Tourisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Touriste)
Aller à : navigation, rechercher
Touristes devant les portes de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan.
Maurice Prendergast, Visiteurs d'été, 1897

Le tourisme est le fait de voyager dans, ou de parcourir pour son plaisir, un lieu autre que celui où l'on vit habituellement, ce qui peut impliquer la consommation d'une nuitée auprès d'un hôtelier et éventuellement la réservation de titre de transport.

Initialement rattaché aux loisirs et à la santé, le tourisme englobe désormais également l'ensemble des activités économiques auxquelles la personne fait appel lors d'un déplacement inhabituel (transports, hôtels, restaurants, bars, etc.).

Il peut s'agir, par exemple, d'un voyage d'affaires (on parle alors de « tourisme d'affaires ») ou d'un pèlerinage religieux (« tourisme culturel ») ou encore de voyager dans le but d'avoir des relations sexuelles avec des autochtones (« tourisme sexuel »). On peut également se faire soigner dans un autre pays que celui dans lequel on réside, on parle alors de tourisme médical, ou y demander des prestations sociales, il s'agit du tourisme social, que la Cour de justice de l'Union européenne a condamné en novembre 2014[1].

Le tourisme durable manifeste la volonté de préserver les équilibres des sociétés où il se développe, tout en maintenant la qualité des paysages et l'équilibre de l'environnement.

Pratiquer le tourisme permet en outre de marquer des pauses dans son emploi du temps utilitaire imposé par la nécessité de gagner sa vie.

Le touriste s'intéresse généralement à la culture ou aux paysages qu'il visite. Cette pratique a été longtemps l'apanage de gens fortunés qui pouvaient se permettre de voyager, pour voir des constructions remarquables, des œuvres d'art ou goûter d'autres cuisines.

Le tourisme a donné naissance à une véritable industrie lorsque les classes moyennes des pays occidentaux (Europe et d'Amérique du Nord) ont pu commencer à voyager. C'est l'amélioration générale du niveau de vie qui a permis aux gens de se consacrer davantage à leurs loisirs, et notamment au tourisme, sans oublier les progrès considérables en matière de transports (transport maritime, ferroviaire mais surtout aérien).

Quatre organisations internationales (Commission de statistique des Nations unies (en), Organisation mondiale du tourisme, Eurostat et OCDE) ont défini ce terme. « Le « tourisme » comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs non liés à l’exercice d’une activité rémunérée dans le lieu visité. » [2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fondateurs britanniques[modifier | modifier le code]

Les termes « tourisme » et « touriste » furent utilisés officiellement pour la première fois par la Société des Nations pour dénommer les gens qui voyageaient à l'étranger pour des périodes de plus de 24 heures. Mais l'industrie du tourisme est bien plus ancienne que cela.

Pour qu'il y ait tourisme, quatre paramètres essentiels doivent être réunis[réf. nécessaire] :

  1. le goût de l'exotisme, de la découverte d'autres cultures ;
  2. de l'argent disponible pour des activités non-essentielles ;
  3. du temps libre ;
  4. des infrastructures et moyens de communication sécurisants et facilitant le voyage et le séjour.
Anglais dans la Campagne romaine. par Carl Spitzweg (1845)

Le terme de « tour » devint populaire en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle quand le « Grand Tour of Europe » (Grand Tour de l'Europe) devint une part de l'éducation des jeunes et riches gentilshommes britanniques. Pour parachever leur éducation et fuir le mauvais temps de leur île natale, nombre de jeunes gens allaient partout en Europe, mais surtout en des lieux d'intérêt culturel et esthétique comme Rome, la Toscane ou les Alpes, et les capitales européennes.

Nombre d'artistes britanniques et européens dès le XVIe siècle faisaient le « voyage en Italie » comme par exemple Claude Lorrain. Si Rome, Naples et Florence attiraient depuis longtemps les visiteurs étrangers, c'est l'influence des poètes romantiques comme Lord Byron et William Blake qui rendit la campagne, les Alpes, les torrents et les gorges de montagnes, populaires

Les aristocrates britanniques du XVIIIe siècle raffolaient particulièrement du « Grand Tour », profitant de l'occasion pour découvrir les richesses artistiques et archéologiques de l'Italie en particulier, et accumuler des trésors artistiques de toute l'Europe. Ils jouèrent un rôle prépondérant dans la naissance de l'archéologie, avec la découverte de Pompéi et Herculanum, notamment. Ils ont ramené ainsi des œuvres d'art dans des quantités jamais égalées ailleurs en Europe, c'est ce qui explique la richesse actuelle de nombreuses collections tant publiques que privées britanniques. Le tourisme de cette époque était fondamentalement élitiste, voyage d'agrément et de formation qui permettait de rencontrer ses homologues dans toute l'Europe.

Le tourisme au sens moderne ne s'est pas développé avant le XIXe siècle ; il représente de nos jours la majeure partie de l'industrie touristique.

Le début de l'industrialisation du tourisme fut une invention britannique au XIXe siècle, avec notamment la création de la première agence de voyage par Thomas Cook. Cela répondait aux besoins croissants de déplacement, pour toutes sortes de motifs, des Britanniques dont le pays fut le premier pays européen à s'industrialiser. Dans un premier temps, seuls les propriétaires des moyens de production, des usines, les commerçants et la nouvelle classe moyenne bénéficièrent de temps libre, mais aussi d'envies accrues de voyages, par exemple visiter les expositions universelles (la première exposition universelle a lieu à Londres en 1851 et draine plusieurs millions de visiteurs).

Le tourisme se diversifie au cours du XIXe siècle : voyage d'agrément, voyage d'affaire, thermalisme, recherche du soleil à la froide saison, notamment pour soigner la tuberculose, fléau de l'époque.

