Fabian Cancellara
| Fabian Cancellara | ||
Fabian Cancellara en 2007 |
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| Informations | ||
|---|---|---|
| Nom | Cancellara | |
| Prénom | Fabian | |
| Surnom | Spartacus | |
| Date de naissance | 18 mars 1981 | |
| Pays | ||
| Équipe actuelle | RadioShack-Leopard | |
| Spécialité | Contre-la-montre Classiques flandriennes |
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| Équipe professionnelle | ||
| 2001-2002 2003-2005 2006-2008 2009-2010 2011 2012 2013 |
Mapei Fassa Bortolo Team CSC Team Saxo Bank Leopard-Trek RadioShack-Nissan RadioShack-Leopard |
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| Principales victoires | ||
| Championnats et Jeux olympiques
Classiques Courses par étapes dont |
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Fabian Cancellara, né le 18 mars 1981 à Wohlen bei Bern, est un coureur cycliste suisse professionnel, membre de l'équipe RadioShack-Leopard. Spécialiste du contre-la-montre, il a remporté de nombreuses victoires sur cette épreuve, étant notamment champion olympique et quadruple champion du monde de la discipline. Ses qualités de rouleur lui ont aussi assuré des succès sur des courses en ligne de prestige. Il remporte Paris-Roubaix en 2006, en 2010 et en 2013 ainsi que le Tour des Flandres 2010 et 2013, succédant, en tant que dernier vainqueur suisse, à chaque fois à Henri Suter, vainqueur de ces deux classiques en 1923, et Milan-San Remo en 2008. Son physique puissant lui vaut le surnom de « Spartacus »[1].
Sommaire |
Biographie [modifier]
Enfance [modifier]
Fabian Cancellara naît à Wohlen bei Bern le 18 mars 1981, d'un père italien (originaire de San Fele, province de Potenza)[2] et d'une mère bernoise[3]. À l'âge de 13 ans, il commence le cyclisme après avoir découvert un vélo appartenant à sa famille dans son garage. Il abandonne alors la pratique du football pour privilégier le cyclisme[4].
Les débuts [modifier]
Fabian Cancellara montre ses qualités de rouleur dès son passage chez les juniors en devenant champion du monde du contre-la-montre de la catégorie en 1998 et 1999. L'entraîneur néerlandais Herman Snoeijink déclare à son sujet que Cancellara "avait déjà un énorme avantage physique. Particulièrement au niveau des cuisses. Rien qu'en le regardant et en le comparant aux autres, vous saviez qu'il était au-dessus"[5]. À 19 ans, aux championnats du monde de Plouay, en 2000, il termine deuxième du contre-la-montre des moins de 23 ans derrière Evgueni Petrov. En 2001, il devient coureur professionnel au sein de l'équipe Mapei, dont il portait les couleurs fin 2000 en tant que stagiaire (il avait été envisagé de l'engager dès 2000)[6].
2001 - 2002 : chez Mapei [modifier]
En février 2001, il s'impose sur le Tour de Rhodes, course par étapes réservée aux moins de 23 ans, en devançant notamment Bradley Wiggins lors du prologue. Plus tard, en septembre, faisant équipe avec son coéquipier Michael Rogers également jeune spécialiste du contre-la-montre, il se classe second de deux courses chronométrées disputées en binôme : le Grand Prix Eddy Merckx et le Duo normand. À la fin du mois, il devient vice-champion national du contre-la-montre, battu par Jean Nuttli.
En 2002, Fabian Cancellara débute la saison dans la nouvelle équipe Mapei-Quick Step Espoirs classée en troisième division[7]. En février, il renouvelle sa performance de 2001 au Tour de Rhodes, puis remporte un mois plus tard le Grand Prix Erik Breukink en s'adjugeant l'étape contre-la-montre. Après une nouvelle victoire d'étape chronométrée en juin au Tour d'Autriche, il devient champion de Suisse de la discipline, faisant du tenant du titre Jean Nuttli son dauphin.
En août, Fabian Cancellara intègre l'équipe première de la Mapei[8]. Associé cette fois au Hongrois László Bodrogi, il ajoute le Grand Prix Eddy Merckx au nombre de ses victoires chronométrées. Grâce à ses résultats, il est sélectionné pour représenter la Suisse lors de l'épreuve contre-la-montre des championnats du monde à Zolder. Quinzième en 2001, il se classe cette fois neuvième à une minute et sept secondes du vainqueur Santiago Botero[9].
