Georges de Bazelaire

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Officier général francais 3 etoiles.svg Georges de Bazelaire
Georges de Bazelaire
Le général de Bazelaire, défenseur de la Cote 304 à Verdun (au centre), avec le général Joffre (1916)

Naissance
Décès (à 96 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1878-1920
Commandement 135e Régiment d'Infanterie
38e Division d'Infanterie
27e Division d'Infanterie
7e Corps d'Armée
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur
Croix de Guerre 1914-1918
Médaille interalliée 1914-1918
Médaille commémorative de la Grande Guerre

Georges de Bazelaire () est un général de division français dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Né à Briey (Meurthe-et-Moselle) de Pierre Joseph Charles de Bazelaire de Saulcy, Conseiller à la cour de Toulouse[1], et de Pauline Adèle Marie Jolly, il appartient à une ancienne famille lorraine de laquelle sont issus, au vingtième siècle, quatre généraux[2] et deux amiraux[3] ainsi que huit officiers saint-cyriens morts pour la France[4], dont son fils, Pierre-André de Bazelaire, sous-lieutenant au 135e Régiment d'Infanterie, tué le 6 septembre 1914 au combat de Vert-la-Gravelle (Bataille de la Marne)[5].

À l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion de Plewna (1876-1878)[6], il est le condisciple de Charles de Foucauld et de Philippe Pétain. Sous-lieutenant le , il sert dans l'infanterie. Breveté de l’École de guerre, il est Chef de bataillon le 21 septembre 1898.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Georges de Bazelaire participe à la première guerre mondiale, et en particulier à la bataille de Verdun[7].

En 1914, le colonel de Bazelaire commande le 135e Régiment d'Infanterie qui quitte Angers pour la Lorraine le 5 août. Lors du premier contact avec l'ennemi, le 21 août 1914, le régiment subit de lourdes pertes (17 officiers, près de 1 500 hommes tués, blessés ou disparus). Bazelaire est blessé le 23 août par un éclat d'obus, mais reste à son commandement jusqu’à son remplacement par le Colonel Graux, le 29 août[8].

En octobre 1914, engagée avec la 42e division d'infanterie lors de la Bataille des Flandres pour maintenir ou rétablir « à tout prix » la ligne de l'Yser, « la brigade de Bazelaire (83e) [9], se portant avec une rapidité extrême derrière l'Yser et au Sud, tombait sur les Allemands à Stuyvekenskerke, leur arrachait le village et semblait rétablir la situation » [10].

En 1915, le général de Bazelaire commande la 27e Division d'Infanterie[11], qui occupera « une place d'honneur parmi les unités qui se sont distinguées le 25 septembre 1915, premier jour de la deuxième bataille de Champagne » et à qui « sera confiée l'action décisive lors de l'attaque » [12].

Verdun (1916)[modifier | modifier le code]

À Verdun, en 1916, le général de Bazelaire commande le 7e Corps d'Armée, renommé Groupement Bazelaire[13], qui défend la rive gauche de la Meuse[14], sous les ordres du général Pétain qui vient de prendre le commandement de la 2e Armée[15]. Le 13 février 1916, Bazelaire avait adressé aux troupes placées sous son commandement l'ordre du jour suivant: « En cas d'attaque de l'ennemi, la conduite à tenir est simple : l'Allemand ne passera pas, et perdra du monde et en fin de compte il sera contre-attaqué. Donc, que chacun tienne ferme : il n'y a qu'une consigne : vaincre ou mourir »[16].

Le général Pétain [17] « confie, au général de Bazelaire la mission d'organiser une position de repli entre Avocourt et Charny »[18]. Dans son récit sur La Bataille de Verdun (1929), il rappelle l'heure grave: l'attaque sur la rive gauche, et s'interroge: « Tiendrait-il, le rempart de la position de résistance entre Meuse et Argonne, devant l'attaque que nous attendions avec une réelle anxiété ? Chaque jour qui passait permettait de l'espérer davantage, tant le général de Bazelaire déployait d'activité pour articuler logiquement ses unités et asseoir leurs gros sur la ligne générale de Cumières à Avocourt par le Mort-Homme et la cote 304, ligne sur laquelle nous voulions tenir avec tous nos moyens » [19].