L'origine britannique de cette nouvelle industrie est attestée par de nombreux noms :

  • à Nice, la longue esplanade le long de la mer est encore connue comme la promenade des Anglais ;
  • dans de nombreuses stations touristiques de l'Europe continentale, les palaces ont des noms comme Hôtel Bristol, Hôtel Carlton ou Hôtel Majestic.

Ce sont également des touristes britanniques qui inventèrent les sports d'hiver en Suisse dans le village de Zermatt. Avant l'arrivée des premiers touristes, les villageois de Zermatt considéraient simplement que leur long hiver enneigé était une période pendant laquelle la meilleure chose à faire était de rester à l'abri du froid et de fabriquer des horloges à coucou ou d'autres objets mécaniques.

Le rôle du chemin de fer dans le développement du tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme de masse ne commença à se développer que lorsque les moyens de transport eurent progressé et que le nombre de gens bénéficiant de temps libre eut augmenté. L'invention du chemin de fer et le développement du réseau ferré au XIXe siècle ont abouti à la croissance de villes au bord de la mer facilement accessible pour les citadins britanniques… Blackpool a été créé par la construction d'une ligne en direction de Fleetwood et quelques stations ont été promus par les sociétés de chemin de fer- Morecambe par Midland Railway et Cleethorpes par Great Central Railway. D'autres stations ont inclus Scarborough dans le Yorkshire, entretenant Leeds et Bradford; Weston-super-Mare dans le Somerset, approvisionnant les habitants de Bristol; et Skegness, été fréquenté par les résidants de l'Est industriel de Midlands. Les Cockneys de Londres ont afflué à Southend-on-Sea, principalement par bateau à roues à aubes de la Tamise et les stations de la Côte Sud tel que Broadstairs, Brighton et Eastbourne étaient seulement à un court trajet en train, avec d'autres plus loin comme Bournemouth, Bognor Regis et Weymouth.

La Passagère du 54 par Henri de Toulouse-Lautrec (1896)

Pendant un siècle, le tourisme local était la norme, avec des voyages à l'étranger réservés pour les riches ou les personnes culturellement curieuses. Un certain nombre de destinations à l'intérieur des terres, comme le Parc national du Lake District et Snowdonia ont fait appel à ceux qui aimaient la campagne et les beaux paysages. Le camp de vacances a commencé à apparaître dans les années 1930, mais ce phénomène s'est vraiment étendu dans la période de l'après-guerre. Butlins et Pontins mirent en place cette tendance, mais leur popularité déclina avec la hausse des voyages organisés à l'étranger et le croissant confort auxquels les visiteurs sont devenus habitués à la maison. Vers la fin du XXe siècle ce marché a été réanimé par les stations locales haut de gamme de la société hollandaise Center Parcs.

Le tourisme colonial[modifier | modifier le code]

Un exemple de développement d'un tourisme dans les colonies est le cas des Indes néerlandaises. Entre 1890 et 1910, les publications de guides de voyage se multiplient. Le gouvernement colonial comprend le profit qu'il peut tirer de cet intérêt, et construits des relais d'étape à travers l'île de Java, les pasanggrahan. Entre 1900 et 1930, le tourisme par des Européens à Java connaît un essor remarquable. À Batavia, capitale de la colonie, un Travellers' Official Information Bureau publie des guides vantant les charmes des « Indes orientales ». Le fabricant de pneumatiques Goodyear publie des cartes. De prestigieux hôtels sont construits à travers l'île. Ce développement est rendu possible par l'amélioration des liaisons maritimes entre Batavia et Singapour, principale colonie britannique dans la région et déjà un port important[3].

Un autre exemple est le tourisme colonial français : création de la station d'altitude de Đà Lạt au Việt Nam en 1916, tourisme au Maghreb à la fin du XIXe siècle favorisé par le Grand Tour des aristocrates à partir du XVIIe siècle, les voyages des intellectuels et artistes au XVIIIe siècle et puis par les autorités impériales qui suscitent la curiosité et le goût de l’exotisme. Ces autorités, par l'intermédiaire d'organisations publiques ou d'institutions privées (Touring club de France, syndicats d'initiatives, compagnies transatlantiques comme la Compagnie générale transatlantique, compagnies ferroviaires comme la PLM), mettent en place des Comités d'hivernage[4], font construire des hôtels, casinos, théâtres, routes, des stations touristiques, publier des guides, préserver le patrimoine local (souks, mosquées). Elles s'en servent de propagande pour glorifier la colonisation, voire favoriser la venue de nouveaux colons. Après la crise de 1929, ce tourisme naissant décline au profit du « tourisme intérieur » des fonctionnaires coloniaux et du tourisme plus populaire (notamment les adhérents de l'association Tourisme et Travail de Jean Faucher, de l'association touristique des cheminots qui prennent leurs congés avec les comités d'estivage). Les autorités créent parallèlement des institutions ad hoc (OFALAC[5] en Algérie, Lotus en Tunisie) pour développer économiquement ces territoires colonisés, par exemple multiplication des parcs nationaux d'Algérie. Après la Seconde Guerre mondiale, avec le développement du tourisme de masse, sont mises en place des actions concertées de développement touristique[6].

Évolutions récentes[modifier | modifier le code]

Le touriste n'est plus seulement « toute personne en déplacement hors de son environnement habituel pour une durée d'au moins une nuitée et d'un an au plus» (définition de l'Organisation mondiale du tourisme) ; c'est un ensemble beaucoup plus vaste d'activités, de pratiques extrêmement variées. Si en France jusqu'en 1936 ils étaient l'apanage de classes sociales aisées, avec l'instauration des congés payés, il a connu un essor tout autre ; la masse des travailleurs et de leurs familles pouvant ainsi enfin se déplacer pour leur agrément. Le développement du tourisme de masse en France a lieu après la mise en place de la troisième, puis de la quatrième semaine de congés payés, en 1956 et 1969[7].Cependant, à bien des égards, le tourisme (en tant que voyage) reste un luxe seulement accessible aux classes aisées et moyennes de la population des pays développés.

