Fabian Cancellara

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Fabian Cancellara
Image illustrative de l'article Fabian Cancellara
Fabian Cancellara en 2007
Informations
Nom Fabian Cancellara
Surnom Spartacus
Date de naissance 18 mars 1981 (33 ans)
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Équipe actuelle Trek Factory Racing
Spécialité Contre-la-montre
Classiques flandriennes
Équipes professionnelles
2001-2002
2003-2005
2006-2008
2009-2010
2011
2012
2013
2014-
Mapei
Fassa Bortolo
CSC
Saxo Bank
Leopard-Trek
RadioShack-Nissan
RadioShack-Leopard
Trek Factory Racing
Principales victoires
Championnats et Jeux olympiques

médaille d'or, Jeux olympiques Champion olympique contre-la-montre 2008
Jersey rainbow chrono.svg Champion du monde contre-la-montre 2006, 2007, 2009 et 2010
MaillotSuiza.PNG Champion de Suisse sur route 2009 et 2011
MaillotSuiza.PNG Champion de Suisse contre-la-montre 2002, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2012, 2013 et 2014
Classiques
Paris-Roubaix 2006, 2010 et 2013
Milan-San Remo 2008
Tour des Flandres 2010, 2013 et 2014
Grand Prix E3 2010, 2011 et 2013
Courses par étapes
Tirreno-Adriatico 2008
Tour de Suisse 2009
11 étapes de grands tours
Tour de France (8 étapes)

Tour d'Espagne (3 étapes)

Fabian Cancellara, né le 18 mars 1981 à Wohlen bei Bern, est un coureur cycliste suisse professionnel, membre de l'équipe Trek Factory Racing. Spécialiste du contre-la-montre, il a remporté de nombreuses victoires sur cette épreuve, étant notamment champion olympique et quadruple champion du monde de la discipline. Ses qualités de rouleur lui ont aussi assuré des succès sur des courses en ligne de prestige. Il remporte Paris-Roubaix en 2006, en 2010 et en 2013 ainsi que le Tour des Flandres 2010, 2013 et 2014 succédant, en tant que dernier vainqueur suisse, à chaque fois à Henri Suter, vainqueur de ces deux classiques en 1923, et Milan-San Remo en 2008. Son physique puissant lui vaut le surnom de « Spartacus »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Fabian Cancellara naît à Wohlen bei Bern le 18 mars 1981, d'un père italien (originaire de San Fele, province de Potenza)[2] et d'une mère bernoise[3]. À l'âge de 13 ans, il commence le cyclisme après avoir découvert un vélo appartenant à sa famille dans son garage. Il abandonne alors la pratique du football pour privilégier le cyclisme[4].

Les débuts[modifier | modifier le code]

Fabian Cancellara montre ses qualités de rouleur dès son passage chez les juniors en devenant champion du monde du contre-la-montre de la catégorie en 1998 et 1999. L'entraîneur néerlandais Herman Snoeijink déclare à son sujet que Cancellara "avait déjà un énorme avantage physique. Particulièrement au niveau des cuisses. Rien qu'en le regardant et en le comparant aux autres, vous saviez qu'il était au-dessus"[5]. À 19 ans, aux championnats du monde de Plouay, en 2000, il termine deuxième du contre-la-montre des moins de 23 ans derrière Evgueni Petrov. En 2001, il devient coureur professionnel au sein de l'équipe Mapei, dont il portait les couleurs fin 2000 en tant que stagiaire (il avait été envisagé de l'engager dès 2000)[6].

2001 - 2002 : chez Mapei[modifier | modifier le code]

En février 2001, il s'impose sur le Tour de Rhodes, course par étapes réservée aux moins de 23 ans, en devançant notamment Bradley Wiggins lors du prologue. Plus tard, en septembre, faisant équipe avec son coéquipier Michael Rogers également jeune spécialiste du contre-la-montre, il se classe second de deux courses chronométrées disputées en binôme : le Grand Prix Eddy Merckx et le Duo normand. À la fin du mois, il devient vice-champion national du contre-la-montre, battu par Jean Nuttli.

