Bussy-le-Château

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Bussy-le-Château
Bussy-le-Château
Bussy-le-Château - vue d'ensemble N°1.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Canton Argonne Suippe et Vesle
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Suippes
Maire
Mandat
Jean-Marie GODART
2014-2020
Code postal 51600
Code commune 51097
Démographie
Gentilé Bussinais
Population
municipale
169 hab. (2016 en augmentation de 0,6 % par rapport à 2011)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 51″ nord, 4° 32′ 32″ est
Superficie 23,93 km2
Localisation

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Bussy-le-Château est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est, à 7 km au sud de Suippes.

Les habitants de Bussy-le-Château sont des Bussinais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur les rives de la Noblette, à 7 km au sud de Suippes, et à 4 km en amont de La Cheppe et 3 km en aval de Saint-Remy-sur-Bussy si on suit le tracé de la rivière. Elle se trouve à la limite occidentale de l'Argonne, à 30 km de Sainte-Ménéhould.

Communes limitrophes de Bussy-le-Château
Suippes
La Cheppe Bussy-le-Château Saint-Rémy-sur-Bussy
Courtisols

Toponymie[modifier | modifier le code]

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  • vers 850 : Buxidum
  • vers 1066 : Buxitum Castelleum Municipium Buxiti Castri
  • vers 1092 : Bussiacum
  • 1124-1130 : Buxeium
  • 1133-1142 : Busseium
  • 1161-1172 : Buissi
  • 1164 : Villa Buseti
  • 1170 : Buisseyum ou Buiseium
  • 1170 : Buxi
  • 1172 : Bussey
  • 1186 : Buxi
  • 1248 : Bussi Castrum
  • vers 1274 : Boissi-Le-Chatel
  • 1299 : Bauscis
  • 1314 : Bussy-Le-Chastel
  • 1352 : Buissy (ou?) Buyssi
  • 1392 : Buxi-Le-Chastel en champagne
  • 1396 : Buissy-Le-Chastel
  • 1405 : Buissiacum Castrum
  • 1546 : Bussy-En-Champagne
  • 1794 : Bussy-Les-Mottes

Le nom Bussy vient de bu (bois) et yd (lieu habité).

Bussy-le-Château tire son nom d'un ancien fort qui paraît avoir été considérable ; on l'a appelé, après la révolution de 1789, Bussy-les-Mottes, à cause de cinq grosses buttes qui étaient rangées en file le long de la rivière, au milieu du village[1].

Durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Bussy-les-Mottes[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le doyenné de Bussy-le-Château et ceux de Châlons, de Coole et de Vitry-en-Perthois furent les quatre circonscriptions ecclésiastiques qui formèrent le grand archidiaconé de Châlons.

Le doyenné de Bussy comptait notamment les paroisses de La Cheppe, Coulmier (rattachée à Mutigny pour former La Chaussée-sur-Marne), Coupéville, Courtisols, La Croix-en-Champagne, Dampierre-au-Temple, L'Epine, Le Fresne, Isle-sur-Marne, Juvigny, Marson, Pogny, Recy, Saint-Étienne-au-Temple, Saint-Remy-sur-Bussy, Sarry, Somme-Vesle, Tilloy-et-Bellay, Vésigneul-sur-Marne, La Veuve [3].

Vers 1066, Raoul de Crépy comte de Valois-Vexin-Amiens est seigneur de Bussy[4]. Ses successeurs (et en partie ses descendants) sont les comtes de Champagne, qui assument la seigneurie de Bussy du XIe au XIVe siècle puis la transmettent à la Couronne, la comtesse-reine Jeanne de Champagne-Navarre (1273-1305) ayant épousé le roi Philippe IV le Bel.

Au XIIe siècle, Bussy-le-Château est, dans le comté de Champagne, l'une des vingt-six châtellenies-prévôtés tenues en fief de l'empereur, du roi de France, du duc de Bourgogne, de l'abbé de Saint-Denis, des archevêques de Reims et de Sens et des évêques de Châlons et de Langres.