Le tourisme de masse : des hôtels de grande hauteur, tel qu'on peut en voir à Benidorm (photo), ont été construits le long du littoral sud-européen dans les années 1960 et 1970 pour accueillir les touristes en provenance d'Europe du Nord.

Quelques tendances lourdes émergent ces dernières années. Tout d'abord, on observe un émiettement de la durée des vacances, avec pour corollaire un étalement de la « saison ». Cette tendance à l'émiettement contribue aussi à développer un tourisme de proximité. On observe également un goût plus prononcé pour l'itinérance : la mobilité s'accroît en fonction de la météo, des besoins familiaux, des envies du moment, des fêtes ou événements divers[8]. Cette diversité des goûts et des pratiques contribue également au développement des séjours à thèmes. Ces facteurs impliquent une bonne connaissance des flux touristiques.

Ces dernières années, en raison d'une diminution du temps de travail offrant à chacun plus de temps de loisirs mais aussi en fonction du coût de la vie qui, en augmentation constante, limite les dépenses, s'est créé le « tourisme d'un jour » qui prend de plus en plus d'extension. Une nouvelle forme de tourisme se développe depuis quelques années: le tourisme créatif qui offre aux visiteurs une participation active à la culture d'un pays ou d'une région.

Le tourisme créatif existe, comme forme de tourisme culturel, depuis les origines mêmes du tourisme. Ses racines européennes renvoient au Grand Tour qu'effectuaient les jeunes aristocrates européens dans le but de découvrir d'autres cultures en réalisant des voyages basés sur l'expérience. Plus récemment le tourisme créatif a été reconnu comme tel par Crispin Raymond et Greg Richards, [31] qui, en tant que membre de ATLAS - Association for Tourism and Leisure Education ont dirigé un grand nombre de projets et études pour la Commission Européenne.[31]

En ce qui concerne les applications, en 2006, la Fundació Societat i Cultura (FUSIC) a créé Barcelone Tourisme Créatif, un programme pionnier destiné à promouvoir le tourisme créatif à Barcelone et en Catalogne.

FUSIC a également créé en 2010 le Réseau International pour la Promotion du Tourisme Créatif - International Creative Tourism Network - afin de promouvoir cette nouvelle modalité touristique à échelle internationale.

L'UNESCO reconnaît cette nouvelle orientation[9] et le nombre des villes créatives qui présentent ce type de tourisme s'accroît.

Le Tourisme Créatif réunit de plus en plus d’adeptes dans le monde, désireux de réaliser une activité artistique et créative qui leur permette de découvrir la culture de leur lieu de séjour en vivant des moments privilégiés avec ses habitants. L’engouement croissant des touristes[10] pour cette nouvelle façon de découvrir une culture intéresse particulièrement les responsables territoriaux et les opérateurs, sensibles à la possibilité d’attirer un tourisme de qualité tout en mettant en valeur le patrimoine immatériel (ateliers d’artisanat, stages de cuisine, etc.) et en optimisant l’utilisation des infrastructures existantes (via par exemple la location de salles et auditorium).

Le tourisme est également lié au monde du travail par le biais du tourisme d'affaires et par celui des pratiques appelées en anglais « incentive ». Le premier concerne toute l'offre touristique (divertissement, découverte) qui entoure les voyages d'affaires, les congrès, les séminaires, les salons - et la France est encore pour quelques années la première destination mondiale des salons et congrès. Le second (« incentive ») consiste en des voyages organisés pour le personnel d'une entreprise (en français : voyage de stimulation). Il peut comprendre des épreuves sportives ou ludiques, mais aussi des activités culturelles, en complément de séminaires ou de réunions.

On observe que les pratiques se diversifient, s'entrecroisent, créant autant de niches pour les producteurs du tourisme. Une clientèle ne se définit plus par une pratique unique, une pratique ne définit plus un seul profil de clientèle.

En République populaire de Chine, le tourisme et la consommation touristique ont fortement augmenté : en 2003, on estime que plus de 100 millions de Chinois ont parcouru et visité leur pays, en dehors des voyages pour motif familial[11]. Ce nombre a atteint 130 millions en 2008, alors que 46 millions de Chinois sont allés à l'étranger[12],[13].

L'avènement de l'e-tourisme est à l'origine de la désintermédiation et la consolidation du secteur du tourisme (dématérialisation du billet papier en billet électronique, développement de grandes plateformes de distribution, etc.)[14]. Internet offrant de nouvelles sources d'informations sur les destinations, cela favorise le développement du tourisme participatif tel que le mouvement greeter, une offre de tourisme non marchand qui permet au touristes de rencontrer les habitants et qui aide à réinventer les rapports entre visiteurs et populations visitées [15].

Plus récemment, le tourisme obscur (de l'anglais dark tourism) consiste à visiter des endroits évoquant souffrance, mort et peur : le camp d’extermination d’Auschwitz, l’Île de Gorée, la centrale de Tchernobyl.

Économie et statistiques[modifier | modifier le code]

Pays les plus visités, par arrivées de touristes internationaux[modifier | modifier le code]

Après avoir chuté de 3,9 % en 2010 (« pire année depuis 60 ans » selon Taleb Rifai, secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme), le nombre de touristes dans le monde a progressé de 6,6 % en 2011, 5 % en 2012 et 4 % en 2013, année qui voit le nombre de touristes dans le monde dépasser le nombre symbolique d’un milliard de personnes[16].

