Sainte-Christine (Puy-de-Dôme)

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Sainte-Christine
Sainte-Christine (Puy-de-Dôme)
Le bourg et l'église Sainte-Christine en période hivernale.
Blason de Sainte-Christine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Éloy
Maire
Mandat
Jacques Thomas
2020-2026
Code postal 63390
Code commune 63329
Démographie
Population
municipale
127 hab. (2019 en diminution de 13,61 % par rapport à 2013)
Densité 9,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 02″ nord, 2° 50′ 08″ est
Altitude Min. 520 m
Max. 724 m
Superficie 12,78 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Éloy-les-Mines
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sainte-Christine
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Sainte-Christine
Depuis le haut du village de Sainte-Christine, vue du puy de Dôme

Sainte-Christine est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune possède 11 hameaux et lieux-dits :

  • Barbouly
  • Garde
  • Gouzinat
  • Le Vernet
  • Les Abouranges[1]
  • Les Gannes
  • Les Sandes
  • Les Tuileries
  • Loutre
  • Miallet
  • Montaligère

L'étang des Planches se trouve à côté des Abouranges.

Ses communes limitrophes sont[2] :

La commune est traversée par les routes départementales 99 (passant au centre-bourg) et 987 (ancienne route nationale 687, axe de Saint-Éloy-les-Mines à Saint-Gervais-d'Auvergne)[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Christine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (57 %), forêts (26,4 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune se nomme Santa Cristina en occitan dans son parler nord-occitan auvergnat[9].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau du Braynant se forme sur les zones collinaires hautes de la commune de Sainte-Christine (Principalement le secteur de l'étang des planches et à proximité des hameaux des Sandes, Montaligère et Garde), avant de s'enfoncer dans le vallon du Braynant qui passe sous Ayat-sur-Sioule, et finit par se déverser dans la Sioule vers l'ancien moulin du Braynant en limite de la commune de Chateauneuf-les-Bains.

Ce ruisseau subit ces dernières années de périodes estivales plus sèches, concourant au tarissement récurrent du Braynant sur les mois de juillet - août - septembre[10]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la seconde guerre mondiale, la commune de Sainte-Christine qui faisait partie de la zone 13 de la résistance, se vit le terrain de ce mouvement d'action. L'ancien moulin Pialet (vallon du Braynant sous le hameau de Chazelette - commune de Saint-Gervais-d'Auvergne), permit à une poignée de résistants de se réfugier, et fut nommé Maquis de Chazelette[11]. À la suite d'une dénonciation et devant l'imminence d'une action de police, ces hommes durent fuir le 9 août 1943 vers le nouveau site que fut le Camp Nestor Perret - Commune de Saint-Julien-la-Geneste.

Ce camp regroupait 22 hommes à cette date.[12]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Christine est membre de la communauté de communes du Pays de Saint-Éloy[13], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Éloy-les-Mines. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[14]. Jusqu'au , elle faisait partie de la communauté de communes Cœur de Combrailles[15].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Riom, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[13]. Elle faisait partie du canton de Saint-Gervais-d'Auvergne jusqu'en [16].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Saint-Éloy-les-Mines pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[13], et de la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010 (sixième circonscription avant 2010)[16].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Sainte-Christine, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[17] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[18]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. La totalité des candidats en lice est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 64,18 %[19].

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
En cours
(au )
Jacques Thomas[20],[21]   Agriculteur[22]
Vallon du Braynant

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24].

En 2019, la commune comptait 127 habitants[Note 2], en diminution de 13,61 % par rapport à 2013 (Puy-de-Dôme : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415285517501500504533593527
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
506462482477475460457470468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
487472440394363329339299254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
225211177177151133141139157
2015 2019 - - - - - - -
133127-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'impact de l'évolution de la population dans l'histoire est visible aujourd'hui sur le territoire de la commune.

La population a culminé à 500-600 habitants vers 1820-1850, et l'empreinte des habitations était alors plus marquée qu'à ce jour. Typiquement, les hameaux de Barbouly ou Montaligère comportaient vers 1834 une petite dizaine d'habitations par hameau[27]

Aujourd'hui, ces hameaux comportent respectivement 4 habitations plus bâtiments d'élevage (Barbouly), et 2 maisons à Montaligère.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Étang des Planches, autour duquel se déroule chaque année la Fête du Bois, généralement la troisième semaine de juillet[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le chanteur Ricet Barrier, décédé le , habitait le hameau de Montaligère qu'il affectionnait particulièrement. Il a d'ailleurs écrit l'un de ses titres qui est lié au site : « Les dahlias de Montaligère »[30].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « 53 FI 931 - Section D des Abouranges - 1834 - Archives départementales du Puy-de-Dôme », sur Archives départementales du Puy-de-Dôme (consulté le ).
  2. a et b Géoportail (consulté le 21 avril 2017).
  3. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  9. (oc) J.-P. Godonesca, « Pichon lexic d'occitan auvernhat de las Combralhas », Parlem ! Vai-i qu'as paur !, Thiers, Clermont-Ferrand, Institut d'études occitanes, vol. 123,‎ .
  10. « ruisseau de braynant à Chateauneuf les bains [K3302011] | Observatoire national des étiages », sur onde.eaufrance.fr (consulté le )
  11. « Chronologie des événements dans la Zone 13 », sur Musée de la Résistance de la Zone 13, (consulté le )
  12. « Panneau site de la résistance à Sainte-Christine - Vallon du Braynant »
  13. a b et c « Commune de Sainte-Christine (63329) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. « CC du Pays de Saint-Eloy (No SIREN : 200072080) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le ).
  15. « CC Coeur de Combrailles (No SIREN : 246300917) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le ).
  16. a et b « Découpage électoral du Puy-de-Dôme », sur Politiquemania (consulté le ).
  17. Article L. 252 du Code électoral.
  18. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants », sur vie-publique.fr, .
  19. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  20. Liste des maires 2014 [PDF], site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 13 juillet 2014).
  21. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], sur mairesruraux63.fr, Association des maires ruraux du Puy-de-Dôme, (consulté le ), p. 8.
  22. Supplément « Annuaire des maires Puy-de-Dôme », La Montagne, , p. 35 (édition du Puy-de-Dôme).
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  27. « 53 FI 926 - Section A de Montaligère, 1ère feuille - 1834 - Archives départementales du Puy-de-Dôme », sur Archives départementales du Puy-de-Dôme (consulté le ).
  28. « Deux mégalithes », notice no PA00092345, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Festival - Concert de Wazoo, sculpture à la tronçonneuse, concours de coupe... La Fête du bois fête ses 20 ans à Sainte-Christine (Puy-de-Dôme) », sur lamontagne.fr, (consulté le ).
  30. Jean-charles Houel, « Le blog de Jean-Charles Houel: Ricet Barrier ne verra pas refleurir les dahlias de sa ferme de Montaligère », sur Le blog de Jean-Charles Houel, (consulté le ).