Bambari

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la République centrafricaine
Cet article est une ébauche concernant la République centrafricaine.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Bambari
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Préfecture Ouaka
Démographie
Population 41 356 hab. (2003[1])
Géographie
Coordonnées 5° 45′ 55″ nord, 20° 40′ 27″ est
Altitude 465 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
City locator 14.svg
Bambari

Bambari est une ville de République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka ainsi que de l'une de ses cinq sous-préfectures. Avec plus de 40 000 habitants, elle est la 5e ville du pays par sa population.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bambari est située sur la rivière Ouaka. Elle est traversée par la route nationale (RN 2) à 384 km au Nord-Est de Bangui.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1909, le poste colonial français de Bambari est fondé sur les bords de la rivière Ouaka, après qu’une première implantation eut lieu en 1906[2]. L'année suivante, en 1910, les missionnaires spiritains fondent la mission catholique Saint Joseph de Bambari[3]. La localité est chef-lieu de la circonscription de Kandjia-Kouango le , puis le , Bambari est chef-lieu de la circonscription de Kotto-Kouango ainsi que d’une subdivision. En 1918, la circonscription de Kouango prend le nom banda de Ouaka. En juillet 1918, l'administrateur colonial Félix Éboué est en poste à Bambari, il dirige la circonscription pendant trois ans jusqu'en juillet 1921[4]. L'ouverture de la route Bangui-Bambari, qui va permettre la circulation automobile a lieu en 1920. En 1930, la Société textile africaine installe une usine d'égrenage, cette société cotonnière deviendra plus tard la Cotonaf[5]. Le , Bambari devient chef-lieu du département d’Oubangui-Ouaka[6]. L'année 1945 est marquée par la construction du pont sur la rivière Ouaka qui relie les deux parties de la ville. Il s'agit d'un pont en béton armé de 11 travées et de 145 m de long situé sur la route Sibut-Bambari (RN 2)[7]. Un discours d'inauguration est alors rédigé par Léon Mba. Le , la ville est chef-lieu de la région de la Ouaka-Kotto, ainsi que d’un district qui porte son nom. En 1950, la région de la Ouaka-Kotto est divisée en deux : entre la région de la Ouaka et la région de la Basse-Kotto dont le chef-lieu est Mobaye. En 1957, la ville est érigée en commune de moyen exercice[8].

Le , la République centrafricaine indépendante instaure Bambari en chef-lieu de la préfecture de Ouaka[9]. Le , intervient la création du diocèse catholique romain de Bambari par détachement de l'archidiocèse de Bangui[10]. Lors de la reprise des combats en décembre 2012 entre les FACA loyalistes et la coalition rebelle de Séléka la ville tombe aux mains des rebelles[11],[12]. En juin 2014, la site de la cathédrale Saint Joseph accueille près de douze mille réfugiés[13].

Administration[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture de Bambari est constituée de 5 communes: la commune urbaine de Bambari et 4 communes ruales : Danga-Kboudou, Ngougbia, Pladama-Ouaka et Haute-Baïdou. La commune urbaine de Bambari compte 91 quartiers.

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la cour d'appel de Bambari, d'un tribunal de grande instance et d'un tribunal pour enfants[14].

Éducation[modifier | modifier le code]

Fondée en 1985, l’École Normale des Instituteurs (ENI) de Bambari est chargée de la formation des enseignants des différents établissements de l’enseignement fondamental I de Centrafrique[15].

L'enseignement primaire est assuré par 21 écoles fondamentales dont 5 écoles d'application: Application Centre-ville, Application Filles, Application Garçons, Application Saint-Christophe Filles, Application Saint-Christophe, Awal, Centre scolaire Soleil F1, Centre-ville Filles, Lapago Filles, Lapago Garçons, Maïdou (4 écoles: Filles A, Filles B, Garçons A, Garçons B), Michel Maitre, Ndemagofo, Ngouandji A (ex Saint-Joseph Garçons), Nicolas Barré, Notre-Dame des Victoires 2, Notre-Dame des Victoires Filles, Saint-Joseph Filles[16].

L'enseignement secondaire est assuré au lycée mixte de Bambari.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville dispose de la Cathédrale Saint-Joseph, où des milliers de personnes se sont réfugiées en juin 2014[17]. Elle est le siège des évêques de Bambari.

Population[modifier | modifier le code]

Après avoir triplé de 1940 à 1960, puis doublé durant les deux decennies qui ont suivi l'indépendance, la population de Bambari semble se stabiliser légèrement au-dessus de 40 000 habitants. Majoritairement composée par l'ethnie banda, la population de la ville se caractérise par une importante diversité. Dès 1959, il y est recensé 28 ethnies[réf. à confirmer][18].

Évolution de la population
1940 1945 1959 1971 1975 1980 1988 2003 2012
6 000 9 363 19 382 29 008 31 285 41 986 38 633 41 356 41 486
(Sources : 1959,1975,1988,2003: Bureau central du recensement[19], 1940, 1945, 1971,1980[18],2012[20]: estimations)

Société[modifier | modifier le code]

La ville est le siège des paroisses catholiques, Saint Joseph de Bambari fondée en 1920, et Notre Dame des Victoires fondée en 1953.

Économie[modifier | modifier le code]

Bambari possède un aéroport (code AITA : BBY).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population des villes de RCA
  2. Jean-Bosco Peleket, Sangonet, juillet 2003
  3. Centrafrique Presse, 26 novembre 2011
  4. Élie Castor et Raymond Tarcy, Félix Eboué: gouverneur et philosophe, Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2-85802-426-1), p 20
  5. Auguste Chevalier, Revue internationale de botanique appliquée et d'agriculture tropicale : La culture du Cotonnier au Congo belge et en Afrique Equatoriale Française (no 343-344), , bulletin pp. 275-279
  6. Arrêté du 15 novembre 1934, portant organisation administrative et territoriale de l'AEF
  7. Tchakpa M'Brede, Ma Centrafrique !: Un état assujetti, un peuple humilié, Éditions Edilivre, janvier 2016 (ISBN 9782334041676)
  8. Juan Fandos-Rius et Jacques Serre, Répertoire de l'administration territoriale de la République centrafricaine, Paris, L'Harmattan, , 294 p. (ISBN 978-2-343-01298-8), p. 13
  9. Loi 60-179 du 23 janvier 1961 portant création des préfectures et des sous-préfectures sur le territoire de la République Centrafricaine
  10. (la) Paul VI, bulle papale In vitae naturalis, 18 décembre 1965
  11. Centrafrique: Bangui sous la menace des rebelles dans Le Figaro du 27 décembre 2012.
  12. La France n'est pas en Centrafrique pour y protéger «un régime» dans Libération du 27 décembre 2012.
  13. Agence Fides, Douze mille réfugiés dans la Cathédrale de Bambari, l’appel de l’évêque à Fides, 1er juillet 2014
  14. Centrafric Matin, 28 juillet 2011
  15. Pierre Kipre, Unesco, La formation des formateurs en République Centrafricaine, 2004
  16. Nations Unies, Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) Reliefweb, Écoles de la Ouaka, 31 janvier 2013
  17. Douze mille réfugiés dans la Cathédrale de Bambari, l’appel de l’évêque à Fides
  18. a et b Placide Balengondji, Analyse d’un cas de ville en doublement de population depuis l’indépendance : 1960-1980, Bambari en République Centrafricaine. Thèse de doctorat de 3e cycle de géographie, Université de Rouen, 1983
  19. http://www.citypopulation.de/Centralafrica.html
  20. http://archive.is/bzpEt

Voir aussi[modifier | modifier le code]