L'OMT précise dans son rapport annuel le nombre de touristes dans la plupart des pays du monde. Ces chiffres comprennent non seulement les touristes qui ont pour destination le pays concerné mais également ceux pour qui ce pays est une voie de transit dans lequel ils passent une nuit, conformément à la définition du tourisme : ces derniers constituent environ 20 % de la part des touristes en France[17]. Il est à noter qu'en 2010, la Chine a surpassé l'Espagne pour devenir le troisième pays le plus visité[18].

Rang Pays Région Arrivées
de touristes
internationaux
(2012)[19]
Arrivées
de touristes
internationaux
(2011)
Variation
(2012/2011)
Variation
(2011/2010)
1 Drapeau de la France France Europe 83,0 millions 81,6 millions +1.8% +5.0%
2 Drapeau des États-Unis États-Unis Amérique du Nord 67,0 millions 62,7 millions +6.8% +4.9%
3 Drapeau de la République populaire de Chine Chine Asie 57,7 millions 57,6 millions +0.3% +3.4%
4 Drapeau de l'Espagne Espagne Europe 57,7 millions 56,2 millions +2.7% +6.6%
5 Drapeau de l'Italie Italie Europe 46,4 millions 46,1 millions +0.5% +5.7%
6 Drapeau de la Turquie Turquie Europe 35,7 millions 34,7 millions +3.0% +10.5%
7 Drapeau de l'Allemagne Allemagne Europe 30,4 millions 28,4 millions +7.3% +5.5%
8 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Europe 29,3 millions 29,3 millions -0.1% +3.6%
9 Drapeau de la Russie Russie Europe 25,7 millions 22,7 millions +13.4% +11.9%
10 Drapeau de la Malaisie Malaisie Asie 25,0 millions 24,7 millions +1.3% +0.6%

Recettes du tourisme international en 2013[modifier | modifier le code]

Les recettes du tourisme international ont augmenté en 2013 pour atteindre 837 milliards d'euros, c'est-à-dire une augmentation de 4,0 % par rapport à 2012[20]. Les dix pays recevant le plus de recettes du tourisme international sont, selon l'Organisation mondiale du tourisme :

Rang Pays Région Recettes
du tourisme
international
(2012)[19]
Variation
/2011
dans la
monnaie
[21]
1 Drapeau des États-Unis États-Unis Amérique du Nord 126.2 milliards $
+9,2 %
2 Drapeau de l'Espagne Espagne Europe 55,9 milliards $
-6.6%
3 Drapeau de la France France Europe 53,7 milliards $
-1,5 %
4 Drapeau de la République populaire de Chine Chine Asie 50,0 milliards $
+3.2 %
5 Drapeau de Macao Macao Asie 43,7 milliards $
+13.7%
6 Drapeau de l'Italie Italie Europe 41,2 milliards $
-4.2 %
7 Drapeau de l'Allemagne Allemagne Europe 38,1 milliards $
-1.9 %
8 Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni Europe 36,4 milliards $
+3.7 %
9 Drapeau de Hong Kong Hong Kong (Chine) Asie 32,1 milliards $
+16.0 %
10 Drapeau de l'Australie Australie Océanie 31,5 milliards $
+0,2 %

Dépenses du tourisme international[modifier | modifier le code]

Selon l'Organisation mondiale du tourisme, les dix pays dépensant le plus d'argent dans le tourisme international sont, en 2012 :

Rang Pays Région Dépenses du
tourisme
international
(2011)
Dépenses du
tourisme
international
(2012)
Variation
en %
1 Drapeau de la République populaire de Chine Chine Asie 72,3 milliards $ 102,0 milliards $ en augmentation 40.5
2 Drapeau de l'Allemagne Allemagne Europe 85,9 milliards $ 83,8 milliards $ en diminution 2.4
3 Drapeau des États-Unis États-Unis Amérique du Nord 78,7 milliards $ 83,7 milliards $ en augmentation 6.6
4 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Europe 51,0 milliards $ 52,3 milliards $ en augmentation 2.5
5 Drapeau de la Russie Russie Europe 32,5 milliards $ 42,8 milliards $ en augmentation 31.6
6 Drapeau de la France France Europe 44,1 milliards $ 38,1 milliards $ en diminution 13.6
7 Drapeau du Canada Canada Amérique du Nord 33,3 milliards $ 35,2 milliards $ en augmentation 5.7
8 Drapeau du Japon Japon Asie 27,2 milliards $ 28,1 milliards $ en augmentation 3.3
9 Drapeau de l'Australie Australie Océanie 26,7 milliards $ 27,6 milliards $ en augmentation 3.4
10 Drapeau de l'Italie Italie Europe 28,7 milliards $ 26,2 milliards $ en diminution 8.8

Villes les plus visitées, par arrivées de touristes internationaux[modifier | modifier le code]

Le classement des dix villes les plus visitées au monde est établi selon les statistiques fournies par les services officiels de chaque ville. Il comprend à la fois le tourisme de loisir et le tourisme d'affaire (ce dernier constituant par exemple entre 40 et 50 % des arrivées parisiennes[22]). Les méthodologies sont susceptibles de différer (nombre de touristes internationaux enregistrés dans les hôtels et/ou autres types d'hébergement, nombre d'arrivées de passagers par avion dans les pays insulaires, aire géographique couverte…). Certaines villes comme Madrid et Rome ne fournissent que des statistiques concernant l'hébergement hôtelier, ce qui rend difficile une estimation réelle. Enfin, certaines villes comme New York et Antalya n'indiquent pas si leurs calculs incluent également les visiteurs pour moins de 24 heures (qui n'ont donc pas le statut de touriste). Dans ce classement, les villes européennes bénéficient de manière importante du marché international les environnant. Ainsi, les villes américaines sont beaucoup plus visitées que ne le suggère le tableau, mais avant tout par des nationaux, non compris dans le classement.

