Beauziac

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Beauziac
Beauziac
La mairie (avr. 2013).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Nérac
Canton Les Forêts de Gascogne
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux et des Landes de Gascogne
Maire
Mandat
Claude Gally
2014-2020
Code postal 47700
Code commune 47026
Démographie
Gentilé Beauziacais
Population
municipale
259 hab. (2015 en augmentation de 1,97 % par rapport à 2010)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 21″ nord, 0° 02′ 50″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 163 m
Superficie 15,34 km2
Localisation

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Beauziac (Bausiac en occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans les Landes de Gascogne à 4,5 km à l'ouest de Casteljaloux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beauziac[1]
Poussignac
Saint-Martin-Curton Beauziac Casteljaloux
Pindères

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est le résultat de l’union de deux anciennes communes : celle du Tren au sud, sans véritable agglomération, avec le château de Carnine et une chapelle, et celle de Bouchet, au centre-est, où se trouvent actuellement la mairie, l’église paroissiale, l’école; la commune porte le nom du château de Beauziac, situé au nord de la commune, mais sans agglomération autour.
Le 2 mai 1837, une ordonnance royale réunit les communes de Bouchet et de Le Tren sous le nom de Beauziac[2].
Au recensement de 1836, la commune du Tren comptait 289 habitants[3] et Bouchet, 240.

L'histoire de la commune est liée, en bonne partie, à deux familles nobles habitant les châteaux de Beauziac au nord et de Carnine au sud.

Château de Carnine[modifier | modifier le code]

Propriété de plusieurs générations de la famille de Brocas. Certains de ses membres ont été enterrés dans la chapelle de Sainte-Radegonde, située dans leur anciens domaines, non loin du château.

  • Le 15 mai 1721, noble Bernard du Casse, en son nom et de celui de son épouse, avait rendu foi et hommage au duc de Bouillon pour sadite maison noble de Carnine.
  • Le 28 février 1732, naît de Pierre-Henri de Brocas (VII lignée de la famille) et de Jeanne du Casse leur fils aîné, messire François de Brocas. Plus-tard, écuyer, sieur de La Nauze, habitant Casteljaloux et l’initiateur de la 8e lignée.
François de Brocas fut institué héritier général et universel de Jeanne du Casse, sa mère, par le testament de celle-ci du 25 août 1754.
Le 9 août 1758, il s’est marié à Jeanne-Antoinette du Casse du Mirail, héritière de la maison noble de Mons ou Carnine, fille de noble Bernard du Casse, sieur de Mirail, et de dame Élisabeth de Joly d’Esclarens, habitants de Casteljaloux, en la paroisse de Saint-Raphaël.
  • Le 11 mars 1814, Pierre-Henry de Brocas, fils de messire François de Brocas sieur de La Nauze et de Jeanne-Antoinette du Casse du Mirail, 9e de la lignée, eut l’honneur d’accompagner Mgr le duc d’Angoulême[4] à son entrée à Bazas, lors de son retour en France, et fut décoré à cette occasion des insignes du « Brassard bordelais ».
Il est décédé au château de Carnine le 21 janvier 1824.
Leur 3e enfant, François-Vosy Brocas de la Nauze, écuyer, initiateur de la 10e lignée, était en 1846 chef des nom et armes de sa maison, habitant au château de Carnine, près de Casteljaloux.
François-Vosy Brocas de la Nauze s’est marié à Mathilde-Marie-Françoise de Villespassans de Faure. Ils ont eu trois enfants, le premier noble Guillaume-François-de L’Île de Brocas de La Nauze est né au château de Carnine le 31 octobre 1849. Le troisième, une fille, Antoinette-Marie-Félicie de Brocas de La Nauze, est née aussi au château de Carnine le 29 août 1852.
  • Bernard de Brocas, d’une génération postérieure datant du début du XXe siècle, sans descendance, a légué la propriété à Henri de Roquemaurel, son cousin germain d’ancienne noblesse auvergnate.
Les actuels propriétaires continuent la lignée des Roquemaurel.
  • Ce château, situé dans le hameau du Tren, est constitué d’un corps central encadré par deux pavillons. L’axe central de la façade est constitué par un gable fini en épi de faîtage. Au vu de cette architecture régulière associée aux gables, on peut estimer sa période de construction entre les XVIIe et XVIIIe siècles.

