Baâlons

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Baâlons
Image illustrative de l'article Baâlons
Blason de Baâlons
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Canton Nouvion-sur-Meuse
Intercommunalité Communauté de communes des Crêtes Préardennaises
Maire
Mandat
Pascal Nihotte
2014-2020
Code postal 08430
Code commune 08041
Démographie
Gentilé Baâlonnais
Population
municipale
246 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 42″ nord, 4° 40′ 16″ est
Altitude 220 m
Superficie 14,72 km2
Localisation

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Baâlons

Baâlons est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Baâlons se situe dans une légère dépression (Alt. 238 mètres à l'église), à proximité nord de la ligne ardennaise de partage des eaux.

Baâlons & ses environs

Deuxième étage du terrain jurassique : marnes et calcaires argilo-siliceux durs, exploitables pour moellons.

Histoire[modifier | modifier le code]

(Archives MAE)[1]

Le Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, de Cl. Marin Saugrain[2], en 1726, indique :

« BAALON, dans la Champagne, Diocèse de Reims, Parlement de Paris, Intendance de Châlons, Élection de Rhetel, a 419 habitans. La Cure vaut neuf cens livres. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Ludovic Dasnois    
mars 2008 mars 2012 Henri Charpentier    
avril 2012 en cours
(au 30 avril 2014)
Pascal Nihotte[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 246 habitants, en augmentation de 21,78 % par rapport à 2009 (Ardennes : -1,28 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660 751 795 902 925 947 920 907 862
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
682 633 609 553 528 476 415 377 392
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
346 301 288 259 232 251 204 173 169
1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 - -
163 147 160 170 199 235 246 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Rémi de Baâlons. Remarquable église des XIIIe et XIVe siècles, de style roman tardif, doté d'un tympan de porte du Xe siècle, représentant un homme avec une crosse et un livre ouvert, entouré de deux anges.
  • Chapelle Sainte-Anne[8], érigée en 1911 sur l'emplacement d'une chapelle datant de 1807, près de la source de sainte Anne, lieu de pèlerinage. La procession de Sainte-Anne se tient le 26 juillet de chaque année.
Environs de Baâlons en 1935 ; on y note que la voie ferroviaire métrique y est présente.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Les hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Sainte-Croix[modifier | modifier le code]

L'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem tenait un établissement nommé Sainte-Croix[9],[10], déjà au commencement du XIIIe siècle, qui se composait d'une maison avec plus de 400 arpents de terre. C'était un ancien fief amorti où la commanderie avait la haute, moyenne et basse justice. Cette maison se trouvait sur le chemin de Mézières à Attigny.

Au mois d'avril 1213, Salomon de Baâlons, chevalier, par devant l'archevêque de Reims, renonce aux revendications qu'il soulevait au sujet de l'usage d'un bois audit Baâlons: il en laisse aux religieux, habitant la maison de Sainte-Croix, l'usage pour leur chauffage et la construction, en ne conservant que des hêtres et des chênes, et ajoute le pâturage moyennant un cens de deux septiers d'avoine.

La maison avait été en partie rebâtie d’après un marché dressé le , pour la construction d'un corps de logis de 48 pas de long sur 30 de large.

La cense comprenait 112 arpents ; elle était louée en 1497 pour 4 livres tournois, pour 130 livres en 1698 ; pour 200 livres tournois, 15 livres de chanvre & 30 livres de beurre, en 1732; 400 livres en 1788. Il y avait en outre 32 arpents de bois exploités à part.

Il n'en reste, aujourd'hui, rien d'autre que le toponyme.

La Folie et la Grangette[modifier | modifier le code]

La Folie est un ancien fief. Son seigneur féodal, Definfe, demeurant en sa terre de Bussy-lès-Séchault, le proposa à la vente, le , dans Les Affiches de Reims [11]:

« A vendre les terres et seigneuries de la Grangette et de la Folie, qui tiennent ensemble, avec haute, moyenne et basse justice. Elles sont situées entre Omont et Balon, à 3 lieues de Mézières, 4 de Sedan et 5 de Rethel dont elles ressortissent. Celle de la Grangette consiste en un tiers des droits seigneuriaux, terres, prés, bois. Celle de la Folie en un château bâti en pierre de taille, entouré de grange, écuries et murs, jardin et fossés, terres, prés, bois, etc. »

La mise en vente dut être infructueuse, car le , il réitère l'offre par la même gazette.

Il n'en reste, aujourd'hui, rien d'autre que le toponyme.

Géraumont[modifier | modifier le code]

Ancien fief S'y dresse encore un château, aujourd'hui exploitation agricole.

Les Puiselets[modifier | modifier le code]

Écart en deux parties, vers la limite du ban de Mazerny. Il est aujourd'hui fort peu peuplé. Le Dictionnaire général des villes bourgs, villages, hameaux et fermes de la France, de Duclos[12] , indique, en 1846, 70 habitants.

Beauvois[modifier | modifier le code]

Hameau peuplé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugène Houssière, émigré en Louisiane, USA, en 1883 et y fait fortune dans le pétrole, donateur de la Chapelle Sainte-Anne en 1911[13],[14],[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ecu Baalons.svg

Les armoiries de Baâlons se blasonnent ainsi :

Parti: au 1er d'or au lion de sable, au 2e d'argent à trois fasces de sable; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de trois étoiles d'or.

Création Jean-Jacques Baron. Adopté le 19 décembre 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. GA0107 FR MAESA GA 55/1
  2. Cl. Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, Paris, 1726, t.1, p.271 [1]
  3. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. L'on peut voir quelques photographies de l'édifice dans Commons = Category:Sainte Anne à Baâlons.
  9. Eugène Mannier, Ordre de Malte: les commanderies du grand prieuré de France, Paris : Auguste Aubry & Dumoulin, 1872, pp.288-289 [2]
  10. Édouard de Barthélemy, Notes sur les établissements des ordres religieux & militaires du Temple de Saint-Jean de Jérusalem & de Saint-Antoine de Viennois, dans l'ancien archi-diocèse de Reims, dans les Travaux de l'Académie nationale de Reims, Reims : imprimerie de l'Académie, 1880-1881, vol.70, n°2&3, p.38 [3].
  11. Topographie ardennaise, dans la Revue de Champagne et de Brie, Paris : H. Menu & Arcis-sur-Aube : L. Frémont, 1894, 2e série, tome 6, p.830 [4]
  12. Duclos, Dictionnaire général des villes bourgs, villages, hameaux et fermes de la France, 4e éd., Paris & Limoges : Martial Ardent frères, p.387 [5]
  13. Caroline Jouret, « De l'ardoise à l'or noir: leur aïeul Ardennais fait fortune en Amérique, ils reviennent au bercail », France 3,‎ (lire en ligne)
  14. (en) « Eugene Houssiere », sur findagrave.com
  15. (en) Tonja Koob Marking et Jennifer Snape, Louisiana's Oil Heritage, Arcadia Publishing, (lire en ligne), p. 22

Liens externes[modifier | modifier le code]