En 2002, Fabian Cancellara débute la saison dans la nouvelle équipe Mapei-Quick Step Espoirs classée en troisième division[7]. En février, il renouvelle sa performance de 2001 au Tour de Rhodes, puis remporte un mois plus tard le Grand Prix Erik Breukink en s'adjugeant l'étape contre-la-montre. Après une nouvelle victoire d'étape chronométrée en juin au Tour d'Autriche, il devient champion de Suisse de la discipline, faisant du tenant du titre Jean Nuttli son dauphin.

En août, Fabian Cancellara intègre l'équipe première de la Mapei[8]. Associé cette fois au Hongrois László Bodrogi, il ajoute le Grand Prix Eddy Merckx au nombre de ses victoires chronométrées. Grâce à ses résultats, il est sélectionné pour représenter la Suisse lors de l'épreuve contre-la-montre des championnats du monde à Zolder. Quinzième en 2001, il se classe cette fois neuvième à une minute et sept secondes du vainqueur Santiago Botero[9].

2003 - 2005 : à la Fassa Bortolo[modifier | modifier le code]

À la suite de la disparition de l'équipe Mapei à cause du contrôle positif de Stephano Garzelli sur le Tour d'Italie, il est recruté rapidement par l'équipe Fassa Bortolo. Il compte en effet parmi les grands espoirs du cyclisme mondial. Il y reste de 2003 à 2005[6],[10]. Il est alors chargé d'assurer une allure élevée en fin de course, sa puissance et ses qualités de métronome permettant à son équipe de s'assurer une arrivée au sprint pour le spécialiste Petacchi[11], en dissuadant tout concurrent de tenter une attaque dans le final de la course.

Il se révèle également être un spécialiste du contre-la-montre, gagnant le prologue du Tour de France en 2004[5] ainsi que six titres consécutifs de champion de Suisse du contre-la-montre (de 2002 à 2008).

2006 - 2007 : début d'un palmarès de prestige au Team CSC[modifier | modifier le code]

En 2006, il intègre l'équipe CSC où on lui attribue le rôle de leader pour les classiques flandriennes. Il termine 6e du Tour des Flandres et de Gand-Wevelgem, puis remporte Paris-Roubaix. Grâce à cette campagne réussie, il s'affirme comme un coureur particulièrement redoutable dans le final des courses, dites de bordures, où une grande puissance est requise[réf. nécessaire]. Il finit au mois d'août 5e du Championnat de Zurich. En septembre, il remporte les championnats du monde contre-la-montre, à Salzbourg.

En 2007, il confirme qu'il est bien le meilleur rouleur du monde, en remportant notamment le prologue du Tour de France, puis la 3e étape après être sorti dans le dernier kilomètre, ainsi de que le championnat du monde du contre-la-montre.

2008 - : un des meilleurs coureurs du peloton[modifier | modifier le code]

2008 - 2009[modifier | modifier le code]

L'année 2008 marque un tournant pour le suisse qui remporte au mois de mars trois superbes victoires en Italie, le Monte Paschi Eroica, Tirreno-Adriatico et Milan-San Remo. Il termine également 2e de Paris-Roubaix derrière le belge Tom Boonen. Il obtient ensuite de bons résultats, remportant notamment 2 étapes du Tour de Suisse et une étape du Tour de France (à la suite du déclassement de Schumacher). Puis, il décroche une médaille d'argent aux Jeux olympiques de Pékin sur l'épreuve en ligne (à la suite du déclassement de Rebellin) et, le 13 août 2008, devient champion olympique du contre-la-montre.

