Viêt Nam
République socialiste du Viêt Nam
Cộng hoà Xã hội Chủ nghĩa Việt Nam (vi)
Drapeau du Viêt Nam. |
Armoiries du Viêt Nam. |
| Devise nationale | Độc lập, tự do, hạnh phúc (Indépendance, liberté, bonheur) |
|---|---|
| Hymne national | Tiến Quân Ca (Les troupes avancent) |
| Forme de l'État | République, régime à parti unique communiste |
|---|---|
| Président | Trương Tấn Sang |
| Premier ministre | Nguyễn Tấn Dũng |
| Secrétaire général du Parti | Nguyễn Phú Trọng |
| Langues officielles | Vietnamien |
| Capitale | Hanoï
21°2′N, 105°51′E |
| Plus grande ville | Hô-Chi-Minh-Ville |
|---|---|
| Superficie totale | 331 698 km2 (classé 65e) |
| Superficie en eau | 1,3 % |
| Fuseau horaire | UTC +7 |
| Indépendance | de la France |
|---|---|
| Date | 2 septembre 1945 |
| Gentilé | Vietnamien, Vietnamienne |
|---|---|
| Population totale (2012) | 91 519 289 hab. (classé 14e) |
| Densité | 253 5 hab./km2 |
| Monnaie | Đồng (VND) |
|---|
| Code ISO 3166-1 | VNM, VN |
|---|---|
| Domaine Internet | .vn |
| Indicatif téléphonique | +84 |
Le Viêt Nam, Viêt-nam, Viet Nam, Vietnam ou Viêtnam, en forme longue la République socialiste du Viêt Nam (République socialiste du Viêtnam, République socialiste du Viêt-nam, République socialiste du Vietnam ou République socialiste du Viet Nam), en vietnamien Việt Nam
Écouter et Cộng hoà Xã hội Chủ nghĩa Việt Nam
Écouter, est un pays d’Asie du Sud-Est situé à l’est de la péninsule indochinoise. Il a une superficie de 341 690 km2 et compte environ 89 millions d’habitants en 2012. Il est bordé par la Chine au nord, le Laos, le Cambodge et le golfe de Thaïlande à l’ouest et la mer de Chine méridionale à l’est et au sud. Sa capitale est Hanoï.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Viêt Nam signifie textuellement les Viêt du Sud. Le pays Âu Lac aurait occupé la région cantonaise. Il aurait été amputé du nord de son territoire par les conquêtes chinoises. Ne restant que le sud, le royaume prend le nom de Nam Viêt (c’est-à-dire le « pays des Viêt du Sud ») pour signifier la perte de ses terres. Le Nam Viêt n’est alors que la partie nord du Viêt Nam actuel. _ Viêt Nam ne veut pas dire " Viêt du Sud " : c'est la réunion de 2 mots "Han " , Viêt (thường 常 ) et ( An ) Nam ; ces 2 noms étant d'anciens noms " chinois " du nord Vietnam ou Tonkin actuels . Le nom Viêt Nam a été choisi par l'empereur Gia long des Nguyên lors de la réunification du pays vers 1800 . C'est écrit dans le livre d'histoire bien connu Viêt nam sử lược de Trân trong Kim et dans le dictionnaire Han viêt từ điển de Dào duy Anh: [réf. nécessaire]
Histoire [modifier]
Pour les historiens vietnamiens, le Viêt Nam fut fondé en 2877 av. J.-C. dans leur capitale de l’époque qui se situait à l’emplacement de l’actuelle Canton (en Chine).
