Loivre

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Loivre
L'hôtel de ville, école.
L'hôtel de ville, école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Bourgogne
Intercommunalité Nord Champenois
Maire
Mandat
Claudine Rousseaux
2014-2020
Code postal 51220
Code commune 51329
Démographie
Population
municipale
1 197 hab. (2012)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 49″ N 3° 58′ 50″ E / 49.3469, 3.980649° 20′ 49″ Nord 3° 58′ 50″ Est / 49.3469, 3.9806
Altitude Min. 63 m – Max. 116 m
Superficie 10,24 km2
Localisation

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Loivre est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Canal de l’Aisne à la Marne : Maison de l'écluse au lieu-dit les Fontaines.

Le village a été établi dans la plaine Nord-champenoise qui est dominée à l'ouest par le massif de Saint-Thierry. La commune est située à une dizaine de kilomètres au nord de Reims entre deux anciennes voies romaines dont le tracé est conservé par la RD 944 (Reims-Laon via Berry-au-Bac) et la RD 366. Elle est sur l'axe est-ouest qu'est la RD 30 de Bourgogne à Fismes. Le territoire communal est traversé de nord en sud par :

Autrefois petit centre industriel et agroalimentaire avec sa sucrerie et sa verrerie, la commune est un village-dortoir dont la population travaille principalement sur l'agglomération rémoise.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune possède une zone humide protégée (vallée de la Loivre).

La commune est aussi un village fleuri avec deux fleurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'origine de la commune est à ce jour incertaine. Elle peut cependant être liée à un établissement d'exploitation agricole gallo-romain. L'agriculture a été l'élément dynamique du développement et de l'économie de la commune jusqu'au XIXe siècle. Les moulins encore présents avant la Première Guerre mondiale sur les hauteurs au Nord-ouest de la commune en attestait l'importance. L'église qui a été détruite lors du premier conflit mondial, avait été construite au lieu-dit le Champ vert au XIIe siècle.

Le château des Fontaines[modifier | modifier le code]

Le château des Fontaines a été construit par les seigneurs de Loivre vers le XVIIe siècle au lieu-dit des Fontaines. Il fut reconstruit au XVIIIe siècle et comprenait alors un corps deux logis, deux pavillons et un grand parc aménagé au XIXe siècle et qui descendait jusqu'à la Loivre.

Le moulin Berriot[modifier | modifier le code]

Le moulin à vent fut construit vers 1800 au lieu-dit le Beauscher par la famille Beriot, une dynastie de meuniers.

Le développement industriel[modifier | modifier le code]

Un développement lié aux infrastructures de transport[modifier | modifier le code]

Petit bourg de plaine entre deux voies de circulation antiques, la commune va connaître un essor important avec la réalisation au XIXe siècle de deux infrastructures importantes : le canal de l'Aisne à la Marne et la voie ferrée qui va relier Reims à Laon.

Ces deux infrastructures majeures vont permettre l'établissement d'une sucrerie et aussi d'une verrerie.

La verrerie - 1854[modifier | modifier le code]

Eugène-Louis de Bigault de Granrut (1828-1894) qui épousa, en 1859, Isabelle DE Boullenois de Senuc (1838-1908), et son frère Gabriel-Alfred de Bigault de Granrut (1827-1904) prirent la décision d’éteindre une partie des fours de la vallée du Four de Paris aux Islettes, en Argonne, devenus peu rentables et de délocaliser leur activité à Loivre. Leur sœur Marie-Emilie de Bigault de Granrut était mariée à Marie-Charles-Auguste Ruinart de Brimont dont les ancêtres étaient originaires de Loivre[1].

En 1853, ils se portèrent acquéreur du domaine des Fontaines, à Loivre, château et fermes et édifièrent en bordure du canal de l’Aisne, une verrerie pour répondre au marché des bouteilles de Champagne. Leur beau-frère Henry de Boullenois les rejoignit. Avec des millions de bouteilles, produites chaque année, elle fut rapidement célèbre et rentable. Dès 1855, la verrerie Granrut frères occupe un stand à la première exposition universelle de Paris. Eugène est mort en 1894 à Loivre, au château des Fontaines et inhumé dans le cimetière des Alleux dans les Ardennes où il avait acheté le domaine de Maison-Rouge. Sa tombe fut transférée ensuite à Senuc le pays de son épouse. Charles Marie Joseph Albert Louis comte de Bigault de Granrut succéda à son père et repris le titre de maître verrier, d’abord en société avec sa mère et sa sœur Lucie Marie Gabrielle Angèle de Bigault de Granrut (1862-1942) , puis seul à partir de 1899. Il épousa en 1892 Paule Charlotte Henriette DE PUGET de BARBENTANE de CABASSOL DU REAL (1865-1936) et habitèrent le château des Fontaines à Loivre et le Four de Paris. Sa sœur Lucie, qui avait épousé Maurice Guy Marie GAUTIER de CHARNACE (1857-1923) habitait le château d'Aulnois à Aulnois-sur-Seille[2].

