10e régiment d'artillerie coloniale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

10e Régiment d'Artillerie Coloniale
Image illustrative de l’article 10e régiment d'artillerie coloniale
Image illustrative de l’article 10e régiment d'artillerie coloniale
Insigne régimentaire du 10e R.A.C.T
Insigne régimentaire du 10e R.A.C

Création 1er avril 1919
Dissolution 30 septembre 1967
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment du service militaire volontaire
Rôle Formation insertion
Ancienne dénomination 10e régiment d'artillerie lourde hippomobile coloniale
10e régiment d'artillerie coloniale porté
Couleurs Rouge et bleu
Inscriptions
sur l’emblème
Indochine 1946-1954
AFN 1952-1962
[1],[2]
Anniversaire Bazeilles
Guerres Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Décorations Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
une palme

Le 10e régiment d'artillerie coloniale était une unité de l’armée française héritier des Troupes Coloniales.

Son actuel héritier est le 2e régiment du service militaire volontaire.

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Créé le 1er avril 1919 comme 10eRALHC (régiment d'artillerie lourde hippomobile coloniale). Ses quatre groupes tiennent garnison à Toulon, Marseille, Saint-Raphaël et Nîmes .

Le 3 mai 1923 devient 38e régiment d'artillerie coloniale par changement d'appellation.

Le 1er mai 1929 il redevient 10e RACP (régiment d'artillerie coloniale porté) par changement d'appellation du 310e RACP à Rueil-Malmaison.

Le 1er décembre 1932 10e RACTT (régiment d'artillerie coloniale tracté tous terrains) par changement d'appellation.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Campagne de Norvège[modifier | modifier le code]

Il participe alors à la campagne de Norvège avec ses quatre groupes qui se trouvent en première ligne à Narvik, le 28 mai 1940.

Armée d'armistice[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 1940 sous le nom de 10e RAC il tiendra garnison à Nimes, Marseille, Draguignan il sera le seul régiment d'artillerie coloniale de l'armée d'armistice. Il sera dissous le 25 septembre 1942.

Libération[modifier | modifier le code]

Le 5 novembre 1944 recréation du 10e RAC à Draguignan Cité à l'ordre de la division [BRIGADE DE MARCHE MEDOC] Croix de Guerre avec étoile d'argent aux drapeaux, étendards et fanions, le 4 juillet 1945 pour sa participation aux opérations du front de l'atlantique lors d'un combat exceptionnellement dur du 14 au 20 avril 1945 à la Pointe de GRAVE (réf;: Ordre Général N°102.) Il appartient à la 1re division d’infanterie d’Extrême-Orient, puis à la 3e division d’infanterie Coloniale.

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Le 3 mars 1946 il rejoint l'Indochine son 3egroupe participe à la bataille de Dien-Bien-Phu.(III/10 RAC), Chef de bataillon Alliou, avec 12 obusiers de 105 mm M2A1, où il est entièrement anéanti. Il est cité une première fois le 4 mars 1948 à l’ordre de l’Armée avec attribution de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec palme.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Le 5 novembre 1955 il quitte l'Indochine pour arriver en Algérie il formera 4 groupe du régiment.

Le 2e groupe du 10 RAC devient le 1er décembre 1958 le 2e groupe du 10e RAMa, il sera dissous le 15 juin 1962.

Le 3e groupe du 10 RAC devient le 1er décembre 1958 le 3e groupe du 10e RAMa. Par décision ministérielle en date du 4 mars 1962 le 3e groupe du 10e RAMa prend la dénomination de 41e régiment d'artillerie de marine à compter du 1er avril 1962.

Le 4e groupe du 10 RAC devient le 1er décembre 1958 le 2e groupe du 10e RAMa, il sera dissous le 31 mai 1961.

Le 5e groupe du 10 RAC devient le 1er décembre 1958 le 5e groupe du 10e RAMa, il subsiste. Il prend la dénomination de 10egroupe d’artillerie de marine (10e GAMa) et tient garnison à Mers el-Kébir.

Dissolution[modifier | modifier le code]

Il est définitivement dissous à son retour en France le 30 septembre 1967.

En 1976, le 2e bataillon du service militaire adapté (2e BSMA) prend la dénomination de régiment du service militaire adapté de la Guadeloupe (RSMA-Ga) et reçoit la garde de l’étendard du 10e régiment d’artillerie de marine. En 2013, le RSMA-Ga reçoit son propre drapeau. L'étendard du 10e RAMa retourne dans la Salle des Emblèmes du Service historique de la Défense au château de Vincennes, où sont conservés les drapeaux et étendards des régiments dissous.

Depuis 2017, le 2e régiment du service militaire volontaire de Brétigny-sur-Orge s'est vu confier la garde à l'étendard du 10e RAMa.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sources : - Les Troupes de Marine - Quatre siècles d'histoire - Édition LAVAUZELLE.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  2. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]