Chuetas

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Mémorial à la plaça Gomila de Palma pour les 37 Chuetas exécutés par l'Inquisition en 1691

Les Chuetas (en catalan xuetes ou xuetons), qui signifie « porc » en vieux majorcan, sont un groupe social de l'île de Majorque aux Baléares en Espagne, descendants des Juifs majorquins convertis au christianisme, ce dont ils ont conservé tout au long de leur histoire une conscience collective de par leurs noms de famille d'origine converse. Accusés de crypto-judaïsme, ils furent poursuivis par l'Inquisition à la fin du XVIIe siècle.

Stigmatisés et victimes de ségrégation bien que devenus catholiques, ils ont pratiqué jusqu'à la première moitié du XXe siècle une stricte endogamie. Aujourd'hui, entre 18 000 et 20 000 habitants de l'île sont porteurs de l'un de leurs noms de famille.

Moyen Âge et Inquisition[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, l'île de Majorque - que les Majorquins l'appellent Ciutat - est conquise par le roi Jaime 1er en 1299. Y vit déjà une importante communauté juive que le roi protège et confirme dans ses privilèges. Au XIVe siècle, les Juifs de l'île sont obligés de se convertir au catholicisme et deviennent les « Chuetas » - appellation injurieuse, littéralement des « porcs » en vieux majorcan[1] - malmenés par la population[2].

Jusqu'à la fin du XIVe siècle, l'église majorquine consacre d'importants efforts à la conversion des Juifs de l'île mais ses succès ont un caractère anecdotique et sans conséquences pour la structure sociale. Cette situation est perturbée à partir de 1391[3], avec l'assaut violent sur les quartiers juifs. En 1413, les imprécations du dominicain Vincent Ferrer mènent à une vague plus notable de conversions du restant de la communauté juive de Mallorque en 1435[4]. Ces événements créent des situations de risque et un danger collectif par lequel s'opèrent les conversions en masse qui donnent lieu au phénomène social des conversos[4].

Comme les conversions se font sous la contrainte, une bonne partie des nouveaux chrétiens (cristiano nuevo) poursuivent leurs pratiques religieuses et communautaires traditionnelles. La Confrérie de Notre-Dame de Grâce ou de Sant Miquel dels Conversos[3] est constituée comme un instrument qui remplace en grande partie le vieil aljama, résolvant les besoins du groupe dans différents domaines : assistance aux besoins, justice interne, liens matrimoniaux et naturellement, la cohésion religieuse. Ces convertis, jusqu’au dernier quart du XVe siècle, développent leurs activités en partie clandestines sans subir de pressions extérieures excessives, ni institutionnelles, ni sociales, comme en témoigne le peu d’activité de l’inquisition papale et la faible réglementation de la guilde sur la ségrégation des personnes d'origine juive[5]. Cela leur a probablement permis de garder le gros du groupe de convertis relativement intact[6].

Les choses se modifient en 1478 quand est introduite dans l'île l'Inquisition espagnole qui va poursuivre les crypto-juifs, les conversos et tous ceux qui lui paraissent hérétiques[7].

2e édition de La Foi triomphante, 1755

À partir de 1691, les derniers Juifs de l'île et les Chuetas sont « convaincus » par la violence des derniers autodafés de l'Inquisition qui ont souvent conduit à la mort en cas de judaïsme reconnu et ils cessent officiellement d'être juifs pour embrasser le catholicisme. Néanmoins, on continuera pendant des siècles sur l'île à les stigmatiser, à la appeler « les Juifs » (judíos) alors que nombreux sont ceux qui n'ont rien pu préserver de la religion de leurs ancêtres à travers les siècles, mis à part quelques traditions juives qu'ils considèrent comme familiales, telles nettoyer sa maison le vendredi puis y allumer des bougies, éviter de manger du porc le samedi, se laver les mains avant chaque repas, etc. Ils vivent en tant que chrétiens, agnostiques ou athées mais ils restent « juifs malgré eux », des Chuetas aux yeux de leurs voisins qui les rejettent[1].

