1er régiment du génie

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1er régiment du génie
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Insignes régimentaires du 1er régiment du génie
Insignes régimentaires du 1er régiment du génie

Création 1814
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type régiment Génie
Fait partie de Brigade du génie
Garnison Illkirch-Graffenstaden
Devise "Toujours Brave"
Inscriptions
sur l’emblème
Fleurus 1794
Anvers 1832
Constantine 1837
Sébastopol 1854-55
Extrême-Orient 1884-1885
La Marne 1914
Champagne 1915-1918
Verdun-Argonne 1915-1918
Italie 1943-1944
Le Rhin 1945
Batailles Bataille de la Marne
Bataille de Verdun
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de Guerre 1914-1918
50 citations ont été attribuées à ses compagnies
Croix de guerre 1939-1945
une palme

Le 1er régiment du génie était un régiment du génie militaire de l'Armée de terre française. Créé en 1814, il est dissous en 2010.

Régiment de tradition de la garnison de Strasbourg, il était, avant sa dissolution, caserné au quartier Leclerc à Illkirch-Graffenstaden.

Son drapeau n'a jamais été pris par l'ennemi. Il était l'héritier des traditions du 101e RG.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • Créé en 1814 : le 1er régiment de génie est l'héritier des compagnies franches de sapeurs et de mineurs créés par Louis XVIII.
  • Le Régiment du Génie de Metz (no 1) créé en 1816, le 1er octobre, à Metz, avec des éléments de l'ancien 2e régiment de sapeurs-mineurs.
  • Dénommé 1er régiment du Génie en 1820.
  • Dissolution le .

Chef de corps[modifier | modifier le code]

1er Régiment de Sapeurs-Mineurs[modifier | modifier le code]

1814-1815: Colonel Jean-Baptiste Lamare

Régiment de Metz du Corps Royal du Génie (qui prit l'appellation de 1er régiment du génie en 1820)[modifier | modifier le code]

1816-1825: Colonel Ambroise Prost

1er Régiment du Génie[modifier | modifier le code]

1825-1831 : Colonel Jean-Gabriel Thiébault (*)

1831-1833 : Colonel Repecaud

1833-1838 : Colonel Audoy (*)

1838-1841 : Colonel Guillemain (*)

1841-1844 : Colonel Dupont de l'Estang

1844-1848 : Colonel Charles Paulin

1848-1853 : Colonel Boutault (*)

1853-1859 : Colonel comte de Vauban Le Prestre (*)

1859 : Colonel Jourjon, tué le 24 juin 1859 à la bataille de Solférino

1859-1864 : Colonel Prudon (*)

1864-1868 : Colonel Dubost (*)

1868-1874 : Colonel François-Xavier Merlin

1874-1876 : Colonel Salanson (*)

1876-1879 : Colonel Pleuvier (*)

1879-1880 : Colonel Histin (*)

1880-1882 : Colonel de Bussy (*)

1882-1883 : Colonel Richard (*)

1883-1884 : Colonel Guichard (*)

1884-1885 : Colonel Mensier (*)

1885-1887 : Colonel Lallemant (*)

1887-1889 : Colonel Quinivet (*)

1889-1891 : Colonel Bouvier (*)

1891-1892 : Colonel Tartrat

1892-1894 : Colonel François Derendinger (**)

1894-1897 : Colonel Perboyre

1897-1900 : Colonel Bouic

1900-1902 : Colonel Tetard

1902-1904 : Colonel Lheritier

1904-1906 : Colonel Thevenet

1906-1910 : Colonel Fournier (*)

1910-1912 : Colonel Cauboue

1912-1913 : Colonel Tatin

1913-1914 : Colonel Dehoey

1920-1922 : Colonel Labadie

1922-1924 : Colonel Hure

1924-1926 : Colonel Lagarde

1926-1927 : Colonel Louis Chauvineau (**)

1927-1928 : Colonel Ballis

1928-1929 : Colonel Grenet

1929-1931 : Colonel Lemoine

Insigne régimentaire du 1er Bataillon du Génie

1931-1934 : Colonel Paul Drome (*)

1934-1936 : Colonel Lazard

1936-1937 : Colonel Wernert

1937-1940 : Colonel Reverdy

1er Bataillon du Génie[modifier | modifier le code]

1er Bataillon du Génie de l'Armée d'armistice, Héritier du 1er R.G / Insigne incorrect ( voir le 1er Bataillon du Génie des Forces Françaises Libres)

1940-1942: Lieutenant-Colonel Cueff (*)

101e Régiment du Génie[modifier | modifier le code]

1944-1946: Colonel Jean-Gabriel Ythier (*)

Insigne régimentaire du 101e Régiment du Génie

1er Régiment du Génie[modifier | modifier le code]

1946-1950: Colonel Jean Mandaroux (*)

1950-1952: Colonel Frédéric-Étienne Langlet (**)

1952-1954: Colonel Robert Prieur (***)

1954-1956: Colonel Robert

1956: Colonel François Guelfi (*)

1956-1957: Colonel Paul Cayatte

1957-1959: Colonel Jean Nouqueret

1959: Colonel Michel Lafferrerie (**)

1959-1960: Colonel René Antoine

1960-1961: Colonel Hym

1961-1964: Colonel Constantin Vidal

1964-1966: Colonel Robert Riche

1966-1969: Colonel Jean Chevalier

1969-1971: Colonel Jacques Delplancq (*)

1971-1973: Colonel Jean Arnoux

1973-1976: Colonel Jean Maison (**)

1976-1978: Colonel Bernard Rigal (*)

1978-1980: Colonel Bernard Putigny (*)

1980-1982: Colonel Pierre Stehlin (**)

1982-1984: Colonel Jean-Paul Rœlly

1984-1986: Colonel Armand Mandra

1986-1988: Colonel Roland Sautel

1988-1991: Colonel Jacques Fabre

1991-1993: Colonel Luc Ozaneaux

1993-1995: Colonel Georges Kuttlein

1995-1999: Colonel Huguet (*)

1999-2001: Colonel Bernard Bruder (***)

2001-2003:Colonel Albacete

2003-2005:Colonel Pascal Kerouault (*)

2005-2007: Colonel Jean-Jacques Soucasse

2007-2009: Colonel Jean-Denis Berthon

2009 à 2010 et dernier chef de corps du 1er Régiment du Génie: Colonel François Eglemme

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division. (***) Officier qui devint par la suite général de corps d'armée.

Historique des garnisons, combats et batailles du 1er RG[modifier | modifier le code]

Guerres de l'Empire[modifier | modifier le code]

Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période:

Génie-béret.jpg

Officiers blessés ou tués en servant au 1er RG entre 1814 et 1815 :

Officiers tués : XX
Officiers morts de leurs blessures : XX
officiers blessés : XX

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Deuxième République[modifier | modifier le code]

En 1849, il fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participe au siège de Rome

Second Empire[modifier | modifier le code]

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Il passe des périodes de trois ou quatre années, à tour de rôle dans les garnisons de Metz, Montpellier et Arras. Sa dernière garnison en 1870 est Metz. Après la guerre de 1870-1871, le 1er Régiment du génie est regroupé à Versailles et occupera la caserne des Petites Ecuries jusqu'à la guerre de 1914.

En 1876, les compagnies de chemin de fer rejoignent Versailles et forment deux bataillons spéciaux. Le 20e Bataillon du 1er Génie est en garnison à Toul à la caserne Perrin-Brichambault. Le 4 juillet 1889, le 20e bataillon, spécialisé chemin de fer et les deux bataillons spéciaux passent au 5e régiment du génie.

En 1900, la loi du 9 décembre regroupe les Cies d'aérostation en un bataillon attaché au 1er régiment du génie. En 1901, le Décret du 21 janvier attribue le numéro 25 aux aérostiers. Elles sont regroupées le 1e avril 1904 pour former, sous les ordres du chef de bataillon Hirschauer, le 25e Bataillon du Génie à Versailles. Au début de la Première Guerre mondiale, ils sont dans les bataillons de Places. Le 25e Bataillon, pour la place de Verdun, au 9e régiment du génie.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Garnison à Versailles. A la déclaration de guerre, il est dissout, et forme un dépôt de guerre. Il est organisé en compagnies divisionnaires et de corps d'armée, formées depuis 1871, appartenant au 4e, 5e et 22e Bataillon du Génie[1]. De 1914 à 1919, le dépôt est à Montpellier

Compagnies du régiment durant la guerre[modifier | modifier le code]

Pour le 22e bataillon, ce dernier rattaché au Corps Colonial, les compagnies : 22/1, 22/51, 22/2, 22/3, 22/53, 22/4, 22/5, 22/6, 22/7, 22/8, 22/9, 22/10, 22/11, 22/13, 22/16, 22/63, 22/21, 22/71, 22/23.

  • Pour la 2e DIC :
  • Cies de Génie de D.I  : 22/1, 22/3.
  • Cies de Génie de C.A  : 22/2, 22/4 (22/2 seulement à/c du 07/1915)
  • Cies de Ponts  : 22/16
  • Cies de Parc  : 22/21


  • Compagnies Schilt ou lance-flammes (par extension, les Cies du Génie spécialement équipées de ce type de matériel seront ensuite dénommées « Cies Schilt ») : 22/5 à 22/11.
  • Compagnies Z (spéciales - code des gaz de combat) : 22/31 à 22/38,
  • Compagnies 31/1 à 31/4, 32/1 à 32/3, 33/1 à 33/3, 34/1 et 34/2.
Création en 1915 des 31, 32, 33 et 34e bataillon dit Z pour unités Armes Spéciales. On créa 2 bataillons de lance-flammes qui, appartenant au Génie, prirent les no 33 et 34.
Les Cies lance-flamme sont regroupées au sein du 40e bataillon créé en 1917 : 40/1 à 40/7.


Le 1er régiment, avait dû être dédoublé pour former, surtout du point de vue administratif, un 21e régiment du génie qui fut dissous à la fin de la Campagne. La création temporaire du 21e régiment du génie eut pour but de répartir les unités du 1er régiment du génie en deux groupes ; mais, par la suite, il y eut des modifications, certaines compagnies ont compté aux deux régiments : il en résulte qu'il est difficile de séparer les deux subdivisions du 1er et du 21e régiment du génie.

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

Le Dépôt du 1er Génie est à Montpellier

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1915, à Vauquois, un accident implique une équipe de sapeurs pompiers de la Brigade de Paris, formant la compagnie « engins spéciaux » 22/6 du 1er régiment du génie[2] du camp de Satory, venus en renfort avec un matériel d'un usage nouveau, les appareils Schilt, mais d'une efficacité impressionnante. Elle projette au moyen, de lances sur les lignes allemandes environ 3000 l d'un mélange d'un liquide composé de 30 % de pétrole et 70 % d'huile légère de houille contenu dans des récipients sous pression, mélange enflammé au moyen de grenades incendiaires. Cette émission de liquide enflammé avait pour but d'aider à prononcer une attaque à hauteur des vestiges de l'église du village. L'effet de souffle produit par l'explosion d'un dépôt de munitions allemand, touché par ce mélange, rabat le liquide enflammé sur les lignes françaises. les victimes se comptent parmi les sapeurs pompiers et les hommes du 3e bataillon du 31e RI, présents dans les tranchées[3].

la Cie 01 du 1er Génie embarque à Marseille pour Alexandrie le 18 mai 1915 dans le cadre de l'Armée d'Orient

Aux Dardanelles en août 1915 installation d'une ligne téléphonique entre Mondros et Portheventos distant de 8 km pour relier le Parc d'Artillerie

Cartes postales envoyées par le Ss-Officier Paul Caron

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

En avril 1917, la création d'un régiment ayant pour seul but de soulager l'administration du 1er régiment du génie est arrêtée. La nouvelle Unité porte le no 21 du 1er juillet 1917 au 30 septembre 1919. Le 21e régiment du génie fut dissous à la fin de la Campagne.

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dissolution[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme des armées lancée en 2008 après l'adoption du livre blanc sur la défense, le , François Fillon (Premier ministre) et Hervé Morin (Ministre de la Défense) ont annoncé la dissolution du 1e RG[4]. Le 24 juin 2010, une cérémonie de dissolution est organisée place Kléber à Strasbourg[5]. Hindisheim a été choisi par le lieutenant colonel Eglemme, commandant du 1er Régiment du Génie pour être le cadre de la cérémonie de dissolution et de remise du fanion de commandement et de logistique au chef de corps. Ensuite, l’inauguration officielle d’une rue portant le nom de « Rue du 1er Régiment du Génie » a été effectuée dans la nouvelle zone artisanale, en souvenir de ce régiment qui intervint, notamment, après la destruction du pont sur l’Andlau, à l’entrée de Hindisheim, au moment de la Libération, en novembre 1944.

Avant sa dissolution, le régiment était en garnison à Illkirch-Graffenstaden, commune voisine de Strasbourg, et était subordonné à la brigade du génie.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Drapeau[modifier | modifier le code]

fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[6]:

1er régiment du génie-drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Cinquante citations à l'ordre de l'armée ont été attribuées à ses compagnies lors de la Première Guerre mondiale. Liste des compagnies ayant obtenu le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918:

NB : seule l'unité citée, en l'occurrence, la compagnie, a droit au port de ses décorations.


4/5, 4/8, 4/13, 4/63, 5/1, 5/4, 5/7, 5/52, 5/57, 22/1, 22/3, 22/13 et 22/63 dont 5/1, 5/7, 5/52 et 5/57 du 21e régiment du génie[7] .

Héritier des traditions du 101e RG, son drapeau est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 pour le franchissement de vive force du Rhin à Germersheim (Allemagne) le 31 mars 1945, ainsi que les inscriptions "Italie 1943-1944 et "Le Rhin" qui appartiennent également au 101e RG.

Devise[modifier | modifier le code]

"Toujours brave"

insignes de la brigade du génie

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique des 1e et 21e régiments du génie disponible sur Gallica ( Jupas et Madard, Campagne 1914-1918 1er et 21e Régiment du Génie
    Consultable à la bibliothèque du Ministère de la défense du Fort de Vincennes.)
  • Précis des unités du Génie de 1793 à 1993 (ND) par le Cne(er) Giudicelli et le Maj(er) Dupire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel du 4 novembre 1919 qui établit un tableau des unités combattantes au regard de la loi du 19 août 1917
  2. La Butte meurtrie, Vauquois, p 202-203
  3. JMO du Génie du 5e corps d'armée (France)
  4. Défense, la nouvelle carte militaire, Le Figaro
  5. « Cérémonie de dissolution du 1er régiment du Génie d'Illkirch » sur Youtube, vidéo des Dernières Nouvelles d'Alsace.
  6. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  7. Historique du 1e RG et du 21e RG, 1914-1918, Versailles Judas et Machard, 200 pages.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]