Saint-Pourçain-sur-Sioule

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Saint-Pourçain-sur-Sioule
Centre-ville de Saint-Pourçain-sur-Sioule.
Centre-ville de Saint-Pourçain-sur-Sioule.
Blason de Saint-Pourçain-sur-Sioule
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Saint-Pourçain-sur-Sioule
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Saint-Pourçain Sioule Limagne (siège)
Maire
Mandat
Bernard Coulon
2014-2020
Code postal 03500
Code commune 03254
Démographie
Gentilé Saint-Pourcinois[1]
Population
municipale
5 039 hab. (2014 en augmentation de 0,18 % par rapport à 2009)
Densité 141 hab./km2
Population
aire urbaine
5 972 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 30″ nord, 3° 17′ 24″ est
Altitude Min. 226 m
Max. 306 m
Superficie 35,67 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-saint-pourcain-sur-sioule.com

Saint-Pourçain-sur-Sioule est une commune française située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune est baignée par les eaux de la Sioule. Elle s'étend sur 3 567 hectares et comptait 5 039 habitants en 2014 en augmentation de 0,18 % par rapport à 2009. Ancien chef-lieu de canton de l'arrondissement de Moulins, c'est depuis 2015 le bureau centralisateur d'un canton de même nom mais plus étendu.

Située au nord de la Limagne bourbonnaise, elle faisait partie de l'ancienne province d'Auvergne jusqu'en 1789[2].

Ses habitants sont appelés les Saint-Pourcinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au centre du département de l'Allier, Saint-Pourçain-sur-Sioule est située au nord de la Limagne bourbonnaise, à 29,2 km au sud du chef-lieu de département Moulins[3], à 22,2 km au nord-ouest de Vichy[4], à 23,9 km au nord de Gannat[5], à 52,6 km à l'est de Montluçon[6] et à 60,7 km au nord-nord-est de Clermont-Ferrand[7].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

À l'exclusion du quadripoint avec Saint-Loup, Saint-Pourçain-sur-Sioule[8] est limitrophe avec neuf communes :

Communes limitrophes de Saint-Pourçain-sur-Sioule
Saulcet Contigny Saint-Loup
(quadripoint)
Louchy-Montfand,
Montord
Saint-Pourçain-sur-Sioule Varennes-sur-Allier,
Paray-sous-Briailles
Chareil-Cintrat Bayet Loriges

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par la Sioule, affluent de l'Allier.

Climat[modifier | modifier le code]

La station la plus proche de Saint-Pourçain-sur-Sioule est située à Charmeil (voir les relevés pour cette station).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville se trouve au croisement des routes de Clermont-Ferrand à Moulins et Paris (route départementale 2009, ancienne route nationale 9) et de Roanne à Montluçon par la RN 7 et la RD 46.

L'autoroute A71 est accessible par l'échangeur no 11 de Montmarault en direction de Montluçon et Paris, ou par l'autoroute A719, échangeur no 14 en direction de Gannat et Clermont-Ferrand.

Vichy est quant à elle accessible, soit par la RD 46, la RN 7 et la RN 209 via Varennes-sur-Allier, soit par la RD 6.

La desserte de la commune est complétée par d'autres routes départementales :

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Il a existé une gare sur la ligne de La Ferté-Hauterive à Gannat. Celle-ci est fermée aux voyageurs.

La gare ouverte la plus proche est située à Varennes-sur-Allier, desservie par des TER Auvergne des relations MoulinsClermont-Ferrand via Vichy.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Saint-Pourçain-sur-Sioule est desservie par trois lignes régulières du réseau Trans'Allier, géré par le conseil départemental de l'Allier : B (Montluçon – Vichy), I (Saint-Pourçain – Varennes-sur-Allier) et K (Gannat – Moulins)[9]. Ces autocars permettent des correspondances pour Paris, sur certaines missions, en gares de Moulins ou de Vichy.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune constitue une unité urbaine, à elle seule[10], comptant 4 956 habitants en 2012[11]. Son aire urbaine, de 5 972 habitants en 2012[12], comprend trois communes, incluant Chareil-Cintrat et Saulcet[13].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 795 logements, contre 2 712 en 2007. Parmi ces logements, 83,9 % étaient des résidences principales, 2,6 % des résidences secondaires et 13,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 72,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 26,9 % des appartements[a 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 56,8 %, en hausse sensible par rapport à 2007 (56,4 %). La part de logements HLM loués vides était de 8 % (contre 9,1 %)[a 2].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est exposée à trois risques naturels :

