Laurent Laffargue

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Laurent Laffargue

Naissance (49 ans)
Casteljaloux, Lot-et-Garonne
Lieux de résidence Paris, Bordeaux
Activité principale metteur en scène, comédien
Activités annexes directeur artistique, réalisateur
Années d'activité 1992 -
Collaborations Edward Bond, Joseph Doherty,
Arnaud Méthivier
Formation conservatoire de Bordeaux
Distinctions honorifiques prix des Rencontres Charles Dullin, prix Jean-Jacques Gautier,
ordre des Arts et des Lettres
Site internet compagnie du Soleil Bleu

Scènes principales

Laurent Laffargue, né le à Bazas, en Gironde, est un metteur en scène de théâtre et d'opéra, directeur artistique, comédien et réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurent Laffargue grandit à Casteljaloux. Son enfance et son adolescence dans cette ville du Lot-et-Garonne constitue une large source d'inspiration : il la met en scène à travers deux spectacles[1] et son premier long métrage autofictionnels. Il se forme au conservatoire à rayonnement régional de Bordeaux à 18 ans[2].

Dramaturge[modifier | modifier le code]

En 1992, il crée la compagnie du Soleil Bleu[3]. L'Épreuve de Marivaux obtient le prix du public au festival Turbulences de Strasbourg[4].

De 1994 à 1998, il est artiste-associé en résidence au théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.

Après les auteurs Marivaux en 1992, Molière en 1994 ou Feydeau en 1995, il s'intéresse aux contemporains que sont Edward Bond[3] qu'il rencontre à Cambridge, le néoclassique Harold Pinter[3] et Pauline Sales en 1999.

Des échanges avec Bond, naît le recueil Entretien avec Edward Bond qui sera lu au théâtre, et une mise en scène, Sauvés, dans une nouvelle traduction en 1998. Ce spectacle obtient le prix des Rencontres Charles Dullin[4].

En 2000, il signe un cycle consacré à Shakespeare[3] : le diptyque intitulé Nos nuits auront raison de nos jours : Othello et Le Songe d'une nuit d'été, puis en 2004 Beaucoup de bruit pour rien avec Arnaud Méthivier[5].

En 2002, il fait connaître le théâtre de l'australien Daniel Keene[3], introduit en France et traduit par l'agent littéraire Séverine Magois[6], avec Terminus au théâtre des Abbesses[7]. Dans le bar Terminus, la serveuse Johanna (Muriel Amat) tombe amoureuse de John (Emmanuel Salinger). Il la console. Elle ne sait pas qu'il a étranglé[8] le jeune frère de Johanna, encore enfant, pour lui prendre son canari. Océane Mozas joue la courtisane moribonde[9]. Céline Sallette fait également partie de la distribution. Joseph Doherty compose la musique et interprète Neil. Laurent Laffargue remporte le prix Jean-Jacques-Gautier[3],[10].

Après un nouveau détour chez Feydeau en 2005, il revient à des auteurs plus contemporains, Luigi Pirandello en 2006, Ingmar Bergman[11] en 2008, mais aussi Eduardo De Filippo.

De 2009 à 2012, à l'invitation de Didier Bezace, il est artiste associé au théâtre de la Commune d'Aubervilliers[2].

En 2013, il adapte le dernier chapitre du roman-fleuve Ulysses[12] de James Joyce, le « soliloque de Pénélope », avec son ex-compagne Céline Sallette[2] (Marion/Molly) seule en scène qui cosigne l'adaptation.

En 2017, il crée Jester[13], une adaptation du roman L'Infinie Comédie (en) de David Foster Wallace, avec Antoine Basler (Hal, l'avocat toxicomane) et Déborah Joslin (Docteur Pat) au Glob Théâtre[14] Bordelais.

En 2018, il crée Point d'infini à Bordeaux[15], Bayonne[16] et Montbéliard[17] où il donne son premier rôle de comédienne de théâtre à Marie-Ange Casta dans une création musicale à l'accordéon d'Arnaud Méthivier.

Laurent Laffargue fait preuve de fidélité vis-à-vis de ses collaborateurs. Ainsi, depuis ses débuts, Eric Charbeau[5] et Philippe Casaban[5] signent les scénographies de ses spectacles, Patrice Trottier et Alain Unternehr en signent les lumières et Hervé Poeydomenge les costumes, tant au théâtre qu'à l'opéra.

Metteur en scène d'opéra[modifier | modifier le code]

En 1999, Laurent Laffargue signe sa première mise en scène d'opéra avec Le Barbier de Séville[3] de Rossini à l'opéra national de Bordeaux, repris en avril 2005 au grand théâtre de Bordeaux.

En 2002, il met en scène Don Giovanni de Mozart, repris au théâtre de Caen et à l'opéra de Nancy et de Lorraine[3].

En 2005 à Strasbourg, il monte Les Boréades de Rameau à l'opéra national du Rhin et, en 2007 à Bordeaux, met en scène La Bohème de Puccini.

En 2010, il imagine Carmen de Bizet à la frontière du Mexique[18].

En 2012, il y signe son doublé mozartien avec Les Noces de Figaro[2], création qui sera l'objet du documentaire Les Noces de Figaro, journal d'une création diffusé le sur France 3[19] et la reprise de Don Giovanni[20].

Réalisateur[modifier | modifier le code]

En 2013, il réalise son premier film, un court-métrage intitulé Le Verrou, exercice de style autour du tableau éponyme de Fragonard, visant à imaginer deux hypothèses sur l'histoire d'amour mutuel ou non des personnages représentés dans l’œuvre. Le film, qui met en scène Céline Sallette et Thibault Vinçon, est diffusé sur France 2.