Chronologie [modifier]
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- 279–258 av. J.-C. : dynastie légendaire des Hùng, régnant sur le Van Lang ;
- 257–208 av. J.-C. : royaume de Âu Lac ;
- 208 av. J.-C. : fondation par le général Zhao Tuo du Nam Viêt (« pays des Viêts du Sud ») ;
- 111 av. J.-C. : invasion du Nam Viêt par les Han (Chinois) ;
- IIe siècle : fondation du royaume du Champâ en Annam, dans la région de Hué ;
- 446 : invasion du Champâ par les Chinois ;
- 679–868 : protectorat général d’Annam ;
- 938 : révolte de Ngô Quyên, qui fonde un État indépendant et se proclame empereur ;
- 965 : insurrection des Douze Seigneurs, qui se proclament indépendants ;
- 968 : victoire de Đinh Bô Linh sur les Douze Seigneurs et fondation de l’Empire unifié du Đại Cồ Việt ;
- 979 : assassinat de Đinh Bô Linh ; attaque de Hoà Lu, la capitale, par les troupes du Champâ menées par Ngô Nhât Khanh, l’un des Douze Seigneurs ;
- 980–1009 : dynastie des Lê antérieurs au Đai Cô Viêt ;
- 981 : victoire de l’empereur viêt Lê Đai Hành sur la Chine des Song ;
- 982 : destruction par Lê Đai Hành d’Indrapura, capitale du Champâ ;
- 983 : un Viêt se proclame roi au Champâ ;
- 1010–1225 : dynastie des Lý au Đại Việt ;
- 1018 : envoi par l’empereur viêt d’une ambassade en Chine pour en rapporter les textes fondamentaux du bouddhisme ;
- 1025 : début du Nam Tiên, la « marche vers le Sud » (colonisation du Champâ par le Đại Cồ Việt) ;
- 1054 : le Đại Cồ Việt prend le nom de Đại Việt ;
- 1070 : fondation à Thang Long (Hanoï) du temple de la Littérature, consacré au confucianisme ;
- 1145 : invasion du Champâ par les Khmers ;
- 1226–1400 : dynastie des Tran au Đại Việt ;
- 1374 : interdiction de parler la langue cham en pays viêt ;
- 1400–1407 : dynastie des Hô au Đại Việt, invasion du pays par la Chine des Ming ;
- 1418–1426 : guerre de libération du viêt Lê Lợi ;
- 1428–1788 : dynastie des Lê postérieurs au Đại Việt ;
- 1470 : fin du royaume du Champâ ;
- 1516 : Débarquement de marins portugais, premiers occidentaux au Viêt Nam ;
- 1527–1592 : dynastie des Mac ;
- 1600 : partage du pays en royaume du Nord et royaume du Sud ;
- 1771 : révolte des frères Tây Sơn ;
- 1788 : Quang Trung, l’un des Tây Sơn, se proclame empereur ;
- 1802 : victoire de Gia Long contre les Tây Sơn, début de la dynastie des Nguyễn ;
- 1858 : débarquement des Français à Da Nang ;
- 1865 : fondation de la colonie française de la Cochinchine ;
- 1884 : fondation du protectorat français sur le Tonkin ;
- 1930 : fondation du Parti communiste indochinois ;
- 1940 : invasion de l'Indochine par l'Empire du Japon, puis occupation avec l’accord des autorités de Vichy ;
- 1941 : fondation du Việt Minh et début de la Résistance vietnamienne ;
- mars 1945 : coup de force japonais contre les Français, proclamation de l'indépendance de l'Empire du Viêt Nam ;
- août 1945 : révolution d'Août, reddition japonaise et abdication de l’empereur Bảo Đại ;
- 2 septembre 1945 : proclamation par Hô Chi Minh de l’indépendance de la République Démocratique du Viêt Nam
- 1946–1954 : Guerre d'Indochine ;
- 1949 : création de l’État du Viêt Nam au Sud par l’administration française, avec pour chef d’État Bảo Đại et premier ministre Ngô Đình Diệm ;
- 7 mai 1954 : défaite française de Diên Biên Phu ;
- 20 juillet 1954 : signature des accords de Genève, partition du pays au niveau du 17e parallèle avec au Nord, un État communiste, la République démocratique du Viêt Nam (RDVN ou Nord-Vietnam), fondé par Hô Chi Minh et, au Sud, la République du Viêt Nam (RVN ou Sud-Vietnam), régime nationaliste et d’économie de marché proclamé par Ngô Đình Diệm ;
- 1956 : refus par le président de la République du Viêt Nam, Ngô Đình Diệm, d’organiser des élections ; arrivée des premiers conseillers militaires américains ; réactivation des réseaux Việt Minh au Sud ;
- 1959–1975 : guerre du Viêt Nam ;
- janvier-février 1968 : offensive du Têt ;
- 2 mars 1973 : signature des Accords de Paris : Richard Nixon retire la majorité de ses troupes ;
- 30 avril 1975 : défaite du Sud, victoire du Nord et du Việt Cong, fin de la guerre du Viêt Nam ;
- 2 juillet 1976 : réunification officielle en une République socialiste du Viêt Nam avec Hanoï pour capitale ; dans le même temps, Saïgon devient Hô Chi Minh Ville ;
- 20 septembre 1977 : admission du Viêt Nam à l’Organisation des Nations unies (ONU) ;
- juin 1978 admission au Comecon (Conseil d'assistance économique mutuelle)
- 1979 : Le Viêt Nam met fin au régime des Khmers rouges. Occupation du Cambodge ;
- février-mars 1979 : Conflit de la frontière sino-vietnamienne ;
- 23 juillet 1980 : premier cosmonaute vietnamien lancé dans l’espace Phạm Tuân ;
- 1986 : début de la politique d’ouverture économique du Viêt Nam ("Dôi moi") ;
- Septembre 1989 : les troupes vietnamiennes quittent définitivement le Cambodge ;
- 4 février 1994 : levée de l’embargo américain sur le Viêt Nam ;
- 28 juillet 1995 : admission du Viêt Nam à l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est ASEAN ;
- 11 janvier 2007 : accession du Viêt Nam à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ;
- 16 octobre 2007 : élection du Viêt Nam au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
- 18 avril 2008 : lancement du premier satellite commandité par le Viêt Nam VINASAT-1.
Géographie [modifier]
Le Viêt Nam est un pays d’Asie du Sud-Est, entouré à l’ouest par le Laos et le Cambodge et au nord par la Chine. Il est bordé par la mer de Chine, le golfe du Tonkin et le golfe de Thaïlande. Il a une surface de 331 690 km2 dont 4 200 km2 d’eaux territoriales. Sa frontière maritime est longue de 3 260 km. Il a la forme d’un « S » étiré, dont les extrémités seraient distantes de 1 650 km. Il existe des désaccords territoriaux entre le Viêt Nam et la Chine, par exemple au sujet des îles Paracels.
Le Viêt Nam est constitué de trois grandes régions, appelées Bô :
- au Nord, le Tonkin (Bắc Bộ), avec comme villes principales Hanoi et Haiphong ;
- au centre, l’Annam (Trung Bộ), traversée par la cordillère annamitique, avec comme villes principales Huê et Da Nang (anciennement Tourane) ;
- au sud, la Cochinchine (Nam Bộ), avec comme ville principale Hô-Chi-Minh-Ville (Saigon).
Topographie [modifier]
Les montagnes et les hauts plateaux occupent les deux tiers du territoire vietnamien. De la région de Thanh Hoa, à la frontière chinoise, au col de Lao Bao (région de Đà Nẵng), sa frontière Ouest est constituée par la cordillère de Truong-Son du Nord, issue du plateau tibétain. La cordillère du Sud s’étend du col des Nuages, au sud de la région de Đà Nẵng, jusqu’à celle de Đà Lạt.
Riziculture [modifier]
La riziculture est économiquement très importante. Pour nourrir une population de plus en plus nombreuse, les cultures vivrières s'étendent aux collines grâce aux terrasses .
Ethnies [modifier]
Le Viêt Nam est composé de plusieurs groupes ethniques, répartis sur tout le territoire. Le plus important est celui des Viêt (ou Kinh). Mentionnons également les Khmers, les Cham, les Hoa et les Hmong.
Climat [modifier]
Le climat vietnamien est de type tropical au sud et subtropical humide au nord, avec des moussons ; l’humidité descend rarement en dessous de 85 % dans les plaines. Dans les régions montagneuses (Dalat, Sapa), le climat est plus sec et les hivers peuvent être rigoureux. Il existe deux saisons : la saison sèche (de novembre à avril dans le sud du pays et de février à août au centre) et la saison humide (de mai à octobre au sud et de septembre à janvier au centre).
En raison des différences de latitude et du relief varié, le climat diffère considérablement selon les régions. Durant l’hiver ou la saison sèche, c’est-à-dire entre novembre et avril, les vents de la mousson viennent du nord-est, le long de la côte chinoise et à travers le Golfe du Tonkin où ils engrangent beaucoup d’humidité. La saison sèche ne l’est donc qu’en comparaison avec la saison des pluies.
