Engin blindé du génie

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Engin blindé du génie
Engin blindé du génie de la 2e brigade blindée présenté lors du 14 juillet 2006.
Engin blindé du génie de la 2e brigade blindée présenté lors du 14 juillet 2006.
Caractéristiques de service
Type Véhicule du génie militaire
Service 1991-Aujourd'hui
Utilisateurs Drapeau de la France France
Conflits Guerre du Golfe
Production
Année de conception 1987
Production 71
Unités produites 3e régiment du génie
13e régiment du génie
19e régiment du génie
31e régiment du génie
École du génie
Caractéristiques générales
Équipage 3 (chef d'engin, opérateur, pilote)
Longueur 8,29 m
Largeur 3,35 m
Hauteur 2,94 m
Garde au sol 45 cm
Masse au combat 38 tonnes
Armement
Armement principal 1 canon de 142 mm de démolition
1 lanceur de mines
Armement secondaire 1 mitrailleuse de 7,62 mm
Mobilité
Moteur Hispano-Suiza HS-110-2
Puissance 720 ch (529 kW) à 2 600 tr/min
Vitesse sur route 65 km/h
Vitesse tout terrain 40 km/h
Pente franchissable 60%
Puissance massique
Réservoir 990 l
Autonomie 500 km

L’engin blindé du génie (EBG) est un char du génie monté sur le même châssis que les chars AMX-30B2. Sa mission est de dégager et préparer la voie pour d'autre engins[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le flanc de l'EBG sont disposés de nombreux outils, câbles, crachet, foreuse...

Destiné à remplacer le Véhicule de combat du génie (VCG), basé sur un châssis d'AMX-13 et datant des années 1970, l'engin blindé du génie voit sa conception débuter à la fin des années 1980[2]. Dérivé de l'AMX-30B2, ses missions ont pour but d'aider à la mobilité et à la contre-mobilité. il est ainsi chargé des missions d'ouverture et de fermeture d'itinéraire, d'aménagement de gués, de dégagement d'obstacle[1]. Il est par ailleurs capable d'effectuer ses missions dans un environnement contaminé (NRBC)[1].

Alors qu'ils sont encore en expérimentation, les premiers EBG sont envoyés en Arabie saoudite pour participer à la Guerre du Golfe. Cependant ceux-ci ne sont pas utilisés en première ligne car leurs équipages ne sont pas encore familiarisés avec le matériel[2]. Son utilisation au cours du conflit démontre que l'engin n'est pas encore mature et nécessite d'être amélioré : l'armement de bord est insuffisant pour assurer sa protection, le canon de démolition doit être amélioré[2].

À partir de 2006 un programme de revalorisation est lancé par la Direction générale de l'Armement pour un montant de 80 million d'euros[3]. Les modifications concernent 42 EBG F1 (désignés EBG-VAL) et 12 Système de Déminage Pyrotechnique pour Mines Antichars (SDPMAC)[4], et sont effectuées par Nexter. Elles consistent en l'ajout de surblindage, de lanceurs de leurres et de fumigènes Galix, de caméras, d’un système anti-mines et du Système d'Information Terminal Élémentaire (SITEL). Ils font également l'objet d’aménagements ergonomiques[5]. Les travaux s'étalèrent de septembre 2011 à février 2014[4]. Avec cette modernisation, les EBG sont prévus pour rester en service jusqu'en 2020-2025, ils doivent alors être progressivement remplacés par le Moyen d'Appui au Contact (MAC), similaire au Terrier (en) britannique[6].

Équipement[modifier | modifier le code]

Un EBG avec son bras déployé et sa pince à grumes.

L'EBG est armé d'un canon de démolition de 142 mm lançant des charges explosives de 10 kg à 300 m pour la destruction de bunkers et d'un lanceur de mines capable de projeter 20 mines antichars (AC DIS Mle F1) à 250 m. Il reçoit aussi une mitrailleuse de 7,62 mm pour sa protection[1]. L'EBG-VAL est en outre équipé de lanceurs Galix 4 (autoprotection), Galix 13 (fumigènes infrarouges) et GALIX 46 (léthalité réduite pour les opérations de maintien de la paix)[4].

Il est équipé d'une pelle droite très robuste, de type bouteur, utilisée pour le terrassement et le déblaiement d'obstacles, d'un rendement de 200 m2 h−1, d'un treuil hydraulique capable de tirer une masse de 15 à 20 t et destiné à dégager les obstacles ou à auto-haler l'engin, d'une pince à grumes et d'un crochet de levage[1].

Il est équipé d'un dispositif de franchissement des gués profonds, d'un système de vision nocturne et d'un système de pressurisation et de filtrage pour évoluer en environnement nucléaire, biologique et chimique.

Versions[modifier | modifier le code]

  • EBG F1 : version d'origine de l'engin blindé du génie.
  • EBG-VAL : EBG VALorisé, version modernisée, mise en service depuis 2011.
  • EBG SDPMAC : système de déminage pyrotechnique pour mines antichars, EBG recevant 20 roquettes qui détruisent l’ensemble des mines antichars enfouies sur une longueur d'une centaine de mètres et une largeur de 8 à 10 mètres. Il est en service depuis fin 2008[7].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Drapeau : France Armée de terre française 

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Engin blindé du génie EBG », sur defense.gouv.fr, (consulté le 3 avril 2015).
  2. a, b et c Christophe Lafaye, « L'Arme du Génie de 1945 à nos jours », Histoire & Stratégie, no 22,‎ , p. 48-49 (ISSN 2109-2583)
  3. (en) « Nexter Systems (formerly Giat Industries) », Defense & Aerospace Companies Briefing, Teal Group Corporation,‎
  4. a, b et c (en) Guillaume Belan, « Nexter completes upgrade of French EBG Val engineering vehicles », Jane's Defence Weekly,‎
  5. Laurent Lagneau, « Nexter a livré le dernier engin blindé du génie-valorisé à l’Armée de terre », opex360.com, (consulté le 14 août 2015)
  6. (en) France (Force Structure), Forecast International, mars 2015
  7. « 2008 AMX 30 SDPMAC », www.chars-francais.net (consulté le 14 août 2015)