2003 - 2005 : à la Fassa Bortolo [modifier]
Suite à la disparition de l'équipe Mapei à cause du contrôle positif de Stephano Garzelli sur le Tour d'Italie, il porte les couleurs de l'équipe Fassa Bortolo[6], de 2003 à 2005. Il est alors chargé d'assurer une allure élevée en fin de course, sa puissance et ses qualités de métronome permettant à son équipe de s'assurer une arrivée au sprint pour le spécialiste Petacchi[10], en dissuadant tout concurrent de tenter une attaque dans le final de la course.
Il se révèle également être un spécialiste du contre-la-montre, gagnant le prologue du Tour de France en 2004[5] ainsi que six titres consécutifs de champion de Suisse du contre-la-montre (de 2002 à 2008).
2006 - 2007 : début d'un palmarès de prestige au Team CSC [modifier]
En 2006, il intègre l'équipe CSC où on lui attribue le rôle de leader pour les classiques flandriennes. Il termine 6e du Tour des Flandres et de Gand-Wevelgem, puis remporte Paris-Roubaix. Grâce à cette campagne réussie, il s'affirme comme un coureur particulièrement redoutable dans le final des courses, dites de bordures, où une grande puissance est requise[réf. nécessaire]. Il finit au mois d'août 5e du Championnat de Zurich. En septembre, il remporte les championnats du monde contre-la-montre, à Salzbourg.
En 2007, il confirme qu'il est bien le meilleur rouleur du monde, en remportant notamment le prologue du Tour de France, puis la 3e étape après être sorti dans le dernier kilomètre, ainsi de que le championnat du monde du contre-la-montre.
2008 - : un des meilleurs coureurs du peloton [modifier]
2008 - 2009 [modifier]
L'année 2008 marque un tournant pour le suisse qui remporte au mois de mars trois superbes victoires en Italie, le Monte Paschi Eroica, Tirreno-Adriatico et Milan-San Remo. Il termine également 2e de Paris-Roubaix derrière le belge Tom Boonen. Il obtient ensuite de bons résultats, remportant notamment 2 étapes du Tour de Suisse et une étape du Tour de France (suite au déclassement de Schumacher). Puis, il décroche une médaille d'argent aux Jeux olympiques de Pékin sur l'épreuve en ligne (suite au déclassement de Rebellin) et, le 13 août 2008, devient champion olympique du contre-la-montre.
En 2009, il remporte le prologue du Tour de Californie puis abandonne le lendemain, fiévreux[11]. Victime d'une chute à l'entraînement, il renonce à participer au Tour de Murcie[12] puis à Milan-San Remo après avoir abandonné lors de Tirreno-Adriatico, courses dont il est le tenant du titre. Il dispute en revanche la Semaine internationale Coppi et Bartali afin de préparer son principal objectif[13] : les classiques flandriennes. Il n'y obtient pas les résultats escomptés : il abandonne le Tour des Flandres après avoir brisé sa chaîne dans l'ascension du Koppenberg, puis est victime d'une crevaison durant Gand-Wevelgem alors qu'il figure dans le groupe de tête[14] et se classe 49e de Paris-Roubaix[15]. Il expliquera plus tard avoir été hors de forme[16]. Il participe à son deuxième Tour d'Italie, qu'il abandonne. Il revient en forme en juin et remporte le Tour de Suisse. Il gagne les deux étapes contre-la-montre et suit les meilleurs en montagne durant cette édition que les organisateurs ont dessinée afin de favoriser sa victoire[17],[18]. Il est le premier Suisse à remporter le tour national depuis Alex Zülle en 2002. Il ne participe pas au championnat national du contre-la-montre, afin de se préserver pour le prologue Tour de France[19] mais remporte pour la première fois le titre de la course en ligne. Il remplit son objectif au début du mois de juillet en remportant la première étape du Tour avec 18 secondes d'avance sur Alberto Contador et porte le maillot jaune six jours. Il récidive au Tour d'Espagne, avec des victoires lors du prologue et de la 7e étape, et cinq jours en tête du classement général. Le jeudi 24 septembre, il remporte le championnat du monde contre-la-montre avec 1 minute et 27 secondes d'avance sur son coéquipier suédois de la Team Saxo Bank Gustav Larsson et 2 minutes et 30 secondes sur Tony Martin. Il devient le deuxième coureur à gagner trois titres du champion du monde du contre-la-montre[20]. Espérant devenir le premier coureur à remporter la même année les titres du contre-la-montre et de la course en ligne, il termine cinquième de cette dernière deux jours plus tard.