La sucrerie - 1885[modifier | modifier le code]

Colonne de soldats allemands entre Loivre et Brimont, dans le département de Marne, en France, en 1918

La sucrerie a été par Mrs Chovet et Thiery sur des terrains actuellement rues de Verdun et de Courcy qui utilisa le port du canal pour ses expéditions. Son directeur, M. Lemaire mourut au champ d'honneur. après la guerre la sucrerie fusionna avec celle de Condé-sur-Suippes. Près de la verrerie était aussi installée, avant la Première Guerre mondiale, une fabrique de paillons utilisés pour le transport des bouteilles et qui fonctionna jusqu'en 1930.

La Motterie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, il existait à Loivre à l'emplacement de ce qui est devenu ensuite une décharge, une motterie, lieu d'extraction de mottes de craies qui servaient pour la fabrication du blanc d'Espagne. Les galeries d'exploitations servirent de champignonnières. La Motterie fut détruite lors de la Première Guerre mondiale. C'est l'ancien mécanicien de l'aviateur Guynemer, le colonel Pinot qui remit le site en exploitation à partir de 1945 avec l'entreprise MEAC (Marnages et épandages d'amendements calcaires) jusque dans les années 1960.

La gendarmerie[modifier | modifier le code]

À proximité immédiate de l'axe important qu'est la RN 44, Loivre est dotée d'une gendarmerie qui sera construite rue de la Vinderie (aujourd'hui rue du Général-Leclerc). La gendarmerie sera reconstruite le long du CD 30 avec deux bâtiments pour loger les gendarmes. Elle sera reconstruite en 1985 pour la gendarmerie actuelle.

Les destructions de la guerre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Première Guerre mondiale.

La commune est un enjeu stratégique avec le franchissement du canal, la voie ferrée. La zone est dominée par le fort situé sur la butte de Brimont, tenu par les troupes françaises et qui commande l'accès Nord vers Reims. La commune sera totalement détruite et son territoire porte encore les stigmates de ces combats avec les sapes et tranchées plus ou moins bien comblées.

En 1919, après l'Armistice, la commune totalement dévastée, comme les communes voisines (Courcy, Brimont, Bermericourt et Cormicy), est classées en zone rouge.
Entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale, Charles de Grandrut n'ayant pas l'intention de reconstruire la verrerie de Loivre. M. Givelet lui racheta le fonds de commerce et les dommages de guerre afférents. La société pris le nom de « Verreries de Courcy et de Loivre réunis - Givelet et Cie ». La sucrerie fut aussi détruite pendant la Première Guerre mondiale.

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est comprise dans l'aire du SCOT (schéma de cohérence territoriale) de la Région de Reims [1]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Colline, est membre, depuis le 1er janvier 2014, de la communauté de communes du Nord Champenois.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du 15 décembre 2011[3], cette communauté de communes du Nord Champenois est issue de la fusion, le 1er janvier 2014, de :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 3 décembre 2014[6] Michel Guillou   Démissionnaire
3 décembre 2014[6],[7] en cours Claudine Rousseaux    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 197 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 496 459 544 609 624 690 790 720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
844 1 218 1 254 1 436 1 576 1 372 1 352 1 384 1 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 410 1 380 1 379 558 533 556 531 542 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
627 633 591 758 925 1 097 1 126 1 156 1 197
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commun est principalement agricole avec la culture de céréales et de betteraves. Les commerces de la commune se limitent à une boulangerie et un café-tabac. La commune possède aussi deux garages automobiles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église
L'église

L'église du XIIe siècle au lieu-dit le Champ Vert, fut détruite pendant la Grande Guerre. À la suite de la dégradation de l'église de Bermericourt qui n'était plus entretenue au XVIIe siècle, le curé de Loivre eut la charge de la paroisse de Bermericourt [10]. Un baraquement en bois accueillit les fidèles jusqu’en 1927. À cette date, l’actuelle église dédiée à saint Remi fut reconstruite au cœur du village en reprenant notamment le principe du porche couverte de l'ancienne église et rappelant ceux d'Hermonville et de Cauroy-les-Hermonville tout proches. Cette église non classée s’est dégradée. En 2009, les travaux de rénovation (charpente, toiture, chauffage, éclairage, peinture intérieure...) ont été réalisés par la commune.

