Tony Gallopin

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Tony Gallopin
Image illustrative de l'article Tony Gallopin
Durant la présentation des équipes du Tour de France 2011
Informations
Nom Gallopin
Prénom Tony
Date de naissance 24 mai 1988 (1988-05-24) (25 ans)
Pays Drapeau de la France France
Équipe actuelle Lotto-Belisol
Spécialité coureur complet[1]
Équipe amateur

-2006
2007
CC Angerville
VC Étampes
SCO Dijon
Équipe professionnelle
2008-2009
2010-2011
2012
2013
2014-
Auber 93
Cofidis
RadioShack-Nissan
RadioShack-Leopard
Lotto-Belisol
Principales victoires
1 classique
Classique de Saint-Sébastien 2013

Tony Gallopin, né le 24 mai 1988 à Dourdan (Essonne)[2], est un coureur cycliste français, membre de l'équipe Lotto-Belisol depuis 2013. Il a fait ses débuts professionnels en 2008 au sein de l'équipe française Auber 93.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et carrière amateur[modifier | modifier le code]

Tony Gallopin naît le 24 mai 1988 à Dourdan (Essonne). Il est le fils de Joël Gallopin, cycliste professionnel de 1978 à 1982, comme ses frères Guy et Alain. Ce dernier est directeur sportif d'équipes cyclistes professionnelles depuis 1997.

Après avoir pratiqué le football et le judo, Tony Gallopin passe à son tour au cyclisme à l'âge de neuf ans. Il court pendant quatre ans au CC Angerville en Ufolep, puis arrive au VC Étampes en minimes. Après des débuts difficiles dans cette catégorie, il remporte ses premières courses chez les cadets. Il se révèle en catégorie juniors en 2005. Vainqueur des championnats d'Essonne et d'Île-de-France du contre-la-montre, il est convoqué en équipe de France juniors à partir du mois d'avril. Il dispute avec elle le GP Général Patton, le Tour de Basse-Saxe juniors puis, en août, le championnat du monde du contre-la-montre [3], dont il prend la 40e place[4]. En septembre, il est vainqueur d'étape du Grand Prix Rüebliland. En 2006, il est à nouveau champion d'Île-de-France du contre-la-montre[5]. Avec l'équipe de France juniors, en juillet il se classe deuxième du championnat d'Europe du contre-la-montre[5] et prend la septième place de la course en ligne en lançant le sprint d'Étienne Pieret, qui s'impose[5]. Deux semaines plus tard, il est vice-champion de France du contre-la-montre juniors, derrière Étienne Pieret. Troisième de la course par étape Liège-La Gleize, dont il gagne une étape, il participe à nouveau aux championnats du monde en août. Il obtient la médaille de bronze lors des deux courses qu'il dispute : au contre-la-montre, il est devancé par Marcel Kittel et Étienne Pieret, et tandis que Diego Ulissi et Niki Østergaard prennent les deux premières places de la course en ligne.

En 2007, Tony Gallopin entre en catégorie espoirs (moins de 23 ans). Il rejoint le SCO Dijon. Il est vice-champion de France du contre-la-montre de la catégorie, battu par Jérôme Coppel. Avec l'équipe de France des moins de 23 ans, il prend la onzième place du championnat d'Europe de contre-la-montre[6] et se classe vingtième du championnat du monde du contre-la-montre qu'il dispute avec Coppel, médaillé de bronze.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Début de carrière chez Auber 93[modifier | modifier le code]

Tony Gallopin lors des Quatre jours de Dunkerque 2009

Tony Gallopin commence sa carrière professionnelle en 2008 dans l'équipe Auber 93. Cette année-là, il est champion de France du contre-la-montre espoirs et remporte le Paris-Tours espoirs. Aux championnats du monde sur route espoirs, il se classe 12e du contre-la-montre des moins de 23 ans[7], et abandonne lors de la course en ligne[8]. En 2009, il est médaillé d'argent du contre-la-montre aux Jeux méditerranéens.

2010-2011 : chez Cofidis[modifier | modifier le code]

Après deux saisons chez Auber 93, il rejoint Cofidis en 2010. Pour sa première course avec sa nouvelle équipe, il finit 13e du Grand Prix d'ouverture La Marseillaise. En juin, il remporte sa première victoire dans une course élite en remportant la troisième étape du Tour de Luxembourg au sprint[9]. Il participe à son premier grand tour, le Tour d'Espagne, qu'il termine à la 89e place. À la fin de la saison 2010, il est sélectionné par Bernard Bourreau pour participer au championnat du monde dans la catégorie espoirs (moins de 23 ans) à Melbourne, en Australie[10]. Il y prend la 50e place[11]. En 2011, il gagne la Flèche d'Émeraude et se classe 2e de Cholet-Pays de Loire et 3e du Tour de Luxembourg. Sa régularité sur les courses d'un jour françaises lui permet de remporter la Coupe de France.

En 2010, Tony Gallopin rencontre Marion Rousse, également cycliste, qui devient sa compagne[12].