Le 17 novembre 2009, suite au contrôle antidopage positif de Davide Rebellin à l'EPO-Cera lors de la course en ligne des Jeux Olympiques 2008, le comité olympique italien (CONI) a disqualifié son coureur. Fabian Cancellara récupère ainsi la médaille d'argent. La médaille de bronze est attribuée au coureur russe Alexander Kolobnev[21].
2010 : Le doublé Tour des Flandres - Paris-Roubaix [modifier]
Il commence sa saison 2010 par un Tour du Qatar très moyen qu'il termine à la 87e place, à 15 minutes et 13 secondes de Wouter Mol. En revanche, il remporte le Tour d'Oman, après avoir terminé deuxième de la sixième et dernière étape. Il bascule alors sur la saison des classiques. Il passe un peu à côté de son Milan-San Remo et de Gand-Wevelgem, mais remporte le Grand Prix E3 fin mars, le Tour des Flandres au début du mois d'avril et Paris-Roubaix mi-avril. Il bat alors à trois reprises successives le champion belge Tom Boonen. Dans les semaines qui suivent (avril/mai) de nombreux médias font état de suspicions quant à l'usage d'un vélo à assistance électrique lors de ces deux victoires (Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix). Fabian Cancellara déclare à ce sujet : "Je suis un coureur professionnel, je fais de mon mieux tous les jours. Je sais ce que j'ai gagné, je sais comment j'ai gagné. Les dix dernières années suffisent à démontrer que je n'ai pas besoin d'un moteur sur le vélo. Le moteur, je l'ai dans mon corps. C'est encore mieux."[5] Finalement, rien ne sera prouvé[22] et le président de l’UCI, Patrick McQuaid, dénoncera une « histoire [qui] […] n’a jamais existé »[23]. Mi-juin, il remporte la première étape du Tour de Suisse et termine deuxième du contre-la-montre final, battu par Tony Martin. Il bat ce dernier lors du prologue et du contre-la-montre du Tour de France. Hésitant sur son équipe pour 2011[24], il est libéré par Bjarne Riis[25] au lendemain de son abandon sur la Vuelta qui avait mis en évidence des tensions entre lui et l'encadrement de Team Saxo Bank[26]. Le jeudi 30 septembre, sur le circuit de Geelong en Australie, long de 45.6 kilomètres, il remporte le championnat du monde contre-la-montre avec 1 minute et 02 secondes d'avance sur le Britannique David Millar, et 1 minute et 12 secondes sur l'Allemand Tony Martin[27]. Il termine quatorzième du classement mondial UCI[28] et remporte le Vélo d'or 2010[29]. Début novembre, il annonce viser les ardennaises en 2011, renonçant ainsi aux classiques flandriennes[30]. Finalement, il visera toujours les flandriennes, le seul objectif en plus par rapport à 2010 étant l'Amstel Gold Race[31].
2011 : une saison riche en places d'honneur [modifier]
En 2011, Cancellara rejoint le Team Leopard-Trek, en compagnie d'une partie des coureurs de Saxo Bank. Il termine 2e du prologue du Tour du Qatar, mais se fait piéger dans une bordure lors de la 3e étape et fini 53e du classement général. Après s'être classé 6e du Tour d'Oman et 5e du Monte Paschi Strade Bianche, il remporte la dernière étape de Tirreno-Adriatico et termine deuxième de Milan-San Remo. Il entame les classiques flandriennes par une deuxième victoire consécutive en solitaire lors du Grand Prix E3. Il est ensuite un des grands animateurs du Tour des Flandres avec Sylvain Chavanel. Il est battu au sprint par ce dernier et le vainqueur Nick Nuyens. Peu de temps après, il termine à la seconde place de Paris-Roubaix, une vingtaine de secondes derrière Johan Vansummeren. Il vise alors un résultat sur l'Amstel Gold Race, mais chute et ne peut faire mieux que 64e. En juin, il remporte le prologue du Tour du Luxembourg devant Damien Gaudin et Jimmy Engoulvent. Il dédie sa victoire à son ancien coéquipier Wouter Weylandt, décédé lors de la 3e étape du Tour d'Italie. Il participe ensuite au Tour de Suisse et remporte la première et la neuvième étapes, des contre-la-montre. Après un 2e titre de champion de Suisse, il participe au Tour de France, où il est un équipier très précieux en 1re semaine, notamment lors du contre-la-montre par équipes. En revanche, il déçoit en terminant 8e du contre-la-montre de la 20e étape. Il participe ensuite à la Vuelta et contribue pleinement au succès de son équipe lors du contre-la-montre par équipes inaugural de Benidorm. Il passe d'ailleurs la ligne en seconde position juste derrière Jakob Fuglsang. Il est plutôt discret pendant le restant de ce Tour d'Epagne, terminant 4e du contre-la-montre (10e étape), résultat assez décevant en vue des championnats du monde. Il s'y rend tout de même avec un statut de favori. Il se classe finalement 3e du contre-la-montre, puis 4e de la course en ligne, où il "[rate] une médaille pour un centimètre, c'est râlant"[32].