Un roi Valois du XIVe siècle, sans doute Charles V ou Charles VI, donne Bussy/Buxi à Béraud II dauphin d'Auvergne (1333-1399 ; dauphin et comte de Clermont en 1356), en remerciement de sa fidélité pendant la Guerre de Cent ans : il fut otage en Angleterre pendant treize ans, après le traité de Brétigny de 1360 ; le 13 juillet 1392, Charles VI donne un an à Béraud II pour procéder à l'aveu et dénombrement féodal « des chasteaux, villes et chastellenies de Buxi-le-Chastel et Wanaut mouvans en fié de nous à cause de notre chastel de Sainte-Manehould » (Vanault jouxte d'ailleurs un autre Bussy !).

Bussy passe ensuite à des descendants de Béraud II et de sa troisième femme Marguerite (vers 1355-1418), comtesse de Sancerre : leur fille Marie d'Auvergne épouse en 1400 Guillaume IV de Vienne (vers 1362-1437 ; 3), seigneur de Saint-Georges et Seurre, de Sainte-Croix, d'Arc-en-Barrois, et de Buxy. Leur fils Guillaume V de Vienne (1401-1456) est dit de Bussy, mais le fief de Bussy ne résiste pas au naufrage financier de cette branche de la Maison de Vienne, très endettée. Faisant partie de la liquidation partielle des biens des Vienne-St-Georges et Ste-Croix, Bussy repasse à la Couronne.

Bussy, avec Vanault[5][réf. à confirmer], réapparaît de manière certaine aux mains de la maison de Chaumont d'Amboise[6] dans la deuxième moitié du XVe siècle, avec Jean (IV) d'Amboise-Chaumont (1440-1516) sire des Bordes et de Bussy-le-Château, Reynel (par échange avec son neveu Charles II), Vavray-le-Grand et -le-Petit (pas loin au sud de Bussy-le-Château et de Vanault), auteur de la branche de Bussy d'Amboise (prolongée ensuite en lignée féminine par les Clermont-(Gallerande) d'Amboise, dont le fameux brave Bussy), fils de Pierre et d'Anne de Bueil dame d'Aubijoux (fille de Jean IV de Bueil et de Marguerite d'Auvergne-Sancerre, la dernière fille du dauphin Béraud II et la propre sœur benjamine de Marie d'Auvergne !), frère de Charles Ier de Chaumont et du cardinal Georges, marié en 1474 à Catherine de St-Belin, dame de Saxefontaine et riche héritière en Champagne, Bassigny, Lorraine ou Barrois notamment par la succession de son grand-père maternel Robert de Baudricourt, † 1454, sire de Baudricourt, Blaise et Sorcy, le célèbre capitaine de Vaucouleurs qui donna sa chance à Jeanne d'Arc en 1429. Or en juillet 1444 Robert de Baudricourt fait hommage au roi d'un fief nommé Bussy ou Buxy[7], qu'on ne situe pas vraiment : ne serait-ce pas notre Bussy-le-Château, qu'aurait aussi transmis aux Clermont d'Amboise sa petite-fille Catherine de Saint-Belin (famille champenoise, originaire semble-t-il de Biesles) ? Cela dit, rien n'est certain et l'on remarque aussi que Pierre de Chaumont d'Amboise, le père de Jean (IV), était déjà seigneur d'un fief nommé Bussy : si c'est Bussy-le-Château (et l'on pourrait imaginer une transmission par les d'Auvergne-Sancerre), l'hypothèse précédente est invalidée, Jean (IV) tiendrait Bussy de son père, pas de sa femme Catherine ; mais pour certains, le Bussy paternel serait en en fait en Berry...

Toujours est-il qu'aux XVIe siècle et XVIIe siècle, la seigneurie de Bussy-le-Château, ainsi que les seigneuries de Reynel, Choiseul, Lafauche, Vavray-le-Grand, Blaise, Vignory, Sexfontaines, faisaient partie de l'apanage de la famille d'Amboise.