Les dix villes les plus visitées au monde par estimation du nombre de touristes internationaux
Ville Pays Touristes
internationaux
(millions)
Année/Notes
Paris Drapeau de la France France 15,1 2013 (Visiteurs extra-muros non compris)[23]
Londres Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 14,6 2013[24]
New York Drapeau des États-Unis États-Unis 9,7 2013[25]
Antalya Drapeau de la Turquie Turquie 9,2 2013[26]
Singapour Drapeau de Singapour Singapour 9,2 2013[27]
Kuala Lumpur Drapeau de la Malaisie Malaisie 8,9 2013[28]
Hong Kong Drapeau de Hong Kong Hong Kong 8,4 2013 (Visiteurs de la métropole chinoise non compris)[29]
Dubaï Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 8,3 2013[30]
Bangkok Drapeau de la Thaïlande Thaïlande 7,2 2013[31]
Istanbul Drapeau de la Turquie Turquie 6,9 2013[26]

Conséquences sociales et écologiques[modifier | modifier le code]

Le tourisme est souvent une ressource économique locale mais qui parfois ne profite que peu aux populations autochtones et qui ne produit pas que des effets positifs.

Encombrement touristique sur la Grande Muraille de Chine, à Badaling.

Conséquences sociales et culturelles[modifier | modifier le code]

Le tourisme peut créer des effets « collatéraux[32] » sociaux-culturels (perte d'identité, acculturation, prostitution, folklorisation des sociétés traditionnelles, « consommation des mœurs »…)

Conséquences écologiques[modifier | modifier le code]

On distingue généralement trois types d'effets environnementaux.

La dégradation des milieux naturels[modifier | modifier le code]

Le tourisme frappe l'environnement, et est à son tour touché par la dégradation de la nature. Le tourisme vert et les touristes en général recherchent notamment des environnement et une biodiversité préservée ou de qualité[33]. Mais il est actuellement source de dégâts environnementaux non compensés, via notamment les routes, aménagements hôteliers, urbanisme touristique, ports, marinas, golfs, pistes de ski, parkings, pollution lumineuse, etc. et il augmente la consommation de ressources naturelles localement pas ou peu renouvelables, en encourageant parfois la surfréquentation voire la destruction d'habitats et milieux naturels ou terres cultivables.

parmi les problèmes les plus fréquents :

« Empreinte écologique » liée aux transports[modifier | modifier le code]

L'empreinte écologique individuelle des touristes croît rapidement, de même que le nombre de touristes circulant dans le monde (Exemple : doublement en France de 1964 à 2004, passant de 200 à plus de 400 millions de touristes/an).
Certaines formes de tourisme ont une empreinte énergétique particulièrement élevée (transports aériens, grandes croisières, etc.).
À titre d'exemple, une étude[34] a montré qu'en 2006, rien que le transport des touristes français a produit 6 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays. 5 % des touristes ont émis 50 % du total des émissions liées au tourisme (rien qu'en se transportant sur leur lieu de vacances), et 10 % des touristes ont émis près des deux tiers des GES ». (environ 3 millions de personnes qui ont émis 15 millions de tonnes de gaz à effet de serre). Toujours selon cette étude, en 40 ans, le touriste français moyen a beaucoup évolué. Ses séjours sont plus courts (passant de 20 à 12 jours), mais plus nombreux (de 1,5 en 1968 à 2,2 en 2008) et plus lointains (+ 12 % à 19 % de séjours à l'étranger)[34].

L'avion est le premier contributeur aux émissions de GES des touristes, bien qu'étant encore le moins utilisé pour se rendre sur le lieu de vacances. En 2006, 7 % des touristes ont pris l'avion (contre 75 % qui ont utilisé leur voiture)[34] ; pourtant ces avions ont produit 62 % des émissions de GES du tourisme français, soit 18,5 millions de tonnes, contre « une dizaine de millions de tonnes » pour la voiture (36 % des émissions totales)[34]. Les voyages de France vers des pays lointains (hors Europe et Maghreb) n'ont représenté qu'environ 2 % de la totalité des séjours de 2006, mais ont émis 43 % des émissions du tourisme, soit 13 millions de tonnes de GES[34]. Les séjours en France métropolitaine ont représenté 36 % des émissions de GES (10,7 millions de tonnes)[34]. Les trajets vers le Maghreb et l'Europe ont compté pour 21 % des émissions (6 millions de tonnes de CO2)[34]. Ce bilan ne tient pas compte des effets liés à la construction des routes, parkings et aménagements touristiques ni du tourisme d'affaire (qui s'il avait été intégré dans cette étude aurait porté la part du transport touristique non pas à 6 % du total des émissions françaises, mais à 8 %[34]).

La visite de grands sites naturels (quatrième place dans les activités liées aux déplacements les plus émetteurs) a en 2006 produit en moyenne 457 kg de GES par séjour, ce qui est le triple d'un séjour moyen[34]. En France, les transports vers les zones de sports d'hiver produiraient de moindres émissions de GES, grâce au TGV et à des destinations plus proches (limitées au territoire français)[34].

En 2007, un sommet de l'OMT sur le climat et le tourisme s'est conclu sur une Déclaration finale qui engage le secteur du tourisme à réagir rapidement à la modification du climat s'il veut connaître une croissance durable[35].