2012 : une saison gâchée par des chutes [modifier]
Il reprend la compétion au Moyen-Orient. Au Tour du Qatar, il prend la troisième place de la 4e étape, après avoir provoqué l'explosion du peloton en fin d'étape[33]. Il termine la course à la 7e place du classement général. Il finit ensuite 10e du Tour d'Oman, grâce à une 9e place dans les 2e et 5e étapes. De retour en Europe, il se prépare pour les classiques. Début et mi-mars, il obtient des résultats en Italie. Après avoir remporté en solitaire les Strade Bianche (3 mars)[34], il dispute Tirreno-Adriatico (7-13 mars), participant à la 2e place de son équipe au contre-la-montre par équipe inaugural et en gagnant le contre-la-montre de la 7e étape, puis termine deuxième de Milan-San Remo (17 mars), après un numéro dans le final[35]. Il commence les classiques flandriennes par une 22e place au Grand Prix E3, malgré une chute et une crevaison, et une 13e place sur Gand-Wevelgem, en terminant à chaque fois dans le groupe de tête. Alors qu'un duel entre lui et Tom Boonen est attendu lors du Tour des Flandres, il est victime d'une chute à 61 kilomètres de l'arrivée, à cause d'un bidon sur la chaussée[36],[37]. Il souffre d'une quadruple fracture de la clavicule et est contraint à l'abandon. Il doit également déclarer forfait pour Paris-Roubaix et les classiques ardennaises[38],[37]. Après son opération, il annonce qu'il compte reprendre la compétition au Tour de Bavière, fin mai[39],[40]. Il reprend effectivement sur la course allemande, où il termine 14e du contre-la-montre mais abandonne. Il revient en forme sur le Tour de Suisse. Il se classe 2e du contre-la-montre inaugural derrière Peter Sagan, puis du contre-la-montre (7e étape) derrière Fredrik Kessiakoff, soit 2 performances jugées intéressantes en vue du Tour de France[41]. Il remporte quelques jours plus tard un 7e titre de champion de Suisse du contre-la-montre[42]. Comme en 2004, Cancellara remporte le prologue du Tour de France qui se dispute à Liège. Le lendemain, il attaque dans la dernière montée, suivi par Peter Sagan puis Edvald Boasson Hagen. Il est battu au sprint par Sagan, le peloton sur les talons du trio. Lors de ce Tour, il devient parmi les coureurs à n’avoir jamais gagné le Tour celui ayant porté le plus souvent le maillot jaune[5]. Maillot jaune durant sept jours sur cette édition, il termine également quatrième du premier contre-la-montre. Il abandonne avant le départ de la 11e étape pour rentrer en Suisse et assister à la naissance prochaine de son deuxième enfant[43],[44].
De retour aux Jeux olympiques, Cancellara chute lors de la course en ligne dont il est 106e. Un temps incertain pour le contre-la-montre des Jeux olympiques, il y participe finalement et y est septième. Forfait pour le Tour du Poitou-Charentes, le journal suisse Tagesanzeiger déclare pendant cette course que Cancellara stoppe sa saison, renonçant alors aux championnats du monde pour subir une intervention chirurgicale pour ôter une vis sur sa clavicule blessée plus tôt dans l'année[45].
2013 : second doublé Tour des Flandres-Paris-Roubaix [modifier]
Fabian Cancellara annonce qu'il visera en 2013 les classiques (Milan-San Remo et les flandriennes) et le port du maillot rose du Tour d'Italie[46]. Pour sa reprise de la compétition, il termine à la 58e place du classement général du Tour du Qatar, dans une édition moins mouvementée qu'à l’accoutumée[47], puis 44e du Tour d'Oman. Il se rend alors en Italie. Il y termine quatrième des Strade Bianche. Il déçoit ensuite lors de Tirreno-Adriatico en concluant à la quatrième place le contre-la-montre final.
