Muizon

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Muizon
Gare de Muizon
Gare de Muizon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Fismes-Montagne de Reims
Intercommunalité Communauté de communes Champagne Vesle
Maire
Mandat
Germain Renard
2014-2020
Code postal 51140
Code commune 51391
Démographie
Gentilé Muizonnais
Population
municipale
2 154 hab. (2014)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 29″ nord, 3° 53′ 30″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 111 m
Superficie 7,15 km2
Localisation

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Muizon est une commune française située dans le département de la Marne et la région Grand Est. Cette commune a été créée pendant le VIIe siècle aux alentours de l'an 633. Au dernier recensement de 2014, la commune comptait 2 154 habitants, la population ayant tendance à se stabiliser. Cette commune est traversée par la Vesle. Elle est sur l'ancienne voie romaine qui allait de Reims à Paris (Durocortorum à Lutèce). Elle était entre la route nationale et la Vesle et au XIXe siècle elle sera desservie par une ligne ferroviaire qui reliait Reims à la Capitale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'ouest de Reims.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare assure la liaison entre Reims et Fismes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune de Muizon est pour une part liée à celle de la famille Danton de Muizon. La seigneurie de Muizon est une terre seigneuriale tenu par Baudouin de Rains en 1216. Le terroir de Muizon comporte à l'époque environ 600 hectares, dont la moitié environ appartiennent à la seigneurie de Muizon. Le sire de Muizon est alors Baudouin de Vandières d’au moins l'an 1326 à l'an 1353. Il est aussi sire de Gueux. Son épouse est probablement Marie des Armoises. Il est vraisemblable que les descendants de Baudouin aient construit une « maison forte » à l’emplacement du futur château.

Tous les villages situés aux environs possédaient un château : Gueux, Rosnay, Sapicourt, Châlons-sur-Vesle, La Muire. Mais à plusieurs époques les châteaux ont été détruits, nous en citerons deux. A la veille de la guerre de Cent Ans (en 1359), les hauteurs voisines de Saint Thierry, Brimont, Villers Allerand étaient occupées par les Anglais, le roi Édouard III assiège Rains, détruisant même les villages aux alentours. Certains n’ont pas été reconstruits près de Bétheny, près de Prosnes, près de Loivre, près de Courcy… et surtout Mont Saint Pierre, près de Tinqueux. Muizon a dû souffrir de cette occupation. En juillet 1359, en prévision du siège de Reims par les armées d’Edouard III, diverses forteresses et maisons fortes furent « arrasées » aux alentours de la ville par commandement de Gaucher de Chastillon, capitaine de Reims.

« Si le château de Muizon ne s’était pas trouvé compris parmi ceux dont les destructions ont eu lieu en exécution des ordres donnés ci-dessus, il a bien pu être brûlé par les Anglais lors du siège de Reims… »

Tous les documents concernant le château de Muizon auraient alors disparu. Nous n’avons donc aucun renseignement sur la période 1343 – 1436.

Durant la Fronde, période trouble où l’on vit Condé et Turenne opposés à Mazarin, puis entre eux, le duc de Lorraine est passé par Muizon : « ses troupes ont sans doute ravagé le pays », donc le château en 1652.

Nous avons des reproductions de dessins et de peintures communiquées par M. J.B. Jourdain de Muizon, descendant des derniers seigneurs de Muizon.

Le château a été « modernisé » en 1659, donc après les dégâts subis lors de la Fronde. La peinture reproduite conservée à Paris par la famille de J.B. de Muizon montre bien que le château, les murs et une partie des bâtiments de la ferme composaient un vaste ensemble carré entouré de toutes parts par des douves alimentées par les eaux de la Vesle. C’est une exigence impérative qui avait fait établir la première maison forte dans ces bas-fonds, peu salubres à l’époque, bien adaptés aux nécessités d’une région de tout temps traversée par les invasions et régulièrement ravagée par les armées de tous les pays [1].

Le château pendant la guerre 1914 – 1918 a servi « d’ambulance » ou d’infirmerie dans les communes. La partie château servait en grande partie au logement des officiers supérieurs, généralement des unités qui stationnaient à Muizon ou qui étaient de passage dans la commune.

En août 1944, un incendie et une série d'explosion liées au suicide d'un officier de la Wehrmacht détruisent le château du village où dormaient un groupe de soldats allemands. Le château ne fut pas relevé.

L'église[modifier | modifier le code]

L'église actuelle est un édifice dont certains éléments appartiennent au XIIIe siècle. Elle comprend une nef flanquée de bas-côtés, précédée d'un narthex, un transept et un chœur voûte en cul-de-four. Le clocher s'élève à la croisée du transept vraisemblablement conçu à l'origine pour comporter une tour couverte en bâtière, il n'est plus constitué que par un mur à cloches (rare dans la région) qui surmonte le pignon séparatif entre la nef et le transept. Fortement endommagée en 1918, l'église a été restaurée plusieurs fois.

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , au-dessus du point de jonction des communes de Jonchery-sur-Vesle, de Prouilly et de Muizon, s'est déroulé le premier combat aérien avec avion abattu de l’histoire mondiale de l’aviation militaire[Note 1], remporté par le Voisin III du pilote, le sergent Joseph Frantz et du mécanicien, le caporal Louis Quenault contre un Aviatik B.I allemand avec a son bord le pilote le sergent Wilhelm Schlichting et l'observateur, l'oberleutnant Fritz von Zangen, qui reposent au cimetière allemand de Loivre. Ce fait historique, a engendré une nouvelle tactique de combat dans les airs qui coutera la vie à un grand nombre de jeunes pilotes [2],[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason Taillé : au premier de sinople à l'usine surmontée d'un silo, lui-même surmonté d'un arbre senestré d'une maison, le tout d'argent, au second de gueules au mouton contourné surmonté d'une gerbe de blé, elle-même surmontée d'un annelet, le tout d'or ; à la pointe d'or en barre brochant sur la partition. Devises: « Changer pour le mieux » et « villa mutationis »
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale a longtemps été agricole avant que le chemin de fer ne vienne s'y arrêter. La Vesle permettait aussi de fournir la force matrice au moulin.