« Empreinte écologique » liée aux activités sur place[modifier | modifier le code]

Le nautisme motorisé, la chasse, le quad, la motoneige, la pêche au gros, les safaris, la plongée sous-marine, ou même le surf ainsi que certains modes de logements (hôtels de luxe, climatisation, etc.) peuvent encore fortement augmenter les conséquences écologiques et énergétiques du tourisme, ainsi que sa contribution à l'effet de serre. L'étude a ainsi montré que la minorité de touristes séjournant dans des hôtels trois étoiles et plus ou dans des clubs de vacances sont aussi ceux dont le déplacement a été (en 2006) le plus producteur de GES (36 % du total des émissions produites par le transport touristique). Au contraire, les vacances dites « familiales » ont produit proportionnellement beaucoup moins de carbone (moins de 100 kg par séjour pour une famille résidant chez des amis ou dans la famille, mais ces derniers types de touristes font des séjours plus fréquents notent les auteurs de l'étude). Selon une autre étude[36], en France et en 2006, les déplacements automobiles de proximité ou moyenne distance, des week-ends et vacances ont représenté 16 % des émissions annuelles de CO2 des véhicules particuliers.

Des formes de tourisme durable ou de tourisme solidaire tentent de limiter ces effets et/ou les compenser (compensation carbone, tourisme éthique, etc.), voire souhaitent avoir davantage d'effets positifs que négatifs écotourisme.

Guides et presse touristiques[modifier | modifier le code]

Deux types de produits éditoriaux concernent le tourisme : les guides de tourisme et les magazines et revues spécialisées.

Ce panorama de l'édition touristique ne serait pas complet si on omettait l'offre gratuite qui a deux sources principales :

Outre leur gratuité, elles présentent l'inconvénient d'être limitées géographiquement dans le premier cas ou d'être limitées à une offre constituée et peu informative pour d'autres usages que ce à quoi la destine le tour opérateur dans le second cas. En définitive, elles ne sont pas concurrentielles avec la production éditoriale marchande.

Les guides de tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guide touristique.

Livre Hebdo, revue hebdomadaire du Syndicat national de l'édition consacre traditionnellement un numéro spécial au tourisme et aux voyages en mars, chaque année. L'édition touristique : ce sont 1 150 ouvrages publiés en 2000 par l'édition francophone, principalement des guides de voyages. Les objets principaux des guides de voyage sont :

Le marché est très concentré, dominé largement par le trio Hachette - Michelin - Gallimard qui à eux seuls représentent environ 80 % du marché - mais des éditeurs de taille plus modeste se taillent des parts considérables, par exemple Le Petit Futé, avec en 2000 une production de 300 titres. Certains guides accueillent de la publicité, présentée clairement en tant que telle.

L'édition touristique se caractérise également par une production de niche :

  • Rivages : avec les destinations de charme (un profil de clientèle),
  • Autrement : approche littéraire des destinations, à travers le regard d'écrivains, (un profil d'écriture),
  • Parigramme : plus de 100 titres consacrés exclusivement à Paris, notamment avec la collection Le Guide du promeneur (une destination unique),
  • Éditions du Plaisancier : consacré exclusivement à la navigation de plaisance, (une activité unique pour une clientèle très ciblée),
  • Guides CitySpeaker : une collection de guides culturels et pratiques à télécharger sous la forme de fichiers audio, lisibles sur un baladeur numérique,
  • Rando Éditions : spécialisé sur les ouvrages de randonnées dans les Pyrénées, (une destination unique et une activité unique).
  • ou encore Solilang dont Repères de vie quotidienne proposent aux voyageur de faire des expériences de voyage, en partageant leur vie de tous les jours.

De plus, contrairement à d'autres domaines éditoriaux, les éditeurs provinciaux, parfois liés à des groupes de presse importants, ce qui favorise leur diffusion locale, sont très bien représentés : par exemple, Ouest-France ou Rando Éditions. Dans plusieurs grandes villes de France, on observe également des éditions à courts où moyens tirages de dépliants touristiques thématiques. Ceux-ci proposent de découvrir de manière synthétique la ville qu'ils représentent. C'est notamment le cas avec le magazine Le Petit Zappeur à Vanne, créé par Patrice Castano, où encore "le monde provincial" à Perpignan, ainsi que "les 15 lieux incontournables" à Angers et Nantes créé par Étienne Merlo, en lien avec le groupe des Office Locaux de Publicité.

Contenu éditorial[modifier | modifier le code]

L'approche dominante des ouvrages produits par l'édition touristique est une approche par destination géographique.

Ces dernières années émerge un nouveau type de guide, par clientèle-cible : par exemple, la Collection Petits Voyageurs des Éditions Milan, ou encore Ado-guide lancé par les Éditions de La Martinière.

Une autre approche est possible : l'approche thématique.

La plus ancienne et la plus fortement établie est celle consacrée à la restauration et à l'hôtellerie (guide Michelin « rouge », Gault-Millau, le Bottin Gourmand). L'approche thématique s'élargit à d'autres domaines : écologie, sports, religion, qui correspondent à des pratiques des touristes, ou à des domaines de l'offre :

  • Guide des vacances écologiques des Éditions du Fraysse,
  • Concept des vacances en plein-air, en véhicules de loisirs : Camping-car Magazine, Camping et Caravaning
  • Jardins de France des Éditions Actes Sud,
  • ou encore Séjours équestres édité par la Fédération nationale des Gîtes ruraux,
  • et aussi des guides de campings
  • etc.

Une des conditions de la réussite de l'édition touristique est de coller au plus près aux évolutions du tourisme, aussi les niches thématiques sont-elles particulièrement adaptées.