En 2009, il remporte le prologue du Tour de Californie puis abandonne le lendemain, fiévreux[12]. Victime d'une chute à l'entraînement, il renonce à participer au Tour de Murcie[13] puis à Milan-San Remo après avoir abandonné lors de Tirreno-Adriatico, courses dont il est le tenant du titre. Il dispute en revanche la Semaine internationale Coppi et Bartali afin de préparer son principal objectif[14] : les classiques flandriennes. Il n'y obtient pas les résultats escomptés : il abandonne le Tour des Flandres après avoir brisé sa chaîne dans l'ascension du Koppenberg, puis est victime d'une crevaison durant Gand-Wevelgem alors qu'il figure dans le groupe de tête[15] et se classe 49e de Paris-Roubaix[16]. Il expliquera plus tard avoir été hors de forme[17]. Il participe à son deuxième Tour d'Italie, qu'il abandonne. Il revient en forme en juin et remporte le Tour de Suisse. Il gagne les deux étapes contre-la-montre et suit les meilleurs en montagne durant cette édition que les organisateurs ont dessinée afin de favoriser sa victoire[18],[19]. Il est le premier Suisse à remporter le tour national depuis Alex Zülle en 2002. Il ne participe pas au championnat national du contre-la-montre, afin de se préserver pour le prologue Tour de France[20] mais remporte pour la première fois le titre de la course en ligne. Il remplit son objectif au début du mois de juillet en remportant la première étape du Tour avec 18 secondes d'avance sur Alberto Contador et porte le maillot jaune six jours. Il récidive au Tour d'Espagne, avec des victoires lors du prologue et de la 7e étape, et cinq jours en tête du classement général. Le jeudi 24 septembre, il remporte le championnat du monde contre-la-montre avec 1 minute et 27 secondes d'avance sur son coéquipier suédois de la Team Saxo Bank Gustav Larsson et 2 minutes et 30 secondes sur Tony Martin. Il devient le deuxième coureur à gagner trois titres du champion du monde du contre-la-montre[21]. Espérant devenir le premier coureur à remporter la même année les titres du contre-la-montre et de la course en ligne, il termine cinquième de cette dernière deux jours plus tard.

Le 17 novembre 2009, à la suite du contrôle antidopage positif de Davide Rebellin à l'EPO-Cera lors de la course en ligne des Jeux Olympiques 2008, le comité olympique italien (CONI) a disqualifié son coureur. Fabian Cancellara récupère ainsi la médaille d'argent. La médaille de bronze est attribuée au coureur russe Alexander Kolobnev[22].

Fabian Cancellara lors de la 1ere étape du Tour de France 2009.

2010 : Le doublé Tour des Flandres - Paris-Roubaix[modifier | modifier le code]

Il commence sa saison 2010 par un Tour du Qatar très moyen qu'il termine à la 87e place, à 15 minutes et 13 secondes de Wouter Mol. En revanche, il remporte le Tour d'Oman, après avoir terminé deuxième de la sixième et dernière étape. Il bascule alors sur la saison des classiques. Il passe un peu à côté de son Milan-San Remo et de Gand-Wevelgem, mais remporte le Grand Prix E3 fin mars, le Tour des Flandres au début du mois d'avril et Paris-Roubaix mi-avril. Il bat alors à trois reprises successives le champion belge Tom Boonen. Dans les semaines qui suivent (avril/mai) de nombreux médias font état de suspicions quant à l'usage d'un vélo à assistance électrique lors de ces deux victoires (Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix). Fabian Cancellara déclare à ce sujet : "Je suis un coureur professionnel, je fais de mon mieux tous les jours. Je sais ce que j'ai gagné, je sais comment j'ai gagné. Les dix dernières années suffisent à démontrer que je n'ai pas besoin d'un moteur sur le vélo. Le moteur, je l'ai dans mon corps. C'est encore mieux."[5] Finalement, rien ne sera prouvé[23] et le président de l’UCI, Patrick McQuaid, dénoncera une « histoire [qui] […] n’a jamais existé »[24]. Mi-juin, il remporte la première étape du Tour de Suisse et termine deuxième du contre-la-montre final, battu par Tony Martin. Il bat ce dernier lors du prologue et du contre-la-montre du Tour de France. Hésitant sur son équipe pour 2011[25], il est libéré par Bjarne Riis[26] au lendemain de son abandon sur la Vuelta qui avait mis en évidence des tensions entre lui et l'encadrement de Team Saxo Bank[27]. Le jeudi 30 septembre, sur le circuit de Geelong en Australie, long de 45.6 kilomètres, il remporte le championnat du monde contre-la-montre avec 1 minute et 02 secondes d'avance sur le Britannique David Millar, et 1 minute et 12 secondes sur l'Allemand Tony Martin[28]. Il termine quatorzième du classement mondial UCI[29] et remporte le Vélo d'or 2010[30]. Début novembre, il annonce viser les ardennaises en 2011, renonçant ainsi aux classiques flandriennes[31]. Finalement, il visera toujours les flandriennes, le seul objectif en plus par rapport à 2010 étant l'Amstel Gold Race[32].