Lors de Milan-San Remo, disputé dans des conditions dantesques[48], il figure dans le groupe de 7 coureurs qui se dispute la victoire. Il décroche un nouveau podium sur la Primavera, en terminant 3e derrière Gerald Ciolek et Peter Sagan. Cancellara démarre les classiques flandriennes en remportant la semaine suivante le GP E3 après s'être échappé en solitaire à 35 kilomètres de l'arrivée[49]. Il devient alors le favoris pour le Tour des Flandres et Paris-Roubaix[50]. Deux jours après sa victoire, il abandonne sur Gand-Wevelgem, préférant se réserver pour le Tour des Flandres. Quelques jours plus tard, lors de cette course, il attaque dans le Vieux Quaremont et seul Peter Sagan peut le suivre. Ils reprennent Jürgen Roelandts à 16 km de l'arrivée, puis Cancellara part seul en tête dans le Paterberg. Il s'impose avec près d'une minute et trente secondes sur Sagan et Roelandts. Visant ensuite Paris-Roubaix, il chute sur le Grand Prix de l'Escaut puis lors d'une reconnaissance d'un secteur pavé de l'« enfer du Nord », sans conséquence sur sa participation. Lors de la course, il s'impose au sprint devant Sep Vanmarcke, faisant ainsi pour la deuxième fois le doublé Tour des Flandres/Paris-Roubaix[51]. Cette victoire lui permet de prendre la tête de l'UCI World Tour aux dépens de Sagan[52]. Il ne prend finalement pas le départ du Tour d'Italie.
Style [modifier]
Fabian Cancellara est un coureur spécialiste du contre-la-montre et des classiques flandriennes. Alain Gallopin, directeur sportif de Cancellara dans l'équipe RadioShack-Leopard à partir de 2012, déclare à son sujet qu'il est « doté d’une force exceptionnelle » et ce depuis ses débuts en tant que coureur[53]. Il développe ses qualités au fil de sa carrière. Sur les courses flandriennes, Gallopin le décrit comme étant le « patron » de l'équipe et doté d'un mental « solide »[53].
Palmarès, résultats et distinctions [modifier]
Palmarès [modifier]
- 1998
- 1999
Champion du monde du contre-la-montre juniors- Coupe du monde UCI Juniors
Champion de Suisse sur route juniors
- Course de la Paix juniors
- Tour du Pays de Vaud
- 2000
Champion de Suisse de contre-la-montre espoirs
- Gran Premio Palio del Recioto
- 2e étape du Transalsace International
Médaillé d'argent du championnat du monde du contre-la-montre espoirs
- 2001
- Tour de Rhodes :
- Classement général
- Prologue
- Grand Prix Eddy Merckx (avec Michael Rogers)
- 2e du championnat de Suisse du contre-la-montre
- 2e du Duo normand (avec Michael Rogers)
- Tour de Rhodes :
- 2002
Champion de Suisse du contre-la-montre
- Grand Prix Eddy Merckx (avec László Bodrogi)
- Grand Prix Erik Breukink :
- Classement général
- 4e étape
- Tour de Rhodes :
- Classement général
- Prologue
- ZLM Tour
- 1rea étape du Tour d'Autriche (contre-la-montre)
- 3e étape du Tour de Bohême (contre-la-montre)
- 2e du Grand Prix Winterthur
- 2e du Chrono des Nations
- 9e du championnat du monde du contre-la-montre
- 2003
- Prologue du Tour de Suisse
- Prologue du Tour de Romandie
- 4e étape du Tour de Belgique (contre-la-montre)
- 2004
Champion de Suisse du contre-la-montre
- Prologue du Tour de France
- 1re étape de la Semaine catalane
- 4e étape du Tour du Luxembourg (contre-la-montre)
- 4e étape du Tour du Qatar
- 4e de Paris-Roubaix
- 8e du championnat du monde du contre-la-montre
- 2005
Champion de Suisse du contre-la-montre
- 4e étape de Paris-Nice
- 3eb étape du Tour du Luxembourg (contre-la-montre)
- 5e étape de la Semaine catalane (contre-la-montre)
- 2e du Tour du Luxembourg
Médaillé de bronze du championnat du monde du contre-la-montre- 4e de la HEW Cyclassics
- 4e de Gand-Wevelgem
- 8e de Paris-Roubaix
- 2006
Champion du monde du contre-la-montreChampion de Suisse du contre-la-montre
- Paris-Roubaix
- Prologue du Tour de Catalogne
- 5e étape de Tirreno Adriatico (contre-la-montre)
- Tour du Danemark :
- Classement général
- 2e et 5e (contre-la-montre) étapes
- 1re étape du Tour d'Espagne (contre-la-montre par équipes)
- 2e du Luk Challenge (avec Fränk Schleck)
- 5e du Championnat de Zurich
- 6e du Tour des Flandres
- 6e de Gand-Wevelgem
- 2007
Champion du monde du contre-la-montreChampion de Suisse du contre-la-montre
- Prologue et 3e étape du Tour de France
- Prologue et 8e étapes du Tour de Suisse
- 2e étape du Tour d'Allemagne (contre-la-montre par équipes)
- 2e du championnat de Suisse sur route
- 2e du Grand Prix E3
- 2008
Champion olympique du contre-la-montre aux Jeux olympiques de PékinChampion de Suisse du contre-la-montre
- 20e étape du Tour de France (contre-la-montre)
- Prologue du Tour de Californie
- Monte Paschi Eroica
- Tirreno-Adriatico :
- Classement général
- 5e étape (contre-la-montre)
- Milan-San Remo
- Prologue du Tour du Luxembourg
- 7e et 9e étapes du Tour de Suisse
- 1re étape (contre-la-montre par équipes) du Tour de Pologne
- 2e de Paris-Roubaix
Médaillé d'argent de la course en ligne aux Jeux olympiques de Pékin[54].