Cimetière du Tren[modifier | modifier le code]

Dans ce cimetière du Tren, autour de la chapelle de Sainte-Radegonde, ancien domaine du château de Carnine, à quelques 150 m de là, sont inhumés les derniers membres de la famille de Brocas et certains de la famille de Roquemaurel, unis par des liens du sang aux premiers, nouveaux propriétaires du château.

  1. à gauche : Guillaume-François-de L’Île de Brocas de La Nauze, fils de François-Vosy Brocas de la Nauze et de Mathilde-Marie-Françoise de Villespassans de Faure, né le 29 octobre 1849 et mort, au château, le 17 mai 1921.
  2. au fond à droite, double, les parents de Guillaume : Mathilde-Marie-Françoise de Villespassans de Faure de Saint Maurice, comtesse de Brocas de La Nauze, née le 9 juillet 1893 et décédée au château de Malvirade, inhumée ici le 27 octobre 1887 et François-Vosy Brocas de la Nauze né le 8 avril 18.., décédé au château de Carnine le 6 avril 1887.
  3. en face, au fond : un enfant (non lisible)
  4. au milieu à gauche : Gabrielle Chantal Armande, de Barthelemy d’Hastel, comtesse de Brocas de La Nauze, morte à Bordeaux le 31 décembre 1934, inhumée ici le 3 janvier 1935.
  5. au fond à gauche, nom illisible, comtesse de Roquemaurel, née, au château de Carnine sans doute le 29 août 1852, décédée à Bordeaux le 17 février 1903.
  6. François Béranger Eduard Bernard, comte de Brocas de La Nauze, né à Courmelois (Marne) le 12 juillet 1880, décédé à Lisbonne le 9 avril 1964, dernier du nom de la branche des de Brocas de La Nauze issus de la famille de Brocas.
  7. tombe double : Ithier (1914-1996), marquis de Roquemaurel et Claude de Nadaillac (1917-1990) marquise de Roquemaurel.
  8. emplacement réservé aux actuels propriétaires de Roquemaurel.

Note d’archéologie du comte de Broca, maire de Beauziac[5] :

« En faisant les terrassements du chemin no 1, dit de Pindères, dans les terrains attenant au cimetière de l’église du Tren, on a trouvé des tombes ou sarcophages de pierre paraissant remonter à une époque assez reculée. Il m’a été remis une petite pièce de monnaie de Jeanne de Châtillon de 1279 à 1302. D’un côté il y a Comtesta et de l’autre, Blesio Castro. D’autres tombes semblables existent encore dans le même lieu. »

Chapelle Sainte-Radegonde[modifier | modifier le code]

Dans le hameau du Tren, autrefois propriété des châtelains.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Roland Marquet    
mars 1989 mars 2001 René Rochereau    
mars 2001 Bernard Caubet    
en cours Claude Gally    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Beauziacais[6].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2015, la commune comptait 259 habitants[Note 1], en augmentation de 1,97 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
207199180184231240471436448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
453413437460448435438441421
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410415395324333290265217201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
218192175173195215240243260
2015 - - - - - - - -
259--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Ferréol, datant du XVIIe siècle, de Bouchet (bourg),
  • Église Sainte-Radegonde et cimetière antique du hameau du Tren.
  • Château de Beauziac.
  • Château de Carnine.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François-Vosy de Brocas de La Nauze (1762-1824), maire de Beauziac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Archives départementales de Lot-et-Garonne, Beauziac, plan napoléonien, atlas, section TA, 1836, cote 3P/A07/32.
  3. Notice communnale du Tren, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'EHESS.
  4. Louis de France, duc d'Angoulème, fils du futur roi de France Charles X.
  5. citée par Jean-François-Samazeuilh, Dictionnaire, p. 49.
  6. Beauziac sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 8 novembre 2015.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.