Une des raisons en est que lors des procès et autodafés de 1691, quinze des crypto-juifs incriminés ont porté un sambenito (chasuble de pénitent) sur lequel figurait leur nom de famille et ces vêtements ont été longuement exposés en l'église Santo Domingo, comme c'était souvent le cas pour ajouter à l'humiliation publique, mais y ont surtout été préservés jusqu'en 1813. Durant plus de deux siècles, ces patronymes sont connus de tous, stigmatisés génération après génération, tous accusant leurs descendants d'être des juifs ou des porcs (chuetas) et continuant à leur faire subir vexations et discriminations au quotidien[8],[1].

À cette époque, les Chuetas vivaient principalement dans le ghetto de la ville de Palma, appelé «  la Call ».

L'un des inquisiteurs des autodafés de 1691, le jésuite père Francisco Garau (1640-1701)[9], avait publié alors un livre intitulé La Fe triumfante (la Foi triomphante) où il évoquait une « grande conspiration », attribuait aux Juifs les pires travers ou décrivait avec mépris la manière dont le corps des Juifs avaient brûlé sous les flammes. Cet ouvrage fut un best-seller à Majorque avec plusieurs rééditions sur plusieurs générations qui contribuèrent à ajouter et perpétuer l'anti-chuetisme, forme locale de l'antisémitisme répondant à la loi[1].

Noms des Chuetas[modifier | modifier le code]

« Torrent des Juifs » (del Jueus) passant sous le viaduc du train allant de Palma à Santanyí

Les lignées familiales considérées dont les ancêtres juifs ont connu l'opprobre inquisitoriale et que la population stigmatise sont les suivantes : Aguiló, Bonnín, Cortés, Fortesa, Fuster, Martí, Miró, Picó, Pinya, Pomar, Segura, Tarongí, Valentí, Valleriola et Valls[10],[1].

En tout état de cause, ils procèdent d'une conversion beaucoup plus large d'une communauté, depuis les récits de conversions entre les XIVe et XVe siècles[11], ainsi que ceux de l'Inquisition, de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle[12], documentés par plus de 330 noms de famille parmi les convertis et les condamnés judaïsants à Majorque. En outre, il semblerait que certains Majorquins portent des noms d'origine clairement juive mais n'appartiennent pas aux descendants des Hébreux, ni aux Chuetas, notamment les familles Abraham, Amar, Bofill, Bonet, Daviu, Duran, Homar, Jordà, Maimó, Salom, Vidal et autres[13].

Cependant, la conversion n'est pas une condition suffisante pour être considérés comme Chuetas car il est nécessaire que cette origine ait été inscrite dans la mémoire collective des Majorquins en identifiant les familles et les lignages ainsi désignés. Par conséquent, bien que les Chuetas soient des descendants de convertis, une partie seulement des descendants de conversos sont des Chuetas, en ce sens où les descendants secrets de conversos de Majorque (à transmission exclusivement familiale) sont fiers de leur origine mais hostiles envers les Chuetas[14].

Après les procès[modifier | modifier le code]

Les descendants catholiques des Chuetas issus des différentes vagues de conversion n'ont pas le droit d'étudier dans les mêmes écoles ou mêmes séminaires que leurs voisins ; à l'église comme au cimetière, ils sont placés séparément des autres ; les catholiques religieux dits Chuetas sontaussi interdits de prédication dans certaines églises, d'autres sont inéligibles, etc. « Chuetas » étant constamment une insulte, on les injurie ou on lance des pierres sur leur passage ; beaucoup se terrent souvent chez eux[7],[15].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant l'hiver 1838-1839, George Sand effectue un voyage à Majorque en compagnie de ses enfants et de Frédéric Chopin. Elle publie ensuite son récit de voyage autobiographique en 1841 dans la Revue des Deux Mondes sous le titre Un hiver à Majorque[16] :

« Le peuple espagnol avait bâti de ses deniers et de ses sueurs ces insolents palais (le couvent de Saint-Dominique, ancien palais de l'Inquisition) du clergé régulier... Il avait participé à ses crimes, il avait trempé dans ses lâchetés. Il avait élevé les bûchers de l’inquisition. Il avait été complice et délateur dans les persécutions atroces dirigées contre des races entières qu’on voulait extirper de son sein. Et quand il eut consommé la ruine de ces juifs qui l’avaient enrichi... (il) comprit l’erreur de ses ancêtres, rougit de son abaissement, s’indigna de sa misère, et malgré l’idolâtrie qu’il conservait encore pour les images et les reliques, il brisa ces simulacres, et crut plus énergiquement à son droit qu’à son culte... »

Un passage de l'écrivain et diplomate Grasset de Saint Sauveur (1757-1810) cité par George Sand évoque ce qui est appelé « les Chouettes »[16] :

« On voit cependant encore dans le cloître de Saint-Dominique des peintures qui rappellent la barbarie exercée autrefois sur les juifs. Chacun des malheureux qui ont été brûlés est représenté dans un tableau au bas duquel sont écrits son nom, son âge, et l’époque où il fut victime.