  • risque inondation du fait que la commune est traversée par la Sioule. La dernière crue notable de cette rivière remonte à début 1982[SPS 1] ;
  • risque sismique[14] : elle est en zone de sismicité faible[SPS 1] ;
  • mouvement de terrain : l'aléa est faible sur plus de 80 % du territoire communal[SPS 1] ;

ainsi qu'à deux risques industriels :

  • transport de matières dangereuses : les routes départementales 2009 et 46 (à l'est) enregistrent des trafics non négligeables, y compris de poids-lourds. En outre, deux canalisations de gaz traversent la commune[SPS 1] ;
  • rupture de barrage : celle du barrage des Fades peut entraîner une inondation, l'onde étant ressentie quatre heures après l'événement[SPS 1].

Tout le département est exposé au risque tempête. Des vents de 150 km/h ont été enregistrés juste avant l'an 2000[SPS 1].

Deux plans de prévention des risques naturels ont été prescrits sur les bassins de la Sioule et de l'Allier ; ceux-ci ont été approuvés respectivement en 1999 et 2008[14]. La commune a réalisé un DICRIM[SPS 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir du VIe siècle, on en trouve trace dans l'histoire lorsque l'ermite Porcianus (également appelé Purcianus ou Portien, connu plus tard comme saint Pourcain), un esclave affranchi et peut-être ancien porcher, fonda au VIe siècle un monastère[15] construit sur la hauteur dominant la rivière et dont il devint l'abbé. Le monastère fut restauré entre 871 et 875 par les moines de l'abbaye bénédictine Saint Philibert, à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (aujourd'hui en Loire-Atlantique). Ils y séjournèrent entre deux et quatre ans puis s'établir en 875 à Tournus[15]. Le monastère de Saint-Pourçain devint alors un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus. Entre 945 et 949, les moines de l'abbaye de Tournus se réfugièrent à Saint-Pourçain[15].

Au Moyen Âge, le prieuré bénédictin prospéra comme la ville qui comptait sous Charles V un atelier monétaire royal. Au haut Moyen Âge, la ville s'appelait Saint-Pourçain les Tonnelles, en référence à la vigne cultivée en treilles sur tonnelles.

Du XVe siècle à la Révolution, l'église paroissiale était consacrée à saint Georges, comme l'attestent les registres paroissiaux.

Au XIVe siècle, le bourg fut entouré de murailles. En 1646, le prieuré de Saint-Pourçain adhéra à la congrégation de Saint-Maur[15], une congrégation de moines bénédictins français, créée en 1621, et connue pour le haut niveau de son érudition.

Saint-Pourçain était l'une des treize bonnes villes d'Auvergne. Avant 1789, la ville faisait partie de l'ancienne province d'Auvergne[2]. Mais elle relevait de la généralité de Moulins et était le siège d'une subdélégation de cette généralité.

Sous la Révolution française, le monastère fut fermé, son église devenant église paroissiale[15]. La paroisse devenue commune prit le nom de Mont-sur-Sioule avant de prendre le nom de Saint-Pourçain-sur-Sioulle (la distinguant des autres communes de la région portant le nom de Saint-Pourçain).