- 2009
Champion du monde du contre-la-montreChampion de Suisse sur route
- Prologue du Tour de Californie
- Tour de Suisse :
- Classement général
- 1re et 9e étapes (contre-la-montre)
- 1re étape du Tour de France (contre-la-montre)
- 1re et 7e étapes du Tour d'Espagne
- 5e du championnat du monde sur route
- 2010
Champion du monde du contre-la-montre- Tour des Flandres
- Paris-Roubaix
- Grand Prix E3
- Classement général du Tour d'Oman
- 1re étape du Tour de Suisse (contre-la-montre)
- Prologue et 19e étape du Tour de France (contre-la-montre)
- 2011
Champion de Suisse sur route
- 7e étape de Tirreno-Adriatico (contre-la-montre)
- Grand Prix E3
- Prologue du Tour du Luxembourg
- 1re et 9e étapes du Tour de Suisse (contre-la-montre)
- 1re étape du Tour d'Espagne (contre-la-montre par équipes)
- 2e de Milan-San Remo
- 2e de Paris-Roubaix
Médaillé de bronze du championnat du monde du contre-la-montre- 3e du Tour des Flandres
- 4e du championnat du monde sur route
- 2012
Champion de Suisse du contre-la-montre
- Strade Bianche
- 7e étape de Tirreno-Adriatico (contre-la-montre)
- Prologue du Tour de France
- 2e de Milan-San Remo
- 3e du championnat de Suisse sur route
- 7e du contre-la-montre des Jeux olympiques
Résultats sur les grands tours [modifier]
Tour de France [modifier]
- 2004 : 109e du classement général, vainqueur du prologue,
maillot jaune pendant 2 jours - 2005 : 128e du classement général
- 2007 : 100e du classement général, vainqueur du prologue et de la 3e étape,
maillot jaune pendant 7 jours - 2008 : 64e du classement général, vainqueur de la 20e étape
- 2009 : 91e du classement général, vainqueur de la 1re étape,
maillot jaune pendant 6 jours - 2010 : 121e du classement général, vainqueur du prologue et de la 19e étape,
maillot jaune pendant 6 jours - 2011 : 119e du classement général
- 2012 : non-partant (11e étape), vainqueur du prologue,
maillot jaune pendant 7 jours
Tour d'Italie [modifier]
Tour d'Espagne [modifier]
- 2006 : abandon (16e étape)
- 2009 : non-partant (14e étape), vainqueur des 1re et 7e étapes,
maillot or pendant 5 jours - 2010 : abandon (19e étape)
- 2011 : non-partant (17e étape), vainqueur de la 1re étape (contre-la-montre par équipes)
Classiques et grands championnats [modifier]
Le tableau ci-dessous présente les résultats de Fabian Cancellara lors des classiques de l'UCI World Tour (ex-ProTour), ainsi qu'aux championnats du monde et les Jeux olympiques qui se déroulent tous les quatre ans.