Le Mort-Homme et la Cote 304, Verdun, 1917

Faisant face à « trois divisions allemandes (VIe Corps et IIe Division de Landwehr) » [20], Bazelaire prépare « une défense échelonnée, comme s'il avait prévu l'attaque allemande. Il a pris soin d'établir ses liaisons avec l'armée d'Argonne sur sa gauche, commandée par le général Humbert »[21]. Ainsi, « le matin du 6 mars, alors qu'un étourdissant bombardement allemand commençait de s'abattre sur les positions françaises, le général de Bazelaire alignait quatre divisions sur la rive gauche et gardait une division en réserve. C'était le système de défense le plus cohérent que l'on ait vu jusqu'alors à Verdun »[22]. Puis « dans la nuit du 7 au 8 mars, Bazelaire bénéficiait de la montée au front de troupes fraîches et était en mesure de lancer directement dans la bataille les renforts du 92e commandés par Macker »[23],[24]. « À 7 heures 20 du matin, pratiquement la totalité du Bois des Corbeaux [25] était revenue aux mains des français »[26].

Un ordre du général de Bazelaire, daté du 16 mars 1916, illustre le caractère vital de la défense de Verdun: « Le Français doit se montrer encore plus acharné que l'Allemand. Si tout un chacun a bien compris ce principe on ne laissera plus sur les champs de bataille que des mitrailleuses dont tous les hommes sont morts. C'est à ce moment-là seulement que l'on aura rempli son devoir» [27].

En mai 1916, le général Pétain porte l’appréciation suivante sur son subordonné: « A commandé le secteur de la R.G (Rive Gauche) au début de la bataille de Verdun, du 26 février au 26 mars, y a déployé ses qualités d'activité et d’énergie habituelles, disputant le terrain pied à pied. Est rentré sur le front le 17 avril comme commandant du secteur d'Avocourt à l'organisation duquel il a mis la dernière main » [28].

Dans l'allocution qu'il prononce à Douaumont le 29 mai 1966, à l'occasion du 50e anniversaire de la bataille de Verdun, le général de Gaulle rappelle : « Mis, le 26 février, à la tête de la 2e Armée par Joffre (...), [Pétain] commandera la défense de telle sorte que notre dispositif, articulé en quatre groupements : Guillaumat, Balfourier, Duchêne, sur la rive droite, Bazelaire, sur la rive gauche, ne cessera pas, dans son ensemble, d’être bien agencé, bien pourvu et bien résolu, et que l'offensive allemande échouera décidément malgré la supériorité de feu que lui assurent mille pièces d'artillerie lourde »[29].

La bataille de la Somme (1916) et le Chemin des Dames (1917)[modifier | modifier le code]

Carte de la bataille de la Somme, 1916

De juillet à septembre 1916, Bazelaire participe à la bataille de la Somme à la tête du 7e Corps d’Armée engagé avec le 1er Corps d’Armée de Guillaumat [30] . Après les combats meurtriers du mois d’août et grâce à une meilleure maîtrise de l'artillerie sur laquelle « le général de Bazelaire, commandant du 7e corps et Guillaumat, responsable du 1er corps, doivent veiller personnellement », le 4 septembre est une journée de victoire : « Le 1er corps s'empare du Forest, (à l'est de Maurepas), au 7e corps, ils prennent Cléry. Au total, 2000 prisonniers, 12 canons de 77 mm et de 105 mm, de nombreuses mitrailleuses » [31]. Les combats très durs se poursuivent avec la prise de Bouchavesnes « qui ranimait les courages », le 12 septembre et de la ferme de Bois Labé, le 13 septembre, où « le 7e corps a fait 2300 prisonniers, pris 40 mitrailleuses et 10 canons » [32] . Mais, en première ligne, le 7e Corps d’Armée est « exposé à toutes les contre-attaques » et ses unités « décimées et épuisées » devront être relevées avant la nouvelle attaque prévue pour le 15 septembre [33].

Selon le témoignage du général Fayolle, commandant la 6e Armée dans la Somme, Bazelaire est « un très beau soldat, d'un moral très élevé ». Il sert ensuite sous les ordres de Foch, de Gouraud et de Guillaumat qui le décrit comme un « parfait commandant de CA, de beaucoup de cœur sous un aspect un peu rude » [34].

Lors de l'offensive du Chemin des Dames, en avril 1917, le 7e Corps d'Armée du général de Bazelaire, qui comprend trois divisions d'infanterie [35], sera renforcé par les 1re et 3e Brigades russes[36]. Celles-ci, commandées par le général Nikolaï Lokhvitski, participèrent aux combats de Courcy[37] et s'y révèlèrent « une troupe de qualité » [38], subissant des pertes sévères. Elles seront citées à l'ordre de la Ve Armée respectivement le 24 avril et le 29 avril 1917 [39].