L'ancienne commune de Souitte fut réunie à Saint-Pourçain-sur-Sioule en 1816. Souitte est devenu ensuite un faubourg de Saint-Pourçain, dans le sud-ouest de la commune, en direction de Louchy-Montfand et de Montord.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2014, le maire sortant a été réélu avec 69,76 % des voix et acquiert 23 sièges au conseil municipal dont sept au conseil communautaire. Le taux de participation est de 63,82 %[16]. Il bat par ailleurs le score de voix de neuf points par rapport à 2008, avec 60,66 % des voix où il était opposé à Jean Mallot, mais avec un taux de participation plus élevé (71,06 %)[17]. Cette baisse du taux de participation s'explique par « le mauvais score de la liste du rassemblement à gauche »[18].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

  • Liste d'Union Républicaine[19] présidée par Bernard Coulon : majorité (23 sièges, dont 7 au conseil communautaire)
  • Liste « Pour vous avec nous »[19] présidée par Mme Sylvie Theveniot : opposition (4 sièges, dont 1 au conseil communautaire)

Le conseil municipal a désigné huit adjoints[SPS 2].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Pourçain
Mairie de Saint-Pourçain.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    M. Saulnier   Conseiller général de 1848 à 1852
         
1871 1892 Jean Bonnaud   Conseiller général de 1871 à 1894
         
1902  ???? Ernest Verne   Pharmacien, conseiller général de 1901 à 1925
         
1947 1965 Louis Dumas CNIP Vétérinaire, conseiller général de 1958 à 1970
1965 1977 Joseph Vincent    
1977 1983 Ernest Maximin PCF Instituteur, conseiller général de 1970 à 1982
1983 1995 Jean Reynaud    
mars 1995 en cours
(au 7 août 2014)
Bernard Coulon UDF puis NC-UDI Ancien député de l'Allier
Conseiller général (1982-2015) puis départemental (depuis 2015)
3e vice-président du conseil départemental
chargé du développement économique, de l'agriculture et du tourisme[20]

Rattachements[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Au niveau administratif, Saint-Pourçain-sur-Sioule dépendait du district de Gannat en 1793 puis de l'arrondissement de Gannat de 1801 à 1926, puis de celui de Moulins depuis 1926[21].

Elle fut chef-lieu de canton (Mont-sur-Liouze en 1793, Saint-Pourçain depuis 1801 et Saint-Pourçain-sur-Sioule).

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

La commune devient bureau centralisateur du canton du même nom après le redécoupage des cantons de 2014[22].

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Au niveau judiciaire, elle dépend de la cour administrative d'appel de Lyon, de la cour d'appel de Riom, du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, de la cour d'assises de l'Allier, du tribunal d'instance de Vichy et des tribunaux de grande instance et de commerce de Cusset[23].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a abrité, jusqu'en 2016[précision nécessaire], le siège de la communauté de communes en Pays Saint-Pourcinois. Celle-ci a fusionné avec deux autres communautés de communes du sud du département le pour former la communauté de communes Saint-Pourçain Sioule Limagne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La collecte des déchets ménagers est assurée par le SICTOM Sud Allier[SPS 3].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 21 octobre 2016, il n'existe aucun projet de coopération avec Saint-Pourçain-sur-Sioule[24].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2014, la commune comptait 5 039 habitants[Note 1], en augmentation de 0,18 % par rapport à 2009 (Allier (département) : 0 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 458 3 395 3 559 3 975 4 376 4 731 4 636 4 961 4 938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 873 5 006 5 001 4 997 4 998 5 025 5 106 4 998 5 001
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 943 5 101 4 921 4 579 4 810 4 598 4 560 4 430 4 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
4 799 5 088 5 345 5 199 5 159 5 266 5 046 4 944 5 039
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,2 %)[a 3] est en effet supérieur au taux national (23,6 %) et au taux départemental (31,6 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

Répartition de la population de la commune par tranches d'âge en 2012
Tranche d'âge 0 à 14 ans 15 à 29 ans 30 à 44 ans 45 à 59 ans 60 ans et plus
46,7 % d'hommes 14,3 % 15,8 % 16,4 % 20,7 % 32,9 %
53,3 % de femmes 12,6 % 12,3 % 13,8 % 20,2 % 41 %
Pyramide des âges de Saint-Pourçain-sur-Sioule en 2012 en pourcentage[a 4]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90 ans ou +
11,9 
75 à 89 ans
19,2 
19,6 
60 à 74 ans
18,8 
20,7 
45 à 59 ans
20,2 
16,4 
30 à 44 ans
13,8 
15,8 
15 à 29 ans
12,3 
14,3 
0 à 14 ans
12,6 
Pyramide des âges du département de l'Allier en 2012 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,9 
9,6 
75 à 89 ans
14,1 
18,1 
60 à 74 ans
18,5 
21,6 
45 à 59 ans
20,6 
17,9 
30 à 44 ans
16,7 
15,3 
15 à 29 ans
13,4 
16,8 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Pourçain-sur-Sioule dépend de l'académie de Clermont-Ferrand et gère deux écoles maternelles publiques (Camille-Claudel et Françoise-Dolto), une école élémentaire publique (Michelet Berthelot). Il existe une école élémentaire privée Notre-Dame-des-Victoires[29].

Elle possède aussi, sur son territoire, deux collèges (Blaise-de-Vigenère et Notre-Dame-des-Victoires) et le lycée Blaise-de-Vigenère[29].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Foire des vins : dernier week-end de février.
  • Fête des vins / Festival viticole et gourmand : dernière semaine d'août.
  • Ban des vendanges : troisième dimanche de septembre.
  • La Ficelle : premier samedi de décembre.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville a été la ville de départ vers Lyon de la 14e étape du Tour de France 2013, le 13 juillet 2013.

Elle a aussi accueilli, en 2014, la 76e édition de la semaine fédérale internationale de cyclotourisme[30].

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis 1990, la société Louis Vuitton est implantée à Saint-Pourçain. Les Ateliers Louis Vuitton emploient 650 salariés dans trois unités de production[31].

La maison d'édition Bleu autour, dirigée par Patrice Rötig, est installée à Saint-Pourçain.

En octobre 2010, la communauté de communes du Pays Saint-Pourçinois a reçu le label de Pôle d'excellence territorial par la secrétaire d'État chargée des Aînés, lors du Concours national des Villes et Territoires[32], mais aussi le prix spécial de Gérontechnologies avec l'initiative de guichet unique en utilisant un mobile/GPS qui possède une ergonomie simplifiée.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 851 personnes, parmi lesquelles on comptait 69,6 % d'actifs dont 59,5 % ayant un emploi et 10,1 % de chômeurs[a 5].

On comptait 3 418 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 1 717, l'indicateur de concentration d'emploi est de 199 %, ce qui signifie que la commune offre près de deux emplois par habitant actif[a 6].

1 496 des 1 716 personnes âgées de 15 ans ou plus (soit 87,1 %) sont des salariés[a 7]. La majorité des actifs (53,4 %) travaillent dans la commune de résidence tandis que 41,5 % travaillent dans une autre commune du département[a 8].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au , Saint-Pourçain-sur-Sioule comptait 322 entreprises : 33 dans l'industrie, 26 dans la construction, 222 dans le commerce, les transports et les services divers et 41 dans le secteur administratif[a 9], ainsi que 421 établissements[a 10].

