 12 novembre 1954 portant déclassement de certaines lignes et sections de lignes de chemin de fer d’intérêt général », Journal officiel de la République Française,‎ , p. 10676-10677 (ISSN 0373-0425, lire en ligne).
  9. « Décret du 14 janvier 1972 portant déclassement de lignes, sections de lignes ou raccordements de chemin de fer d'intérêt général », Journal officiel de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, no 27,‎ , p. 1277 - 1278 (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Une réalisation du P. O. : La nouvelle ligne de Montluçon à Gouttières », dans Le P.O. Illustré, revue bimestriel, Compagnie d'Orléans, . (lire en ligne) (consulté le ).
  • Maurice Malleret, La voie ferrée Montluçon-Gouttières - La voie piétonne de Montluçon à Néris-les-Bains, compte rendu de la séance mensuelle du , La lettre des Amis de Montluçon, n° 106, Société d'histoire et d'archéologie, 2006 (lire en ligne) (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]