Chris Anker Sørensen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chris Anker Sørensen
Image illustrative de l'article Chris Anker Sørensen
Chris Anker Sørensen lors du Tour de Romandie 2011
Informations
Nom Sørensen
Prénom Chris Anker
Surnom Oksen fra Hammel
Date de naissance 5 septembre 1984 (29 ans)
Pays Drapeau du Danemark Danemark
Équipe actuelle Tinkoff-Saxo
Spécialité Grimpeur
Équipe amateur
jusque 2005 PH
Équipe professionnelle
2005-2006
2007
2008
2009-2010
2011
01.01.2012-29.06.2012
30.06.2012-31.12.2012
2013
2014-
Designa Køkken
CSC
CSC-Saxo Bank
Saxo Bank
Saxo Bank-Sungard
Saxo Bank
Saxo Bank-Tinkoff Bank
Saxo-Tinkoff
Tinkoff-Saxo
Principales victoires
1 classement annexe de grand tour

Jersey red number.svg Prix de la combativité du Tour de France 2012
1 étape dans un grand tour

Tour d'Italie (1 étape)

Chris Anker Sørensen (né le 5 septembre 1984 à Hammel, dans l'amt d’Århus) est un coureur cycliste danois, professionnel depuis 2005. Il court avec une licence luxembourgeoise et est membre de l'équipe Saxo Bank depuis 2007 devenue par la suite Tinkoff-Saxo. Il compte cinq victoires au niveau professionnel, principalement obtenues à l'issue d'ascension de cols de haute catégorie. Il a notamment remporté des étapes sur le Critérium du Dauphiné libéré en 2008 et sur le Tour d'Italie en 2010. Il devient en 2012 le premier Danois à remporter le Prix de la combativité du Tour de France.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Chris Anker Sørensen est né le 5 septembre 1984 à Hammel, dans l'amt d’Århus (région du Jutland-Central). Il est le père d'une petite fille, Lark[1], depuis le 4 août 2011. Elle est née au petit matin de la deuxième étape du Tour du Danemark[2]. Il soutient l'équipe de football FC Midtjylland[3].

Début 2010, il part vivre au Luxembourg (Altzingen[4]), ce qui l'oblige à prendre une licence luxembourgeoise pour courir, puisque la Fédération danoise n'attribue pas de licence aux coureurs vivant à l'étranger[5]. Ses partenaires d'entraînement sont par ailleurs Lars Ytting Bak, Michael Mortensen, Andy Schleck et Fränk Schleck[5]. Cependant, il déménage en novembre 2010 et part habiter en Italie pour des raisons sportives et personnelles[6]. Il loue le paysage montagneux qui lui sera bénéfique pour ses talents de grimpeur, mais aussi à cause de la météo, Sørensen préférant le soleil à la pluie[6]. Il attache une attention particulière au café, qu'il juge comme un élément déterminant dans son déménagement[6].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

2005-2006 : débuts chez Designa Køkken[modifier | modifier le code]

Chris Anker Sørensen commence sa carrière en 2005 dans la nouvelle équipe continentale danoise Designa Køkken, et prend part à des compétitions en catégorie espoirs. Il remporte la troisième étape vallonnée du Ringerike Grand Prix devant Fredrik Kessiakoff et Peter Velits avant d'achever le championnat du Danemark elites sur route à la septième place. Grâce à ses résultats, l'équipe ProTour CSC l'engage comme stagiaire à partir du mois d'août. Malgré une onzième place finale du Tour de Grande-Bretagne, il n'obtient pas de contrat dans la structure de Bjarne Riis qui désire qu'il s'aguérisse avant de l'engager[7].

En 2006, il confirme son talent lors de parcours en altitude avec sa seconde place acquise lors de la première étape du Triptyque des Barrages et collectionne les bons résultats en Belgique. Il obtient cette fois un contrat chez CSC et Riis déclare après sa signature : « Depuis longtemps nous avions prévu de le recruter (…) Il a bien sûr besoin de temps pour se développer, mais je ne serais pas surpris qu'en tant que néo-pro il obtienne de bons résultats. »[8]

2007-2008 : le haut niveau avec CSC[modifier | modifier le code]

Durant le Tour de Saxe, en 2008
Durant le Tour de Romandie, en 2007

Lors de sa première saison dans le ProTour, Chris Anker Sørensen s'affirme comme étant un bon grimpeur en finissant sixième du Tour d'Allemagne au service de Jens Voigt après avoir glané la deuxième étape en contre-la-montre par équipes[9]. Il participe à son premier grand tour en terminant à la 19e place du Tour d'Espagne[10] en étant au service de Carlos Sastre.

Il débute la saison 2008 avec Paris-Nice, où il manque de peu la première place du classement du meilleur grimpeur. Il participe à son premier Tour d'Italie, qu'il achève à la 28e place. Durant celui-ci, il porte le maillot du meilleur jeune durant deux journées (à la suite du contre-la-montre par équipe de la première étape) avant que Morris Possoni ne le lui prenne. Après une longue échappée, il remporte la 6e étape du Critérium du Dauphiné libéré en distançant Pierrick Fédrigo et Levi Leipheimer, entre autres, à plus d'une minute avec une arrivée à La Toussuire[11]. En juillet, il s'inscrit au Tour d'Autriche avec ambition. Il enlève la deuxième étape sur un parcours accidenté et ravit par la même occasion le maillot de leader de Paolo Bettini[12]. Mais le lendemain, il concède 39 secondes à son dauphin de la veille, Ruslan Pidgornyy et perd le maillot jaune[13].

Il est sélectionné en équipe nationale pour participer à la course en ligne des Jeux olympiques d'été. Sørensen se classe à la douzième position à 22 secondes du vainqueur final Samuel Sánchez[14]. Il achève sa saison avec une place sur le podium du Grand Prix d'Isbergues, battu au sprint par William Bonnet et Wesley Sulzberger[15].

2009 : le Tour de France avec Saxo Bank[modifier | modifier le code]

À droite, durant le Tour de Romandie, en 2009

Après un début de saison marqué notamment par une 5e place du Tour du Haut-Var[16], Chris Anker Sørensen participe à la victoire collective sur Liège-Bastogne-Liège, en lançant les hostilités via une attaque dans la côte de la Vecquée avant d'être repris dans la Côte de La Redoute[17]. En juin, il termine deuxième du championnat du Danemark sur route que son coéquipier Matti Breschel remporte. Il prend part un mois plus tard à son premier Tour de France au service de ses leaders Fränk et Andy Schleck. Après la course, il reçoit un avertissement pour avoir manqué à un contrôle antidopage[18], n'étant pas à l'endroit qu'il avait indiqué dans ses whereabouts. À la fin de saison, il remporte la Japan Cup, après une échappée avec Daniel Moreno qu'il lâche ensuite[19]. Durant cette même saison, Chris Anker Sørensen se montre excellent équipier en montagne, sur des étapes vallonnées ou planes. Ainsi, il est sélectionné par l'équipe nationale pour participer aux championnats du monde de Mendrisio au service de son coéquipier chez Saxo Bank, Matti Breschel[20]. Il termine ses premiers mondiaux à la treizième place, à 1 minute et 59 secondes de Cadel Evans, le champion du monde[21]. En décembre 2009, Bjarne Riis le désigne leader pour le Tour d'Italie 2010 et lui fait signer un contrat pour trois années supplémentaires[22],[23].

2010 : première victoire d'étape sur un grand tour[modifier | modifier le code]

Au centre, lors de sa victoire de la Japan Cup, en 2009

Sa saison 2010 débute avec le Challenge de Majorque où il dispute les manches de Calla Millor, de Deia et de Magalluf. Sa première course à étapes de l'année, le Tour du Haut-Var, se solde par une sixième place finale. Il peaufine sa condition en vue du Tour d'Italie en s'alignant sur Paris-Nice puis sur le Tour de Catalogne en mars. Il se blesse lors de ce-dernier et ne prend par le départ de la dernière étape. Il est forcé d'interrompre son programme de course durant un mois.

Sørensen prend malgré tout le départ du Giro, mais perd déjà une minute à l'occasion du prologue dans les rues d'Amsterdam. Après avoir concédé plus de trente minutes durant la première semaine, il remporte sa première victoire sur un grand tour à l'occasion de la 8e étape, qui faisait office de la première arrivée au sommet. Après avoir fait partie d'une échappée de 17 coureurs, Sørensen lâche tous ses adversaires à l'exception de Simone Stortoni avec qui il reste durant cinq kilomètres supplémentaires. À trois bornes de l'arrivée, Sørensen ne compte qu'une minute d'avance sur le peloton des favoris qui se neutralisent. Il remporte l'étape sous la brume avec plus de 30 secondes d'avance sur Stortoni et 36 sur Xavier Tondo[24],[25]. Cette victoire acquise, Sørensen passe du rôle de leader à celui d'équipier pour Richie Porte, qui prend la tête de ce Tour d'Italie. Porte ne parvient cependant pas à garder le maillot rose et finit septième du classement général et meilleur jeune mais loue Sørensen pour l'avoir aidé à conserver une bonne place au général[26].

Après ce Tour d'Italie, Chris Anker Sørensen effectue une trève durant plus d'un mois avant de partir en tant que leader sur le Tour de Slovénie. Il l'achève à la troisième marche du podium derrière les Italiens Vincenzo Nibali et Giovanni Visconti[27]. Il participe ensuite aux championnats du Danemark du contre-la-montre (9e) et puis de la course en ligne (5e). Il est sélectionné pour la deuxième fois de sa carrière pour prendre le départ du Tour de France. Il occupe un rôle de coéquipier dans la montagne avec Jakob Fuglsang notamment, au service d'Andy Schleck[28]. Schleck termine ce Tour à la deuxième place du classement général et avec le maillot blanc de meilleur jeune, comme en 2009. Sørensen, lui, est 69e. Il court ensuite la Classique de Saint-Sébastien en tant qu'équipier de Richie Porte. Il finit la course en 13e position, à un peu plus de deux minutes du vainqueur final, Luis León Sánchez. À l'attaque sur le Grand Prix cycliste de Montréal, il conclue cette classique canadienne à la onzième place, prouvant ainsi ses bonnes aptitudes dans les courses à circuit. Moins d'un mois plus tard, il est convoqué pour la quatrième année consécutive par son équipe nationale pour courir les championnats du monde qui se déroulent à Geelong. Il franchit la ligne d'arrivée en vingt-troisième position tandis que son compatriote Matti Breschel décroche la médaille d'argent. Sa saison s'achève par les classiques italiennes, où il est le soutien de Jakob Fuglsang auteur d'une excellente campagne.

2011 : nouveau leader[modifier | modifier le code]

Au centre, avec le maillot de meilleur grimpeur du Tour de Romandie, en 2011

Le 3 août, Alberto Contador, vainqueur du Tour de France 2010, est annoncé comme nouveau leader de l'équipe Saxo Bank en 2011, en remplacement des frères Schleck qui la quittent en emmenant une partie de l'effectif avec eux dans leur nouvelle structure Leopard-Trek. Chris Anker Sørensen s'est réjoui de l'arrivée du Pistolero, et dément ainsi les rumeurs qui le voyaient suivre Andy et Fränk Schleck[29].

Le 22 novembre 2010, Sørensen reconnaît avoir des problèmes de poids avant d'aborder la nouvelle saison. Pour y remédier, il pratique la course à pied afin de ne pas rester inactif[30]. Dans un entretien, il dévoile ses objectifs pour 2011 : prendre part au Tour de France et aux classiques italiennes ainsi que de remporter une nouvelle fois la Japan Cup[31]. Son objectif principal pour cette saison est de tester ses aptitudes en montagne et aller le plus loin possible sur la Vuelta[32], dont il juge le parcours « idéal à ses aptitudes »[33].

Alberto Contador, contrôlé positif au clenbuterol[34], se voit prononcer une suspension d'un an par l'UCI à son encontre[35] avant d'être blanchi. L'UCI et l'Agence mondiale antidopage allant en appel, une éventuelle suspension contrecarrerait les plans de Bjarne Riis, c'est pourquoi Sørensen, Richie Porte et Daniel Navarro pourraient prendre du galon lors des grandes courses en attendant une possible participation de Contador au Tour de France[36].

Sa première course de la saison est le Tour du Haut-Var. Dans le final de la deuxième étape, il place une attaque qui laisse sur place le leader du général, Samuel Dumoulin. Sørensen ne peut finir que 8e de l'étape et du classement général à la suite d'une contre-attaque du vainqueur final, Thomas Voeckler[37]. Il prend part, en avril, pour la première fois de sa carrière au Tour du Pays basque et est désigné leader de son équipe[38]. Dans une bonne forme, il réussit à obtenir une quatrième place lors de la deuxième étape escarpée, à Lekunberri[39].

Il participe aux classiques ardennaises avec la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Au service de Contador pour cette première, il termine 24e sur le Mur de Huy. L'Espagnol ne prenant pas part à la « doyenne », il obtient un rôle de leader aux côtés de Nick Nuyens et Nicki Sørensen[40]. Philippe Gilbert, Andy Schleck et Fränk Schleck se disputant la victoire finale, Sørensen passe à l'offensive en compagnie de Vincenzo Nibali, Roman Kreuziger et Rigoberto Urán qui forment un groupe de poursuivants. Finalement, au sprint, Sørensen empoche la sixième place et obtient alors son meilleur résultat sur une classique monument[41]. Il se fait à nouveau remarquer lors d'une épreuve World Tour en remportant le maillot de meilleur grimpeur du Tour de Romandie à la suite de deux échappées non victorieuses[42]. En juin, alors qu'il se prépare pour son troisième Tour de France, il arrive à la seconde position de l'étape la plus longue du Critérium du Dauphiné au sommet de la montée vers les Gets, battu de sept secondes par Christophe Kern[43]. Le lendemain, il termine sixième à La Toussuire, 3 ans après y avoir gagné[44] et achève la course à la onzième place[45].

Suite à ses performances, il confirme sa participation à son troisième Tour de France[46] après avoir effectué un stage en altitude dans les Alpes avec celui qui sera son leader sur cette course, Alberto Contador[47]. Durant ce Tour, qu'il termine à la 37e place, le fait le plus marquant le concernant est l'attaque juste avant le pied du col du Télégraphe lors de la 19e étape, anticipant celles de Contador et de son coéquipier Daniel Navarro[48]. Ambitieuse, l'équipe part bredouille de l'étape et l'autre favori de la course, Andy Schleck, s'empare du maillot jaune. Sørensen est déçu pour son leader mais très heureux pour son ancien coéquipier, qu'il a côtoyé pendant trois ans[49].

Le 12 août, Bjarne Riis rend officiel la liste des 9 participants pour le Tour d'Espagne, et Sørensen désigné leader comme prévu en début de saison est, selon Riis, capable de finir dans les dix premiers s'il s'en donne les moyens[50]. Il s'illustre lors de la 4e étape, en terminant second à la station de Sierra Nevada derrière Daniel Moreno[51]. Malgré sa seconde place, Sørensen reste optimiste et prévoit de tenter à nouveau sa chance[52]. À l'attaque lors des 13e, 17e et 19e étapes, il termine douzième du classement général final, soit son meilleur résultat sur un grand tour[53],[54].

Il est récompensé de sa bonne saison par une sélection en équipe nationale pour participer aux championnats du monde qui se déroulent dans son pays, à Copenhague[55]. Initialement prévu au départ de la Japan Cup, il est finalement absent de la liste des partants et sa dernière course de la saison est donc le Tour de Lombardie, remporté par Oliver Zaugg[56],[57]. Lors d'une interview à cyclingnews.com en fin de saison, Sørensen déclare : « J'ai vécu la meilleure saison de ma carrière malgré l'absence de victoires »[1], avant d'annoncer de manière furtive ses prochains objectifs pour la saison 2012 toujours en collaboration avec Bjarne Riis, Alberto Contador et Saxo Bank-Sungard ; une victoire et plus particulièrement celle des championnats nationaux sur route qui se dérouleront chez lui, à Hammel et en plus de gagner le Tour de France avec Contador[58].

2012 : un excellent Tour de France[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la préparation de la nouvelle saison lors d'un team building en Israël, Sørensen est victime d'une chute accidentelle lors d'un critérium disputé à Jérusalem, qui se révèle être sans gravité[59]. Il annonce par ailleurs dans un entretien qu'il fera ses débuts fin février et qu'il prévoit un pic de forme dès les classiques de printemps afin de briller à nouveau sur Liège-Bastogne-Liège[60]. Mais malgré avoir ouvertement fait part de son envie de décrocher un jour le maillot à pois du Tour de France, il déclare que « tant que (Alberto) Contador est dans l'équipe, je laisserai mes objectifs de côté et l'aiderai à gagner le Tour de France »[61]. Il ajoute qu'il effectuera « des sorties remarquées » afin d'obtenir un « meilleur contrat », celui-ci arrivant à terme à l'issue de la saison 2012[62].

Il entame sa saison par des débuts anticipés, remplaçant Volodymyr Gustov, malade, sur le Tour méditerranéen alors que ceux-ci étaient prévus sur le Tour du Haut-Var comme les deux années précédentes[63]. Après avoir finalement fait l'impasse sur le Tour du Haut-Var, il s'inscrit au Tour de Catalogne. Il y termine 21e et meilleur grimpeur, avec notamment une neuvième place de la troisième étape menant au sommet Port Ainé, étape qui fut raccourcie pour cause de mauvais temps[64]. Sa préparation pour son premier objectif de la saison, les Classiques ardennaises, est effectuée en Espagne avec le Grand Prix Miguel Indurain, le Tour du Pays basque et la Klasika Primavera[65].

Au centre, échappé lors de la 7e étape du Tour de France, dans le col de Grosse Pierre.

Malheureusement, Sørensen passe à côté de cet objectif, avec pour meilleur résultat une trente-et-unième place sur Liège-Bastogne-Liège. Il expliqua cette mauvaise performance pour cause de « climat glacial » et ajoute qu'il (se) « prépare pour le Tour de France » malgré le peu de résultats encourageants[66].

Pour peaufiner sa condition, il prône une participation au Tour de Suisse après avoir suivi un stage en altitude sur les pentes de l'Etna et vise un bon classement général[67]. Après avoir accompli deux septième place lors des différentes étapes, il échoue au pied du top 10 et achève sa dernière course avant les championnats nationaux à la onzième place[68]. Sørensen et Saxo Bank passent à nouveau à côté d'un objectif après que ce premier ait terminé le championnat de Danemark sur route à la cinquième place alors qu'il avait comme but de le gagner[69].

Cependant, c'est sans surprise que Sørensen est sélectionné pour le Tour de France pour la quatrième année consécutive[70]. Il occupe, contrairement aux éditions précédentes, un rôle « d'électron libre » en l'absence pour suspension du leader Alberto Contador et a comme objectif de gagner une étape[71],[72]. Présent au sein de toutes les échappées d'étapes de montagne, il termine septième à La Toussuire lors de la 11e étape[73] et deuxième à Bagnères-de-Luchon lors de la 16e étape[74]. Le lendemain, après qu'un journal jeté par Simone Stortoni se soit coincé dans sa roue avant, il tente de le retirer avec sa main gauche mais se coupe profondément l'auriculaire et l'annulaire[75]. Malgré sa blessure lui causant une grande douleur, il achève l'étape de montagne à la vingt-quatrième position, avant d'être emmené à l'hôpital de Toulouse pour être opéré[76]. Non assuré à ce moment-là de poursuivre la Grande Boucle[77], il achève finalement le Tour à la quatorzième place, et est récompensé de ses efforts par le Prix du super-combatif, décerné pour la première fois à un coureur danois[78],[79].

Convoité par plusieurs équipes, il décide après le Tour de France de prolonger de 3 ans sa collaboration avec Bjarne Riis[80]. Malgré son désir de faire partie des neuf coureurs pour le Tour d'Espagne où son coéquipier Alberto Contador est le favori[81], il n'est finalement par retenu[82] alors qu'il avait pu éviter une opération à sa main et était donc disponible à une éventuelle sélection[81]. Après avoir pour une nouvelle fois participé aux championnats du monde[83], il achève sa saison par des courses d'un jour avec notamment une huitième place à Milan-Turin et une cinquième place au Tour d'Émilie[84].

Début décembre, Sørensen révèle sur le site officiel de l'équipe l'importance de la famille dans sa carrière ainsi que sa satisfaction quant à sa performance sur le Tour de France. Il ajoute qu'il fut subjugué des prouesses de Peter Sagan et de son coéquipier Michael Mørkøv durant la saison[85].

2013[modifier | modifier le code]

Comme chaque année, Sørensen dévoile ses objectifs de la saison à venir et annonce qu'il ambitionne de bien faire au Tour Down Under dès janvier, course à laquelle il n'a jamais participé. Après quoi il prendra part aux classiques ardennaises pour espérer ensuite participer au Tour de France et le gagner avec Alberto Contador[86],[85]. L'effectif ayant connu un remaniement important avec notamment l'arrivée de coureurs de renoms pour accompagner Contador tels Roman Kreuziger, Nicolas Roche et Michael Rogers, Sørensen compte malgré tout « mouiller le maillot » afin d'obtenir une place dans la sélection de son équipe pour le Tour[87]. Sørensen court ensuite le Tour du Haut-Var, le Tour de Catalogne et le Tour du Pays basque dans le rôle d'équipier, que ce soit pour Nicolas Roche ou Alberto Contador.

Participant une nouvelle fois aux classiques ardennaises, il n'a aucune ampleur sur les trois courses pour la deuxième année consécutive. Il enchaîne avec le Tour de Romandie où il ne connaît guère plus de succès, et prend ensuite part à un camp d'entraînement en altitude en vue du Tour de France. Dans cette optique, il est au départ du Critérium du Dauphiné en début juin pour prouver qu'il est dans de bonnes dispositions pour épauler Contador plus tard dans l'année. Cependant, il est contraint à quitter la course au soir de la deuxième étape en raison de problèmes gastriques. Le 19 juin, la sélection officielle de l'équipe Saxo-Tinkoff est dévoilée, et Sørensen n'en fait pour la première fois depuis 2008 pas partie[88]. Il envisage de se racheter de son début de saison médiocre durant l'été. Après avoir repris au Tour de Luxembourg, il se rend au Tour d'Autriche où le parcours lui offre de nombreuses opportunités de s'exprimer. Il connaît cependant un jour-sans lors de la deuxième étape, et fait ainsi une croix sur le classement général. Il obtient son premier résultat significatif de la saison grâce à une échappée lors de la quatrième étape, où il termine deuxième derrière Mathias Frank[89]. Auteur d'un bon chrono, il termine la course à étapes en onzième position, et se dit « confiant » en vue du Tour de Pologne[90].

2014[modifier | modifier le code]

Chris Anker Sørensen participe en mai au Tour d'Italie où les chefs de file de son équipe sont Rafał Majka et Nicolas Roche[91]. Il chute durant la onzième étape. Terminant l'étape malgré une commotion cérébrale, il ne repart pas le lendemain[92].

Style[modifier | modifier le code]

Grand (1,86 mètre) et maigre comme son ancien équipier Andy Schleck, Chris Anker Sørensen possède de bonnes aptitudes de grimpeur. Mais pour le champion luxembourgeois, il n'est doué que dans ce secteur.

« Chris est un très bon grimpeur. C'est sa principale qualité. Pour le reste, il n'est pas très bon. Mais il n'en a pas besoin parce qu'il est assez fort en montagne. Quand il est en grande forme, il peut aller vers le top »

— Andy Schleck[93]

Pur grimpeur et peu à l'aise dans les descentes ou les contre-la-montre[94], il tente de mettre à profit ses qualités en disputant régulièrement le classement de la montagne sur les courses auxquelles il participe[95]. Ainsi, il fait partie en 2012 de la lutte pour le maillot à pois sur le Tour de France face à Thomas Voeckler et Fredrik Kessiakoff, entre autres[94]. À l'issue de cette course, il est loué pour son courage, son abnégation et son caractère de battant, qui lui font sa réputation[96],[97],[98],[99].

N'ayant pas le profil pour jouer la victoire finale d'un classement général, il prône les victoires d'étapes au sommet de cols[100]. Sa victoire à La Toussuire en 2008 sur le Dauphiné libéré lui valent des comparaisons à Michael Rasmussen, qu'il refuse d'assumer[4].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Chris Anker Sørensen au prologue du Tour de Romandie 2011

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Chris Anker Sørensen a participé aux trois grands tours au cours de sa carrière. Depuis 2010, il ne peut plus concourir pour le Classement du meilleur jeune.

Tour de France[modifier | modifier le code]

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenu lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011 et son classement ne concerne plus que les coureurs membres des 18 équipes ProTeam.

Année 2007 2008 2009 2010 2011 2013 2013
Classement ProTour[101] 82e[102] 112[103]
Classement mondial UCI[104] nc[105] 137e[106]
UCI World Tour[107] 59e[108] 110e[109] 128e[110]
Légende : nc = non classé

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Sørensen says 2011 was best season ever », sur cyclingnews.com (consulté le 25 juillet 2012)
  2. (da) « Nu med datter », sur cyclingworld.dk (consulté le 4 août 2011)
  3. (da) « Fc Midtjylland fan Chris Anker Sørensen interview », sur youtube.com (consulté le 19 juillet 2012)
  4. a et b (en) « Chris Anker Sørensen: The next great Dane », sur cyclingnews.com (consulté le 26 juillet 2012)
  5. a et b (en) Luxembourg licence for Sørensen
  6. a, b et c (en) « Sørensen moves from Luxembourg to Italy », sur cyclingews.com (consulté le 26 juillet 2012)
  7. (nl) « Wedstrijden van Sorensen Chris Anker », sur wielrennen.hour.be (consulté le 7 décembre 2012)
  8. (en) « Danish team signs a Dane », sur cyclingews.com (consulté le 26 juillet 2012)
  9. « Tour d'Allemagne 2007 », sur les-sports.info (consulté le 25 juillet 2011)
  10. « Tour d'Espagne 2007 », sur les-sports.info (consulté le 25 juillet 2011)
  11. « Dauphiné libéré 2008 », sur les-sports.info (consulté le 25 juillet 2011)
  12. « Chris Anker Sörensen a remporté la deuxième étape du Tour d'Autriche, sur un parcours accidenté », sur lematin.ch (consulté le 25 juillet 2011)
  13. « Tour d'Autriche, résultats et classements », sur DH.be (consulté le 25 juillet 2011)
  14. « Samuel Sanchez champion olympique ! », sur lalibre.be (consulté le 25 juillet 2011)
  15. « William Bonnet pour quelques millimètres », sur sport365.fr (consulté le 25 juillet 2011)
  16. « Tour du Haut Var 2009 », sur tourduhautvar.com (consulté le 25 juillet 2011)
  17. « Liège-Bastogne-Liège 2009 "côte de la redoute" », sur wat.tv (consulté le 25 juillet 2011)
  18. (en) « Chris Anker Sørensen warned for missing doping test », sur cyclingnews.com (consulté le 26 juillet 2012)
  19. (ja) « Japan Cup 2009 », sur japancup.gr.jp (consulté le 25 juillet 2011)
  20. « Saxo Bank représentera le Danemark à Mendrisio », sur cyclismag.com (consulté le 25 juillet 2011)
  21. « Cadel Evans champion du monde », sur liberation.fr (consulté le 25 juillet 2011)
  22. « Sørensen prolonge chez Saxo Bank », sur cyclisme-roltiss.over-blog (consulté le 25 juillet 2011)
  23. (en) « Chris Anker Sørensen extends with Saxo Bank », sur cyclingews.com (consulté le 26 juillet 2012)
  24. « La victoire au grimpeur Chris Sörensen », sur tsr.ch (consulté le 25 juillet 2011)
  25. « Retour au calme », sur eurosport.fr (consulté le 16 mai 2010)
  26. « Richie Porte loue Chris Anker Sørensen », sur cyclismactu.net (consulté le 16 mai 2010)
  27. « Nibali vainqueur du Tour de Slovénie », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  28. « Tour 2010 : les engagés », sur cyclisme-roltiss.over-blog (consulté le 25 juillet 2011)
  29. « Sørensen ravi de la venue de Contador », sur cyclismactu.fr (consulté le 3 août 2010)
  30. « Sørensen lutte contre ses problèmes de poids », sur cyclismactu.fr (consulté le 22 novembre 2010)
  31. (en) « Chris Anker Sørensen reflects on 2010 and sees new goals in 2011 », sur team-saxobank.com
  32. (en) « Chris Anker Sørensen sees great opportunities on the Vuelta routes », sur saxobanksungard.com (consulté le 25 juillet 2011)
  33. (en) « Chris Anker Sørensen pleased with testing Vuelta route », sur cyclingnews.com (consulté le 26 juillet 2012)
  34. « Contrôle anormal pour Contador », sur lequipe.fr,‎ 30 septembre 2010 (consulté le 30 septembre 2010)
  35. « Contador prend un an (El Pais) », sur lequipe.fr,‎ 26 janvier 2011 (consulté le 26 janvier 2011)
  36. « Contador pourrait revenir le 24 août 2011 », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  37. (en) « Saxo Bank Attack in Haut Var », sur saxobanksungard.com (consulté le 25 juillet 2011)
  38. « C. A. Sørensen chef de file de la Saxo », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  39. (en) « Chris Anker Sørensen fourth in wilde moutain stage », sur saxobanksungard.com (consulté le 25 juillet 2011)
  40. « La Saxo Bank derrière Nuyens », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  41. « Gilbert dans l'histoire », sur velochrono.fr (consulté le 25 juillet 2011)
  42. (en) « Chris Anker Sørensen won the The Romandie mountain jersey », sur saxobanksungard.com (consulté le 25 juillet 2011)
  43. « Sørensen satisfait d'être resté devant », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  44. « Sørensen, 3 ans après ? », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  45. « Rodriguez le doublé, Wiggins sacré », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  46. « Riis annonce 8 des 9 coureurs pour le Tour », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  47. « Fon du stage dans les Alpes », sur cyclismactu.net (consulté le 25 juillet 2011)
  48. « Le film de la 19e étape », sur lefigaro.fr (consulté le 25 juillet 2011)
  49. (de) « Dommage, mais fou de joie pour Andy », sur feltelt.dk (consulté le 25 juillet 2011)
  50. (de) « Les 9 coureurs de Saxo Bank sont connus », sur cyclismactu.net (consulté le 13 août 2011)
  51. « Moreno dans le bon tempo », sur cyclismactu.net (consulté le 23 août 2011)
  52. (en) « Chris Anker close to mountain triumph », sur saxobanksungard.com (consulté le 23 août 2011)
  53. « Contador "Être capable de disputer la Vuelta" », sur cyclismactu.net (consulté le 17 septembre 2011)
  54. (en) « Chris Anker Sørensen 12th in Vuelta a Espana », sur saxobanksungard.com (consulté le 17 septembre 2011)
  55. « Mondiaux : la sélection danoise définitive annoncée », sur cyclismactu.net (consulté le 17 septembre 2011)
  56. « Présentation de la 20ème Japan Cup », sur cyclismactu.net (consulté le 29 octobre 2011)
  57. « Une surprise signée Oliver Zaugg », sur lequipe.fr (consulté le 29 octobre 2011)
  58. (en) « Ups and Downs in 2011 », sur saxobanksungard.com (consulté le 29 octobre 2011)
  59. « Chute sans gravité pour C.A. Sørensen », sur cyclismactu.net (consulté le 7 janvier 2012)
  60. « Sørensen va mieux et reste optimiste », sur cyclismactu.net (consulté le 7 janvier 2012)
  61. « Sørensen prêt à aider Contador », sur cyclismactu.net (consulté le 7 janvier 2012)
  62. « Sørensen : l'objectif, un meilleur contrat », sur cyclismactu.net (consulté le 10 février 2012)
  63. (en) « Sørensen makes debut », sur teamsaxobank.com (consulté le 10 février 2012)
  64. (en) « Brajkovic wins weather-shortened queen stage », sur cyclingnews.com,‎ 21 mars 2012 (consulté le 23 avril 2012)
  65. (en) « CQ - SORENSEN Chris Anker », sur cqranking.com (consulté le 23 avril 2012)
  66. (de) « Chris Anker frøs til is », sur feltet.dk (consulté le 23 avril 2012)
  67. « Chris Anker Sorensen présent avec ambition », sur cyclismactu.fr (consulté le 21 juin 2012)
  68. (en) « Tour de Suisse 2012 », sur cqranking.com (consulté le 21 juin 2012)
  69. (en) « National Championships Denmark (Hammel) R.R. (200 km) », sur cqranking.com (consulté le 25 juin 2012)
  70. « La Saxo Bank sans véritable leader », sur eurosport.fr (consulté le 25 juin 2012)
  71. « Saxo Bank,exister sans Contador », sur cyclismactu.fr (consulté le 25 juin 2012)
  72. « Saxo Bank n'est pas sans ambition, malgré l'absence de Contador », sur ouest-france.fr (consulté le 25 juin 2012)
  73. « Tour de France #11 : La Toussuire ou la chanson de Rolland », sur cyclismerevue.blogs.sudinfo.be (consulté le 22 juillet 2012)
  74. « Voeckler s'impose à Bagnères-de-Luchon », sur francetv.fr (consulté le 22 juillet 2012)
  75. « Tour de France : Sorensen, en sang, a failli perdre ses doigts », sur metlybuzz.fr (consulté le 22 juillet 2012)
  76. « Sorensen opéré à Toulouse », sur lequipe.fr (consulté le 22 juillet 2012)
  77. « Sorensen opéré de la main », sur cyclismactu.net (consulté le 22 juillet 2012)
  78. « Sörensen super-combatif », sur eurosport.fr (consulté le 22 juillet 2012)
  79. « C.A. Sorensen élu supercombatif », sur cyclismactu.net (consulté le 22 juillet 2012)
  80. (da) « Riis bekræfter: Chris Anker forlænger », sur sporten.dk (consulté le 23 juillet 2012)
  81. a et b « Pas d'opération pour Chris Anker Sorensen », sur cyclismactu.net (consulté le 11 août 2012)
  82. « Contador connait ses huit coéquipiers », sur cyclismactu.net (consulté le 11 août 2012)
  83. « Mondiaux de Valkenburg 2012 : Les engagés sur l’épreuve en ligne et leurs numéros de dossard », sur portailduvelo.fr (consulté le 4 novembre 2012)
  84. (en) « SØRENSEN Chris Anker », sur cqranking.com (consulté le 4 novembre 2012)
  85. a et b (en) « Chris Anker Sørensen in the rearviewmirror », sur teamsaxotinkoff (consulté le 7 décembre 2012)
  86. « Sorensen : "Une équipe de 1ère classe" », sur cyclismactu.net (consulté le 7 décembre 2012)
  87. « Sorensen : "Une équipe de 1ère classe" », sur cyclismactu.net (consulté le 7 décembre 2012)
  88. « Tour de France : Saxo revoit légèrement sa sélection », sur velo-club.net (consulté le 8 juillet 2013)
  89. (pl) « Tour of Austria: Mathias Frank zwycięża, Rafał Majka na piątym miejscu! », sur naszosie.pl (consulté le 8 juillet 2013)
  90. (en) « Chris Anker Sørensen and Rafal Majka in promising condition ahead Tour of Poland », sur bikeworldnews.com (consulté le 8 juillet 2013)
  91. (en) « Roche and Majka to co-captain Tinkoff-Saxo at the Giro », sur cyclingnews.com,‎ 7 mai 2014
  92. « Sorensen a abandonné », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ 22 mai 2014
  93. (en) « Andy Schleck about Fuglsang and Chris Anker Sørensen », sur youtube.com
  94. a et b « Chris Anker Sörensen, à deux doigts de la lumière », sur carnetsport.com (consulté le 26 juillet 2012)
  95. (en) « CSC's Chris Anker aims for mountains », sur cyclingnews.com (consulté le 26 juillet 2012)
  96. « Tour de France 2012 : Le prix du Courage à Chris Anker Sorensen assurément », sur portailduvélo.fr (consulté le 26 juillet 2012)
  97. « C.A Sorensen : Au courage ! », sur leportailducycle.fr (consulté le 26 juillet 2012)
  98. « Chris Anker Sörensen: la palme du courage », sur archives.sudpresse.be (consulté le 26 juillet 2012)
  99. « En direct du tour », sur leparisien.fr (consulté le 26 juillet 2012)
  100. (en) « Chris Anker Sørensen aims to be top climber at 2011 Giro d'Italia », sur cyclingnews.com (consulté le 26 juillet 2012)
  101. « Classement ProTour », sur uciprotour.com (consulté le 11 novembre 2011)
  102. « Classement ProTour au 20/10/2007 », sur memoire-du-cyclisme.net,‎ 20 octobre 2007 (consulté le 11 novembre 2011)
  103. « Classement ProTour au 20/09/2008 », sur memoire-du-cyclisme.net,‎ 20 septembre 2008 (consulté le 11 novembre 2011)
  104. « Classement mondial UCI », sur uci.ch (consulté le 11 novembre 2011)
  105. « Classement Mondial UCI 2009 », sur uci.ch,‎ octobre 2009 (consulté le 11 novembre 2011)
  106. « UCI WorldTour Ranking - 2010 - Final result », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 12 février 2012)
  107. « UCI WorldTour », sur uciworldtour.com (consulté le 30 novembre 2011)
  108. « UCI WorldTour Ranking - 2011 - Final result », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 12 février 2012)
  109. « UCI WorldTour Ranking - 2012 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 6 avril 2013)
  110. « UCI WorldTour Ranking - 2013 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 15 octobre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :