Ndélé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Ndélé
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Préfecture Bamingui-Bangoran
Maire Ibrahim Senoussi Kamoun
(Sultan de Ndélé)
Démographie
Population 10 850 hab. (2003[1])
Géographie
Coordonnées 8° 24′ 39″ nord, 20° 38′ 58″ est
Divers
Fondation 1896
Localisation
Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine
Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
City locator 14.svg
Ndélé

Ndélé (ou N'Délé, N'Dellé) est un village de République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran ainsi que de l'une de ses deux sous-préfectures. Il compte actuellement quelques milliers d'habitants[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la route nationale RN8, axe Bangui - frontière soudanaise, à 648 km au nord-est de Bangui. Elle constitue l'unique ville de la vaste commune de Dar el Kouti.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1896, le sultan Mohamed-es-Senoussi fonde Ndélé sur un plateau dominant la rivière Méagoulou[3], il en fait la capitale du sultanat du Dar el-Kouti.

Il fait construire sur la colline de rochers (kaga chez les Banda de Centrafrique[4]) surplombant la capitale du sultanat, Ndélé, un tata, un palais fortifié, à partir duquel il ravitaillait les marchés d'Afrique du Nord en esclaves[5]. Ndélé était ces années-là une ville de commerçants dont le rayonnement allait jusqu'aux régions et royaumes voisins (Dar Sila, empire de Sokoto, du région du Fezzan, du royaume du Ouaddaï, émirat de Kano, etc.)[6].

Ndele, qui a à cette époque notamment accueilli les captifs de guerre, a fini par devenir l’agglomération la plus importante du nord de l’actuelle République centrafricaine, avec près de 30 000 habitants au début du XXe siècle[2].

En 1911, après avoir tué Senoussi, le , les Français occupent Ndélé[7].

Lors de la reprise des combats en décembre 2012 entre les FACA loyalistes et la coalition rebelle de Séléka, la ville tombe aux mains des rebelles[8],[9].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Tata, son ancien palais fortifié se visite encore. Il a été soumis en 2006 par les autorités centrafricaines à l'Unesco pour être désigné "patrimoine mondial" de l'humanité[10].

Éducation[modifier | modifier le code]

L'enseignement secondaire est assuré au lycée de Ndélé.

Société[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la paroisse catholique Sainte-Marie de Ndélé fondée en 1949, elle dépend du diocèse de Kaga-Bandoro.

Média[modifier | modifier le code]

Depuis le 18 avril 2016, la localité est doté d'une radio communautaire : Radio Ndélé pas loin.

Économie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Population des villes de RCA
  2. a et b « Des « réfugiés » dans l'Afrique précoloniale ? : L'exemple de la Centrafrique, 1850-1910 », Politique africaine, vol. 1, no 85,‎ , p. 16-28 (lire en ligne)
  3. Unesco, liste du patrimoine mondial
  4. « Des « réfugiés » dans l'Afrique précoloniale ? : L'exemple de la Centrafrique, 1850-1910 », Politique africaine, vol. 1, no 85,‎ , p. 16-28 (lire en ligne)
  5. Le Tata (palais fortifié) du sultan Senoussi, les grottes de Kaga-Kpoungouvou, la ville de Ndélé
  6. « Centrafrique: un ancien sultanat aux racines des revendications des régions du nord », Slate Afrique,‎ (lire en ligne)
  7. Pierre Saulnier, Le Centrafrique: Entre mythe et réalité, L'Harmattan, 1998, p 79
  8. Centrafrique: Bangui sous la menace des rebelles dans Le Figaro du 27 décembre 2012.
  9. La France n'est pas en Centrafrique pour y protéger «un régime» dans Libération du 27 décembre 2012.
  10. http://whc.unesco.org/en/tentativelists/4004/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]