« On m’a assuré qu’il y a peu d’années les descendants de ces infortunés, formant aujourd’hui une classe particulière parmi les habitants de Palma, sous la ridicule dénomination de chouettes, avaient en vain offert des sommes assez fortes pour obtenir qu’on effaçât ces monuments affligeants...

« Je... considérais avec douleur ces tristes peintures : un moine s’approcha de moi, et me fit remarquer parmi ces tableaux plusieurs marqués d’ossements en croix. — Ce sont, me dit-il, les portraits de ceux dont les cendres ont été exhumées et jetées au vent...

« Le hasard fit tomber entre mes mains une relation imprimée en 1755 par l’ordre de l’inquisition, contenant les noms, surnoms, qualités et délits des malheureux sentenciés à Majorque depuis l’année 1645 jusqu’en 1691.

« Je lus en frémissant cet écrit : j’y trouvai quatre Majorquins, dont une femme, brûlés vifs pour cause de judaïsme ; trente-deux autres morts, pour le même délit, dans les cachots de l’inquisition, et dont les corps avaient été brûlés ; trois dont les cendres ont été exhumées et jetées au vent ; un Hollandais accusé de luthéranisme ; un Majorquin, de mahométisme ; six Portugais, dont une femme, et sept-Majorquins, prévenus de judaïsme, brûlés en effigie, ayant eu le bonheur de s’échapper. Je comptai deux cent seize autres victimes, Majorquins et étrangers, accusés de judaïsme, d’hérésie ou de mahométisme, sortis des prisons, après s’être rétractés publiquement et remis dans le sein de l’Église. »

Cet affreux catalogue était clôturé par un arrêté de l’inquisition non moins horrible... :

« Tous les coupables mentionnés dans cette relation ont été publiquement condamnés par le saint-office, comme hérétiques formels ; tous leurs biens confisqués et appliqués au fisc royal ; déclarés inhabiles et incapables d’occuper ni d’obtenir ni dignités ni bénéfices, tant ecclésiastiques que séculiers, ni autres offices publics ni honorifiques ; ne pouvant porter sur leurs personnes, ni faire porter à celles qui en dépendent, ni or ni argent, perles, pierres précieuses, corail, soie, camelot, ni drap fin ; ni monter à cheval, ni porter des armes, ni exercer et user des autres choses qui, par droit commun, lois et pragmatiques de ce royaume, instructions et style du saint office, sont prohibées à des individus ainsi dégradés ; la même prohibition s’étendant, pour les femmes condamnées au feu, à leurs fils et à leurs filles, et pour les hommes jusqu’à leurs petits-fils en ligne masculine, condamnant en même temps la mémoire de ceux exécutés en effigie, ordonnant que leurs ossements (pouvant les distinguer de ceux des fidèles chrétiens) soient exhumés, remis à la justice et au bras séculier, pour être brûlés et réduits en cendres ; que l’on effacera ou raclera toutes inscriptions qui se trouveraient sur les sépultures, ou armes, soit apposées, soit peintes, en quelque lieu que ce soit, de manière qu’il ne reste d’eux, sur la face de la terre, que la mémoire de leur sentence et de son exécution. »

George Sand reprend alors :

« Quand on lit de semblables documents, si voisins de notre époque, et quand on voit l’invincible haine qui, après douze ou quinze générations de juifs convertis au christianisme, poursuit encore aujourd’hui cette race infortunée à Majorque, on ne saurait croire que l’esprit de l’inquisition y fût éteint aussi parfaitement qu’on le dit à l’époque du décret de Mendizabal[17]. »

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant le premier tiers du XXe siècle, des changements significatifs se produisent à Majorque, rompant l'inertie sociale des siècles précédents. On assiste à une expansion urbaine de Palma en dehors de ses murs. Cette croissance conduit sur place de nouveaux résidents, originaires de l'Espagne continentale ou de l'étranger, et pour lesquels la condition des Chuetas n'a aucune signification. De même, la modernisation de l'économie met fin au modèle traditionnel d'assignation à certaines professions selon la naissance[18].