Distribution[modifier | modifier le code]

Le Syndicat national de l'édition évalue la vente d'ouvrages de tourisme à plus de 11 millions d'exemplaires, soit un peu plus de 75 millions d'€. de chiffre d'affaires. Ces ouvrages sont vendus majoritairement sur support papier dans les librairies qui sont nombreuses à avoir un rayon spécialisé « Tourisme, voyages ». Par exemple, pour les Fnac, le rayon tourisme représente 15 % de l'activité librairie, (et occupe environ 45 % du linéaire sciences humaines) ou encore, chez Ombres Blanches, libraire toulousain, le tourisme fait l'objet d'un magasin à part, fortement identifié. De nombreuses grandes villes ont au moins une librairie spécialisée : Paris, Lyon, Montréal, Bruxelles, Lille, etc. (cf. annexe 2c : liste des librairies spécialisées).

Lectorat[modifier | modifier le code]

Les utilisateurs de guides n'hésitent pas à acheter plusieurs guides : environ 2,5 guides pour un voyage, soit au moins un guide généraliste avec hôtellerie restauration et un guide plus culturel. Environ 68 % des 40 millions de Français qui partent en vacances au moins une fois par an achètent des guides de tourisme. De plus, il faut noter l'usage qui se développe d'acheter plusieurs guides pour la région où l'on habite, ce qui est le pendant du développement du tourisme de proximité.

Les guides de tourisme sont utilisés traditionnellement pendant le voyage, d'où pour beaucoup une taille adaptable à la boîte à gants de l'automobile. Un certain nombre de guides (les mêmes que les précédents ou d'autres) ont une fonction préparatoire au voyage, ou encore une fonction de souvenir.

Dans le premier cas (préparation du voyage), on trouve notamment les ouvrages précis et rigoureux avec des informations factuelles à jour : ils servent à déterminer l'itinéraire, les visites projetées et servent aussi à budgétiser le voyage. Dans le deuxième cas (souvenir), on trouve des ouvrages comportant plus de rédactionnel destiné à compléter la connaissance du territoire découvert lors du voyage, une iconographie plus riche qui les range dans la catégorie des beaux livres illustrés.

Nouveaux supports[modifier | modifier le code]

La plupart des éditeurs de guides touristiques amorce en ce moment un virage vers les supports électroniques en ligne dans la dynamique du e-tourisme, tout en n'abandonnant pas le papier qui a pour lui d'être itinérant, quoique pesant, et qui présente de plus l'inconvénient majeur d'être obsolète quasiment dès sa parution, notamment pour les renseignements pratiques.

Le guide sur support électronique, notamment en ligne, a pour lui d'être mis à jour instantanément. Il est particulièrement adapté à un public de niche, qui prépare activement son voyage, qui recherche des informations fiables et qui dispose d'outils informatiques et télématiques. L'édition de guides touristiques s'intéresse de plus en plus aux nouveaux supports, notamment mobiles.

Un bel exemple sur support électronique est proposé par l'éditeur australien Lonely Planet (qui édite encore principalement sur support papier) dont le site francophone reçoit 80 000 visiteurs par mois en 2001, (il faut préciser que son site anglophone reçoit près de 3 millions de visiteurs par mois). Ce site n'est pas encore marchand, la fonction portail est privilégiée, mais Lonely Planet travaille à un projet de guide vendu directement en ligne. Des guides créés par LP sont déjà disponibles sur PSP pour certaines grandes villes européennes.

Le Guide du Routard est l'éditeur de guides dont le site est le plus visité (en 2007, le site comptabiliserait plus de 700 000 pages vues par jour[37]), et son offre s'est désormais élargie à des guides audio, en partenariat avec Nouvelles Frontières, et des guides sur GPS, en partenariat avec le constructeur Navigon. Quant à Michelin, certaines bonnes adresses issues des Guides Rouges ou des Guides Verts sont désormais disponibles sur les GPS développés par la marque.

Mais les guides francophones sont globalement en retard par rapport à l'offre sur support électronique des guides anglophones : le site lonelyplanet.com propose des extraits de chapitres à télécharger ; Rough Guides propose plusieurs solutions comme la consultation intégrale de guides en ligne, des podcasts, des guides sous forme de ebooks, des cartes interactives et des bonnes adresses à télécharger sur un iPod ; DK a lancé a lancé un nouveau site interactif consacré au voyage, basé sur les informations des collections Eyewitness

Les revues spécialisées[modifier | modifier le code]

Dans le tourisme, les magazines sont nombreux. Chaque éditeur choisit un axe éditorial spécifique. Il peut s'agir des voyages et de la photographie, de la nature ou encore de la culture et de l'histoire. Depuis quelques années, l'axe régional a été également exploré avec des magazines dédiés à certaines régions françaises.

On ne peut négliger les revues thématiques qui consacrent des rubriques entières aux voyages comme cela est le cas pour des magazines traitant d'équitation, de randonnée, de golf, de plongée, de pêche… mais également des grands quotidiens ou hebdomadaires pour lesquels la rubrique voyages est un incontournable qui fait rêver leurs lecteurs.

Les guides de tourisme ont aussi des périodiques, comme Michelin avec Étoiles ou Le Petit Futé. D'autres guides fournissent du contenu rédactionnel via des partenariats avec les médias.

Enfin, la presse professionnelle est également présente dans le domaine des voyages d'affaires, des congrès, des transports et tourisme et de l'hébergement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Cour de Justice de l'Union Européenne se prononce contre le tourisme social dans l'UE »
  2. Commission de statistique des Nations unies (en), Organisation mondiale du tourisme, Organisation de coopération et de développement économiques et Eurostat, Compte satellite du tourisme : Recommandations concernant le cadre conceptuel,‎ 2001, 138 p. (ISBN 9789264020078, lire en ligne), p. 27
  3. Source : Bertrand, Romain, Etat colonial, noblesse et nationalisme à Java, Karthala, 2005
  4. Les hiverneurs de la Riviera sont incités, par des billets circulaires, à poursuivre leur voyage.
  5. Office Algérien D'Action Économique
  6. Colette Zytnicki et Habib Kazdaghli, Le Tourisme dans l’empire français. Politiques, pratiques et imaginaires (XIXeXXe siècles), SFHOM (Société française d’histoire d’outre-mer), 2009
  7. Bertrand Réau, Les Français et les vacances : Sociologie des pratiques et offres de loisir, CNRS,‎ 12 mai 2011, 235 p. (ISBN 9782271072023)
  8. Mario d'Angelo, "L'attractivité culturelle et touristique de la Méditerranée", Revue Eurorient, n° 27, L'Harmattan, Paris, p. 140-148.
  9. Le Réseau des villes créatives et la Conférence internationale de Santa Fe sur le tourisme créatif
  10. http://www.tourismconsumption.org/
  11. Le Point, 11/05/2006, n°1756, page 99
  12. China tourism heats up despite global economic cooldown China Daily 01/02/2009
  13. Slowdown « forecast for China's tourism industry China daily 8/01/2009 » (Slowdown ArchiveSlowdown WikiwixSlowdown Archive.isSlowdown GoogleQue faire ?). Consulté le 2013-09-14
  14. Linda Lainé, « Faut-il craindre les TO en ligne ? », L'Écho touristique', n°2836, décembre 2007
  15. « Partage non marchand et tourisme - Big data, traces numériques et observation du tourisme » Collection Revue Espaces n° 316, Éditions Espaces tourisme & loisirs, Janvier 2014 - 128 pages
  16. « Un milliard de touristes en voyage dans le monde en 2012 malgré la crise », sur france24.com,‎ 29 janvier 2013
  17. « http://www.minefe.gouv.fr/discours-presse/discours-communiques_finances.php?type=communique&id=1581&rub=1 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-09-14
  18. (fr) Valérie Simard, « La Chine, au troisième rang des pays les plus visités », 7 février 2011 (www.lapresse.ca)
  19. a et b titre=Faits saillants OMT - Édition 2013, page 6
  20. http://www.veilleinfotourisme.fr/barometre-omt-d-avril-2013-les-recettes-du-tourisme-international-en-hausse-de-4-en-2012-105061.kjsp
  21. « World's top destinations by international tourism receipts », World Tourism Barometer, UNWTO,‎ mai 2012 (consulté le 16 juin 2012)
  22. Office du Tourisme et des Congrès : Chiffres clés
  23. Estimation extrapolée depuis les statistiques du rapport annuel de l'Office du Tourisme et des Congrès Office du Tourisme et des Congrès : Chiffres clés
  24. « Visit Britain », Visit Britain,‎ 2011 (consulté le 18 mai 2011)
  25. « Visiteurs internationaux de New York en 2010 », NYC & Company,‎ 2010 (consulté le 2 juin 2010)
  26. a et b « Nombre d'arrivées de touristes », Tourism Statistics, Ministry of Culture and Tourism (Turkey),‎ 2010 (consulté le 28 janvier 2011)
  27. « UNWTO Highlights - 2011 Edition », UNWTO Highlights - 2011 Edition,‎ 1 juillet 2011 (consulté le 1er juillet 2011)
  28. « Malaysia Hotel Guests by State, January-December 2010: Kuala Lumpur », Tourism Malaysia,‎ mars 2011 (consulté le 9 avril 2011)
  29. « 2010 YEARLY VISITOR ARRIVALS & SPENDING HIT NEW HEIGHTS » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Hong Kong Tourism Board, 26 janvier 2011. Consulté le 15 mars 2011
  30. Department of Tourism and Commerce Marketing
  31. « Department of Tourism » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-09-14
  32. RISAL, « Expansion du tourisme international : gagnants et perdants »
  33. Balmford, A., J. Beresford, J. Green, R. Naidoo, M. Walpole, and A. Manica. 2009. A Global Perspective on Trends in Nature-Based Tourism. PLoS Biology 7: e1000144.
  34. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Étude de la D4E Direction des études économiques et de l'évaluation environnementale du Ministère français chargé de l'écologie (programme Gestion et Impacts du Changement climatique de la D4E)
  35. Déclaration du 3 octobre 2007, Deuxième Conférence internationale sur le changement climatique et le tourisme, organisée par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) à Davos (Suisse), repris par un communiqué ONU cité par Actu-Environnement ; Le secteur touristique invité à réagir rapidement aux changements climatiques 2007-10-05
  36. étude de l'Institut français de l'environnement (IFEN) publiée en août 2007
  37. Interview vidéo de Philippe Gloaguen, créateur du Routard, pour le blog www.be-noot.com, 24 mai 2007,

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Boyer, Le Tourisme, Le Seuil, coll. Peuples et société, 1re édition 1972
  • Guy Gay-Para, La Pratique du tourisme, Economica, 1986
  • Georges Cazes, Fondements pour une géographie du tourisme et des loisirs, Bréal, Coll. Amphi géo, 1992
  • Pearce Douglas, Géographie du Tourisme, Nathan université, 1993
  • Rémy Knafou, Atlas de France : tourisme et loisirs: Volume 7, Relus-La Documentation Française, 1997
  • Jean-Michel Dewailly, Emile Flament, Le tourisme, Paris, SEDES, 2000 (ISBN 978-2-7181-9071-6)
  • Équipe Mit (Mobilité, Itinéraire et Territoires) de l'université Paris VII-Denis-Diderot, dirigé par Rémy Knafou
    • Tourismes 1, Lieux communs, Belin, coll. Mappemonde, 2002.
    • Tourismes 2. Moments de lieux, Belin, coll. Mappemonde, 2005.
  • Mathis Stock (coord.), Tourisme, lieux, acteurs, enjeux, Belin, 2003.
  • Marin de Viry, Tous touristes, éd. Flammarion, 2010.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :