Buhl (Haut-Rhin)

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Buhl
La mairie.
La mairie.
Blason de Buhl
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
Fernand Doll
2014-2020
Code postal 68530
Code commune 68058
Démographie
Gentilé Buhlois
Population
municipale
3 310 hab. (2012)
Densité 376 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 43″ N 7° 11′ 14″ E / 47.9286111111, 7.1872222222247° 55′ 43″ Nord 7° 11′ 14″ Est / 47.9286111111, 7.18722222222
Altitude Min. 313 m – Max. 842 m
Superficie 8,8 km2
Localisation

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Buhl

Buhl est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Buhlois et les Buhloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Buhl est située dans la vallée de la Lauch, au pied du massif des Vosges et du Grand Ballon (1424 m) et entouré de forêts dont les massifs atteignent des altitudes comprises entre 395 et 860 mètres. Le village est traversé par la Lauch, paisible rivière aux eaux claires et limpides, et est situé au cœur de la vallée du Florival, à 3 km de Guebwiller. Buhl doit son nom à sa situation pittoresque au haut d'une colline (Bühele), d'où il domine, avec son église, une grande partie de la vallée de la Lauch. Le ban communal atteint une superficie de 880 hectares et s'étend sur deux vallées confluentes. Il est traversé par trois cours d'eau : la Lauch, le Murbach et le Krebsbach. Buhl fait face à plusieurs massifs forestiers qui bordent le village :

  • le Demberg (altitude 628 m) qui domine le village, séparé par le Hohrupf (813 m) à travers le col du Schrangen ;
  • le Schimberg (582 m) dont les versants pentus sont couverts de vignes ;
  • le Geisskopf (735 m) séparé par l'Ebeneck et le col du Münsterraeckerlé ;
  • l'Ebeneck (859 m) qui est le point culminant du banc de Buhl ;
  • le Hochkopf (545 m) qui se trouve au-dessus du château du Hugstein et qui est séparé du Geisskopf par le Kohlgraben et le Peternit.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Saint-Barnabé
  • Rimlishof

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Vivier des Pèlerins[modifier | modifier le code]

D'après la légende, c'est près du village, à l'entrée du vallon de Murbach, que se trouvait le Vivier des Pèlerins (Vivarius Peregrinorum) dont la digue ouverte a donné aux prairies le nom de Weihermatten. Ce fut près d'un étang que Saint Pirmin, le fondateur de Murbach, s'arrêta pendant quelque temps avec sa colonie de moines irlandais, avant de s'enfoncer plus en avant dans la solitude des montagnes. Ils s'installèrent sur un petit monticule connu sous le nom de Kathrinabuckel entouré de marécages. Ils furent ensuite rejoints par un moine-évêque itinérant, Pirmin, venant de l'abbaye de Reichenau (lac de Constance). C'est ainsi que naquit la première communauté bénédictine. Les moines fondèrent ensuite l'abbaye de Murbach en 728. L'origine de Buhl date de cette époque. À la même époque, le comte Eberhard d'Eguisheim donna ensuite toute la vallée aux moines, ainsi que le domaine de Pfetterhouse dans le sud de l'Alsace [1].

La première mention de Buhl[modifier | modifier le code]

On trouve la première trace écrite du village de Buhl dans un document établi par un abbé du prieuré des Augustins de Goldbach [2]. Ce prieuré possédait à l'époque des terres sur cette partie de cette vallée encore envahie par la forêt. Dans ce document daté de 1135, l'abbé Erlof donne le nom de "Bühele" dont l'orthographe va changer au fil des années. Vers le XIIIe siècle le lieu est appelé Buohele, Buohile, puis au XIVe siècle Bühel et enfin Bühl à partir du XVIe siècle. Le village s'est depuis beaucoup agrandi du côté de la Lauch et le long de la route.

Construction d'une chapelle[modifier | modifier le code]

Vers 1205, le patriarche de Jérusalem, Girold, se rend à Murbach et y consacre une chapelle dédiée à Sainte Catherine. Cette chapelle construite près de la digue du Pilgerweiher aurait été le lieu où les moines de Murbach avaient établi le premier sanctuaire[3]

La construction du château du Hugstein[modifier | modifier le code]

L'abbé Hugo de Rothenburg fait construire le château du Hugstein pour protéger l'entrée de la vallée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Buhl

Les armes de Buhl se blasonnent ainsi :
« De gueules au triangle évidé d'argent. »[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Buhl a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[5].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Dr Charles Bucher    
octobre 1945 1953 Joseph Strudel    
décembre 1950 1953 Camille Niess    
avril 1953 1977 Dr André Mathias    
mars 1977 1983 Charles Giersch    
mars 1983 1995 Jacques Jeanmougin    
juin 1995 2008 Jean-Marc Schreiber    
mars 2008 en cours Fernand Doll    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 310 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
579 526 585 857 1 155 1 500 1 535 1 718 1 732
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 863 2 090 2 319 2 592 2 887 3 050 3 114 3 168 3 097
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 203 3 352 3 347 2 936 3 071 3 024 2 635 2 403 2 580
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
2 931 2 945 3 048 2 674 2 755 3 079 3 190 3 265 3 310
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste.
Chapelle du cimetière.
Le retable de Buhl. Image du haut et du bas : couronnement d'épines et portement de la croix. Certainement une œuvre d'un peintre formé à l'école de Martin Schongauer au XVe siècle. Ce tableau fait partie d'un ensemble de plusieurs tableaux exposés dans l'église Saint Jean Baptiste de Buhl.
Retable de l'église de Buhl, partie centrale

La présence d'un curé à Buhl est attestée dès 1243. À la suite d'une forte croissance démographique au XIXe siècle, une nouvelle église est bâtie pour remplacer l'ancien sanctuaire qui se trouvait sur place. Elle est remplacée par un vaste édifice de style néo-roman. Langestein édifie la nef de 1868 à 1870, le chœur étant construit par Hartmann en 1877, après une interruption due à la guerre de 1870. Une partie de la tour primitive est reconstruite en 1899 et surmontée d'un clocher octogonal par l'architecte Kreyer. L'ancienne église possédait de grandes fenêtres en plein cintre et correspondait donc au type même de ce qu'on pouvait observer au XVIIIe siècle. C'est en 1860 que la municipalité décida d'agrandir l'église devenue trop petite par rapport au nombre d'habitants. La population de l'époque dépassait les 2 000 habitants. Après des discussions, on décida de reconstruire d'abord la nef entre 1868 et 1870 d'après les plans de l'architecte Langenstein originaire de Cernay. La guerre vint interrompre les travaux qui ne reprirent qu'en 1877 avec la reconstruction du chœur. Le nouvel édifice, en style néo-roman, n'est pas orienté, car il avait été disposé perpendiculairement à l'ancienne église, dont la tour-porche conservée, se trouvait adossée au mur nord du chœur. En 1899, on démolit l'étage supérieur qui menaçait ruine, pour le remplacer par un clocher octogonal, dont les plans furent établis par l'architecte Kreyer de Colmar.

Retable de la Crucifixion

L'église abrite un retable consacré à la Passion du Christ (volets ouverts) et à la Vierge (volets fermés). Ce chef d'œuvre est acheminé à Colmar pendant la Révolution lorsque les couvents sont vidés de leur mobilier. Deux habitants de Buhl ramènent le retable du XVe caché dans leur transport de fourrage pour le rendre à l'église du village une fois la Révolution passée. Ce retable provient probablement d'un couvent des Dominicains et très probablement des catherinettes de Colmar. Le style du retable permet de penser que la réalisation est l'œuvre d'un peintre formé à l'école du Colmarien Martin Schongauer. Le retable de Buhl est le dernier d'Alsace à ne pas être exposé dans un musée[8].

Ruines du château du Hugstein (XIIIe s.)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château du Hugstein.

Autres monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle des Maquisards
  • Chapelle Notre-Dame
  • Calvaire du Rimlishof
  • Chapelle du cimetière
  • Chapelle Sainte Catherine

Autres curiosités[modifier | modifier le code]

  • Menhirs de l'Appenthal

La forêt[modifier | modifier le code]

Buhl est une commune forestière : environ 250 ha de forêts sont sur son territoire, dont près de 140 ha sont situés à proximité de l'agglomération (canton du Schimberg), où se trouve le chemin des carrières, qui passe par d'anciennes carrières.

Particularités[modifier | modifier le code]

La ville possède entre autres un trophée de deux @ obtenu grâce au nombreux efforts menés par la mairie de Buhl dans le but de posséder un site internet à la fois complet et original.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pfertterhouse appelé à l'époque Petrosa possédait deux églises dédiées respectivement à la sainte Vierge et aux martyrs de la foi Dizier et Andoche
  2. Prieuré de Saint-Augustin fondé en 1135 et cédé à l'abbaye de Murbach en 1566. Il n'existe plus que quelques traces éparses de cette fondation, sur lesquels on a construit des maisons et un mur qui entoure le cimetière. L'église de Goldbach a été reconstruite avec des restes de pierres de l'ancien prieuré
  3. Cette information est rapportée par la Chronique des Dominicains de Colmar, 1271
  4. Archives Départementales du Haut-Rhin
  5. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  8. Guide Vert, Alsace-Lorraine, Michelin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]