La seigneurie de Bussy-le-Château fut élevé au rang de marquisat par lettre du mois de janvier 1699[8]. Elle était alors sous le contrôle de la famille d'Arnolet de La Rochefontaine. Le titre fut confirmé en 1703.

En 1770, Bussy-le-Château est tenu par la famille Cappy[9].

Un hôpital de guerre y était présent lors de la Première Guerre mondiale, à l'extérieur du village, entre les routes menant à Saint-Rémy-sur-Bussy et Courtisols, ainsi qu'une voie ferrée assurant le transport des troupes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Région de Suippes, est membre depuis le 1er janvier 2014 de la communauté de communes de Suippe et Vesle.

En effet, conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de la Marne du 15 décembre 2011[10],[11], les communautés de communes CC de la région de Suippes et CC des sources de la Vesle ont fusionné le 1er janvier 2014 afin de former la nouvelle communauté de communes de Suippe et Vesle[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1835 après le 14 août 1839 Jacquet-Létaudin sans  
avant 1876 après 1877 Bouvy ou Bouvry[13]    
1890   Augustin Prosper Bablot sans  
1891 1899? Louis Félix Oudard sans  
  1906 Cyrille Sophrone Laloua sans  
1907 1912 Ernest René Gautier sans  
    Collard sans  
    Georges Notret sans  
Les données manquantes sont à compléter.
  1965 Albert Musset sans  
1965 1987? Daniel Godard sans  
1987? juillet 2003 Hubert Laloua sans  
juillet 2003 2014 Jean-Marie Godart[14] sans  
2014[15] En cours
(au 4 juillet 2014)
Gilles Gossart    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2016, la commune comptait 169 habitants[Note 1], en augmentation de 0,6 % par rapport à 2011 (Marne : +0,76 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
376386370400402400423423418
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
391354354343333323298288298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
287264262233273241243200209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
227266223216195178169164165
2016 - - - - - - - -
169--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête patronale du village se déroule le week-end qui suit la Saint-Luc le 18 octobre. Traditionnellement, quelques manèges forains sont présents et la fanfare de Suippes interprète des œuvres variées des répertoires classique et contemporain.

Une course cyclo-pédestre "bike and run" a lieu depuis 2009 chaque année au mois de mai, organisée par La Pédale Suippase. Elle rencontre un succès croissant au fil du temps. Son parcours traverse le village en longeant certains des tumuli et traversant la rivière : on peut l'effectuer dans sa presque intégralité toute l'année.

Économie[modifier | modifier le code]

La plus grande part des habitants du village tire ses revenus de l'agriculture intensive (blé, orge, colza, pois, luzerne, betteraves, pommes de terre, carottes, et dans le passé tabac, maïs, tournesol, lentilles...). Quelques-uns sont également éleveurs de bovins. Un légume local, la boulette de Bussy[20], est une variété de navet reconnue pour sa finesse et cuisinée notamment au restaurant étoilé "Les Crayères" à Reims.

Il est possible de séjourner à Bussy-le-Château en chambres d'hôtes.

Il n'y a aucun commerce.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte cinq mottes (que les habitants appellent fautivement tumuli (pluriel de tumulus) : ces mottes ne sont pas funéraires) sur son territoire, dont trois relativement intactes, alignées le long de la rivière. Elles ont donné au village l'appellation de Bussy-les-Mottes.

Voici leurs noms [21]:

  • La première des cinq mottes à l'ouest est le château Tholengo, dit Lebel.
  • La seconde, plus grosse, dit la Grosse Tour, ouvrage des Romains, a été achetée le 5 décembre 1863, pour le compte du département, comme un monument historique et commémoratif de la bataille de Mauriac (La Cheppe), où Attila fut vaincu par l'armée romaine coalisée, en 451. Cette motte serait l'œuvre des Romains selon l'auteur (ce qui est faux).
  • La troisième, dite la petite Tour, aurait été faite par les Wisigoths qui secondés par les Alains, avaient le plus contribué à la délivrance du pays.
Résultat de fouilles.
  • La quatrième, dit la Voisaiterie, est en partie disparue et mise en culture.
  • La cinquième, dit le Châtel, aurait été érigé par les Bourguignons ; elle était la plus volumineuse. On a bâti un moulin à vent sur le milieu de son cône aplati (avec dit-on des pierres du château dont il ne reste aucune trace), encore visible malgré la végétation qui l'a envahi. C'est sur cette motte que le jour de Pâques voyait se dérouler un rituel : certains hommes du village, jeunes en général, y venaient en sortant de la messe, buvaient une bouteille entière de vin rouge, à la romaine (c'est-à-dire sans que le goulot ne touche les lèvres) et d'une traite, puis s'essayaient à casser cette bouteille en la jetant en bas de la butte, sur la terre meuble du chemin. L'entreprise étant fort peu simple, ils devaient s'y reprendre à plusieurs fois, les montées et descentes de la butte ainsi que l'alcool, ne favorisant pas la réussite à ce jeu. Le jeu a pris fin après que les Ponts-et-Chaussées ont prétexté d'une dégradation de la voie carrossable pour le faire interdire[22].

À l'est de cette dernière motte sont les fossés d'un ancien château.

Le plus ancien oratoire recensé dans la Marne se trouve à Bussy-le-Château, à la sortie ouest du village. Dédié à saint Nicolas, une inscription indique : "à la gloire de dieu rétabli par les soins de Jacquet-Létaudin Maire de Bussy et de Bablot-Jacquet son gendre 1835"

Oratoire de Saint-Nicolas.

Le village hébergea un hôpital de guerre entre les routes qui mènent à Courtisols et Saint-Remy-sur-Bussy, ainsi qu'un cimetière militaire de la première guerre mondiale : composé de quelques centaines de tombes de soldats dans la rue qui s'appelle désormais "rue du Rouillon", ses sépultures ont été transférées à Sommepy-Tahure dans les années 1950.

Il est fait mention d'un passage du 294e Régiment d'Infanterie à Bussy-le-Château.

La commune ne compte aucun commerce, bien qu'elle connut dans le passé une boucherie, une boulangerie et plusieurs cafés. Son école communale, située dans les locaux de la mairie, est fermée depuis 2005 : les enfants se rendent à l'école du groupement de commune, située à Saint-Rémy-sur-Bussy.

Le terrain de football est redevenu un champ cultivé.

Les messes, autrefois hebdomadaires en l'église du XIXe siècle du village, n'ont plus lieu depuis le décès du dernier curé du village, le Père Jean Colmart.


Un château d'eau de 23 mètres dans le ciel de Bussy-le-Château[23] - L'adduction d'eau a été (aussi) inaugurée par les pompiers qui essayaient leurs lances.

Châlons-sur-Marne - Une haute construction toute blanche anime maintenant le petit village de Bussy-le-Château. commencé en juillet dernier, le château d'eau alimente toute la localité en eau potable tout au long des 2.500 mètres de canalisations qui serpentent dans le sous-sol. En outre, cinq bouches d'incendie ont été installées et serviront efficacement si le pire se produit.

Bussy-le-Château, petit village dynamique entend offrir un équipement nouveau et profitable à tous. En juillet dernier, l'éclairage public a été entièrement rénové.

L'adduction d'eau a été inaugurée vendredi après-midi. Entouré de son conseil municipal, le maire de la localité, Daniel Godart, eut le plaisir d'accueillir MM. Tintier, conseiller général, maire de Suippes ; Chardavoine, ingénieur d'arrondissement des Ponts et Chaussées ; Valentin, ingénieur des Ponts et Chaussées ; Monchalin, ingénieur du Génie Rural ; Prolat, ingénieur des travaux publics. On notait également la présence de M. Albert Musset, ancien maire de Bussy-le-Château, de l'abbé Colmar, curé de la paroisse et les entrepreneurs qui ont participé à la construction de l'ouvrage.

