14e division d'infanterie (France)

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14e division d'Infanterie
Image illustrative de l'article 14e division d'infanterie (France)
Insigne de la 14e division d'infanterie

Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'Infanterie
Rôle Infanterie
Surnom "Division des As"
Devise "Ne pas subir"
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - bataille d'Alsace
1914 - Bataille de Dornach
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de l'Ourcq)
1914 - Bataille de l'Aisne
1915 - Bataille de Champagne
1916 - Bataille de Verdun
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Chemin des Dames
1918 - Bataille de Champagne
1918 - 2e Bataille de la Marne
1918 - Offensive des Cent-Jours
(Bataille de Somme-Py)
(Bataille de Champagne et d'Argonne)

La 14e division d'infanterie, est une division de l'armée française, surnommée, durant la Grande guerre, la Division des As.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 24 octobre 1879 : général Derroja
  • 2 avril 1881 - 29 décembre 1882 : Peychaud
  • .
  • 7 octobre 1886 - 20 août 1889 : général de Négrier
  • 22 août 1889 - 7 février 1891 : général Boussenard
  • 4 avril 1891 - 12 mars 1894 : général Hepp
  • 16 avril 1894 - 20 mars 1895 : général Duchesne
  • 18 mai 1895 - 17 août 1898 : général Jeannerod
  • 20 septembre 1898 - 27 juillet 1900 : général Hagron
  • 14 août 1900 - 1er octobre 1902 : général Michal
  • 7 février 1902 - 24 juin 1906 : général Pau
  • 26 juin 1906 - 3 décembre 1908 : général de Langle de Cary
  • 3 avril 1911 : général Pouradier-Duteil
  • 11 août 1913 - 12 août 1914 : général Curé
  • 12 août - 17 novembre 1914 : général de Villaret
  • 17 novembre 1914 - 16 janvier 1915 : général Faës
  • 16 janvier 1915 - 31 août 1916 : général Albert Crepey - Mort pour la France
  • 31 août 1916 - 11 juin 1918 : général Philipot
  • 11 juin 1918 - 28 mars 1925 : général Baston
  • .
  • 29 octobre 1930 : général Général Errard
  • 19 novembre 1932 - 4 novembre 1935 : général Herscher
  • 1er décembre 1935 : général Catroux
  • 16 septembre 1936 : général Bouffet Mort pour la France
  • 1er janvier - 25 juin 1940 : général de Lattre de Tassigny
  • 20 février 1945 : général Général Salan
  • 13 octobre 1945 - 15 mars 1947 : général Malaguti

Premier Empire[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne des Cent-Jours, elle fait partie du 4e corps d'infanterie, du général Gérard. Son commandant le général de division Louis de Ghaisne, comte de Bourmont, ayant refusé de signer l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire et à la déchéance des Bourbons, ce qui lui fait craindre pour sa liberté, quitte son commandement et rejoint Louis XVIII, à Gand. Il est remplacé par le général de brigade Étienne Hulot.

Composition[modifier | modifier le code]

9e régiment d'infanterie légère, colonel Paul Hippolyte Alexandre Baume, 2 bataillons.
111e régiment d'infanterie de ligne, colonel Louis-Antoine Sauset, 2 bataillons.
  • brigade Toussaint, commandée par le général de brigade Jean-François Toussaint
44e régiment d'infanterie de ligne, colonel Jean-Dominique Paolini, 2 bataillons.
50e régiment d'infanterie de ligne, colonel François-Marie-Joseph Lavigne, 2 bataillons.
  • 3e compagnie du 5e régiment d'artillerie à pied, capitaine Billon, avec 8 pièces.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La division appartient au 7e corps d'armée, au sein de la 1re armée française. En 1914, elle se situait en Haute-Alsace.

Composition[modifier | modifier le code]

  • 27e Brigade :
44e régiment d'infanterie
60e régiment d'infanterie
  • 28e Brigade :
35e régiment d'infanterie
42e régiment d'infanterie
  • Cavalerie :
11e régiment de chasseurs (1 escadron)
  • Artillerie :
47e régiment d'artillerie de campagne (3 groupes 75)
  • Génie :
7e régiment du Génie (compagnie 7/1)

"La Division des As" . cette dénomination est due au général Philipot, commandant la division, le 16 septembre 1917, qui, dans son ordre du jour no 45, à la suite de la bataille de Champagne, fit l'éloge de ses hommes : Je suis fier de vous… merci mes enfants, bravo mes as !, car la 14e division fut la première division dont les régiments furent tous décorés d'une fourragère.

Plus tard, des lieutenants d'approvisionnement de chacun de ces régiments décidèrent de se réunir le jour même, pour tirer au sort la répartition des as. Le 35e eut l'as de trèfle, signe de chance, le 42e l'as de carreau, le 60e l'as de cœur. Le lieutenant d'approvisionnement du 44e, le lieutenant Taillard, particulièrement jalousé par ses pairs pour les faveurs qu'il obtenait de l'intendance, étant opportunément absent, reçut l'as de pique, le plus déprécié du jeu : symbole de la mort.

Quant au 47e régiment d'artillerie, n'ayant plus d'as à recevoir, il se vit attribuer le Joker.

Historique[modifier | modifier le code]

Mobilisée dans la 7e région.

1914[modifier | modifier le code]

8 août : prise de Mulhouse.
9 août : violents combats vers Riedisheim et Rixheim.
3, 8, 30 octobre : éléments engagés dans les attaques sur le plateau de Nouvron.
12 novembre : attaques françaises au nord de Vingré et vers la ferme Sainte-Léocade.
  • 14 décembre 1914 - 15 janvier 1915 : retrait du front et repos vers Hartennes.

1915[modifier | modifier le code]

  • 12 - 19 janvier : mouvement vers Soissons ; les 12 et 13 janvier, violents combats au nord de cette ville, puis occupation d'un secteur aux abords de Soissons.
  • 19 - 30 janvier : retrait du front et repos dans la région de Montgobert.
  • 30 janvier - 4 août : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Vingré et Pernant (guerre de mines).
6 et 16 juin : éléments engagés dans les attaques du 35e corps d'armée sur la ferme Quennevières.
  • 4 - 28 août : retrait du front et repos vers Faverolles. À partir du 15 août, transport par V.F. vers Saint-Hilaire-au-Temple, travaux dans la région de Suippes.
  • 28 août - 2 octobre : occupation d'un secteur au nord de la ferme des Wacques.
  • Engagée du 25 septembre au 6 octobre dans la seconde bataille de Champagne, violentes attaques françaises dans cette région.
  • 2 - 20 octobre : retrait du front et repos vers Les Grandes-Loges, puis à partir du 5 octobre vers Bussy-le-Château. À partir du 9 octobre, stationnement en seconde ligne vers la ferme Jonchéry ; travaux et instruction.
  • 20 octobre - 25 novembre : occupation d'un secteur vers l'Épine de Vedegrange et à l'est.
  • 25 novembre 1915 - 12 février 1916 : retrait du front ; repos et instruction dans la région de Mairy-sur-Marne. À partir du 9 décembre, mouvement par étapes par Thiéblemont-Farémont, vers la région d'Aulnois-en-Perthois ; repos et instruction.
À partir du 9 décembre 1915, mouvement par étapes par Thiéblemont-Farémont, vers la région d'Aulnois-en-Perthois ; repos et instruction.
À partir du 16 janvier 1916, mouvement vers le camp de Mailly, instruction.
À partir du 2 février, transport par V.F. dans la région de Bar-le-Duc ; repos.

1916[modifier | modifier le code]

  • 12 février - 3 mars : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Bezonvaux et les abords ouest d'Étain. Engagée à partir du 21 février dans la bataille de Verdun.
25 février : repli sur les Hauts-de-Meuse, de Bezonvaux à Eix.
25, 26 et 28 février : violentes attaques allemandes.
26 février : front réduit à gauche jusqu'à Vaux-devant-Damloup.
2 mars : attaque allemande sur Vaux-devant-Damloup.
  • 3 mars - 11 avril : retrait du front, transport par camions vers Haudainville, puis regroupement vers Lisle-en-Barrois. À partir du 10 mars, transport dans la région de Neufchâteau et repos dans celle de Colombey-les-Belles. À partir du 15 mars, travaux dans la région de Lucey (secteur du 31e corps d'armée)
  • 11 avril - 16 mai : mouvement vers le front. À partir du 5 mai, engagée à nouveau dans la bataille de Verdun, vers l'étang de Vaux et le sud de Damloup (éléments engagés dès le 14 avril).
  • 16 - 30 mai : retrait du front et regroupement vers Revigny-sur-Ornain. À partir du 21 mai, transport par V.F. dans la région de Bruyères ; repos vers Remiremont.
  • 30 mai - 18 juillet : mouvement vers le front et à partir du 24 juin, occupation d'un secteur à l'est de Gérardmer entre la haute vallée de la Lauch et le col de la Schlucht.
  • 18 juillet - 10 août : retrait du front et transport par V.F. dans la région d'Amiens. Repos dans la région de Cachy et de Gentelles, puis dans celle de Chipilly.
  • 10 - 27 août : engagée dans la bataille de la Somme, vers la Somme et le bois des Riez (secteur réduit à droite, le 18 août jusque vers le bois de Hem).
12, 13, 16, 18 et 24 août : attaques françaises, coopération avec la 47e division d'infanterie pour la capture du bois de Hem.
  • 27 août - 7 septembre : retrait du front ; repos vers Villers-Bretonneux.
  • 7 - 18 septembre : mouvement vers le front. Engagée, à nouveau dans la bataille de la Somme vers le nord de Bouchavesnes et la ferme de bois l'Abbé.
12 septembre : enlèvement de Bouchavesnes.
13 et 14 septembre : combats vers la ferme de bois l'Abbé, le bois Saint-Pierre Vaast et le bois Germain.
  • 18 septembre - 1er octobre : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Châlons-sur-Marne. Repos à l'ouest de Sainte-Menehould.
  • 1er octobre 1916 - 1er janvier 1917 : mouvement vers le front et occupation d'un secteur du front vers la Main de Massiges et Vienne-le-Château, étendu à gauche le 5 octobre jusqu'à Maisons de Champagne et réduit à droite le 31 octobre jusqu'à l'Aisne.

1917[modifier | modifier le code]

16 avril : enlèvement des positions allemandes vers Berméricourt.
  • 21 avril - 20 mai : retrait du front, transport par camions dans la région Cumières, Ay ; repos. Le 3 mai, mouvement vers Ville-en-Tardenois ; repos et instruction.
  • 20 mai - 10 juillet : occupation d'un secteur vers Courcy et Loivre.
  • 10 juillet - 22 août : retrait du front ; repos et instruction vers Damery. Du 16 au 22 août, transport par camions vers Dommartin-Varimont ; repos.
  • 22 août - 14 septembre : mouvement vers la région de Verdun ; à partir du 25 août, occupation d'un secteur vers la cote 344 et la ferme Mormont.
9 septembre : violente action allemande vers la cote 344 (bataille de Verdun).
  • 14 septembre - 3 octobre : retrait du front, transport par camions vers Condé-en-Barrois ; repos et instruction.
  • 3 octobre 1917 - 3 janvier 1918 : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Béthincourt et l'ouest de Forges-sur-Meuse.

1918[modifier | modifier le code]

  • 3 - 31 janvier : retrait du front, mouvement vers Bar-le-Duc ; à partir du 8 janvier, transport par V.F. dans la région de Bayon ; repos et instruction.
  • 31 janvier - 2 avril : occupation d'un secteur vers Domèvre-sur-Vezouze et Emberménil.
  • 2 avril - 9 mai : retrait du front et transport par V.F. de Bayon, vers Clermont et Liancourt. Repos vers Breuil-le-Sec ; à partir du 7 avril, travaux à l'est de Clermont.
À partir du 12 avril, transport par camions au sud-ouest d'Amiens, puis mouvement vers Rainneville et Vauchelles-lès-Authie. À partir du 1er mai, transport par camions vers Abeele.
  • 9 - 30 mai : relèves d'éléments britanniques et occupation d'un secteur vers l'étang de Dickebusch et la ferme Godezonne.
27 ami : combats de Dickebusch.
17 - 18 juillet : combats du bois de Courton.
21 - 24 juillet : en seconde ligne, dans la zone britannique. À partir du 24 juillet, engagée à nouveau vers le bois de Courton et poursuite vers la Vesle.
29 septembre - 4 octobre : en seconde ligne.
  • 10 - 30 octobre : retrait du front, repos vers Vitry-le-François.
  • 30 octobre - 10 novembre : mouvement vers la région de Sommepy, puis progression en seconde ligne pendant la poussée vers la Meuse, par Coulommes-et-Marqueny et Tourteron.
  • 10 - 11 novembre : regroupement vers Tourteron et Baâlons où la division se trouve au moment de l'armistice.

Rattachement[modifier | modifier le code]

  • rattachement organique : la division est intégrée au 7e corps d'armée d'août 1914 à novembre 1918
2 - 11 août 1914
7 - 14 juillet 1918
10 mars - 13 avril 1916
26 février - 10 mars 1916
13 avril - 21 mai 1916
16 août 1917 - 8 janvier 1918
10 décembre 1915 - 16 janvier 1916
2 - 13 février 1916
13 août - 10 décembre 1915
16 janvier - 2 février 1916
20 septembre 1916 - 26 janvier 1917
20 septembre - 11 novembre 1918
7 - 13 août 1915
2 février - 16 août 1917
3 - 11 avril 1918
15 juillet - 20 septembre 1918
28 août 1914 - 7 août 1915
20 juillet - 20 septembre 1916
21 mai - 20 juillet 1916
8 janvier - 3 avril 1918
14 - 15 juillet 1918
11 avril - 3 mai 1918
  • Armée d'Alsace
11 - 28 août 1914
  • D.A.N.
3 mai - 7 juin 1918
13 - 26 février 1916

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940 la 14e DI, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, est rattachée à la réserve du GQG.

À cette date elle se compose des :

Elle est reformée à partir du 9 février 1945, par l'amalgame d'unités des Forces françaises de l'intérieur. Commandée par le général Raoul Salan, elle se compose de :

Historique[modifier | modifier le code]

1940[modifier | modifier le code]

Du 15 mai au 15 juin, elle combat à Rethel et en Champagne[1], puis se replie sur la Marne et la Loire[2]. Fait exceptionnel, elle conserve sa cohésion tout du long, ratissant les soldats égarés et récupérant le matériel abandonné ou entreposé dans les dépôts militaires.

1945[modifier | modifier le code]

10 avril : Elle entre en Allemagne et finit la guerre sur le lac de Constance.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

La 14e division d'infanterie fut recréée le 16 juin 1954, en même temps que la 11e DI. Commandée par le Général Lavaud elle est dirigée sur l'Afrique du Nord où elle combat d'abord en Tunisie puis en Algérie, dans la région de Constantine.

Sa composition partielle fut la suivante :

De 1962 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La 14e division d'infanterie était toujours active dans les années 1980 au sein de la 5e Région Militaire (Rhône-Alpes/Auvergne). Elle était alors composée des unités suivantes :

L'État-Major de la division était stationné au quartier général Frère.

Cette division a été sollicitée par la FINUL dès 1982.

Traditions[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Ne pas subir

Insigne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean de Lattre de Tassigny », sur ordredelaliberation.fr, ordre de la Libération, (consulté le 5 décembre 2013).
  2. « Jean de Lattre de Tassigny (1889–1952) », sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense, coll. « Mémoire et citoyenneté », no 19 (consulté le 13 décembre 2013) [PDF].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

La 14e DI dans la bataille de l'Aisne (1917)