Manzat

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Manzat
Pietà de l'église.
Pietà de l'église.
Blason de Manzat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Saint-Georges-de-Mons
Intercommunalité Communauté de communes Combrailles Sioule et Morge
Maire
Mandat
José Da Silva
2014-2020
Code postal 63410
Code commune 63206
Démographie
Gentilé Manzatois ou Manzatous
Population
municipale
1 351 hab. (2014)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 42″ nord, 2° 56′ 29″ est
Altitude Min. 528 m
Max. 979 m
Superficie 39,06 km2
Localisation

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Liens
Site web manzat.fr

Manzat (prononcé [mɑ̃.za]) Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française située dans le canton de Saint-Georges-de-Mons[Note 1], dans le massif des monts Dôme (chaîne des Puys), en limite septentrionale du parc naturel régional des volcans d'Auvergne[Note 2], dans le département du Puy-de-Dôme, en Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est également le siège de la communauté de communes Combrailles Sioule et Morge, communauté de communes créée le .

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Huit communes sont limitrophes de Manzat[1] :

Communes limitrophes de Manzat
Saint-Angel Charbonnières-les-Vieilles
Vitrac
Saint-Georges-de-Mons
Manzat Loubeyrat
Chapdes-Beaufort Pulvérières Charbonnières-les-Varennes

Lieux-dits, écarts et villages de la commune[modifier | modifier le code]

Site de Manzat, paysage typique des Combrailles[Note 3]

Liste des volcans de la commune[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par l'autoroute A89 appelée aussi La Transeuropéenne. On trouve sur le territoire la sortie 27, à cinq kilomètres en direction de Riom, ainsi qu'une aire de service. L'échangeur entre les autoroutes A89 et A71 est à dix kilomètres, sur la commune de Combronde.

Par ailleurs, la commune est située à quarante minutes de Clermont-Ferrand (23 km en distance orthodromique) et seize minutes des Ancizes-Comps[Note 5] (11 km en distance orthodromique).

Le territoire communal est également desservi par les routes départementales 227 (liaison de Saint-Gervais-d'Auvergne à Riom), 19 (des Ancizes-Comps et Saint-Georges-de-Mons à l'ouest et Combronde à l'est), 50, 413, 416 et 418[1].

Les voies de communication du bourg[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (janvier 2017)
  • Allée des Chênes
  • Allée des Platanes[Note 6]
  • Allée des Pommiers
  • Allée des Thuyas
  • Impasse des Dahlias
  • Impasse des Rosiers
  • Impasse François Delarue
  • Place de l'Église
  • Place de la Fontaine
  • Place du 14 Juillet
  • Place Saint-Genès
  • Route de Blot-l'Église
  • Route des Combrailles
  • Route de Lachamp
  • Route de Riom
  • Route des Cheix
  • Route des Marteaux
  • Rue de l'Ancien Foirail
  • Rue de Besançon[Note 7]
  • Rue de Croizet
  • Rue de la Tour
  • Rue de Montarvier
  • Rue des Chavades
  • Rue des Écoles
  • Rue des Gunchères
  • Rue du Château d'Eau
  • Rue du Cou de l'Oie
  • Rue du Fraite
  • Rue du Pont de la Ganne
  • Rue du Stade
  • Rue Étienne Rance
  • Rue Gilbert Duverger
  • Rue Victor Mazuel
  • Voie Romaine

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Hache polie[Note 8] trouvée à Manzat[Note 9] (Quartz et sillimanite du Néolithique).

Manzat est bâtie sur un site peuplé dès le Néolithique.

Le nom de Manzat est probablement d'origine très ancienne, prélatine. Il viendrait du mot Mannius puis Mannicius.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le bourg de Manzat se trouve sur la voie romaine qui relie Riom à Évaux-les-Bains. Une partie de cette voie est encore visible au milieu du XXe siècle, au hameau du Montel.

Le musée de Clermont possède une bouteille cylindrique gallo-romaine en verre[Note 10] renfermant des ossements calcinés. Au milieu de ces ossements, on a trouvé un moyen bronze de Domitien.

Un texte anonyme du XIXe siècle mentionne qu’un particulier[Note 11] possède une borne milliaire d'époque romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vestige[Note 12] de la tour médiévale de Montiroir en 1980

En 1163, Manzat s'appelle Amanziaco puis Manzac en 1392[2].

Guillaume de Manzat, damoiseau et Agnès, sa femme, font une vente à la chartreuse de Port-Sainte-Marie en 1299.

Époque moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Pompiers à la fin du XIXe siècle.
Vue sur le bourg au début du XXe siècle.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La guerre de 1914-1918 fait quatre-vingts victimes, un nombre supérieur à la moyenne française.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'ancien canton de Manzat est une terre de maquis, en particulier pour les Francs-tireurs et partisans sous la direction de Jean Bac.