Tous se retrouvèrent près du château d'eau qui s'élance avec élégance, à 23 mètres de hauteur. Plusieurs visiteurs grimpèrent les échelles qui conduisent à la cuve dont la capacité est de 200 m3 avec une réserve d'incendie de 50 m3. En regagnant le village, chacun eut l'occasion de constater le bon fonctionnement de l'adduction d'eau : des pompiers en uniforme actionnaient des lances à incendie.

Au cours de l'amicale réception qui suivit à la mairie, M. Godart adressa ses remerciements aux personnes présentes, aux entrepreneurs et aux organismes qui ont permis cette réalisation, soulignant l'effort que fit tout particulièrement le Département. M. Tintier se déclara très heureux d'être présent dans un village où une construction vient de s'achever. Il devait ensuite accomplir une sympathique mission, celle de remettre la médaille du mérite agricole à M. Pierre Gautier, agriculteur, ancien adjoint au maire. Un vin d'honneur termina agréablement cette inauguration."


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guermond (ou Germond) de Châtillon, seigneur de Bussy-le-Château, décédé vers 1142, époux de Clémence de Roucy (né vers 1125, décédée avant 1170)
  • Guermond (ou Germond) II de Châtillon châtelain de Bussy épouse dès 1172 Sibylle
  • Jean de Saulx, seigneur de Bussy-le-Château (né vers 1330, décédé après 1380), également seigneur de Cernon et capitaine de Sainte-Menehould
  • Alice de Chalon, dame de Bussy, circa 1400-1457
  • Jean IV d'Amboise, né vers 1440, et décédé le 18 avril 1516, à l'origine de la branche des Bussy d'Amboise.
  • Jacques d'Amboise, seigneur de Bussy, fils de Jean IV d'Amboise. Meurt au début du XVIe siècle dans les guerres d'Italie
  • Jean d' Amboise, seigneur de Bussy, père de Renée d'Amboise et de Jacques d'Amboise
  • Louis d'Amboise, seigneur de Bussy (1549-1579), arrière-petit-fils de Jean IV d'Amboise
  • Jacques d'Amboise, seigneur de Bussy
  • Renée d' Amboise, dame de Bussy, mère de Jacques de Clermont-d'Amboise
  • Jacques de Clermont-d'Amboise, né vers 1525, décédé en 1587.
    La branche des Bussy-d'Amboise s'est éteinte le 12 mai 1626.
  • Charles D'Amboise : fils de Georges d'Amboise et de Lucrèce Castel san Nazarre et petit fils de Jacques d'Amboise et de Catherine Beaunau. Il épousa Jeanne de Montluc, sa cousine et eurent pour fils Henry, baron de Bussy le Château qui fut tué en duel à la place royale en 1637.
  • Antoine-François de Lameth, marquis de Bussy
  • Louis Claude-François de ChâtilIon, écuyer, Seigneur des bans de Souaitre et de Bussy, chanoine de Reims[24]
  • François Cappy, seigneur d'Athys, du grand et du petit Ecury, de Champagne, de Bussy-le-Château, de La Cheppe, de Cuperly[25]. Les Cappy étant seigneurs d'Athys, d'Oiry, de Foinville, du grand et petit Ecury, de Champagne, de Bussy-le-Château, de Bussy-L'Estrée, de L'Estrée, de La Cheppe, de Recy et de Cuperly[26]
  • Gilles-Jean-François-Denis de Cappy, Seigneur d'Athis, Bussy, la Cheppe et Cuperly ancien capitaine au régiment Royal-Champagne, chevalier de Saint-Louis[24],[27]
  • Pierre Brisson, agronome, principal du collège de Châlons, etc. né à Soudron (Marne) le 4 février 1758, mort à Châlons le 10 février 1838, ayant donné sa démission de principal de collège en 1822, il reçut aussitôt le titre de doyen de Bussy-le-Château[28]
  • Père Jean Colmart (né le 27 juin 1920 à Suippes, décédé le 3 novembre 2003) : il succède à Bussy-le-Château à l'abbé Laire. C'est là qu'il vivra la totalité de son ministère. Il fut conseiller municipal de Bussy-le-Château.

Plus de 300 soldats sont décédés dans l'hôpital d'évacuation situé sur le territoire de la commune pendant la guerre 1914-1918, dont :

  • Auguste Gonsard, jugé par le Conseil de guerre de la IVème Armée, fusillé à Bussy-le-Château, le 19 mars 1915, réhabilité en 1925.
  • Léon Mangean (né le 4 mars 1880 à Paris. Soldat de 2e classe au 233e régiment d’infanterie. Mort pour la France le 27 octobre 1915 à Bussy-le-Château (Marne), des suites de blessures de guerre)
  • Jules Cleret (Jules-Emile-François Cleret). Né le 12 octobre 1884 à Méricourt. Sergent au 233e régiment d’infanterie. Matricule 1418, recrutement d’Arras. Mort pour la France le 9 octobre 1915 à Bussy-le-Château (Marne), des suites de blessures de guerre)
  • Paul Henri Charles Cardon né le 20/03/1897 à Albert (80). Matricule 36486/78 - Classe 1914. Recrutement Péronne - caporal - 1er R.Z. Décédé des suites de blessures de guerre le 19/10/1918 à l'ambulance 10/13 de Bussy le Château (51)

Les 8 membres de l'équipage du Stirling III du 622e squadron (indicateur GI-Q), un bombardier des forces du Commonwealth, abattu de nuit au-dessus du territoire de la commune le 18 novembre 1943 alors qu'il volait vers Mannheim (Allemagne) pour une mission de bombardement. Leurs corps reposent depuis le 20 novembre 1943 dans le carré nord du cimetière sis à l'église du village[29],[30].

Ces 8 soldats étrangers sont :

  • 410498 Flight Sergeant (sergent-chef, mitrailleur supérieur) Augustine Michael Kearney, Royal Australian Air Force, 21 ans
  • Pilot Officer (lieutenant, premier pilote) Stanley Owen, Royal Air Force, 20 ans.
  • 1601106 Sergeant Douglas Ralph Comber, Air Bomber (bombardier), Royal Air Force, 21 ans.
  • R159321 Flight Sergeant (sergent-chef), Millard Leon Nesvold, Air gunner (mitrailleur de queue), Royal Canadian Air Force, 28 ans.
  • 1583515 Sergeant Louis Pezaro, Flight Engineer (mécanicien), Royal Air Force.
  • 409862 Flight Sergeant (sergent-chef, second pilote, en formation), Russel James Thomson, Royal Australian Air Force, 25 ans.
  • Flying Officer (sous-lieutenant) Stanley Willetts, Navigator (navigateur), Royal Air Force, 21 ans.
  • 1390546 Sergeant George H. Austin, Wireless Operator / Air Gunner (radio-mitrailleur), Royal Air Force.


Habitants de Bussy-le-Château morts au Champ d'Honneur[31]

Première Guerre mondiale
  • Laloua Marcelin 1914
  • Turlure Ernest 1914
  • Oudart Henri 1914
  • Assy Gaston 1914
  • Oudart Fernand 1915
  • Bablot Léon 1915
  • Mode Auguste 1917
  • Miche Louis 1918
  • Félix Lucien 1918
  • Oudart Georges 1918
Guerre d'Indochine
  • Collard Roger - Indochine 1946
Autres conflits
  • Oudart Louis 1928
Victimes Civiles
  • Bossus Clément 1915
  • Cellier Elise 1940
  • Jeny Berthe 1940

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. Calmette, HISTOIRE des Villes, Bourgs et Villages remarquables DE LA MARNE, 1850 (réédité en 1989 par les éditions de La Tour Gile)
  2. EHESS, notice de la commune sur le site Cassini, consultée le 15 janvier 2009
  3. Chossenot (S.), Peuplement et occupation du sol dans le doyenné de Bussy-le-Château du Ve au XVe siècle, Mémoire de maîtrise sous la direction de C. Vulliez et J. Lusse, Université de Reims, UFR des Lettres et Sciences Humaines, 1998, 2 vol.
  4. « Les tumuli de Bussy, p. 34-41, par Auguste Longnon », sur Revue archéologique, volume XX, juillet-décembre 1869
  5. « Les seigneurs de Vanault-le-Châtel, par Christian Portier », sur site de Christian Portier
  6. « Amboise < Bussy, p. 9 et 11-12 », sur Racines & Histoire
  7. « Recherches sur les actes de Robert de Baudricourt de 1432 à 1454, p. 226, 24 juillet 1444, par Léon Germain », sur Bulletin de la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, t. 2, 1902
  8. François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois, Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières maisons de France, des maisons souveraines et principales de l'Europe ; les noms des provinces, villes, terres,… érigées en principautés, duchés, marquisats, comtés, vicomtés et baronneries ; les maisons éteintes qui les ont possédées, celles qui par héritage, alliance ou achat ou donation du souverain les possèdent aujourd'hui, les familles nobles du royaume et les noms et les armes dont les généalogies n'ont pas été publiés par M. D.L.C.D.B., Paris, Duchesne, 1757
  9. Henri Gourdon de Genouillac (1826-1898) Dictionnaire des fiefs, seigneuries, châtellenies, etc. de l'ancienne France, contenant : les noms des terres et ceux des familles qui les ont possédées, leur situation provinciale, les dates de possession, de transmission ou d'érection en terres titrées, etc., etc. Paris, E.Dentu éditeur, 1862, p.??
  10. « Jamais plus sans ma communauté de communes : La France et ses 36.000 communes pèsent à elles seules 37,5% du nombre de collectivités territoriales de premier niveau (les communes) de l'Union européenne ! Avec 1.600 habitants par commune en moyenne, la France est dernière de ce classement européen, à égalité avec la République tchèque, très loin de 36.000 habitants par commune aux Pays Bas ou au Portugal, des 17.400 en Belgique, des 10.300 en Slovénie, des 7.100 en Italie ou des 5.900 en Allemagne », L'hebdo du vendredi,‎ (lire en ligne).
  11. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  12. « Arrêté préfectoral du 30 janvier 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération Intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes de la région de Suippes et de la Communauté de communes des Sources de la Vesle », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Marne, no 2 quater,‎ , p. 3-7 (lire en ligne [PDF]).
  13. Almanach économique, historique & administratif de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1877, Reims, p164.
  14. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  15. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 27 août 2015).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. http://www.boulette-de-bussy.com/
  21. Pierre-Hilaire Létaudin Étude historique sur la Cheppe, le camp d'Attila et les environs, Châlons-sur-Marne, 1869
  22. A. Guillemot, Contes, légendes, vieilles coutumes de la Marne : Le Massacre des bouteilles sur la "tour" de Bussy-Le-Château
  23. Article du journal L'Union daté du 08 février 1967.
  24. a et b Catalogue des gentilshommes de Champagne. Bailliage de Châlons-sur-Marne. Procès-verbal de l'Assemblée particulière de la Noblesse. 13 mars 1789.
  25. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire…, Volume 3
  26. Louis Pierre d'Hozier, Armorial général de la France
  27. Catalogue des gentilshommes de Champagne. Liste des Gentilshommes qui ont pris part en personne ou par procuration à l'Assemblée de la Noblesse à la rédaction du cahier des doléances dans le bailliage de Vitry et les bailliages secondaires de Sainte-Menehould, Fismes, Saint-Dizier et Epernay. Seneuze, imp. du roi à Chaalons, 1789. 16 mars 1789.
  28. Biographie Châlonnaise, ouvrage collectif
  29. inscriptions gravées sur les 8 pierres tombales de leurs sépultures
  30. article d'Hervé Chabaud paru dans le journal L'UNION du mardi 18 novembre 2003, page 8, ainsi que sur son blog à cette adresse : http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.presse.fr/2013/11/18/18-novembre-1943-un-stirling-secrase-a-bussy-le-chateau-marne/
  31. Mention visible sur le Monument aux Morts jouxtant le cimetière communal