| Année | Milan-San Remo | Grand Prix E3 | Tour des Flandres | Gand-Wevelgem | Paris-Roubaix | Amstel Gold Race | HEW/Vattenfall Cyclassics | Championnat de Zurich[55] | Paris-Tours | JO-CLM | JO-Course en ligne | Mondial-CLM | Mondial |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2001 | 16e | ||||||||||||
| 2002 | 9e | 148e | |||||||||||
| 2003 | 73e | 11e | 121e | 18e | |||||||||
| 2004 | 42e | 14e | 4e | 53e | 85e | 85e | 10e | 8e | |||||
| 2005 | 62e | 4e | 8e | 4e | 31e | 3e | |||||||
| 2006 | 25e | 6e | 6e | Vainqueur | 5e | Vainqueur | 31e | ||||||
| 2007 | 110e | 2e | 53e | 62e | 19e | Vainqueur | |||||||
| 2008 | Vainqueur | 16e | 23e | 67e | 2e | Vainqueur | 2e | ||||||
| 2009 | AB | AB | 49e | 53e | Vainqueur | 5e | |||||||
| 2010 | 17e | Vainqueur | Vainqueur | Vainqueur | 97e | Vainqueur | 50e | ||||||
| 2011 | 2e | Vainqueur | 3e | 2e | 64e | 3e | 4e | ||||||
| 2012 | 2e | 22e | AB | 13e | 7e | AB | |||||||
| 2013 | 3e | Vainqueur | Vainqueur | AB | Vainqueur |
Classements mondiaux [modifier]
Jusqu'en 2004, le classement UCI concerne tous les coureurs ayant obtenu des points lors de courses du calendrier international de l'Union cycliste internationale (324 courses en 2004). En 2005, l'UCI ProTour et les circuits continentaux sont créés, ayant chacun leur classement. De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenus lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011.
Fabian Cancellara apparaît pour la première fois au classement UCI en 2000. Il obtient son meilleur classement en 2011 : 12e.
| Année | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 |
| Classement UCI[56] | 799e | 219e | 56e | 99e | 60e | ||||||||
| Classement ProTour[57] | 42e | 22e | 69e | 89e | |||||||||
| Classement mondial UCI[58] | 23e | 14e[28] | |||||||||||
| UCI World Tour[59] | 12e[60] | 37e[61] |
Distinctions [modifier]
- Sportif suisse de l'année : 2008
- Mendrisio d'or : 2006 et 2008
- Vélo d'or : 2010
Notes et références [modifier]
- Alain Sansonnens, « Spartacus «né» à La Verrerie », 7/04/2007. Consulté le 11/07/2009
- (it) «Visto? Non sono forte solo a cronometro», sur archiviostorico.gazzetta.it, 19 mars 2008
- L'invité: Fabian Cancellara, sur rts.ch, 18 juin 2008
- (en) ESPN – Fabian Cancellara – Olympics Athletes – 2008 Summer Olympics. Consulté le 25 septembre 2010
- Fabian Cancellara: Les 10 dates marquantes de sa carrière, sur eurosport.fr, 8 avril 2013
- Quand personne ne connaissait Cancellara, sur velochrono.fr, 26 décembre 2012
- (en) Mapei-Quick Step Espoirs en 2002, Cyclingnews.com.
- (en) « Cancellara gets an upgrade », Cyclingnews.com, 2 août 2002.
- (en) « Botero gives Colombia its first World Title », Cyclingnews.com, 10 octobre 2002.
- Interview de Fabian Cancellara (Fassa Bortolo), sur velo101.com, 15 mars 2005 (interview réalisée le 12 mars 2005)
- (en) Cancellara abandons Tour of California, sur cyclingnews.com, 16 février 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- (en) Cancellara's progress derailed by crash, sur cyclingnews.com, 5 mars 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- (en) Cancellara to skip Milano-Sanremo & ride Settimana Internazionele di Coppi e Bartali, sur cyclingnews.com, 19 mars 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- (en) Cancellara ready to fire Roubaix rocket, sur cyclingnews.com, 12 avril 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- (en) Boonen's magical third!, sur cyclingnews.com, 12 avril 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- (en) Cancellara: Now I’m really back, sur cyclingnews.com, 4 juillet 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- Tracé sur mesure, sur lenouvelliste.ch/fr, 20 juin 2009. Consulté le 23 août 2011
- Fabian Cancellara en toute modestie, sur cyclismag.com, 3 juillet 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- Cancellara prend goût au jaune, sur cyclismag.com, 22 juin 2009. Consulté le 5 juillet 2009
- Michael Rogers a été champion du monde en 2003, 2004 et 2005.