Dans ses Mémoires, Douglas MacArthur, alors chef d’état-major de la 42e Division d'Infanterie américaine (42nd Infantry Division Rainbow) dont quatre régiments avaient été mis sous le commandement de Bazelaire au 7e Corps d’Armée, raconte son premier contact avec l'ennemi, en février 1918, à l'occasion d'un raid dans les tranchées allemandes aux côtés des troupes françaises : « Quand nous revînmes avec nos prisonniers, les vétérans français s’attroupèrent autour de moi, me serrèrent la main et tout en me tapant dans le dos, m'offrirent du cognac et de l'absinthe. J’étais sans doute le premier soldat américain qu'ils aient vu. Le général de Bazelaire agrafa la Croix de Guerre sur ma tunique, et m'embrassa sur les deux joues. J’étais maintenant un des leurs » [40].

Doyen des généraux français[modifier | modifier le code]

Le général de Bazelaire est mis en congé en juin 1918. « Ce chef, écrit Pierre Montagnon, homme d'honneur et de courage, était estimé par ses supérieurs et ses subordonnés »[41]. Pour le romancier Henry Bordeaux, qui a suivi l'ensemble de la bataille de Verdun, « son devoir seul l'intéresse : il n'a aucun souci d'ambition. Ses tirailleurs et ses zouaves l'adoraient »[42].

Il publie en 1930 un ouvrage sur Un chef, Ferdinand Foch [43].

Il meurt en 1954, à l'âge de 97 ans, doyen des généraux français [44]. Ses Souvenirs de guerre sont édités en 1988 [45].

Grades[modifier | modifier le code]

  • 27/03/1911 : colonel
  • 16/11/1914 : général de brigade à titre temporaire.
  • 03/12/1914 : général de brigade
  • 02/11/1915 : général de division à titre temporaire.
  • 02/11/1915 : général de division

Décorations et citations[modifier | modifier le code]

Commandements[modifier | modifier le code]

Documents[modifier | modifier le code]