2011 : une saison riche en places d'honneur[modifier | modifier le code]

En 2011, Cancellara rejoint l'équipe Leopard-Trek, en compagnie d'une partie des coureurs de Saxo Bank. Il termine 2e du prologue du Tour du Qatar, mais se fait piéger dans une bordure lors de la 3e étape et fini 53e du classement général. Après s'être classé 6e du Tour d'Oman et 5e du Monte Paschi Strade Bianche, il remporte la dernière étape de Tirreno-Adriatico et termine deuxième de Milan-San Remo. Il entame les classiques flandriennes par une deuxième victoire consécutive en solitaire lors du Grand Prix E3. Il est ensuite un des grands animateurs du Tour des Flandres avec Sylvain Chavanel. Il est battu au sprint par ce dernier et le vainqueur Nick Nuyens. Peu de temps après, il termine à la seconde place de Paris-Roubaix, une vingtaine de secondes derrière Johan Vansummeren. Il vise alors un résultat sur l'Amstel Gold Race, mais chute et ne peut faire mieux que 64e. En juin, il remporte le prologue du Tour de Luxembourg devant Damien Gaudin et Jimmy Engoulvent. Il dédie sa victoire à son ancien coéquipier Wouter Weylandt, décédé lors de la 3e étape du Tour d'Italie. Il participe ensuite au Tour de Suisse et remporte la première et la neuvième étapes, des contre-la-montre. Après un 2e titre de champion de Suisse, il participe au Tour de France, où il est un équipier très précieux en 1re semaine, notamment lors du contre-la-montre par équipes. En revanche, il déçoit en terminant 8e du contre-la-montre de la 20e étape. Il participe ensuite à la Vuelta et contribue pleinement au succès de son équipe lors du contre-la-montre par équipes inaugural de Benidorm. Il passe d'ailleurs la ligne en seconde position juste derrière Jakob Fuglsang. Il est plutôt discret pendant le restant de ce Tour d'Espagne, terminant 4e du contre-la-montre (10e étape), résultat assez décevant en vue des championnats du monde. Il s'y rend tout de même avec un statut de favori. Il se classe finalement 3e du contre-la-montre, puis 4e de la course en ligne, où il "[rate] une médaille pour un centimètre, c'est râlant"[33].

2012 : une saison gâchée par des chutes[modifier | modifier le code]