Deux résistants de la commune sont fusillés par les Allemands. Ainsi, deux stèles sont élevées en leur honneur ; l'une au village de la Bessède, l'autre sur le bord de la route qui va à Châteauneuf-les-Bains[Note 13]. Un camp d'internement est installé à Manzat durant une partie de cette guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal, élu à la suite des élections municipales de 2014, est composé de trois adjoints et de onze conseillers municipaux[Mz 1].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[Mz 2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1879   Michel Grange    
1891   Martin Bouchet    
1893   Antoine Muraton    
1900   Amable Mazuel    
1902   Antoine Bonnet-Mazuel    
1918   François Gilbert Mazuel    
1924   François Gilbert Sardier    
1935   Victor Mazuel    
1965   Joseph Ameil    
1977   Marcel Hénot    
1995   Alain Escure    
2013 en cours
(au 9 avril 2014)
José Da Silva[3]    

Jumelage[modifier | modifier le code]

Manzat a développé des actions de jumelage avec Saint-Crespin-sur-Moine depuis le 15 juillet 2000. La commune, aujourd'hui commune déléguée de la commune nouvelle de Sèvremoine, est située dans le département du Maine-et-Loire, à 396 kilomètres.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 14].

En 2014, la commune comptait 1 351 habitants, en augmentation de 10,02 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 472 1 565 1 488 1 755 1 742 1 806 1 986 2 030 2 045
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 005 1 909 1 908 1 980 2 060 2 073 2 142 2 128 2 006
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 989 1 943 1 957 1 730 1 718 1 703 1 514 1 409 1 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 390 1 391 1 325 1 434 1 362 1 264 1 212 1 346 1 351
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Éducation[modifier | modifier le code]

On trouve à Manzat :

  • une école maternelle
  • une école primaire
  • un collège public
  • une médiathèque[8]

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Points d'intérêts proches de la commune[pertinence contestée]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Manzat
L'église de Royat à la fin XIXe siècle.
Plan du chœur et de la crypte de l’ancienne église de Manzat[Note 16] (1862)
Dessin de l'église actuelle par l'architecte François-Louis Jarrier (1829-1881)

L'église de Manzat est de style gothique. Elle est consacrée le 5 mai 1872 par l'abbé Guillaume Chardon et remplace une église du XIe siècle, plus petite, fortifiée et de style roman, dont il n'est parvenu aucune représentation, mais qui devait ressembler à l'église de Royat avant sa restauration du XIXe siècle.

L'église actuelle contient plusieurs éléments remarquables :

  • Une pietà en bois de noyer, du XVIIe siècle, donnée par la famille de Pontgibaud et provenant de la chapelle dite de Pontgibaud à la chartreuse de Port-Sainte-Marie.
  • Le chœur de l'église est orné de stalles en bois du XVIIe siècle qui proviennent de l'église conventuelle de la chartreuse de Port-Sainte-Marie.
  • L'église renferme aussi deux bas-reliefs en bois ; l'un, du XVIIe siècle, représente saint Pierre ; l'autre figurant saint Paul est daté du XVIIIe siècle.
La grotte-de-Lourdes

Elle est consacrée en 1946.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Chênes[Note 17], reliquats d’une allée qui menait à un manoir Louis XIII[Note 18]
Mare du village des Cheix
  • Le volcan du Chalard ou puy de Chalard.
  • La cheire du puy de Chalard.
  • La Roche de Sauterre, point culminant de la commune et de la région naturelle des Combrailles, atteignant 977 mètres d'altitude.
  • L'étang de Lachamp et les sources de la Morge.
  • La source de l'Ambène, au pied de la Roche de Sauterre.
  • Le tilleul du hameau des Taravelles.
  • La mare du village des Cheix.
  • Le ruisseau-chaud, source d'eau tiède où on lave le linge jusqu'au XXe siècle lorsque l'eau du lavoir est gelée[Note 19].

Personnalités nées à Manzat[modifier | modifier le code]

Enluminure du troubadour Pierre de Manzat
Gravure de François Delarue

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Manzat Blason D’argent à la branche de genêt de cinq rameaux de sinople, fleuris d’or de 30 pièces
Détails Ce blason, adopté par le conseil municipal en délibération du 15 mars 1959, est composé à partir du genêt, plante présente sur le territoire de la commune et qui fait allusion au nom du patron de la paroisse de saint Genêt. Le saint patron de la commune est saint Roch, représenté par un pèlerin accompagné d'un chien.
Blason officiel de la commune.