  • 23 août 1914 - Engagement du 135e régiment d'infanterie à Bièvres (Ardennes): «À 4h30, le régiment prend ses emplacements de combat (...) À 6h30, la 9e compagnie est envoyée dans les bois N-O de Bièvres où l'escadron divisionnaire vient d'avoir un engagement avec des uhlans (...) À 7h, le 1er bataillon est amené sur la route Bièvres - Oudremont (...) À ce moment la fusillade commence entre notre 1re ligne et les allemands qui commencent à se montrer (...) Bientôt un véritable ouragan de fer et de mitraille commence à pleuvoir sur nos lignes (...) Le commandant de la Valette, en remettant de l'ordre dans une formation désunie, est blessé à la jambe. Le feu redouble d'activité: obus à balles et à explosifs, obus de calibre 105 pleuvent sur le régiment (...) À 9 heures, le colonel de Bazelaire qui, pendant toute l'action, s'était tenu au point le plus dangereux, est blessé par un éclat d'obus. Pansé tant bien que mal, il reste à son poste de commandement et ne se retire que peu de temps avant le commencement de la retraite»[47].
  • Un ordre du 7 mars 1916, reproduit dans le New York Times (16 mars 1916) sous le titre: Germans say Bazelaire threatened to turn artillery on his retreating troops (Les allemands disent que Bazelaire a menacé de tourner l'artillerie contre ses troupes en retraite), reflète les conditions extrêmement dures des combats du Bois des Corbeaux. [17]
  • Le général Joffre sort du quartier général près de Verdun en compagnie du général de Bazelaire - (L'Image de la Guerre - no 74, avril 1916) [18]. Pour une compréhension de la vision du général Joffre sur la défense de Verdun et les différences de point de vue avec le général Pétain, on lira: Maréchal Joffre - Verdun in La Revue de Paris - Septembre - Octobre 1932 - page 241 et suiv.. Sur Gallica [19]
  • Ci-dessous: le général Joffre s'entretient avec le général de Bazelaire (au centre), défenseur de la Cote 304, en présence du général Humbert, commandant la 3e Armée (photo de l'Agence Meurisse). Cette photographie, reprise dans Lectures pour tous le [20], a été également publiée en couverture du magazine britannique The Graphic, le , avec le commentaire suivant: «Le Vigile de Verdun - Après Mort-Homme, aucune des hauteurs de Verdun n'a été la scène de combats plus féroces que la désormais célèbre Cote 304, où, durant plusieurs semaines, le général de Bazelaire a tenu bon face à l'enfer de feu des armes lourdes du Kronprinz et les attaques en masse de ses troupes. Les défenseurs reçurent leur récompense l'autre jour, lorsque le général Joffre, accompagné du général Humbert, vint sur la ligne de front pour féliciter le général de Bazelaire et ses vaillants soldats». [21]
Joffre-Bazelaire.jpg
  • À l'occasion de la remise de la croix de Commandeur de la Légion d'honneur, le journal Le Figaro du 2 avril 1916 publie la notice suivante: «De Bazelaire, général de division, commandant un corps d'armée. Remarquable entraîneur d'hommes et chef de haute valeur. N'a cessé de se distinguer depuis le début de la campagne, comme commandant de régiment, de brigade et de division. Placé à la tête d'un corps d'armée, vient de déployer les plus brillantes qualités militaires à la bataille de Verdun, dans la défense d'un secteur soumis à un violent bombardement et attaqués par de gros effectifs».[22]
  • Verdun - La Résistance - de Castelnau, Driant, Pétain, Nivelle, Mangin, Balfourier, C. Raynal, Nourisson, Berthelot, Bazelaire, Humbert. «Si cette guerre est la lutte des canons, c'est bien plus encore celle des âmes» (J. Joffre). GQG, ordre du jour du 12 juin 1916: «Soldats de Verdun, votre héroïque résistance a été la condition indispensable du succès; c'est sur elle que reposent nos victoires prochaines, c'est elle qui a créé sur l'ensemble du théâtre de la guerre européenne une situation dont sortira demain le triomphe définitif de notre cause» (J. Joffre) [23]
  • Le général Guillaumat et le général de Bazelaire - L'offensive anglo-française se poursuit victorieusement dans la Somme - La science et la vie - No 27 - Juillet 1916 - page 459 [24]
  • Les Brigades russes à Courcy - «En février, les deux Brigades russes furent placées sous le commandement du général de Bazelaire au 7e Corps d'Armée, la 1re directement avec le Corps, la 3e en réserve au nord de Reims. Le 7e Corps d'Armée avait pour mission de prendre le massif de Brimont, sur lequel se trouvait un fort (...) Le premier jour de l'attaque (16 avril 1917) le 7e Corps d'Armée fit des progrès substantiels, selon les critères de la Première Guerre mondiale, avançant d'environ 1,5 à 2,5 kilomètres (...) L'unité occupa le village de Courcy au nord du Fort Brimont. Le 7e Corps d'Armée prit aussi Loivre au nord-ouest et Berméricourt au nord (...) En ce qui concerne la 1re brigade russe, elle se comporta et réussit extrêmement bien.» [25] (traduit de l'anglais - Jamie H. Cockfield - With snow on their boots: the tragic Odyssey of the Russian expeditionary force in France in World War I - St Martin Press - New York, 1999 - pages 96 et suiv.)
  • Le général Pétain (au centre) s'entretient avec le général de Bazelaire (à gauche), en 1917 [26]
  • Le général de Bazelaire décore des soldats américains du 165th Infantry Regiment (42nd Infantry Division Rainbow), secteur de Lunéville, février 1918 - Film du Department of Defense, US National Archives [27]
  • Le général MacArthur (à gauche) en compagnie du général de Bazelaire (au centre), lors de manœuvres militaires, en 1918. Voir: Brenda Haugen - Douglas MacArthur, America's general - Compass Point Books - Minneapolis, 2006 - pages 39 and 40 [28]
  • Documents photographiques concernant le général de Bazelaire (mars 1916 - mars 1918), sur le site de la Bibliothèque de Documentation internationale contemporaine (BDIC): Les généraux Joffre et de Bazelaire, Dombasle, 14 mars 1916 [29], [30] et [31]; le général Pétain et des camarades de promotion : à gauche, colonel Dehay, commandant d'armes ; à droite, colonel Fauvin et général de Bazelaire, Verdun, 27 septembre 1917 [32]; le président de la République portugaise, le président Poincaré et M. Barthou et le général de Bazelaire, Verdun, 10 octobre 1917 [33]; revue de troupes américaines par le général de Bazelaire, 23 mars 1918 [34]
  • Dans le journal Le Gaulois du 29 octobre 1916, on peut lire la chronique suivante: « Une belle famille de soldats: c'est celle du général de Bazelaire, un Lorrain de la Lorraine qui va redevenir française. Son père, né à Metz, subit en 1870 le bombardement et l'incendie à Thionville, où il était procureur impérial, pendant que sa propriété du Ban-Saint-Martin était saccagée et pillée par les Allemands. Il terminera sa carrière comme conseiller à la cour de Toulouse, où il est mort au mois d'août 1914, âgé de quatre-vingt-douze ans. M. de Bazelaire avait eu cinq fils, quatre entrèrent dans l'armée. Deux de ceux-ci étaient morts longtemps avant la guerre actuelle [48]. Aujourd'hui, avec le général de Bazelaire, un frère, plus jeune que lui, est lieutenant-colonel de cavalerie[49]. Le général de Bazelaire était colonel au début de la campagne. Son fils, récemment sorti de Saint-Cyr, servait dans son régiment et a été tué. Le fils du seul de ses frères qui n'ait pas été soldat est lieutenant de cuirassiers» [50]. [35]
  • Affaire des fiches - Le journal Le Figaro du 19 novembre 1904 donne l'information suivante : « La loge L'Encyclopédique de Toulouse, dont le vénérable est M. Antoine Rémond, professeur à la faculté de médecine de Toulouse, a fait parvenir l'an dernier au Grand-Orient toutes les fiches qu'on va lire », dont celle-ci, concernant Bazelaire : « De Bazelaire, chef de bataillon, chef d'état-major de la 33e division (17e corps), à Montauban : Ne cache pas ses opinions cléricales, va régulièrement aux offices religieux. Fait élever ses enfants au petit séminaire. Est en rapport suivi avec les membres du clergé». Trois fiches tenues par le Grand Orient de France étaient consacrées au Cdt de Bazelaire « mis à l'index par le cabinet d'André »[51].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Docteur en droit, Université de Strasbourg (1847). Voir : A. de Fontaine de Resbecq, Notice sur le doctorat en droit, Auguste Durand, Paris, 1857 [1]
  2. Liste de généraux français du XXe siècle
  3. Yves de Bazelaire
  4. Voir : Musée du Souvenir - La Saint-Cyrienne
  5. Tableau d'honneur, morts pour la France : guerre de 14-18 - La Fare - Paris, 1921 [2]
  6. Reçu 66e au concours de 1876, sorti 26e sur 402 élèves de sa promotion
  7. Alain Denizot - Verdun 1914 - 1918 - NEL - Paris, 1996
  8. Louis Chaillou - Historique du 135e Régiment d'infanterie - Ancestramil, SHD - 2008 [3]. Voir également: Les régiments angevins dans la tourmente - Août - Décembre 1914 - Musée du génie militaire, Angers
  9. La 83e brigade d'infanterie du colonel de Bazelaire appartient alors à la 42e division d'infanterie, commandée par le général Grossetti
  10. Louis Madelin - La Bataille des Flandres, l'Yser et Ypres - Revue des Deux Mondes - 17e Année, tome 40e - Juillet 1917 - page 269. sur Gallica [4]. Voir également : Commandant Eugène Barbaroux, Journal de guerre (1914-1915), ci-dessous en bibliographie
  11. La 27e Division d'Infanterie fait partie du 14e Corps d'Armée, général Baret, de la 2e Armée commandée par le général Pétain
  12. Voir le récit détaillé de l'attaque du 25 septembre 1915, in: Commandant Janet - Deuxième bataille de Champagne - Attaque de la 27e Division d'Infanterie - Revue militaire générale, tome XX, septembre 1923 - pages 682 à 779, sur Gallica [5]
  13. Bernard Pernès - Verdun sans retour - Ed. Publibook, 2009
  14. Bataille de Verdun - Situation au 21 février 1916
  15. Le 26 février 1916, le général Pétain prend le commandement de la 2e Armée, qui est réorganisée en quatre Groupements. Le Groupement Bazelaire comprend les 29e et 67e Divisions d'Infanterie et les 96e et 38e Brigades. Voir: Alain Denizot - Verdun 1914 - 1918 - NEL - Paris, 1996 - page 93. Plus généralement, on pourra se référer à : La bataille de Verdun - La grande encyclopédie Larousse, tome 20 - Paris, 1976 [6]
  16. Historique du 47e R.A.C., 1914-1919 - Chef d'escadron Masson - Schmitt frères, éditeurs - Belfort [7]
  17. Philippe Pétain - Actes et Écrits - Flammarion - Paris, 1974 - pages 50 à 66
  18. Allain Bernède - Verdun 1916 : le point de vue français - Cénomane, 2002 - page 109
  19. Général Pétain - La Bataille de Verdun - Perrin - Paris, 2015 - page 64 et 65
  20. Louis Madelin - Verdun - Librairie Félix Alcan - Paris, 1920 - page 49
  21. Pierre Miquel - Mourir à Verdun - Éditions Tallandier - Collection Texto - Paris, 2011 - page 110
  22. Alistair Horne - The price of glory - Verdun 1916 - Penguin Books - London, 1991 - page 157
  23. Pierre Miquel - Mourir à Verdun - Éditions Tallandier - Collection Texto - Paris, 2011 - page 116
  24. Camille Joseph Léon Macker (1866 -1916), Saint-Cyr, promotion de l'Annam (1885 -1887), lieutenant-colonel commandant le 92e Régiment d'infanterie, Officier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1914 - 1918. Réputé pour son panache, le colonel Macker - « un Alsacien au cœur de feu » - fut tué le 10 mars 1916 au Bois des Corbeaux, touché par une balle de mitrailleuse lors d'une contre-attaque allemande. Voir : Louis Madelin - Verdun - Librairie Félix Alcan - Paris, 1920 - page 86. L'action au Bois des Corbeaux valut au régiment et à son chef une citation à l'ordre de l'armée. Voir: Mémorial de La Saint-Cyrienne
  25. On peut lire un réçit détaillé des Combats du Bois des Corbeaux dans: La Grande Guerre du XXe siècle - 3e année, No 26 - Maison de la Bonne Presse - Mars 1917 - pages 291 et suiv. Sur Gallica [8]
  26. Alistair Horne - The price of glory - Verdun 1916 - Penguin Books - London, 1991 - page 159. Récit chronologique des journées du 6 au 8 mars 1916, dans: Jean-Pierre Turbergue (sous la dir.) - Les 300 jours de Verdun - Service historique de la Défense - Éditions Italiques, 2015 - pages 114 et suiv.
  27. Antoine Prost et Gerd Krumeich - Verdun 1916 - Tallandier - Paris, 2015 - pages 212 - 213. Il s'agit de l'ordre 102 du Groupement Bazelaire qui sera repris par la presse allemande (voir Deutscher Geschichtskalendar - Éd. Purlitz - Année 1916 - page 432)
  28. Document autographe, daté du , signé: Le Général commandant la 2e Armée, Pétain, in: Jean-Pierre Turbergue (sous la dir.) - Les 300 jours de Verdun - Service historique de la Défense - Éditions Italiques, 2015 - page 92
  29. Général de Gaulle - Allocution prononcée à Douaumont, le 29 mai 1966, à l'occasion du 50e anniversaire de la bataille de Verdun. Document de l'INA [9]
  30. L'offensive anglo-française se poursuit victorieusement dans la Somme, La Science et la Vie, no 27, juillet 1916, pages 457 à 463
  31. Note du général Fayolle, cité dans : Pierre Miquel, Les Oubliés de la Somme - 1er juillet - 19 novembre 1916, Éditions Tallandier, collection Texto, Paris, 2013, pages 148 et 175
  32. Pierre Miquel, Les Oubliés de la Somme - 1er juillet - 19 novembre 1916, Éditions Tallandier, collection Texto, Paris, 2013, pages 182 - 185
  33. Pierre Miquel - Les Oubliés de la Somme - 1er juillet - 19 novembre 1916 - Éditions Tallandier, collection Texto, Paris, 2013, page 197
  34. Voir : Dictionnaire de la Grande Guerre 1914 -1918, sous la direction de François Cochet et Rémy Porte - Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 2008, page 119
  35. Carte de l'ordre de bataille du Chemin des Dames dans : Pierre Montagnon - Dictionnaire de la Grande Guerre - Pygmalion - Paris, 2013 - page 200
  36. Intéressants documents photographiques sur les Brigades russes [10] (Dossier sur le Cimetière russe de Saint-Hilaire-le-Grand)
  37. Récit détaillé de l'offensive de Courcy dans: Jamie H. Cockfield, With snow on their boots: the tragic odyssey of the Russian expeditionary force in France in World War I, St Martin Press - New York, 1999, page 96 et suiv.
  38. Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918, sous la direction de François Cochet et Rémy Porte, Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 2008, page 169
  39. Citation à l'ordre de la Ve Armée, 24 avril 1917: « La première Brigade Spéciale Russe, constituée des 1er et 2e régiments qui, sous le commandement de son chef, le Général Lokhvitzky, s’empara brillamment des objectifs qui lui étaient désignés, a mené ses efforts jusqu’au bout, malgré de lourdes pertes, particulièrement parmi les officiers et a repoussé avec succès toutes les tentatives de l’ennemi, visant à lui arracher le fruit de son succès.» Citation à l'ordre de la Ve Armée, 29 avril 1917: « La 3e Brigade Spéciale Russe, constituée des 5e et 6e régiments superbement commandée par son chef, le Général Marouchevsky, a eu une conduite brillante sous le feu de l’ennemi; ayant comme objectif l’attaque d’un point d’appui de l’ennemi, particulièrement bien fortifié, elle est partie à l’attaque avec un grand courage, malgré le feu mortel de l’ennemi. » Voir le site de l' Association du souvenir du corps expéditionnaire russe en France [11]
  40. Douglas MacArthur, Reminiscences, Naval Institute Press, Bluejacket Books, Annapolis, 2001, page 54.[12]
  41. Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Grande Guerre, Pygmalion, Paris, 2013, page 114
  42. Dictionnaire de la Grande Guerre 1914 -1918, sous la direction de François Cochet et Rémy Porte, Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 2008, page 119
  43. Voir ci-dessous dans la bibliographie. Son frère aîné, Maximilien Adrien de Bazelaire, fut le condisciple de Foch en classes préparatoires au collège jésuite de Saint-Clément à Metz (1869-1871), puis à l' École polytechnique (1871-1873). Voir : Jean-Christophe Notin, Foch, Perrin, Paris, 2008, pages 16 et 19. Également : Georges de Bazelaire, Un chef, Ferdinand Foch, Librairie René Haton, Paris, 1930, page 32
  44. Nécrologie, dans : Le Pays lorrain, 35e année, Nancy, 1954, page 104 (en ligne, Gallica)
  45. Voir ci-dessous dans la bibliographie
  46. «The President of the United States of America, authorized by Act of Congress, July 9, 1918, takes pleasure in presenting the Army Distinguished Service Medal to Major General Georges de Bazelaire, French Army, for exceptionally meritorious and distinguished service in a position of great responsibility to the Government of the United States, during World War I. As Commander of the 7th Army Corps, French Army, with the 42d Division, American Expeditionary Forces, General de Bazelaire rendered invaluable service to the American Expeditionary Forces and to the cause in which the United States has been engaged.» War Department, General Orders No. 45, (1919) - Hall of Valor [13]
  47. 135e régiment d'infanterie - Journal des marches et des opérations du au 21 septembre 1914, pages 10 et 11 [14]
  48. Maximilien Adrien de Bazelaire de Saulcy (1852-1901), École polytechnique, officier du génie; Maurice de Bazelaire de Saulcy (1854-1885), Saint-Cyr, promotion de la Grande Promotion (1874-1876), officier d'infanterie
  49. Paul de Bazelaire de Saulcy (1866-1941). Saint-Cyr, promotion de Chalons (1886-1888). Colonel commandant le 23e Régiment de Dragons, Croix de guerre avec palme, commandeur de la Légion d'honneur, trois citations. Voir: Journal de marche du 23e Régiment de Dragons pendant la Campagne 1914-1918 - Imprimerie Georges Forestié - Montauban, 1920 [15]
  50. Roger de Bazelaire de Boucheporn (1890-1954). Saint-Cyr, promotion de La Moskowa (1910-1913), officier de cavalerie. Lieutenant au 8e Régiment de cuirassiers (1914). Écuyer au Cadre noir de Saumur, chef d'escadrons commandant le 22e GRDI (1940), le colonel de Bazelaire de Boucheporn commande le 3e Régiment de chasseurs d'Afrique lors de la Campagne de Tunisie (1942-1943). Inspecteur général de l'arme blindée et de la cavalerie, général de division. Croix de guerre 1914 -1918, Legion of Merit (1943), Chevalier (1930) puis Officier de la Légion d'honneur (1946)
  51. François Vindé, L'affaire des fiches - 1900-1904 - Chronique d'un scandale - Éditions Universitaires - Collection documents, Paris, 1989, pages 188, 190 et 218
  • Service historique de la Défense - Officiers généraux de l'armée de terre et des services (Ancien Régime - 2010) - Répertoire alphabétique [36]
  • Cote S.H.A.T. : 13 YD 1011
  • Légion d'honneur - Base de données Léonore [37]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges de Bazelaire, Un chef, Ferdinand Foch, Librairie René Haton, Paris, 1930. Édition en ligne BNF - Gallica sur ISSUU
  • Georges de Bazelaire, Souvenirs de guerre : "du 135e régiment d'infanterie au 7e corps d'armée" : 1914-1918, Paris, Laparra, , 116 p. (ISBN 978-2-950-25290-6, OCLC 28853294)
  • Alan Axelrod, The battle of Verdun - The story of the iconic WWI clash, the bloodiest battle in history, Lyons Press, Guilford, Connecticut, 2016
  • Eugène Barbaroux, Journal de guerre (1914-1915). Eugène Barbaroux (1867-1936), Saint-Cyr (promotion de Tombouctou, 1887-1889), chef de bataillon commandant le 1er bataillon du 94e Régiment d'infanterie lors de la bataille des Flandres (Yser et Ypres), officier de la Légion d'honneur. Document numérisé consultable en ligne
  • Allain Bernède, Verdun 1916 : le point de vue français, Le Mans, Cénomane, coll. « Savoir pour comprendre », , 382 p. (ISBN 978-2-905-59685-7, OCLC 52158904)
  • Allain Bernède, « Verdun 1916: un choix stratégique, une équation logistique », rha Revue historique des armées,‎ , p. 48–59 (ISSN 0035-3299)
  • Commandant Bouvier de Lamotte, Précis de la Grande Guerre, Le Pays de France, 1919, page 134
  • (en) William Buckingham, Verdun 1916 : the deadliest battle of the First World War, Gloucestershire, Amberley Publishing, , 320 p. (ISBN 978-1-445-67722-4, OCLC 1050314748)
  • François Cochet (dir.) et Rémy Porte (dir.), Dictionnaire de la Grande guerre 1914-1918, Paris, Robert Laffont, coll. « Inedit; Bouquins. », , 1120 p. (ISBN 978-2-221-10722-5, OCLC 265644254)
  • Jamie H. Cockfield, With snow on their boots: the tragic Odyssey of the Russian expeditionary force in France in World War I, St Martin Press - New York, 1999
  • Alain Denizot, Verdun 1914 - 1918, NEL, Paris, 1996
  • Elizabeth Greenhalgh, The French Army and the First World War, Cambridge University Press - 2014
  • Alistair Horne, The price of glory - Verdun 1916, Penguin Books - London, 1991
  • Louis Madelin, Verdun , Librairie Félix Alcan, Paris, 1920 [38]
  • Louis Madelin , Le chemin de la victoire (Vol. 1) - De la Marne à Verdun, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1920 [39]
  • Ministère de la Guerre, Les armées françaises dans la Grande Guerre, tome IV, 1er volume, Imprimerie nationale, Paris, 1927 [40]
  • Ministère de la Guerre, Les armées françaises dans la Grande Guerre, tome IV, 2e volume, Imprimerie nationale, Paris, 1933 [41]
  • Ministère de la Guerre, Les armées françaises dans la Grande Guerre, tome IV, 3e volume, Imprimerie nationale, Paris, 1935 [42]
  • Ministère de la Guerre, 135e régiment d'infanterie - Journal des marches et des opérations du au 21 septembre 1914 [43]
  • Pierre Miquel, Mourir à Verdun, Paris, Tallandier, coll. « Texto : le goût de l'histoire », , 315 p. (ISBN 978-2-847-34839-2, OCLC 780309231)
  • Pierre Miquel, Les oubliés de la Somme : juillet-novembre 1916, Paris, Éditions Tallandier, coll. « Texto : le goût de l'histoire », , 286 p. (ISBN 979-1-021-00368-2, OCLC 863053530)
  • Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Grande guerre : 1914-1918, Paris, Pygmalion, , 941 p. (ISBN 978-2-756-40833-0, OCLC 868538231, lire en ligne)
  • Philippe Pétain, La Bataille de Verdun - Présentation de Bénédicte Vergez-Chaignon, Perrin, collection Tempus, Paris, 2015. Ce livre a été publié en 1929 aux éditions Payot, à l'occasion de l'élection du Maréchal Pétain à l'Académie française (fauteuil du Maréchal Foch)
  • Antoine Prost et Gerd Krumeich, Verdun 1916, Tallandier, Paris, 2015
  • Victor Robert, Impressions de guerre (1914-1919). Victor Robert (1873-1957), polytechnicien, capitaine d'artillerie, sert à l'État-major du 7e Corps d’armée (1914-1917). « En juin 1916, il est promu chef d'escadron, et en juillet 1917, il commande le 1er groupe du 240e régiment d'artillerie de campagne (240e RAC). En juin 1918, le commandant Robert prend le commandement du 270e régiment d'artillerie de campagne (270e RAC). Après la guerre 1914-1918, il poursuit sa carrière dans l'armée ; lorsqu'il prend sa retraite, il est général de brigade ». Ce récit de première main, très détaillé ainsi qu'un album de documents photographiques sont consultables sur le site des Archives départementales de l’Hérault - Pierres Vives : Texte numérisé; documents photographiques
  • Jean-Pierre Turbergue (dir.) et Service historique de la Défense (préf. Elrick Irastorza), Les 300 jours de Verdun, Mantes-la-Jolie, Italiques, , 550 p. (ISBN 978-2-356-17043-9, OCLC 946102408).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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