La gare de Loivre

La gare de Loivre témoigne de l'importance du trafic autrefois. Elle reste encore aujourd'hui un lien important avec l'agglomération rémoise et notamment pour les scolaires et les étudiants.

L'habitation du paysagiste Édouard Redont

La commune abrite aussi ce qui fut l'habitation du paysagiste célèbre de l'après-guerre né à Champigny sur les bords de la Vesle, Edouard Redont (1862-1942). La maison bourgeoise ne style 1930 est encore entourée des restes du parc initial.

Reconstruction

La commune possède quelques éléments architecturaux de la reconstruction et aussi une salle des fêtes de la même époque.

Autres lieux
Monument à l'entrée du village vers Berméricourt.
  • Un monument aux morts du 363e régiment d'infanterie, inauguré le 24 aout 1930 en mémoire des soldats tombés lors de la reprise de Loivre le 16 avril 1917.
  • Monuments aux morts des enfants de la commune morts sur les fronts de la guerre 1914-1918.
  • Le cimetière allemand de Loivre. Il contient 4149 dépouilles de soldats allemands tués lors de la Première Guerre mondiale dont 1913 en ossuaire.
  • La mairie est reliée à l'église par l'allée des mariés.

Vie associative, sport, culture[modifier | modifier le code]

L'étoile sportive;

L’étoile sportive Loivre Bermericourt, née le 15 juin 1941, devient en 1949 l’association sportive Loivre-Courcy. Son fondateur fut Pol Barre et en fut le président jusqu’en 1964. Son fils Pierre reprend sa suite jusqu'en 1984. En 1977, l’étoile Sportive Courcy-Loivre change de nom pour devenir l’entente sportive Courcy et en 1984, c’est Christian Desgrippes devient président à son tour. En 1985, avec la collaboration de Jacques Buffet, le club fusionne avec Loivre pour devenir l’entente sportive Courcy- Loivre-Bermericourt. Le club a remporté 4 fois la coupe Reims Sportif : en 1967, 1968, 1970 et en 1983. En 1993, il accède en promotion de ligue, puis en 2000 en division d’honneur régionale et en 2001 en division d’honneur. Cette période de la fin des années 1990 et début des années 2000 le club dispute un mémorable 5e tour de coupe de France au stade Delaune contre le grand Stade de Reims lors de la saison 1997/1998 (défaite 2-0). Christian Desgrippes assura la présidence du club jusqu’en 2002, année de la fusion de l’Entente Sportive Courcy Loivre Bermericourt avec l’Olympique d’Hermonville ce qui a donné naissance au Nord Champagne Football Club. Depuis cette date, Gilles Hainon assure la présidence du club.

Triennale des peintres du canton de Bourgogne

Tous les trois ans, la commune organise un salon de peinture. Le dernier a eu lieu en 2014.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Texte réunis et commentés par Marc André et Michel De Paepe, La verrerie champenoise Charbonneaux -BSN Reims, de 1870 à nos jours, Dié, La Manufacture,‎
  2. le calvaire du Four de Paris – Gilles Thierion de Monclin
  3. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP),‎ (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  4. « Arrêté préfectoral du 29 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération Intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes de la Colline, de la Communauté de communes de la Petite Montagne, de la Communauté de communes des Deux Coteaux et de la Communauté de communes du Massif », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 ter,‎ , p. 18-21 (lire en ligne).
  5. « Avant la fusion des communautés Les derniers vœux de la Colline », L'Union,‎ (lire en ligne).
  6. a et b « Le Conseil municipal », Vie municipale, sur http://www.loivre.fr (consulté le 22 juillet 2015).
  7. « Claudine Rousseaux aux commandes de la commune de Loivre », L'Union,‎ (lire en ligne).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  10. Jadart et Demaison, Répertoire archéologique de l'arrondissement de Reims, Reims, Michaud,‎