Il reprend la compétition au Moyen-Orient. Au Tour du Qatar, il prend la troisième place de la 4e étape, après avoir provoqué l'explosion du peloton en fin d'étape[34]. Il termine la course à la 7e place du classement général. Il finit ensuite 10e du Tour d'Oman, grâce à une 9e place dans les 2e et 5e étapes. De retour en Europe, il se prépare pour les classiques. Début et mi-mars, il obtient des résultats en Italie. Après avoir remporté en solitaire les Strade Bianche (3 mars)[35], il dispute Tirreno-Adriatico (7-13 mars), participant à la 2e place de son équipe au contre-la-montre par équipe inaugural et en gagnant le contre-la-montre de la 7e étape, puis termine deuxième de Milan-San Remo (17 mars), après un numéro dans le final[36]. Il commence les classiques flandriennes par une 22e place au Grand Prix E3, malgré une chute et une crevaison, et une 13e place sur Gand-Wevelgem, en terminant à chaque fois dans le groupe de tête. Alors qu'un duel entre lui et Tom Boonen est attendu lors du Tour des Flandres, il est victime d'une chute à 61 kilomètres de l'arrivée, à cause d'un bidon sur la chaussée[37],[38]. Il souffre d'une quadruple fracture de la clavicule et est contraint à l'abandon. Il doit également déclarer forfait pour Paris-Roubaix et les classiques ardennaises[39],[38]. Après son opération, il annonce qu'il compte reprendre la compétition au Tour de Bavière, fin mai[40],[41]. Il reprend effectivement sur la course allemande, où il termine 14e du contre-la-montre mais abandonne. Il revient en forme sur le Tour de Suisse. Il se classe 2e du contre-la-montre inaugural derrière Peter Sagan, puis du contre-la-montre (7e étape) derrière Fredrik Kessiakoff, soit 2 performances jugées intéressantes en vue du Tour de France[42]. Il remporte quelques jours plus tard un 7e titre de champion de Suisse du contre-la-montre[43]. Comme en 2004, Cancellara remporte le prologue du Tour de France qui se dispute à Liège. Le lendemain, il attaque dans la dernière montée, suivi par Peter Sagan puis Edvald Boasson Hagen. Il est battu au sprint par Sagan, le peloton sur les talons du trio. Lors de ce Tour, il devient parmi les coureurs à n’avoir jamais gagné le Tour celui ayant porté le plus souvent le maillot jaune[5]. Maillot jaune durant sept jours sur cette édition, il termine également quatrième du premier contre-la-montre. Il abandonne avant le départ de la 11e étape pour rentrer en Suisse et assister à la naissance prochaine de son deuxième enfant[44],[45].

De retour aux Jeux olympiques, Cancellara chute lors de la course en ligne dont il est 106e. Un temps incertain pour le contre-la-montre des Jeux olympiques, il y participe finalement et y est septième. Forfait pour le Tour du Poitou-Charentes, le journal suisse Tagesanzeiger déclare pendant cette course que Cancellara stoppe sa saison, renonçant alors aux championnats du monde pour subir une intervention chirurgicale pour ôter une vis sur sa clavicule blessée plus tôt dans l'année[46].

2013 : second doublé Tour des Flandres-Paris-Roubaix[modifier | modifier le code]

Fabian Cancellara annonce qu'il visera en 2013 les classiques (Milan-San Remo et les flandriennes) et le port du maillot rose du Tour d'Italie[47]. Pour sa reprise de la compétition, il termine à la 58e place du classement général du Tour du Qatar, dans une édition moins mouvementée qu'à l’accoutumée[48], puis 44e du Tour d'Oman. Il se rend alors en Italie. Il y termine quatrième des Strade Bianche. Il déçoit ensuite lors de Tirreno-Adriatico en concluant à la quatrième place le contre-la-montre final.