Dans ce contexte, Guillem Forteza Pinya (es), urbaniste et homme politique chueta est maire de Palma entre janvier et octobre 1923. Durant la dictature de Primo de Rivera, entre 1927-1930, deux autres chuetas accèdent à cette fonction : Joan Aguiló Valentí, alias Cera et Rafel Ignasi Cortès Aguiló, alias Bet[19]. Le bref intermède de la Seconde République espagnole, revêt aussi une importance pour l'amélioration du statut des Chuetas, en raison de l'orientation séculariste des républicains. De ce fait, les Chuetas adhèrent à ce nouveau modèle étatique, de même qu'ils l'avaient fait antérieurement avec le mouvement des Lumières et les libéraux[20]. Pendant la période républicaine, pour la première fois, un homme d'église d'origine chueta prononce un sermon au sein de la cathédrale de Palma de Majorque, fait qui revêt une grande importance symbolique[21].

Durant la guerre civile espagnole, certains Chuetas donnent leur appui à l’insurrection franquiste tandis que d'autres, en raison de leurs opinions républicaines subissent la répression du nouveau régime. En 1936, un rabbin érudit américain, Baruch Braunstein, entreprend des recherches sur les Juifs de Majorque dans les archives madrilène de l'Inquisition et découvre des listes longues de tous les Juifs de Majorque inquiétés par l'Inquisition mais ses travaux ne seront publiés que bien plus tard[1].

Il semble qu'au début des années 1940, sous la pression de la Phalange et, de l'Allemagne nazie, des listes aient été constituées et des enquêtes effectuées sur les Chuetas considérés comme liés au judaïsme européen afin de préparer une éventuelle déportation dans des camps d'extermination. On attribue à l'évêque Josep Miralles Sbert la constitution d'un dossier comportant un nombre si important de noms que les résultats en devinrent inutilisables[22].

Encore dans la deuxième partie du XXe siècle, quelques mesures sont prises pour protéger les Chuetas de la vindicte populaire : tous les enfants Chuetas ne se rendent à l'école qu'en groupes et escortés de deux prêtres pour que les autres enfants ne leur jettent pas de pierres.

En 1965, le livre du rabbin Braunstein est traduit en espagnol et en catalan et publié à Majorque où il fait l'effet d'une bombe car 120 autres noms s'étaient ajoutés à la liste des quinze Chuetas de 1691, notamment ceux des familles majorquines qui durant des siècles avaient camouflé ou oublié leurs origines juives qui auraient porté atteinte à la « pureté de leur sang »[10]. Il n'y avait dès lors presque plus aucune famille de l'île qui n'ait pas un ancêtre juif. L'inanité de l'anti-chuétisme apparut alors au grand jour, changeant les esprits sous l'influence également du tourisme de masse dans les années 1960-1970 ; une ère nouvelle de tolérance et de pluralisme s'ouvrait. À cette époque de liberté religieuse, des Juifs ashkénazes s'installent sur l'île[1].

Depuis, de nombreux Chuetas sont trop éloignés du judaïsme pour penser y revenir, même s'ils vibrent souvent à l'épopée de l'Israël. D'autres en revanche n'ont de cesse de recouvrer leur religion d'origine[1],[7],[2].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2011, le grand rabbin Nissim Karelitz (en), président du Bet Din de Bnei Brak, reconnaît le caractère juif de la communauté des Chuetas. Pour Nissim Karelitz, la communauté a su préserver son caractère juif en mettant l'accent sur le mariage intracommunautaire[23]. La décision ne confirme pas le statut juif de chaque membre de la communauté car il faut examiner les antécédents familiaux des individus pour déterminer s'ils sont juifs ou non selon la loi[24] et le plus souvent après examen, les volontaires doivent passer par une conversion en bonne et due forme.

