Montel-de-Gelat

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Montel-de-Gelat
Église du Montel-de-Gelat.
Église du Montel-de-Gelat.
Blason de Montel-de-Gelat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Saint-Ours
Intercommunalité Communauté de communes Chavanon Combrailles et Volcans
Maire
Mandat
Nicole Desmoulin
2014-2020
Code postal 63380
Code commune 63237
Démographie
Population
municipale
454 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 16″ nord, 2° 35′ 01″ est
Altitude Min. 656 m – Max. 735 m
Superficie 25,02 km2
Localisation

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Montel-de-Gelat est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montel-de-Gelat se situe à 700 m d'altitude. Sa superficie est de 2502 hectares. En 2010, la population est de 510 habitants.

Situé sur un plateau entre le Cher et le Sioulet, Montel-de-Gelat est une région de vastes étangs : Chancelade, étang Neuf, étang de la Ribière, étang du Chevalet, étang de la Courtade, étang de Vergne... à la limite de la Creuse. Ce pays fut sûrement peuplé à l'époque gallo-romaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve le nom du village sous les formes de Le Monteil (1224), Montélium Degelatum (1270), Le Monteilh Degelat (1456), peut-être faut-il voir là le sens de montagne gelée ou dégelée.

La seigneurie

Le Montel de Gelat était le centre d'une importante seigneurie qui fut qualifiée du nom de baronnie. En 1224 elle appartenait à Guillaume, comte de Clermont. Plus tard on trouve les Ventadour ; en 1356 Bernard de Ventadour vendit le Montel à Guy (ou Guillaume) Aubert. Ses descendants conserveront la seigneurie jusqu'en 1423. Ensuite par des mariages elle échut aux Daillon, puis aux Roquelaure. En 173S, elle passa à Charles Louis de Lorraine par son mariage avec Élisabeth de Roquelaure.
Le château seigneurial existe toujours mais très remanié ; au XVIe siècle une tour a été percée de belles fenêtres Renaissance.
Le hameau de Fréteix (Freytet en 1408) formait une seigneurie distincte, mais vassale du Montel. On y voit une belle fontaine médiévale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1957 1967 Bernard Cluzel    
mars 2001 mars 2008 Nicole Desmoulin    
mars 2008 mars 2014 Gaël Galhie    
mars 2014 en cours Mme Nicole Desmoulin[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 454 habitants, en diminution de -10,28 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 250 1 239 1 210 1 450 1 622 1 640 1 713 1 692 1 624
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 540 1 474 1 511 1 492 1 507 1 434 1 427 1 340 1 311
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 317 1 335 1 279 1 015 1 001 919 909 814 787
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
750 701 658 563 503 522 512 506 454
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans l'église une "mise au tombeau du Christ" peinte sur pierre sculptée. Du XVIe siècle. Classé monument historique.

L'église Saint-Mamert

Cet édifice gothique aurait été, selon la tradition, construit à la prière du pape Innocent VI (1352-1362) par son frère Guillaume Aubert, seigneur du Montel-de-Gelat. Le clocher-porche qui lui fut ajouté au XIXe siècle abrite sur le côté nord deux intéressants bas-reliefs représentant l'un le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean, l'autre la Vierge allaitant (Classé M.H. 1967).

On voit dans une chapelle une très belle Mise au Tombeau de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle groupe de huit personnages, en pierre blanche polychrome dorée (Classé M,H, 1955) ainsi qu'une statue en bois polychrome du XVe siècle de la Vierge de Pitié (Classé M,H, 1918). Ces œuvres d'art d'une grande qualité pourraient être un don de la famille de La Fayette devenue possesseur de la seigneurie du Montel par le mariage en 1423 de Gilbert, maréchal de France (mort en 1463) avec Jeanne de Joyeuse, héritière des Aubert, Cette hypothèse se fonde en partie sur la présence des armoiries des La Fayette sur deux supports de statues placées de part et d'autre de la Mise au Tombeau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 13 juillet 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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