Durant la saison des pluies, l’air chaud du désert de Gobi monte et l’humidité des océans est aspirée dans toute l’Asie. De lourdes pluies se déversent sur le Viêt Nam. Les pluies vont d’importantes dans certaines régions à torrentielles dans d’autres, et s’échelonnent entre 1 200 mm à 3 000 mm. Presque 90 % des précipitations se produisent lors de cette saison. Il y a fréquemment des précipitations de 200 à 300 mm en 24 h. Ces fortes précipitations peuvent avoir lieu à n’importe quelle saison. Pendant la saison des typhons, de septembre à décembre, des précipitations de 1 000 mm en 24 h peuvent se produire.
La température moyenne est généralement plus élevée dans les plaines que dans les montagnes et sur les plateaux. Elle varie de 5 °C en décembre et janvier, à plus de 37 °C en avril. Les saisons sont plus marquées dans la moitié nord du Viêt Nam qu’au sud, où la température ne varie quasiment qu’entre 21 et 28 °C.
Subdivisions [modifier]
Politique [modifier]
Le Viêt Nam est officiellement une « République socialiste ». Un seul parti est autorisé, le Parti communiste vietnamien qui contrôle toutes les institutions politiques du pays. L'article 4 de la constitution stipule : « Le Parti communiste du Vietnam, détachement d'avant-garde de la classe ouvrière, représentant fidèle des intérêts de la classe ouvrière, du peuple travailleur et de toute la nation, adepte du marxisme-léninisme et de la pensée de Ho Chi Minh, est la force dirigeante de l'État et de la société »[1].
L’organe suprême de l’État est l’Assemblée nationale vietnamienne renouvelée tous les cinq ans. Celle-ci est élue au suffrage indirect par tous les Vietnamiens âgés de plus de 18 ans. Par ailleurs, l’Assemblée Populaire élit le Président de l'État vietnamien au rôle symbolique et le Premier Ministre et son Gouvernement. Ils sont les deuxième et troisième personnages de l’État. En effet, au Viêt Nam, le premier personnage de l’État est le Secrétaire général du Parti communiste vietnamien.
L’exécutif vietnamien est composé de :
- Nguyen Minh Triet, remplace Tran Duc Luong qui était président depuis 1997 ; depuis le 21 juillet 2011, le Président se nomme Trương Tấn Sang.
- Nguyen Tan Dung, remplace Phan Van Khai qui était Premier Ministre depuis 1997 ;
- Nguyễn Phú Trọng est quant à lui secrétaire général du Parti depuis 2011.
Économie [modifier]
Les guerres, les importantes dépenses d’armement et la planification de l’économie ont grandement affaibli l’économie du Viêt Nam. Celui-ci enregistre cependant, depuis la levée de l'embargo américain au milieu des années 1990, une nette reprise de l’économie coïncidant avec une libéralisation économique progressive, à l'image de son voisin chinois. Depuis les années 2000, on parle même d’un décollage économique puisque le taux de croissance réel du PIB passe de 4,7 % en 2001 à 7,8 % en 2007, même s'il est redescendu à 6,3 % en 2008 et 5,3 % en 2009 à cause de la crise économique[2]. Toutefois, il est remonté en 2010 à 6,8 %[2].
En 2011, le PIB du Viêt Nam est de 299.2 milliards de dollars ce qui le classe au 43e rang mondial. L'agriculture est très importante, avec 48 % des emplois totaux. Le secteur des services en occupe 29,6 % et celui de l'industrie 22,4 % (2011)[2]. Le secteur primaire représente 22 % du PIB, le secteur secondaire 40 % et le secteur tertiaire 38 % (2011)[2].
Le Sud, très fertile, cultive surtout le riz. Produit de base essentiel, cet aliment est aussi un produit d’exportation. Le Viêt Nam constitue le troisième exportateur mondial de riz. Les ressources minières et l’industrie lourde se concentrent en revanche vers le Nord. Le principal produit d’exportation, le pétrole, représente 20 % des revenus du commerce extérieur, principalement grâce au gisement de pétrole au large de Vũng Tàu (Cap Saint-Jacques).
En 2010, les trois principaux partenaires du Viêt Nam, pour ses exportations, sont les États-Unis (20 %), le Japon (10,7 %) et la Chine (9,8 %)[2].
Le Viêt Nam fait partie de la Coopération Économique Asie Pacifique (APEC) ainsi que de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis le 11 janvier 2007.
L'inflation s'est envolée au Viêt Nam, atteignant jusqu'à 23,1 % en 2008[2].Cette envolée des prix a mis à mal les habitants les plus pauvres[3]. Elle a toutefois baissé à 7 % en 2009 pour remonter en 2010, à 11,8 %[2]. La corruption est aussi très présente : le Viêt Nam est 116e sur 178 pays dans l'indice de perceptions de la corruption 2010 de Transparency International[4].
Agriculture [modifier]
Tourisme [modifier]
Le tourisme est en nette progression d’année en année. Le Viêt Nam a accueilli 4 253 740 touristes en 2008[5].
- Pays d'où proviennent les touristes venant au Viêt Nam en 2008
Principales villes visitées [modifier]
- Hanoï, la capitale.
- Hô-Chi-Minh-Ville (l’ancienne Saïgon), la grande ville du sud.
- Hué, la cité impériale, pendant de la Cité interdite en Chine, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
- La cité de Hoi An, patrimoine mondial de l’Unesco.
- La ville européenne de Đà Lạt.
- Les Temples Cham, vestige d’une Royaume du Champâ, dans la région de Đà Nẵng.
- Nha Trang, célèbre pour ses plages et sa baie.
Sites naturels [modifier]
Deux sites naturels remarquables sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco :
Le reste du Viêt Nam présente aussi des paysages magnifiques. On peut retenir les sites suivants, dont les caractéristiques touristiques facilitent l'accès :
- le delta du Mékong ;
- la baie de Nha Trang (Îles de la Lune) ;
- les fond marins et récifs coralliens de Da Nang.
Santé [modifier]
Le Viêt Nam est touché par les maladies tropicales habituellement recensées dans la région. On suspecte également les dioxines contenues dans les défoliants (agent orange) dispersés par l’armée américaine durant la guerre (pour éclaircir la jungle et chasser les maquisards qui s’y cachaient) d’être responsables d’un taux anormal de malformations congénitales. La dioxine tue encore chaque jour au Viêt Nam : dans chaque kilogramme d'« agent orange », il y avait 30 mg de poison. Les séquelles sanitaires de la guerre pourraient également comprendre les impacts toxicologiques ou écotoxicologiques de composants d’autres armes « conventionnelles ». Par ailleurs, les pollutions industrielles, agricoles (engrais, pesticides) et urbaines (augmentation du trafic, essence plombée…) ont fortement augmenté.
De 2003 à 2005, le Viêt Nam a eu le plus grand nombre de morts de la grippe aviaire à H5N1, devant l’Indonésie (devenue en 2006 le pays le plus touché par le virus). À partir de 2005, les mesures de lutte contre la zoonose et l’épidémie ont donc semblé porter leurs fruits.
Évaluations du PNB global et par habitant [modifier]
PNB (2007) : 68,51 milliards US$
PNB/habitant (2007) : 805 US$
Transports [modifier]
Défense [modifier]
Démographie [modifier]
La démographie du Viêt Nam se caractérise par un regroupement de la population dans les plaines littorales, principalement les deltas du fleuve Rouge et du Mékong.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à 1954, la population a crû chaque année de 1,5 %, puis de 4 % de 1954 à 1960. De 1960 à 1975, la hausse s’est stabilisée à 3 % avant de retomber à 2,2 % jusque dans les années 1990. Depuis lors, la croissance annuelle de la population s’établit à 1 %. Ces taux élevés n’ont été égalés, dans l’Asie du Sud-Est, que par les autres pays de la péninsule indochinoise, le Cambodge et le Laos. Ils ont conduit à un doublement de la population en 32 ans.
Ils s’expliquent par un recul constant de la mortalité depuis 1945, jusqu’à atteindre les 7 ‰ actuels —avec toutefois d’importantes disparités selon les ethnies— et en particulier une mortalité infantile relativement faible par rapport aux autres pays asiatiques. Parallèlement, les taux de fécondité et de natalité se sont maintenus à des niveaux élevés jusque dans les années 1970, respectivement à hauteur de six naissances par femme et de 40 ‰. Plus récemment, comme l’a fait la Chine, le gouvernement du Viêt Nam a limité le nombre d’'enfants par famille à deux, ce qui fait que la natalité a subi un repli constant jusqu’à atteindre les 18 ‰ actuels. Le Viêt Nam a donc achevé sa transition démographique.
Culture [modifier]
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Nouvel An solaire | Tết Dương lịch | |
| Mi-janvier ou début février | Nouvel An lunaire | Tết Nguyên đán (Tết Âm lịch) | 4 jours : du dernier jour de l’année précédente au 3e jour de l’an suivant selon le calendrier lunaire |
| le 10e jour du 3e mois (calendrier lunaire) | Anniversaire de la mort de l’empereur 1er Hung | Giỗ Tổ Hùng Vương | |
| 30 avril | Anniversaire de l'unification du pays | Ngày thống nhất | |
| 1er mai | Journée Internationale du Travail | Ngày quốc tế lao động | |
| 2 septembre | Fête nationale de la République socialiste du Viêt Nam | Lễ quốc khánh | |
| Mois de septembre (le 15e jour du 8e mois, calendrier lunaire) | Fête de la mi-automne | Tết Trung Thu | Jour non férié à la différence des précédents |
Religion [modifier]
Le bouddhisme mahāyāna, le taoïsme et le confucianisme sont les religions dominantes du Viêt Nam. D'après le rapport du 1er avril 2009 du Bureau des Statistiques Vietnamien, 6,8 million (ou 7,9 % de la population totale) pratiquent le Bouddhisme, 5,7 millions (6,6 %) sont catholiques, 1,4 million (1,7 %) sont des adhérant de Hòa Hảo, 0,8 million (0,9 %) pratiquent le Cao Đài, et 0,7 million (0,9 %) sont Protestants. Au total, 15,651,467 Vietnamiens (18,2 %) sont officiellement enregistrés dans une religion. Environ 81 % de la population vietnamienne ne croit pas en Dieu.
Langues [modifier]
La langue officielle, le vietnamien, est aujourd’hui écrite au moyen d'un alphabet dérivé de l'alphabet latin. Cette romanisation se nomme quốc ngữ ; elle découle de la volonté des missionnaires catholiques du XVIIe siècle de retranscrire dans un système phonétique une langue qui n’était alors transcrite que dans le système d'écriture en caractères vietnamiens dérivé du chinois (chữ nôm). Le jésuite Alexandre de Rhodes établit ainsi le premier dictionnaire de langue annamite, en transcrivant les phonèmes vietnamiens sur la base de la phonétique du portugais.
L’utilisation de cette transcription alphabétique a été imposée par le gouvernement français en 1918 et est devenue la méthode officielle d’écriture du Viêt Nam à l’indépendance du 2 septembre 1945.
Le Viêt Nam fait partie de la francophonie : en effet, le pays, ancienne colonie française, comporte une minorité francophone (environ 120 000 francophones « réels » ou partiels.)[6] essentiellement constituée de personnes âgées ayant connu l’époque coloniale. Aujourd’hui, le français reste très peu enseigné dans les écoles du pays. Le Français souffre de son isolement dans la région, ce qui est l'un des aspects visible de la Mondialisation (échanges commerciaux,diplomatie,etc...) Mais les jeunes Vietnamiens misent désormais surtout sur l’apprentissage de l’anglais (2 500 000 anglophones réels au minimum), et il y a autant d'Anglophones partiels, ce qui fait du Viêt Nam le pays d'Asie du Sud-Est qui a le plus d'anglophones, après les Philippines, et avant la Thaïlande. Soit, plus de 5 millions de Vietnamiens maîtrisent, à des degrés divers l'Anglais. (Soit environ 6,5 % de la population en 2001). Cette situation s'explique par la forte présence de soldats Américains entre 1961 et 1975 au sud-Vietnam, ainsi que par la forte immigration d'une grande partie de plus de 2 millions de Vietnamiens dans des pays anglophones (États-Unis, Australie...)[réf. nécessaire]
L'anglais est aussi la langue de l'APEC et de l'ASEAN, pour communiquer avec les autres pays d'Asie. L'anglais est aussi utilisé par une grande partie de la diaspora, qui vit dans des pays Anglo-Saxons, tels que les États-Unis, le Canada (où on parle aussi français), l'Australie, et est aussi une langue largement utilisée dans l'administration, et dans la diplomatie.
Une faible partie des Amérasiens (plusieurs milliers,enfants nés de soldats Américains et de Vietnamiennes) nés durant la guerre, avant 1975, sont anglophones. La plupart sont analphabètes, et ne parlent que vietnamien.
Il faut tout de même noter que la francophonie évolue elle aussi à travers ses institutions au Viêt Nam : l'Organisation internationale de la francophonie[7] dont le Viêt Nam fait partie de même que l'Association internationale des régions francophones[8] dont la province de Thua Thien Hué fait partie.
Le chinois mandarin est beaucoup parlé (deux millions de locuteurs au moins), même si une grande partie des Chinois du pays parlent vietnamien. On compte encore 12 000 à 15 000 russophones (héritage de l’influence de l'URSS des années 1960 à 1980). Avant la crise économique de 2007–2008, le russe connaissait un renouveau, avec les riches touristes russes (oligarques), issus du boom économique de la fin des années 1990 et du début des années 2000. Le Russe est surtout parlé à Cam Ranh et sa région, où de nombreux Vietnamiens travaillaient à la base Russe[réf. nécessaire]. Il y a également 50 000 à 65 000 germanophones, phénomène lié au retour de Vietnamiens de l'ex-RDA, de 1989 à 1999. Un renouveau de l'allemand a été constaté depuis le début du siècle (essor du tourisme, forts contingents de touristes allemands, échanges commerciaux plus importants et touristes plus nombreux que les Français). De plus, il y a de nouveau une forte immigration de Vietnamiens en Allemagne, avec de multiples échanges et de nombreux aller-retours, qui font de l’allemand la troisième langue européenne la plus parlée dans le pays.
Le khmer (cambodgien) conserve quelque 500 000 locuteurs, surtout dans le Sud, près de l'ex-Saïgon.
Par ailleurs, le Viêt Nam connaît une grande diversité linguistique, puisqu’il compte 75 langues appartenant à différentes familles :
- austroasiatique (viêt, muong, khmer) ;
- tai-kadai (langues tày) ;
- hmong-mien (hmong) ;
- austronésienne (cham, jarai) ;
- sino-tibétaine (chinois).
Codes [modifier]
Le Viêt Nam a pour codes :
- VIE, selon la liste des codes pays du CIO ;
- VN, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;
- .vn, selon les noms de domaines internet ;
- VNM, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ;
- VNM, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3 ;
- VV, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports ;
- XV, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs.
Notes et références [modifier]
- Constitution de 2001, site de l'université de Perpignan
- https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/vm.html
- IRIN, « VIETNAM : la hausse de l’inflation met à mal les pauvres et sape les succès contre la pauvreté »
- (en) Corruption Perception Index 2010 Results
- http://www.vietnamtourism.com/f_pages/news/index.asp?loai=2&uid=8611
- L’ambassade de France au Viêt Nam estime qu’il y aurait 150 000 « locuteurs francophones réels », 200 000 « francophones occasionnels » et 120 000 apprenants de français, soit environ 470 000 locuteurs « réels » ou « partiels »L’enseignement du français au Viêt Nam. Pour le consulat général de France à Ho Chi Minh Ville, il y aurait environ 100 000 « francophones réels », 200 000 « francophones occasionnels » et 210 000 apprenants de français, soit un total de 570 000 locuteurs. En 1990, le Haut Conseil de la francophonie estimait à environ 70 000 personnes le nombre de francophones réels au Viêt Nam, essentiellement dans des tranches d'âge élevées de la population. Le Rapport de la mission d'information effectuée en République socialiste du Viêt Nam sur la francophonie et l'enseignement du français, présenté le 1er octobre 1997 au Sénat, indiquait qu’environ 100 000 personnes, tous publics confondus, bénéficiaient d'un enseignement du français. Pierre Gieling, qui note que « les chiffres sont très variables », propose un total de 375 000 locuteurs courants ou occasionnels (Regard sur le francophonie au Viêt Nam aujourd’hui, août 2001.
- francophonie.org
- regions-francophones.com
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Nhan Nguyen et Léon-Paul Schwab, Vietnam, ma terre, mon âme, éditions PIPPA, collection « Itinérances ». (ISBN 978-2-916506-15-9)
- Tran Tu Binh, Phu-Riêng : récit d'une révolte in Les plantations Michelin au Viêt-Nam, éd. La Galipote, p15-154, 2013
- Eric Panthou, Une histoire sociale (1925-1940) in Les plantations Michelin au Viêt-Nam, éd. La Galipote, p155-337, 2013
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Catégorie Viêt Nam de l’annuaire dmoz
- Le droit du Viêt Nam sur Jurispedia