- Agence AP et Tribune de Genève, 17 novembre 2009
- Cancellara à un tournant, sur velochrono.fr, 23 septembre 2010
- Pat McQuaid: « Il n’y a jamais eu de vélos électriques » sur CyclismeRevue.eu
- (en) Cancellara to leave Saxo Bank?, sur cyclingnews.com, 31 août 2010. Consulté le 18 septembre 2010
- Cancellara libéré, sur eurosport. Consulté le 18 septembre 2010
- (en) Saxo Bank angry over Cancellara's Vuelta exit, sur cyclingnews.com. Consulté le 18 septembre 2010
- Cancellara dans la légende, sur eurosport.fr. Consulté le 30 septembre 2010
- UCI WorldTour Ranking - 2010 - Final result, sur uci.html.infostradasports.com. Consulté le 3 mars 2012
- Cancellara élu «Vélo d'or»
- Objectif Liège et Lombardie pour Cancellara, sur cyclismactu.net, 2 novembre 2010
- Ni Doyenne, ni Lombardie pour Cancellara, sur cyclismactu.net, 6 janvier 2011
- Cancellara : "4e, c'est dur", sur eurosport.fr, 25 septembre 2011
- Leçons qataries, sur velochrono.fr, 10 février 2012
- Cancellara en balade à Sienne, sur velochrono.fr, 3 mars 2012
- Cancellara n'avait pas le choix, sur eurosport.fr, 17 mars 2012
- Cancellara est tombé à cause d'un bidon, sur cyclismactu.net, 2 avril 2012
- "Fabian avait une bonne chance de gagner", sur eurosport.fr, 1er avril 2012
- (nl) Cancellara met succes geopereerd aan viervoudige sleutelbeenbreuk, sur demorgen.be, 2 avril 2012. Consulté le 2 avril 2012
- Fabian Cancellara : "Je vais revenir !", sur cyclismactu.net, 3 avril 2012
- Cancellara : "Je reviendrai", sur eurosport.fr, 3 avril 2012
- Fabian Cancellara : "Assez satisfait", sur cyclismactu.net, 16 juin 2012
- L'épreuve élite homme détaillée, sur cyclismactu.net, 20 juin 2012
- Tour : Papa, Cancellara abandonne, Le Figaro, 12 juillet 2012.
- Fabian Cancellara quitte le Tour pour retrouver son épouse, sur liberation.fr, 12 juillet 2012
- Cancellara arrête les frais, sur velochrono.fr, 23 août 2012
- (es) Cancellara buscará la maglia rosa en el Giro: “El 2013 será mi año”, sur biciciclismo.com, 24 décembre 2012
- Cavendish, déjà imprenable, sur velochrono.fr, 8 février 2013
- Les coureurs se souviendront longtemps de ce Milan-Sanremo couru sous la neige, sur eurosport.fr, 17 mars 2013
- Fabian Cancellara sort le gros numéro en s'imposant en solitaire sur le Grand Prix E3, sur eurosport.fr, 22 mars 2013
- Cancellara favori ? « C’est la vie », sur velochrono.fr, 23 mars 2013
- La preuve par trois, sur velochrono.fr, 7 avril 2013
- Renaud Breban, « Fabian Cancellara nouveau numéro 1 », sur cyclismactu.net, 7 avril 2013
- Jean-Julien Ezvan, « Cancellara, le favori à la loupe », sur sport24.com, 5 avril 2013
- suite au déclassement de Davide Rebellin
- La dernière édition professionnelle a eu lieu en 2006.
- 2005 UCI Road Rankings, UCI. Consulté le 13 juin 2010
- Classement ProTour, sur uciprotour.com. Consulté le 13 juin 2010
- Classement mondial UCI, sur uci.ch. Consulté le 13 juin 2010
- UCI WorldTour, sur uciworldtour.com. Consulté le 29 février 2012
- UCI WorldTour Ranking - 2011 - Final result, sur uci.html.infostradasports.com. Consulté le 29 février 2012
- UCI WorldTour Ranking - 2012, sur uci.html.infostradasports.com. Consulté le 16 octobre 2012
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Coureur cycliste suisse
- Sportif bernois
- Champion olympique suisse
- Médaillé d'argent olympique suisse
- Champion olympique en cyclisme sur route
- Vainqueur d'étape du Tour de France
- Vainqueur d'étape du Tour d'Espagne
- Vainqueur du Tour de Suisse
- Coureur cycliste aux Jeux olympiques d'été de 2004
- Coureur cycliste aux Jeux olympiques d'été de 2008
- Coureur cycliste aux Jeux olympiques d'été de 2012
- Personnalité d'origine italienne
- Naissance en 1981
- Naissance dans le canton de Berne
- Vainqueur du Tour du Danemark