À Majorque, il reste quelque 300 familles de Chuetas, soit près de 20 000 habitants[25],[26],[8] partout sur l'île, dans les villages de Polleça, Inca, Benisalem ou Soller, mais particulièrement à la Calle de la ville de Palma où l'on trouve « la rue de l'Inquisition », souvenir de l'ancien palais de l'Inquisition et de ses cachots. Aussi, l'église Santa Eulalia que les Majorcans appellent encore « l'église des Chuetas » où les quinze Juifs de 1691 durent abjurer leur foi. Cette église donne sur la « Calle de la Plateria » (la rue de l'Argenterie) que les Majorcans appellent aussi « rue des Juifs » dans le carrer Xueta où les artisans juifs avaient le monopole de l'orfèvrerie. D'autres Juifs s'étaient illustrés dans la cartographie, tel Abraham Cresques[27] dont les cartes furent utilisées par Christophe Colomb[1].

Aujourd'hui, des associations aident les Juifs d'Espagne et de Majorque qui sont à la recherche de leurs racines, dont l'ONG (en) Shavei Israel qui œuvre également au-delà des frontières européennes[8],[28].

Génétique[modifier | modifier le code]

Plusieurs études génétiques, dont celles du Département de génétique humaine de l'Université des Îles Baléares, montrent des différences significatives entre les Chuetas et le reste de Majorquins ainsi qu'avec d'autres populations juives. Les marqueurs étudiés indiquent que les Chuetas constituent un bloc génétiquement homogène au sein des populations juives orientales mais qu'ils sont également liés aux Juifs ashkénazes et nord-africains, à la fois dans l'analyse du chromosome Y de descendance patrilinéaire et aussi dans l’ADN mitochondrial de descendance matrilinéaire[29].

Les Chuetas peuvent également présenter certaines pathologies d'origine génétique telles que la fièvre méditerranéenne familiale[30] partagée avec les juifs séfarades et une fréquence élevée d'hémochromatose propre à cette communauté[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i « Les "Chuetas" de Majorque ou les Juifs Malgré eux », sur www.juif.org, (consulté le 7 juin 2019)
  2. a et b « Le retour vers leurs racines des juifs de Majorque », sur www.20minutes.fr, (consulté le 7 juin 2019)
  3. a et b (en) Natalie Oeltjen, « A converso confraternity in Majorca: La Novella Confraria de Sant Miquel », Jewish History, vol. 24,‎ , p. 53–85 (ISSN 0334-701X, lire en ligne, consulté le 10 juin 2019)
  4. a et b Cortès et Serra 1985, p. 25-39.
  5. Par ailleurs, il existait dès le début des règles restrictives contre les esclaves, même s'ils étaient chrétiens comme les Grecs, leurs descendants et les musulmans, Riera, Lluites..., p. 37
  6. L'origen dels conversos mallorquins, pp. 43-46 en Colom La Inquisició….
  7. a b et c Jean-Marc Thorbois, « Majorque », sur sefarad.org (consulté le 7 juin 2019)
  8. a b et c David Koskas, « Israel infos : Les Chuetas », sur www.israel-infos.net, (consulté le 8 juin 2019)
  9. (ca) « Francesc Garau », dans Viquipèdia, l'enciclopèdia lliure, (lire en ligne)
  10. a et b il s'agit de la liste canonique fixée par Miquel Forteza (Els descendents...) mais le sujet est complexe. Dans les listes précédentes, il n’existait parfois pas de Valleriola (famille presque éteinte), ni de Valentí (à l’origine un surnom de la famille Fortesa). Il apparaît dans une liste le nom Enrich (initialement le surnom d'une famille Cortes) entre les listes des derniers pénitenciers de l'inquisition ; Galiana, Moià et Sureda ne sont actuellement pas considérés comme des juifs ; au contraire, les noms de Picó et Segura ne figurent pas parmi les pénitenciers au XVIIe siècle mais ils sont pris en compte. Il faut également considérer le fait que certains Fuster (nobles), Martí (du village de Pollença), Miró (du village de Sóller), Pomar (des villages de Manacor et Artà) ne le sont pas, ainsi que les Cortes et Segura qui ont immigré abondamment à Majorque au cours du XXe siècle.
  11. Quadrado. La judería…, en extens.
  12. Anònim, Reconciliados y Relajados…, en extenso, op. cit.
  13. Forteza, Els descendents…, p. 14, op. cit.
  14. Gabriel Cortés Cortés, Reconciliados y Relajados, publié anonymement à Barcelone en 1946, dans une édition de 200 exemplaires
  15. Gotthard Deutsch, Meyer Kayserling, « CHUETAS - JewishEncyclopedia.com », sur www.jewishencyclopedia.com, (consulté le 8 juin 2019)
  16. a et b J. Hetzel, « Un Hiver à Majorque - Oeuvres illustrées de George Sand », sur fr.wikisource.org, (consulté le 9 juin 2019), p. 210, 214-216
  17. Juan Alvarez Mendizábal fut le gouverneur anticlérical (d'origine juive) qui fit abattre en 1837 le monastère Saint Dominique des Frères Prêcheurs, ancien palais de l'Inquisition, lors du « desamortización ».
  18. Moore, Los de la Calle… p. 158.
  19. Font, La fe vençuda… p. 150 y 151.
  20. Moore, Los de la Calle… p. 179.
  21. Forteza, Els descendents… p. 74.
  22. Font, La fe vençuda, pp. 154-158.
  23. (en) « 'Lost tribe' of Mallorca Jews welcomed back to the faith 600 years later », sur The Guardian,
  24. « Un rabbin israélien reconnaît la communauté juive de Majorque », sur RTBF, (consulté le 15 juillet 2011)
  25. Estimation réalisée à partir des données fournies par l'Institut national de la statistique espagnol.
  26. (en) The fascinating story of Nicolau Aguilo of Palma de Mallorca, who returned to his Jewish roots and is now a rabbi living in Shilo, Israel, HaModia Magazine.
  27. Marcel, « JEWISHERITAGE: ABRAHAM CRESQUES », sur JEWISHERITAGE (consulté le 7 juin 2019)
  28. « Des millions de juifs cachés et oubliés : « les perdus » Par Adam Eliyahu Berkowitz », sur Tribune Juive, (consulté le 8 juin 2019)
  29. (es) Universitat de les Illes Balears, « El legado genético de los chuetas mallorquines - Hemeroteca - Actualidad - Universitat de les Illes Balears », sur diari.uib.es (consulté le 9 juin 2019)
  30. (ca) Aldea Tomé, Anna (2004). « Bases genètiques de la febre mediterrània familiar a la població espanyola, dinàmica genòmica i història natural de les mutacions en el locus MEFV» (Tesis doctoral, consultada 27-10-2009) (en catalán). Tesis en xarxa: UAB. Archivado desde el original el 21 de julio de 2011.
  31. (es) M. Matas, J. A. Castro, M. M. Ramon i A. Picornell. Laboratori de Genètica del IUNICS. Departament de Biologia de la UIB, « ENLLAÇ CAMPUS UIB - Els investigadors del Laboratori de Genètica de la UIB i de l'Hospital Universitari Son Dureta confirmen la prevalença d'una mutació en la població xueta relacionada amb l'hemocromatosi, un trastorn metabòlic del ferro », sur web.archive.org, (consulté le 9 juin 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Anònim. La Inquisición de Mallorca. Reconciliados y Relajados, 1488-1691. Barcelona: Perdigó, 1946
  • (es) Gabriel Cortès et Antoni Serra, Historia de los judíos mallorquines y de sus descendientes cristianos, Palma (Mallorca), Miquel Font, (ISBN 84-86366-05-4).
  • (es) Kenneth Moore, Los de la calle. Un estudio sobre los chuetas, Madrid, 1987
  • (es) Forteza Pinya, Miquel. Els descendents dels jueus conversos de Mallorca. Quatre mots de la veritat. Palma (Mallorca): Editorial Moll, 1972, DL. PM. 742-1972
  • (es) Quadrado, José Maria. La judería en Mallorca en 1391, (première édition 1887), Palma (Mallorca): Lleonard Muntaner, editor, 2008. (ISBN 978-84-92562-08-4).
  • (es) Riera i Montserrat, Francesc; (ca) Melià i Pericàs, Josep (introducción) (1973). Les lluites antixuetes del segle XVIII. Palma (Mallorca): Editorial Moll. (ISBN 84-273-0341-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]