Mostar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Caractères cyrilliques Cette page contient des caractères cyrilliques. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Mostar
Мостар
Blason de Mostar
Héraldique
Drapeau de Mostar
Drapeau
Vue générale du vieux Mostar
Vue générale du vieux Mostar
Administration
Pays Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Entité Drapeau de la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine Fédération de Bosnie-et-Herzégovine
Canton Herzégovine-Neretva
Ville Mostar
Code postal 88 000
Démographie
Population 65 286 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 36″ N 17° 48′ 29″ E / 43.3433, 17.808143° 20′ 36″ Nord 17° 48′ 29″ Est / 43.3433, 17.8081
Altitude 110 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bosnie-Herzégovine

Voir la carte administrative de Bosnie-Herzégovine
City locator 13.svg
Mostar

Géolocalisation sur la carte : Bosnie-Herzégovine

Voir la carte topographique de Bosnie-Herzégovine
City locator 13.svg
Mostar
Municipalité de Mostar
Administration
Maire Ljubo Bešlić (HDZ-BiH)
Démographie
Population 113 169 hab. (2013)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Superficie 117 500 ha = 1 175 km2
Liens
Site web Site officiel

Mostar (en cyrillique : Мостар) est une ville de Bosnie-Herzégovine située dans le canton d'Herzégovine-Neretva et dans la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine. Selon les premiers résultats du recensement bosnien de 2013, la ville intra muros compte 65 286 habitants et sa zone métropolitaine, appelée Grad Mostar, 113 169[1].

Mostar est le centre administratif du canton de Herzégovine-Neretva. Depuis 2005, le « Quartier du Vieux pont de la vieille ville de Mostar » est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Mostar est située à une centaine de kilomètres au sud de Sarajevo, à environ 40 km de la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie et à 50 km de la mer Adriatique. La ville se trouve sur les bords du fleuve Neretva, entre les hauteurs du Hum et les pentes du mont Velež.

Le mont Velež

Climat[modifier | modifier le code]

Mostar jouit d'un climat tempéré chaud, avec une température moyenne annuelle de 15,1 °C ; juillet est le mois le plus chaud de l'année, avec une moyenne de 25,1 °C. Le mois le plus froid est janvier avec une moyenne de 5,3 °C[3]. La moyenne des précipitations annuelles est de 1 461 mm/m², avec les précipitations mensuelles les plus faibles en juillet et les plus élevées en décembre[3].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C)[3] 8,5 11,2 15,1 18,6 23,3 27,4 31,5 31,1 27,2 21,1 14,1 9,9
Températures moyennes (°C)[3] 5,3 7,4 10,4 13,5 18,0 21,6 25,1 24,8 21,2 16,2 10,5 6,9
15,1
Températures minimales moyennes (°C)[3] 2,2 3,6 5,7 8,4 12,4 15,9 18,7 18,5 15,3 11,3 6,9 3,9
Précipitations moyennes (mm)[3] 157 146 126 122 89 76 49 63 96 138 197 202
1461

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Stari Most, le Vieux Pont de Mostar.

Le site révèle une occupation humaine dès la Préhistoire, comme en témoignent les enceintes fortifiées et les nécropoles.

Les Romains, ayant conscience des possibilités stratégiques et commerciales de ce passage, s'y établissent. On retrouve de ce fait les vestiges enfouis de la ville romaine sous la ville actuelle. À la fin de l'antiquité des basiliques chrétiennes y sont édifiées et cette présence chrétienne sera permanente et active encore au Moyen Âge.

Ce n'est qu'en 1474 que le nom de Mostar apparaît pour la première fois dans un document en référence aux gardiens du pont, les mostari. Ce pont antique, qui se trouvait sur la route commerciale entre l’Adriatique et les riches régions minières du centre de la Bosnie, permet à la bourgade de s'étendre sur la rive droite de la Neretva et de devenir le siège d’un kadiluk (district avec un juge régional). Elle est ensuite la première ville du sandjak de l’Herzégovine, avant d'être le centre du gouvernement turc à l'arrivée des Ottomans[réf. nécessaire].

À partir du XVe siècle, Mostar se développe lors des quatre siècles suivants, sous la tutelle de l'Empire. Au XVe siècle, les archives mentionnent une place forte à l'endroit où l'on passait d'un bord à l'autre de la Neretva par un pont suspendu. Ce pont, qui a donné son nom à la ville, Mostar, favorise le développement du transport et l'essor du commerce. Dès 1475, un premier quartier musulman (dit mahala), avec mosquées et bains, s'établit au bord de la rivière, au nord du lieu de passage. Le noyau du bourg musulman se forme de part et d'autre du pont de pierre construit en 1566 sous le gouvernement de Mehmed-bey Karađoz.

Le pont de Mostar sur un timbre-poste de l'émission de la Bosnie-Herzégovine de 1906.

En 1878, Mostar, ainsi que le reste de la Bosnie-Herzégovine, passe sous administration austro-hongroise et la ville de Mostar connut un nouvel essor économique et urbain.

Quand la Bosnie-Herzégovine passe sous administration austro-hongroise en 1878, après la période ottomane, la ville de Mostar connaît un nouvel essor économique et urbain.

Après 1918, la ville fait partie du nouveau Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, la future Yougoslavie.

La ville, exceptionnelle par l'ensemble de ses habitations et monuments était célèbre pour sa douceur de vivre. Jusqu'à l'époque contemporaine, la ville avait conservé son caractère tout en étant un lieu de production artisanale et un important centre d'échanges commerciaux. Même si, comme partout en Europe, des immeubles souvent hors-échelle y ont été construits pendant les années 1960 ; dans l'ensemble, la vieille ville avait conservé son cachet médiéval.

Mostar pendant la guerre de Bosnie[modifier | modifier le code]

Le pont réparé à l'été 2009.

Mostar a considérablement souffert de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995). Trois camps s'y sont affrontés : tandis que les Serbes tenaient les hauteurs, les Croates avaient parqué les Bosniaques (Slaves musulmans) dans le ghetto de la vieille ville, sur la rive est de la Neretva. Le , un obus croate abat le Stari Most, le « vieux pont » ottoman, symbole de la ville.

Capitale de l'Herzégovine, la ville était un centre industriel, notamment avec le constructeur aéronautique SOKO et me complexe industriel de production d’aluminium Aluminij, ainsi qu'un centre commercial actif (textile, tabac, produits alimentaires) et un site touristique très fréquenté en raison de son architecture orientale ottomane et de ses nombreuses mosquées.

Dès le printemps 1992, la ville et sa région sont touchées par plusieurs offensives militaires menées par l’armée populaire yougoslave (JNA) et les troupes paramilitaires des Serbes de Bosnie. Ni préparée ni organisée militairement, ayant observé de loin la guerre en Croatie, la population bosniaque applique la politique pacifiste dictée par Alija Izetbegović. Cette passivité entraînera une prise des montagnes environnantes et d’une partie de l’est de la ville par les troupes serbes. La totalité des ponts enjambant la rivière Neretva sont détruits à l’exception du vieux pont. Dans la zone industrielle, l’équipement de l’usine du constructeur aéronautique SOKO est déménagée en Serbie, l’aéroport et le complexe de l’usine d’aluminium Aluminij sont détruits.

La reprise de la ville, de la vallée de la Neretva et de ses environs est effectuée par les troupes du conseil de défense croate (HVO) et des forces armées croates (HOS) lors de l’opération Aubes de juin, du 7 au .

S’installe ensuite un calme précaire dans la ville qui est submergée par les réfugiés bosniaques chassés de l’est de la Bosnie tombée sous contrôle serbe. Cette arrivée a pour conséquence une modification de la population de la ville et de l’équilibre entre Croates et Bosniaques. De nombreuses personnes spéculent alors sur un accord secret entre le président de la république de Croatie, Franjo Tuđman, et le président de la république de Serbie, Slobodan Milošević, sur un partage de la Bosnie-Herzégovine au détriment des Bosniaques. Il est rapporté que Slobodan Milošević désirait obtenir toutes les terres de l'est et de l'ouest de la Bosnie alors que Franjo Tuđman souhaitait s'assurer le contrôle des régions à majorité croate. La politique de la Croatie et de Franjo Tuđman pour la Bosnie-Herzégovine n'a jamais été transparente ; certains pensent que Franjo Tuđman souhaitait agrandir les frontières de la Croatie en Bosnie-Herzégovine. La création de l’Armée de la République de Bosnie et d'Herzégovine entraîne alors d’importantes défections de combattants bosniaques dans les troupes du HVO et du HOS. Ceux-ci partent avec les armes dont ils ont été dotés lorsqu’ils combattaient sous commandement croate, et il prennent le contrôle de la partie orientale de la ville où ils étaient majoritaires. En 1993, les ultra-nationalistes croates, qui étaient à ce moment convaincus de la défaite des Bosniaques et qui pensaient partager la Bosnie-Herzégovine avec leurs ennemis serbes, crée la République d'Herceg-Bosna. Mais la résistance des troupes gouvernementales est considérable. Alors que le ravitaillement est régulièrement coupé, que l'État-major bosniaque donne la priorité à la défense du nord et du centre du pays, les forces bosniaques tiennent et repoussent toutes les attaques[réf. nécessaire].

Panorama de Mostar
La vieille ville

Le conflit entre les Bosniaques et les Croates finit par tourner au désavantage des ultra-nationalistes croates d'Herceg-Bosna lorsque l'armée de Bosnie-Herzégovine prend le contrôle du nord de la Bosnie et de la Bosnie centrale, encerclant la population croate dans les villes de Novi Travnik, Vitez, Busovača, Kiseljak, Kreševo ou encore Žepče. Les troupes bosniaques, après la prise de la Bosnie centrale aux troupes croates du HVO, entament une percée vers le sud, prenant le contrôle d'une partie de l'Herzégovine, de Konjic, Jablanica et les parties septentrionales et orientales de la ville de Mostar lors de l'opération Neretva 93 et font leur jonction avec les unités situées à l’est de Mostar[réf. nécessaire].

La suite des événements est caractérisée par des affrontements comparables à une guerre de tranchées entre le Conseil de défense croate (HVO) et les forces bosniaques de l’Armée de la République de Bosnie et d'Herzégovine (ARBiH), le long de la ligne de démarcation située en centre ville, le long du Bulevar narodne revolucije (boulevard de la révolution populaire). Durant cette période, les minorités des deux parties de la ville sont la cible de représailles et doivent quitter leurs habitations lors des périodes d’accalmie pour rejoindre les parties de la ville où ils étaient majoritaires. Ceci provoqua une homogénéisation de la partie croate et bosniaque de la ville[réf. nécessaire].

Le sommet des affrontements entre croates et bosniaques est atteint le , lorsque les forces croates détruisent le vieux pont de Mostar en le dynamitant afin de prévenir toute tentative bosniaque de s'emparer de la partie occidentale de la ville contrôlée par les forces croates. Cette action est condamnée par la communauté internationale et provoque la consternation chez un certain nombre d’habitants croates de la ville attachés au symbole de leur ville. L'opération Neretva 93 est arrêtée par les autorités bosniaques après qu'elles ont reçu des informations sur les incidents contre des civils et des prisonniers de guerre croate. Plus tard, des équipes mixtes croates et bosniaques, avec l’aide d’une entreprise turque, ont reconstruit à l’identique le pont et son quartier. Le nouveau pont est inauguré le en présence de nombreuses personnalités[réf. nécessaire].

Les accords de Washington, conclus sous le patronage de la nouvelle administration américaine du président Bill Clinton, mettent fin aux affrontements entre Croates et Bosniaques. Une période d’accalmie s’installe mais les tensions et les rancœurs persistent encore pendant de longs mois. Elles renaissaient sporadiquement lors de la construction d’édifices religieux ; ainsi, la hauteur du clocher d’une église et l’installation d’une croix sur la montagne surplombant la ville côté croate ont provoqué des manifestations côté bosniaque. Des affrontements ont également été signalés lors de rencontres de football, comme celle opposant la Croatie à la Turquie, en quart de finale du championnat d'Europe de football 2008 en Autriche[réf. nécessaire].

Mostar depuis la guerre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stari Most.
La maison Čardak

Mostar-Ouest (essentiellement quartiers modernes et depuis 1995 à majorité croate et catholique) et Mostar-Est (principalement quartiers plus anciens à majorité bosniaque et musulmane), séparés par le Bulevar narodne revolucije pendant la guerre ont été réunifiés en une seule municipalité, qui est ainsi devenue la capitale du Canton de Herzégovine-Neretva. La Neretva traverse le quartier oriental de la ville.

Le Stari Most, le « vieux pont », a été reconstruit à l'identique en 2004 avec de nombreuses pierres d'origine (notamment pour le revêtement du pont), et selon la technique ottomane d'époque. Il accueille comme par le passé le traditionnel championnat de plongeon dont le local est la maisonnette Čardak située à la sortie occidentale du Vieux Pont.

Les immeubles, lieux de la guérilla urbaine ; Mostar, une ville qui porte encore les stigmates de la guerre, août 2006.

Mostar-Ortijes : ce camp de la SFOR situé à côté de l'actuel aéroport abritait les éléments des armées (Allemagne, France, Italie, Espagne, Maroc) qui composaient un élément vital dans la sécurisation de la ville.

De nombreuses maisons restent à reconstruire dans la ville, mais le centre historique renaît de ses cendres rapidement grâce à de nombreux donateurs. L'attrait et le charme du centre de Mostar ont ainsi pu être préservés malgré tout.

Localités[modifier | modifier le code]

Localisation de la municipalité de Mostar en Bosnie-Herzégovine.

Le territoire de la Ville de Mostar compte 60 localités :

Démographie[modifier | modifier le code]

Ville intra muros[modifier | modifier le code]

Évolution historique de la population dans la ville intra muros[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1948 1953 1961 1971 1981 1991 2013
- - 35 284 47 802 63 427 75 865[4] 65 286[1]


Évolution de la population

Répartition de la population par nationalités dans la ville intra muros (1991)[modifier | modifier le code]

En 1991, sur un total de 75 865 habitants, la population se répartissait de la manière suivante[5] :

Nationalité Nombre %
Musulmans 25 929 34,17
Croates 21 795 28,72
Serbes 14 142 18,64
Yougoslaves 11 555 15,23
Inconnus/Autres 2 444 3,22

Ville (ex-municipalité)[modifier | modifier le code]

Évolution historique de la population dans la Ville[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1961 1971 1981 1991 2013
72 453 89 580 110 377 126 628 113 169


Répartition de la population par nationalités dans la Ville (1991)[modifier | modifier le code]

En 1991, sur un total de 128 782 habitants, la population se répartissait de la manière suivante[6] :

Nationalité Nombre %
Musulmans 43 856 34,63
Croates 43 037 33,98
Serbes 23 846 18,83
Yougoslaves 12 768 10,08
Inconnus/Autres 3 121 2,46

Politique[modifier | modifier le code]

Ljubo Bešlić, membre de l'Union démocratique croate de Bosnie et Herzégovine (HDZ-BiH), est le maire de la Ville[7].

Culture[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Mostar

À Mostar se trouvent les centres culturels suivants :

  • Centre pour la culture "Mostar"
  • Maison de la Culture "Dom Kulture Herceg Stjepan Kosača"
  • Centre Culturel Jeunesse "Abraševic"
  • Salle de Concert "Pavarotti-Mostar"
  • Archives de l'Herzégovine (aujourd'hui Archives cantonales)
  • Musée de l'Herzégovine
  • Bibliothèque municipale "Herceg Stjepan Kosače"
  • Gradska biblioteka "Luka"
  • Théâtre populaire de Mostar
  • Théâtre croate "HNK-Mostar"
  • Maison Aleksa Šantić

L'évènement culturel le plus connu est l'Été de Mostar avec notamment un récital de poésies anciennes d'Aleksa Šantić. Une des plus anciennes compétitions de plongeons traditionnels depuis le Vieux Pont a lieu le dernier week-end du mois de juillet.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte deux principaux clubs de football : le Velež Mostar et le Zrinjski Mostar.

Éducation[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • La ville abrite une importante usine d'aluminium[8].
  • L'opérateur de télécommunication HT est basé à Mostar

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le fleuve Neretva

La ville de Mostar est l'une des principales villes touristiques de Bosnie-Herzégovine ; la cité proprement dite et ses alentours abritent de de nombreuses curiosités.

Nature[modifier | modifier le code]

  • le parc naturel de Ruište, avec les monts Prenj (où pousse le Lys Bosniaque) ;
  • la réserve naturelle de Diva Grabovica ;
  • le « Plateau (Blato) », colline qui domine la ville, dans sa partie occidentale.

Monuments[modifier | modifier le code]

Mostar

La vieille ville de Mostar, notamment avec le vieux pont (Stari most) et ses monuments des XVe au XIXe siècle, est inscrite dans son ensemble sur la liste des monuments nationaux de Bosnie-Herzégovine[9] ; le quartier du vieux pont figure par ailleurs sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO[2].

Parmi les monuments plus particulièrement protégés, on peut notamment citer :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Blagaj
Article détaillé : Blagaj (Mostar).

L'ensemble naturel et architectural du village de Blagaj est inscrit sur la liste des monuments nationaux de Bosnie-Herzégovine[27] et est proposé par le pays pour une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO[28].

La tekke de Blagaj (maison de derviche) a inspiré Meša Selimović pour son livre Le Derviche et la Mort.

Autres

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
La vieille ville de Mostar.

Pacifiquement, malgré les tensions issues des années noires, la population se remet progressivement du traumatisme de la guerre (1992-1995) selon les nouvelles modalités. Les maisons et immeubles sont restaurés au rythme du programme de reconstruction de l'Union européenne. De nombreux mostariens se réinstallent à l'ouest ou à l'est du « Bulevar » en fonction de leur appartenance à la communauté bosniaque ou croate. Les échanges entre les deux parties de la ville restent toujours très importants malgré la tendance de chacune des communautés de s'inspirer, soit du voisin croate, soit des vallées centrales de la Bosnie. La population a été démobilisée avec soulagement à l'arrivée de la SFOR représentée sur place par un détachement des Forces armées espagnoles et les différents chefs militaires ont poursuivi leur carrière sur le terrain économique ou politique.

La communauté serbe a quasiment en totalité pris le chemin de l'exil, vers la République serbe de Bosnie ou vers l'étranger. Des réfugiés (croates et bosniaques) originaires de toutes les régions de Bosnie-Herzégovine s'y sont installés après la guerre, et Mostar reste un foyer dynamique au point de vue culturel et économique.

La ville voit se multiplier les boutiques de vêtements, de meubles, de musique ou de hi-fi à prix modérés. En raison de la non-adhésion à l'OMC, les prix restent relativement bas pour la clientèle locale et attractive pour les pays limitrophes, ce qui permet une reprise économique (notamment du secteur du BTP) se répercutant sur tout l'arrière pays d'Herzégovine, les villages devenant en quelques années des villes champignons. Les exilés (principalement d'Allemagne & d'Autriche) représentent un potentiel important d'investissement dans la région, et l'économie est soutenue par la stabilité du mark convertible, monnaie de la Bosnie-Herzégovine indexée sur l'Euro. Le secteur informel est important et reste un facteur de dynamisme économique malgré tout.

Les jeunes sont contraints de faire face à un chômage toujours élevé, et l'éloignement des centres universitaires de pointe (Sarajevo, Split, Zagreb) les conduit souvent à quitter la région, qui, n'ayant pas suffisamment d'emplois qualifiés à leur offrir, subit alors une fuite des cerveaux.

La richesse du patrimoine de la ville, la proximité de sites touristiques comme Medjugorje (lieu de pèlerinage catholique), le village de Blagaj (lieu de pèlerinage musulman), la nécropole bogomile de Radimlja et le musée de la résistance de Jablanica font de Mostar le centre d'une région attractive, profitant aussi de l'essor touristique de la côte adriatique de Croatie proche.

Capitale régionale en plein mouvement qui se modernise rapidement, Mostar est une ville dynamique ouverte sur le monde.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est reliée par le train à la côte croate et à Sarajevo.

L'aéroport, resté très longtemps militaire, a commencé (notamment au printemps 2014) à s'ouvrir aux vols réguliers ; à titre d'exemple, vols bi-hebdomadaires de Mistral Air (it) vers Rome[29] et vers Coni[30], et surtout les vols de BH Airlines (ou B&H Airlines, BH signifiant Bosnie et Herzégovine)[31].

Quelques personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (sr+en) « Census of population - Preliminary results by municipalities and settlements in the Federation of Bosnia and Herzégovine » [PDF], sur http://fzs.ba, Institut de statistiques de la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine (consulté le 25 avril 2015)
  2. a et b (fr) « Quartier du Vieux pont de la vieille ville de Mostar », sur http://whc.unesco.org, l'UNESCO (consulté le 25 avril 2015)
  3. a, b, c, d, e et f « Climat : Mostar », sur http://fr.climate-data.org (consulté le 25 avril 2015)
  4. (bs) « Population 1961-1991 », sur http://pop-stat.mashke.org (consulté le 25 avril 2015)
  5. (bs)(hr)(sr) Livre : Composition nationale de la population - Résultats de la République par municipalités et localités 1991, Bulletin statistique n°234, Publication de l'Institut national de statistique de Bosnie-Herzégovine, Sarajevo.
  6. (bs+hr+sr) « Recensement par communautés locales (1991) » [PDF], sur http://www.fzs.ba, Bosnie-Herzégovine - Fédération de Bosnie-et-Herzégovine - Institut fédéral de statistiques (consulté le 4 août 2015)
  7. (hr) « Gradonačelnik Grada Mostara », sur http://www.mostar.ba, Site de la Ville de Mostar (consulté le 25 avril 2015)
  8. « Aluminij d.d. Mostar », Aluminij d.d. Mostar (consulté le 4 août 2010)
  9. (en) « Mostar », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  10. (en) « Karađoz-beg mosque in Mostar », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  11. (en) « Tabačica džamija », sur http://kons.gov.ba (consulté le 6 mars 2015)
  12. (bs) « Koski Mehmed-pašina džamija i medresa », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  13. (bs) « Roznamedži Ibrahim-efendije džamija », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  14. (en) « Kujundžiluk čarsija », sur http://kons.gov.ba (consulté le 26 avril 2015)
  15. (en) « Kriva ćuprija », sur http://kons.gov.ba (consulté le 26 avril 2015)
  16. (en) « Ćose Jahja hodžina džamija », sur http://kons.gov.ba (consulté le 26 avril 2015)
  17. (bs) « Sahat kula », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  18. (en) « Residential complex of the Muslibegović family », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  19. (bs) « Stambeni kompleks Biščevića-Lakšića », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  20. (en) « Česma na Musali », sur http://kons.gov.ba (consulté le 26 avril 2015)
  21. (en) « Gimnazija », sur http://kons.gov.ba (consulté le 26 avril 2015)
  22. (en) « Gradsko kupatilo (Banja) », sur http://kons.gov.ba (consulté le 26 avril 2015)
  23. (en) « Muzička škola », sur http://kons.gov.ba (consulté le 26 avril 2015)
  24. (en) « Biskupski dvor », sur http://kons.gov.ba (consulté le 26 avril 2015)
  25. (bs) « Mitropolija », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  26. (en) « Partisan Memorial-Cemetery », sur http://kons.gov.ba (consulté le 25 avril 2015)
  27. (en) « Blagaj », sur http://kons.gov.ba (consulté le 30 avril 2015)
  28. (en) « The natural and architectural ensemble of Blagaj », sur http://whc.unesco.org, l'UNESCO (consulté le 30 avril 2015)
  29. http://www.guidaviaggi.it/notizie/162889/mistral-air-apre-rotta-roma-mostar-roma/
  30. http://www.targatocn.it/2014/04/18/leggi-notizia/argomenti/attualita/articolo/medjugorje-piu-vicina-da-levaldigi-si-vola-verso-mostar-video.html
  31. http://italintermedia.globalist.it/Detail_News_Display?ID=70204&typeb=0&Loid=226&Dalla-Bosnia-si-vola-in-Italia-

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Informations[modifier | modifier le code]

Données géographiques[modifier | modifier le code]