Lors de Milan-San Remo, disputé dans des conditions dantesques[49], il figure dans le groupe de 7 coureurs qui se dispute la victoire. Il décroche un nouveau podium sur la Primavera, en terminant 3e derrière Gerald Ciolek et Peter Sagan. Cancellara démarre les classiques flandriennes en remportant la semaine suivante le GP E3 après s'être échappé en solitaire à 35 kilomètres de l'arrivée[50]. Il devient alors le favori pour le Tour des Flandres et Paris-Roubaix[51]. Deux jours après sa victoire, il abandonne sur Gand-Wevelgem, préférant se réserver pour le Tour des Flandres. Quelques jours plus tard, lors de cette course, il attaque dans le Vieux Quaremont et seul Peter Sagan peut le suivre. Ils reprennent Jürgen Roelandts à 16 km de l'arrivée, puis Cancellara part seul en tête dans le Paterberg. Il s'impose avec près d'une minute et trente secondes sur Sagan et Roelandts. Visant ensuite Paris-Roubaix, il chute sur le Grand Prix de l'Escaut puis lors d'une reconnaissance d'un secteur pavé de l'« enfer du Nord », sans conséquence sur sa participation. Lors de la course, il s'impose au sprint devant Sep Vanmarcke, faisant ainsi pour la deuxième fois le doublé Tour des Flandres/Paris-Roubaix[52]. Cette victoire lui permet de prendre la tête de l'UCI World Tour aux dépens de Sagan[53]. Il ne prend finalement pas le départ du Tour d'Italie. Il reprend la compétition en juin, lors du Tour de Suisse. Lors du prologue, il fait partie des coureurs subissant un vent défavorable et finit à 22 secondes du vainqueur l'Australien Cameron Meyer[54]. À la fin du mois, il s'adjuge son huitième titre de champion de Suisse du contre-la-montre, un record. Ne participant pas au Tour de France, il s'impose lors de la 7e étape du Tour d'Autriche. En préparation des championnats du monde, il participe au Tour d'Espagne, et remporte la 11e étape, un contre-la-montre de 38,8 km, dominant l'Allemand Tony Martin.

Aux championnats du monde, à Florence en Italie, le podium du contre-la-montre est le même qu'en 2011 : Fabian Cancellara est médaillé de bronze, battu de 48 secondes par Tony Martin et de deux secondes par Bradley Wiggins. Figurant parmi les favoris de la course en ligne, il ne parvient pas à suivre les grimpeurs dans les côtes et termine à la dixième place[55].

2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le fabricant de cycles Trek devient propriétaire de la licence de l'équipe RadioShack, qui prend par conséquent le nom Trek Factory Racing. Fabian Cancellara s'y engage pour trois ans et indique que ce contrat pourrait être le dernier de sa carrière[56].

Lors des championnats du monde, il ne participe pas au contre-la-montre, uniquement à la course en ligne[57].

Style[modifier | modifier le code]

Fabian Cancellara est un coureur spécialiste du contre-la-montre et des classiques flandriennes. Alain Gallopin, directeur sportif de Cancellara dans l'équipe RadioShack-Leopard à partir de 2012, déclare à son sujet qu'il est « doté d’une force exceptionnelle » et ce depuis ses débuts en tant que coureur[58]. Il développe ses qualités au fil de sa carrière. Sur les courses flandriennes, Gallopin le décrit comme étant le « patron » de l'équipe et doté d'un mental « solide »[58]. En 2013, le basque Josu Larrazabal est le nouveau préparateur physique de l'équipe RadioShack-Leopard. Selon lui, Cancellara est « l'horloge suisse typique, tout est précision, professionnalisme, méthode, engagement », mais également « un exemple et une référence au niveau du professionnalisme et du leadership en course »[59]. Lors des classiques, Cancellara est endurant, puissant, capable de faire la différence juste après un berg et fait preuve d'une grande efficacité dans ses attaques[60].

Palmarès, résultats et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès année par année[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

Fabian Cancellara lors de la 9e étape du Tour de Suisse 2007
Lors de sa victoire dans la 3ème étape du Tour de France 2007.
Fabian Cancellara lors du Prologue du Tour de Californie 2008
Cancellara lors de la présentation du Tour de France 2010

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Cancellara vainqueur de son deuxième Paris-Roubaix en 2010.
F.Cancellara revêtu du maillot jaune sur le Tour 2007

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

9 participations

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

2 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

6 participations

Classiques et grands championnats[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les résultats de Fabian Cancellara lors des classiques de l'UCI World Tour (ex-ProTour), ainsi qu'aux championnats du monde et les Jeux olympiques qui se déroulent tous les quatre ans.

Année Milan-San Remo Grand Prix E3 Tour des Flandres Gand-Wevelgem Paris-Roubaix Amstel Gold Race HEW/Vattenfall Cyclassics Championnat de Zurich[62] Paris-Tours JO-CLM JO-Course en ligne Mondial-CLM Mondial
2001 16e
2002 9e 148e
2003 73e 11e 121e 18e
2004 42e 14e 4e 53e 85e 85e 10e 8e
2005 62e 4e 8e 4e 31e 3e
2006 25e 6e 6e Vainqueur 5e Vainqueur 31e
2007 110e 2e 53e 62e 19e Vainqueur
2008 Vainqueur 16e 23e 67e 2e Vainqueur 2e
2009 AB AB 49e 53e Vainqueur 5e
2010 17e Vainqueur Vainqueur Vainqueur 97e Vainqueur 50e
2011 2e Vainqueur 3e 2e 64e 3e 4e
2012 2e 22e AB 13e 7e AB
2013 3e Vainqueur Vainqueur AB Vainqueur 3e 10e
2014 2e 9e Vainqueur 38e 3e - 11e

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2004, le classement UCI concerne tous les coureurs ayant obtenu des points lors de courses du calendrier international de l'Union cycliste internationale (324 courses en 2004). En 2005, l'UCI ProTour et les circuits continentaux sont créés, ayant chacun leur classement. De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenus lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011.

Fabian Cancellara apparaît pour la première fois au classement UCI en 2000. Il obtient son meilleur classement en 2013 : 7e.

Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Classement UCI[63] 799e 219e 56e 99e 60e
Classement ProTour[64] 42e 22e 69e 89e
Classement mondial UCI[65] 23e 14e[29]
UCI World Tour[66] 12e[67] 37e[68] 7e[69] 11e[70]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Sansonnens, « Spartacus «né» à La Verrerie »,‎ 7/04/2007 (consulté le 11/07/2009)
  2. (it) «Visto? Non sono forte solo a cronometro», sur archiviostorico.gazzetta.it,‎ 19 mars 2008
  3. « L'invité: Fabian Cancellara », sur rts.ch,‎ 18 juin 2008
  4. (en) « ESPN – Fabian Cancellara – Olympics Athletes – 2008 Summer Olympics » (consulté le 25 septembre 2010)
  5. a, b, c et d « Fabian Cancellara: Les 10 dates marquantes de sa carrière », sur eurosport.fr,‎ 8 avril 2013
  6. a et b « Quand personne ne connaissait Cancellara », sur velochrono.fr,‎ 26 décembre 2012
  7. (en) Mapei-Quick Step Espoirs en 2002, Cyclingnews.com.
  8. (en) « Cancellara gets an upgrade », Cyclingnews.com, 2 août 2002.
  9. (en) « Botero gives Colombia its first World Title », Cyclingnews.com, 10 octobre 2002.
  10. (en) « Fabian Cancellara - Definitely One for the Future », sur daily peloton (consulté le 23 août 2014)
  11. « Interview de Fabian Cancellara (Fassa Bortolo) », sur velo101.com,‎ 15 mars 2005 (interview réalisée le 12 mars 2005)
  12. (en) « Cancellara abandons Tour of California », sur cyclingnews.com,‎ 16 février 2009 (consulté le 5 juillet 2009)
  13. (en) « Cancellara's progress derailed by crash », sur cyclingnews.com,‎ 5 mars 2009 (consulté le 5 juillet 2009)
  14. (en) « Cancellara to skip Milano-Sanremo & ride Settimana Internazionele di Coppi e Bartali », sur cyclingnews.com,‎ 19 mars 2009 (consulté le 5 juillet 2009)
  15. (en) « Cancellara ready to fire Roubaix rocket », sur cyclingnews.com,‎ 12 avril 2009 (consulté le 5 juillet 2009)
  16. (en) « Boonen's magical third! », sur cyclingnews.com,‎ 12 avril 2009 (consulté le 5 juillet 2009)
  17. (en) « Cancellara: Now I’m really back », sur cyclingnews.com,‎ 4 juillet 2009 (consulté le 5 juillet 2009)
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