La gare de Muizon[modifier | modifier le code]

Muizon est la gare terminale qui, avec ses kilomètres de quais permet l'alimentation du front et le rapatriement des blessés. Les emprises abandonnées permettront dans les années 70 la création d'une première zone d'activités.

La filature de Muizon[modifier | modifier le code]

La filature de laine peignée Retorderie de Muizon qui deviendra l'usine de caoutchouc Reno a été inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel. La Retorderie de Muizon fait élever en 1923-1924 une filature de laine peignée avec retorderie de laine, de coton et de soie. En 1928 la société de caoutchouc récupéré Reno s'installe dans l'ancienne filature. Elle cesse son activité après la Seconde Guerre mondiale. Actuellement l'usine est désaffectée. En 1928, l'usine de récupération de caoutchouc emploie une soixantaine d'ouvriers.

Les compagnons du devoir et du Tour de France[modifier | modifier le code]

C'est à Muizon que les Compagnons du Devoir et du Tour de France vont construire leur maison régionale imaginée par l'architecte rémois Bernard Fouqueray.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1876   Boutard[4]    
Les données manquantes sont à compléter.
 ? Première Guerre mondiale M. Bailliot    
1953 1989 Albert Vecten UDF Sénateur de la Marne (1983 → 2001)
Conseiller général de Ville-en-Tardenois (1964 → 2004)
1989 mars 2008 Michel Caquot UMP Conseiller général de Ville-en-Tardenois (2004 → 2015)
mars 2008[5] en cours
(au 4 juillet 2014)
Germain Renard UMP Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 154 habitants, en diminution de -2,75 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
145 135 146 145 143 165 223 225 252
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
299 278 297 285 254 243 252 252 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
256 282 261 265 293 256 284 286 318
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
327 480 1 031 2 243 2 255 2 346 2 333 2 215 2 154
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Muizon dispose d'une école maternelle et d'une école primaire. Elle beneficie aussi d'un restaurant scolaire géré par le MAREL

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un stand de tir, d'un Dojo, d'un cour de tennis couvert, d'un gymnase et d'un parc multi-sport (le Champs Jeudi) comportant plusieurs cours de tennis, des terrains de football ainsi qu'un parcours de santé en forêt.

Association[modifier | modifier le code]

  • Le FJEP est l'association la plus importante de Muizon. De nombreuses activités sont proposées : Badminton, danse, futsal, gym, karaté, judo, tir, trampoline, volley ball, dessin, patchwork, photo-numérique. Le FJEP met a disposition un local pour les jeunes. Le MAREL (anciennement OMASEM) organise pendant des vacances de nombreuses activités sportives.
  • L'Étoile sportive muizonnaise créée en 1960 est la plus ancienne association sportive de la commune [11].
  • La Veslardanne. La chorale créée en 1970 par Jean Claude Staudt établit son siège à Muizon en 1994 [12].
  • Comité de jumelage Muizon / Klein Winternheim (Allemagne)
  • " Les Foulées Muizonnaises" est un club de "joggeurs" créé au début des années 90 et qui pratique la course à pied sous ses diverses formes.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La commune de Muizon faisait partie dans les années 50 d'une paroisse liée à Châlons-sur-Vesle et Trigny. La paroisse devint autonome. La commune fait partie du secteur "Entre Vesle et Ardre" qui regroupe 10 communes et le presbytère est à Villedommange [13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Décoration française[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Albert Vecten, maire honoraire 1953-1989, sénateur honoraire 1983-2001, président du conseil général de la Marne 1982-2003.
  • Jean-Baptiste Ernest Jourdain de Muizon, ancien chef de division au ministère des Travaux publics, chevalier de la Légion d’honneur, mort le 26 avril 1897, à Versailles, où il habitait depuis quelques années. Il était né à Paris, le 20 novembre 1823. Le château de Muizon, l’un des plus anciens domaines des environs de Reims, était sa propriété [14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La victoire de Frantz et Quenault est la première victoire homologuée de l'histoire de l'aviation.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « - Le village - Le château », sur www.communedemuizon.fr (consulté le 2 octobre 2015)
  2. Témoignage de Joseph Frantz à la RTBF le 22 novembre 1965 : « 14/18 (Novembre 1965) », sur Europeana (consulté le 1er janvier 2013)
  3. « Première victoire aérienne de l'histoire : l'exploit marnais de Frantz et Quenault », article du journal l'Union du 6 octobre 2012
  4. Almanach-Annuaire historique, administratif et commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, de 1877, p183.
  5. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  6. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 2 septembre 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « ESM 1960 », sur www.esmuizon.fr (consulté le 2 octobre 2015)
  12. « Chorale La Veslardanne - Histoire », sur www.chorale-la-veslardanne.org (consulté le 2 octobre 2015)
  13. « Paroisse Paroisse Entre Vesle et Ardre à VRIGNY », sur Eglise info (consulté le 2 octobre 2015)
  14. Almanach Matot-Braine, Reims, 1898