Roquefort (Landes)

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Roquefort
Église Notre-Dame-de-l'Assomption
Église Notre-Dame-de-l'Assomption
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Haute Lande Armagnac
Intercommunalité Communauté de communes des Landes d'Armagnac
Maire
Mandat
Pierre Chanut
2014-2020
Code postal 40120
Code commune 40245
Démographie
Gentilé Roquefortois, Roquefortoises
Population
municipale
1 867 hab. (2014 en diminution de 2,15 % par rapport à 2009)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 03″ nord, 0° 19′ 17″ ouest
Altitude Min. 49 m
Max. 95 m
Superficie 12,12 km2
Localisation

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Roquefort (en gascon: Ròcahòrt) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Le village se trouve sur la voie de Vézelay du chemin de Compostelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la route nationale 132 et la route nationale 134. Un échangeur permet l'accès à l'A65.

Roquefort appartient au pays de Marsan, aux confins de l'Albret et de l'Armagnac.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Estampon, affluent droit de la Douze, conflue dans la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est au vicomte de Marsan que l’on doit la construction au Xe siècle de la forteresse du Pènecadet qui domine la confluence de l’Estampon et de la Douze. À partir du XIIe siècle, la ville de Roquefort se protège derrière des murailles et constitue un castelnau autour de son château. Vers le milieu de ce même siècle, le château devient vétuste et trop inconfortable, engageant le seigneur à changer d’habitation. Des bénédictins dépendant de la puissante abbaye de Saint-Sever s’installent alors sur le site pour créer un prieuré et construisent l'église romane Sainte-Marie en utilisant les murs de l’ancien château.

En 1357, Gaston Phébus, vicomte de Marsan, établit une bastide sur cet emplacement, qui devient un relais important pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle sur la via Lemovicensis. L’ordre des Antonins s’établit également dans la cité, aidant les pèlerins à traverser les rivières et la région éprouvante à l’époque des Petites Landes.

En 1371, le duc de Lancastre et futur duc d'Aquitaine Jean de Gand épousa à Roquefort en secondes noces Constance de Castille, fille de Pierre Ier de Castille dit « le Cruel » et de Maria de Padilla. Ils eurent deux enfants : Catherine de Lancastre (1372-1418), mariée en 1393 à Henri III de Castille et Jean (1374, mort jeune).

Au cours des siècles, la cité entra dans les possessions de Philippe le Bel jusqu’en 1295, et fut visitée par François Ier en 1526, par Louis XIV en 1660 et par Napoléon en 1808.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois rocs d'échiquier de gueules accompagnés de trois étoiles du même mal ordonnées[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1995 Jean Lamothe   Médecin
1995 en cours Pierre Chanut PS Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2014, la commune comptait 1 867 habitants[Note 1], en diminution de 2,15 % par rapport à 2009 (Landes : +5,57 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 350 1 077 1 325 1 343 1 601 1 785 1 721 1 754 1 774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 774 1 745 1 762 1 732 1 680 1 787 1 719 1 685 1 614
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 614 1 629 1 582 1 469 1 487 1 568 1 586 1 750 1 938
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 108 2 170 2 112 1 828 1 821 1 894 1 903 1 884 1 867
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La fermeture de la papeterie de Roquefort dans les années 1980 porte un rude coup à la région. Il demeure néanmoins un tissu de PME actives :

  • Aqualande : produits à base de salmonidés ;
  • Comilev-Sodamel : construction de nacelles ;
  • Décopin : produits en pin des Landes ;
  • Palmilandes : conserverie ;
  • Labadie : scierie de pins des Landes ;
  • SRPI : fabrication de citernes et cuves ;
  • CEM DIP : usine de fabrication de charpentes traditionnelles et industrielles ;
  • Sud Armatures : usine de fabrication d'armatures métalliques.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Arènes des Pins, inscrites au titre des monuments historiques depuis 2007[7].
  • Source Sainte-Radegonde : au sud du château, à côté du vestige de l'ancien cimetière, la fontaine miraculeuse de Sainte-Radegonde censée soulager les rhumatismes en particulier le 13 août, jour de la fête de cette sainte.
  • Église Sainte-Marie de Roquefort : à l'origine prieuré bénédictin au XIIe siècle, elle porte les marques des transformations successives jusqu'au XVIIe siècle. Son abside curieuse est dépourvue d'ouvertures (il y en eut sept qui éclairaient abondamment le chœur). Mais au XVIe siècle, elle fut transformée en forteresse à cause des guerres de religions. Pourvue d'un clocher tour et rehaussée d'un grenier où le cas échéant, pouvait tenir une garnison. La nef gothique a été agrandie aux dépens du cloître. Le clocher, un donjon carré trahit sa destination antérieure. Le portail est marqué aux armes de Roquefort (3 étoiles et 3 rocs). L'église conserve la porte basse uniquement réservée à l'accès des cagots. À l'intérieur, on peut admirer deux tableaux de l'Assomption. Le plus ancien, du XVIe siècle, fut découvert en 1951. Du monastère des Clarisses et du couvent des Cordeliers, il ne reste que quelques vestiges. Récemment restaurée, l'église est classée monument historique depuis 1996[8].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]