Au , la commune compte deux hôtels totalisant 101 chambres[a 11], ainsi qu'un camping non classé avec 65 emplacements[a 12].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le pont Charles-de-Gaulle : Il date de la fin du XVIIe siècle (plan dressé par Matthieu, ingénieur et architecte des bâtiments du Roi). Rénové plusieurs fois à la suite de crues et des dégâts de la Seconde Guerre mondiale, il présente encore son aspect original légèrement bombé, avec quatre piles à éperons. Très beau point de vue sur la vieille ville.
  • La tour de l'horloge ou beffroi : Érigée sur l'une des anciennes tours de l'enceinte monastique aux alentours de 1480, elle sert tout d'abord de tour de guet et constitue un des symboles des libertés communales. Elle est ensuite équipée d'une horloge avec sa cloche par les habitants qui étaient alors en conflit avec les moines du prieuré. À la fin du XVIIIe siècle, l'horloge fut transférée dans le clocher de l'église pour revenir dans la tour à partir de 1837 lors de la rénovation de sa partie supérieure qui s'acheva en 1842. C'est vers cette époque que le nom de Beffroi lui fut donné. À l'intérieur de cette tour, se déroule un escalier en colimaçon que l'on peut admirer depuis la maison du bailli qui abrite les collections du Musée de la Vigne ; ce dernier consacre l'une de ses salles à l'histoire de la ville.
  • L'église Sainte-Croix : L'ancienne prieurale Sainte-Croix, aujourd'hui paroissiale, est un vaste édifice qui nécessita plusieurs campagnes de construction. Elle présente un porche datant du début de l'époque romane au-dessus duquel s'élève le clocher. La nef gothique est couverte d'une charpente en carène de vaisseau. À l'intérieur, le visiteur admirera surtout le chœur dont le rond-point comporte des arcs aigus très élégants. Le porche nord a conservé les niches et les bases de ses anciennes statues-colonnes détruites à la Révolution. Les stalles de moines bénédictins du XVe siècle, la statue de l'Ecce homo en pierre polychrome de la fin du XVIe siècle et le maître autel du XVIIIe siècle constituent les plus beaux objets conservés à l'intérieur de cette église laquelle possède aussi un orgue Cavaillé-Coll du XIXe siècle qui est un excellent instrument mais qui est actuellement, malheureusement, démonté.
  • Musée de la Vigne et du Terroir : Le musée, qui est installé dans la maison du Bailli (XVIe siècle), dans la cour des Bénédictins, propose plus d'une dizaine de salles à découvrir pour connaître le vignoble saint-pourcinois et son histoire : outillage du vigneron et des artisans en rapport avec la vigne, techniques viticoles, vie quotidienne.
  • Musée de la Lithographie : occupant la cave des Bénédictins, ce musée explique le fonctionnement d'une presse lithographique. Expositions temporaires d'art contemporain.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le vignoble saint-pourcinois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : saint-pourçain (AOC).

La présence de la vigne est très ancienne et, dès le Moyen Âge, les vins de Saint-Pourçain étaient très réputés puisqu'ils étaient servis à la table de Saint-Louis, roi de France, et du pape en son palais d'Avignon. Le vignoble atteint son apogée à la fin du XVIIIe siècle, puis déclina doucement jusqu'en 1892, année où les vignes sont ravagées par le phylloxéra. Des efforts de reconstruction ont permis au vignoble de retrouver une superficie de 600 hectares environ sur dix-neuf communes de la région.

Le saint-pourçain a obtenu le label AOC par la commission INAO en mai 2009 pour ses vins rouges, rosés et blancs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Pourçain-sur-Sioule 03.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
D’azur au tonneau couché d’argent surmonté d’une fleurs de lys du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Grégoire, Saint-Pourçain et ses environs, , réédité en 1992.
  • Annie Regond, Saint-Pourçain-sur-Sioule. Histoire et patrimoine, , 64 p., ill. n. & b. et coul..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

Dossier relatif à la commune

  1. LOG T2 – Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. POP T0 – Population par grandes tranches d'âges.
  4. POP T3 – Population par sexe et âge en 2012.
  5. EMP T1 – Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 – Emploi et activité.
  7. ACT T1 – Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2012.
  8. ACT T4 – Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  9. DEN T3 – Nombre d'entreprises par secteur d'activité au .
  10. DEN T5 – Nombre d'établissements par secteur d'activité au .
  11. TOU T1 – Nombre et capacité des hôtels au .
  12. TOU T2 – Nombre et capacité des campings au .

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs » (consulté le 21 janvier 2015).
  2. « Equipe municipale » (consulté le 21 octobre 2016).
  3. « Collecte des déchets ménagers » (consulté le 21 octobre 2016).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nom des habitants de Saint-Pourçain-sur-Sioule sur habitants.fr
  2. a et b Robert de Vaugondy, Gouvernemens généraux de la Marche, du Limousin, et de l'Auvergne, .
  3. « Orthodromie entre Saint-Pourçain-sur-Sioule et Moulins », sur Lion 1906.
  4. « Orthodromie entre Saint-Pourçain-sur-Sioule et Vichy », sur Lion 1906.
  5. « Orthodromie entre Saint-Pourçain-sur-Sioule et Gannat », sur Lion 1906.
  6. « Orthodromie entre Saint-Pourçain-sur-Sioule et Montluçon », sur Lion 1906.
  7. « Orthodromie entre Saint-Pourçain-sur-Sioule et Clermont-Ferrand », sur Lion 1906.
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