Divers[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Manzat.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire littéraire des troubadours - Leurs vies, les extraits de leurs pièces, et plusieurs particularités sur les mœurs, les usages, et l'histoire du douzième et du treizième siècles, 1802, Artaud, Paris.
  • F. C. Busset, Atlas topographique, statistique et géologique du Puy-de-Dôme, document cartographique, [s.n.], 1827-1829
  • Guillaume Maury, Atlas du département du Puy-de-Dôme par cantons, document cartographique, 12e feuille, 1844
  • Eugène Tallon, Chemin de fer de Montluçon à Clermont par Saint-Eloi, Manzat et Volvic, Versailles, 1874
  • G. Garde, Les anciens volcans de la région de Manzat (Puy-de-Dôme), Tome 22, 1922, dans le Bulletin de la Société Géologique de France
  • Notre clocher : Bulletin paroissial de Manzat- L'Ave manzatois, 1946
  • Madeleine Ameil, Les Tufs viséens et les mirogranites de la région de Manzat (Puy-de-Dôme), Paris, 1963
  • Manzat : célébration du centenaire de la Mairie, 13, 14, 15 août 1983, Mairie de Manzat, 1984
  • Michel Provost, Christine Menessier-Jouannet, Le Puy-de-Dôme, Académie des inscriptions et belles-lettres, Paris, 1994

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le canton de Saint-Georges-de-Mons, officiellement créé depuis le 22 mars 2015, date des premières élections départementales suivant le décret du 21 février 2014, regroupe les anciens cantons de Manzat, Combronde et Menat.
  2. Manzat n'est plus adhérente du parc naturel régional des volcans d'Auvergne depuis 2012.
  3. Vue sur le village des Vaudelins.
  4. Jusque dans les années 1970, avant que le boisement n’envahisse son sommet, le volcan du Chalard possédait un remarquable belvédère qui permettait de voir son cratère typique en fer à cheval ainsi qu'une vue sur l’ensemble du Parc des Volcans, la plaine de Limagne, les monts du Forez et les Combrailles.
  5. Chiffres calculés d'après le site mappy.com.
  6. L’« allée des platanes » de Manzat possède la double originalité de n’être ni une allée, ni une rue plantée de platanes.
  7. La « rue de Besançon » de Manzat rend hommage à un horloger qui habitait autrefois ce quartier ; Besançon étant une ville spécialisée dans l’industrie horlogère.
  8. Localisation : muséum de Toulouse – (82 × 51 × 19 mm) – numéro d'inventaire : MHNT PRE.2009.0.218.1
  9. Hache conservée au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse
  10. Recueillie en 1880.
  11. Monsieur Vallet
  12. La tour médiévale de Montiroir a aujourd'hui disparu.
  13. Un monument aux morts commémore le souvenir des Manzatois morts pour la France. Voir les noms des victimes inscrites sur le monument aux morts de la commune de Manzat.
  14. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  15. Ces deux fontaines sont semblables, jusque dans leurs décorations. Malheureusement, l'une d'elle a perdu deux de ses éléments sur le fût central.
  16. par Jean-Baptiste Mallay
  17. aujourd'hui disparus
  18. Ce manoir a laissé place à l'actuel collège René Cassin.
  19. Cette source est canalisée depuis la seconde moitié du XXe siècle.
  20. Certains biographes le font naître à Mainsat en Creuse.
  21. prononcée [ ʒɑ̃.blɛt]. En raison de la forme de ce gâteau rappelant une petite jambe, le mot « jambelette » est formé du préfixe « jambe » et du suffixe diminutif « elette ». (À l'image du mot « côtelette » composé de « côte » et du suffixe diminutif « elette »

Références[modifier | modifier le code]

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « Élus de la commune » (consulté le 7 février 2017).
  2. « Maires de Manzat » (consulté le 7 février 2017).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Manzat sur le site Géoportail de l'IGN (consulté le 26 janvier 2017).
  2. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie nord-occitane Périgord, Limousin, Auvergne, Vivarais, Dauphiné, Sud Ouest, Luçon, 2003. (ISBN 978-2-87901-507-1). Référence à la page 50.
  3. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme », Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 28 septembre 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. http://www.manzat.fr/pp_rub.asp?ref_rubrique=12
  9. scénomusée sur la Révolution
  10. René Bouscayrol, « Sous l'œil de Couthon : le recensement des tours et châteaux-forts dans les cantons d'Artonne, Combronde et Manzat », Brayauds et Combrailles, no 37, 1983
  11. Histoire littéraire des troubadours - Leurs vies, les extraits de leurs pièces, et plusieurs particularités sur les mœurs, les usages, et l'histoire du douzième et du treizième siècles, 1802, Artaud, Paris.