En 2015, son premier long métrage Les Rois du monde (Casteljaloux), tourné à Casteljaloux, est une adaptation de ses deux spectacles Casteljaloux I[1] et II, dans lesquels il présente son adolescence et les tribulations de ses congénères, dans des anecdotes tirées de faits réels. Il met en scène notamment Sergi López (Jeannot), Céline Sallette (Chantal[2]), Éric Cantona (Jacky), Romane Bohringer (Marie-Jo) et Guillaume Gouix (Jean-François).

Théâtre[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]
Long métrage[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 2000 : Le Baptême du boiteux de Paule Zajderman
  • 2012 : Les Noces de Figaro, journal d'une création[19] de Jeanne Oberson et Fabrice Main, documentaire France 3 : lui-même

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]

Long métrage[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Armelle Héliot, « Laurent Laffargue, préfiguration en solo », sur Le Figaro, (consulté le 23 janvier 2018) : « Tel quel son Casteljaloux joué par lui seul est intéressant. Il y a là de vraies qualités d'écriture, de véritables qualités de jeu. »
  2. a, b, c, d, e, f et g Céline Belliard, « Avec « Les Rois du Monde », Laurent Laffargue tourne une page », sur Rue89 Bordeaux, (consulté le 23 janvier 2018)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Laurent Laffargue », sur Première, (consulté le 23 janvier 2018)
  4. a, b, c, d et e Géraldine Cazorla, « Vie culturelle », sur L'Express, (consulté le 23 janvier 2018) : « Sa première pièce, L'Épreuve, de Marivaux, rafle le prix des régions et celui du public au festival Turbulences, à Strasbourg (1992). »
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Caillon, Burton et Laffargue 2005
  6. Viguié 2010.
  7. « Terminus création » [PDF], sur Théâtre de la ville, (consulté le 24 janvier 2018), p. 13
  8. Mambrino 2002.
  9. « De l'assassinat réel ou virtuel », sur L'Humanité, (consulté le 24 janvier 2018) : « Océane Mozas, la grâce incarnée, dans un rôle dont elle sublime la convention »
  10. a et b « 4. Les missions économiques, sociales et culturelles de la SACD. Les prix Plaisir du théâtre et Jean-Jacques Gautier » [PDF], sur Sacd, (consulté le 23 janvier 2018) : « depuis 1989 – un prix de révélation (le Prix « Jean-Jacques Gautier »). (...) Laurent Laffargue », p. 30
  11. a et b Armelle Héliot, « "Après la répétition" ou Bergman en toute lucidité », sur Le Figaro, (consulté le 23 janvier 2018) : « Céline Sallette que l'on connaît notamment par les spectacles de Laurent Laffargue, longue silhouette d'adolescente vite grandie et déjà bousculée intérieurement par les tortures de l'amour, du désir, est une merveilleuse Anna. »
  12. Armelle Héliot, « Céline Sallette, à l'Est, du nouveau », sur Le Figaro, (consulté le 23 janvier 2018) : « 7 avril : dernière représentation de Molly Bloom, l'épilogue d'Ulysse dans une traduction de Tiphaine Samoyault et une mise en scène de Laurent Laffargue, que j'ai commencé de jouer le 21 mars dernier. »
  13. Yves Kafka, « « Jester », L’infinie comédie de la folie partagée », sur Inferno magazine, (consulté le 23 janvier 2018)
  14. « Jester », sur Glob Théâtre (consulté le 23 janvier 2018)
  15. Joël Raffier, « Théâtre : "Point d’infini", quatre étapes pour un deuil, par Laurent Laffargue », sur Sud-Ouest, (consulté le 23 janvier 2018)
  16. « POINT D’INFINI, au théâtre de Bayonne les 23 et 24/01 », sur Biarritz-guide, (consulté le 23 janvier 2018)
  17. « Point d'infini », sur Montbeliard-zoom, (consulté le 23 janvier 2018)
  18. Philippe Cloutet, « "Carmen" nouvelle production de l’Opéra de Bordeaux », sur Aquitaine online, (consulté le 23 janvier 2018) : « Elle bricole, elle transgresse, elle allume… totalement borderline, la Carmen de Laurent Laffargue zone à la frontière du Mexique et des Etats-Unis. »
  19. a et b Christophe Roux, « Les noces de Figaro, journal d'une création », sur France 3, (consulté le 23 janvier 2018)
  20. a et b Catherine Darfay, « Mozart en double », sur Sud Ouest, (consulté le 23 janvier 2018) : « Et même metteur en scène, Laurent Laffargue, qui compte bien clore la trilogie avec un prochain « Cosi fan tutte ». »
  21. « Dépannage Pauline Sales », sur Sacd Entractes, (consulté le 23 janvier 2018)
  22. Pirandello 2007.
  23. Filippo 2008.
  24. Lionel Gonzalez, « Pulsions : Spectacle de fin d'études des élèves du Centre national des arts du cirque », sur France 3, (consulté le 23 janvier 2018)
  25. « Le pays qui n'existe pas », sur Année zéro, (consulté le 23 janvier 2018)
  26. « Les Molieres 2006 », sur Theothea, (consulté le 23 janvier 2018) : « Compagnie Le Soleil Bleu/Laurent Laffargue Du mariage au divorce »
  27. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2014 », sur Ministère de la culture et de la communication, (consulté le 23 janvier 2018) : « Monsieur Laurent LAFFARGUE Directeur artistique et metteur en scène d'opéras »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]