2012-2013 : RadioShack[modifier | modifier le code]

En 2012, Tony Gallopin rejoint l'équipe RadioShack-Nissan, issue de la fusion des équipe RadioShack et Leopard-Trek. Il y retrouve son oncle Alain Gallopin et espère y « progresser en côtoyant de grands leaders »[13]. Gallopin obtient en février la troisième place du Tour d'Oman avant de participer ensuite aux classiques flandriennes comme coéquipier de Fabian Cancellara[14]. Il se classe notamment 24e du Tour des Flandres[15].

À la fin du mois de mai, Gallopin est sixième du Tour de Bavière[15]. Retenu par son équipe pour le Tour de France[16], il figure dans la bonne échappée lors de la huitième étape. Distancé dans la dernière montée par Thibaut Pinot, il se classe troisième à l'arrivée dans le temps du peloton[17]. Treizième du classement général à l'issue du premier contre-la-montre, il subit durant la journée de repos des problèmes digestifs[18]. N'arrivant pas à récupérer, il abandonne au cours de la treizième étape[19].

Gallopin est sélectionné par Laurent Jalabert pour la course en ligne des Jeux olympiques de 2012 qui se dispute à la fin du mois de juillet[20]. En septembre, il fait partie de la sélection des neuf coureurs français participant à la course en ligne des championnats du monde, avec pour leader Thomas Voeckler[21]. Durant cette course, Tony Gallopin est pris dans une chute massive. Après quelques radios, une fracture du 4e métacarpe est décelée provocant une immobilisation de quatre semaines[22]. Il met donc un terme à sa saison.

En 2013, le début de saison de Tony Gallopin est gâché par une maladie qui l'empêche de participer à Milan-San Remo, au Grand Prix E3 et à Gand-Wevelgem, ne lui permettant pas d'aider au mieux son leader Fabian Cancellara sur le Tour des Flandres[23]. Il participe ensuite aux classiques ardennaises, obtenant une 16e place à la Flèche wallonne.

Aux Championnats de France organisés à Lannilis, il termine à la troisième place derrière Arthur Vichot et Sylvain Chavanel[24]. Retenu par son équipe afin de participer au Tour de France, il termine à la 7e place de la 7e étape et est présent dans l'échappée de la 16e étape. Au classement général, il termine à la 58e place à plus de deux heures de Christopher Froome.

Six jours après la fin du Tour de France, il remporte en solitaire la Classique de Saint-Sébastien, classée en UCI World Tour, devant Alejandro Valverde et Roman Kreuziger. Faisant partie d'un groupe de huit coureurs à l'avant de la course, Tony Gallopin attaque dans la dernière difficulté, l'Alto de Arkale, et n'est plus revu par les autres coureurs[25]. Il devient le troisième Français à remporter cette épreuve après Armand de Las Cuevas en 1994 et Laurent Jalabert en 2001 et 2002. Après avoir participé au Grand Prix de Plouay et aux épreuves canadiennes du World Tour, Gallopin n'est pas retenu pour les Championnats du monde, s'estimant lui-même dans l'impossibilité d'être performant sur la durée de la course. Il annonce également que sa saison s'arrête alors[26].

Le 6 août 2013, Tony Gallopin et l'équipe Lotto-Belisol annoncent le recrutement du coureur par la formation belge pour les deux prochaines saisons[27].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Par année[modifier | modifier le code]

Résultats sur les principales classiques[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente les résultats de Tony Gallopin lors des classiques de l'UCI World Tour, ainsi qu'aux Jeux olympiques, qui se déroulent tous les quatre ans, et aux championnats du monde.

Année Milan-
San Remo
Grand Prix E3 Gand-Wevelgem Tour des Flandres Paris-Roubaix Amstel Gold Race Flèche wallonne Liège-
Bastogne-Liège
Classique de Saint-Sébastien Vattenfall Cyclassics Grand Prix Ouest-France de Plouay Grand Prix cycliste de Québec Grand Prix cycliste de Montréal Tour de Lombardie JO-Course en ligne Championnats du monde
sur route
2010 - - - - - - - - - - 25e - - Ab. - -
2011 - - - - - 30e - 84e - - 29e 53e 16e - - 53e
2012 54e 58e 67e 24e Ab. - - - - 52e 62e 11e 10e - 86e Ab.
2013 - - - Ab. - 39e 16e 29e Vainqueur - 62e 38e 47e - -
2014 35e 6e 39e 23e -

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenu lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles, dont Cofidis fait partie à partir de 2010. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011 et son classement ne concerne plus que les coureurs membres des 18 équipes ProTeam. Ainsi, Gallopin ne peut être classé au World Tour qu'à partir de 2012 et son recrutement par Radioshack-Nissan.

En 2012, pour sa première année au niveau de l'UCI World Tour, Tony Gallopin est 149e.

Année 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Classement mondial UCI[28] nc[29]
UCI World Tour[30] 149e[31] 61e[32]
UCI Europe Tour 698e[33] 282e[34] 423e[35] 219e[36] 14e[37]
Légende : nc = non classé

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Tony Gallopin », sur radioshacknissantrek.com (consulté le 9 juin 2012)
  2. http://www.cyclismactu.net/coureur-tony-gallopin-971.html
  3. « Tony Gallopin court après son destin », sur leparisien.fr,‎ 9 août 2005 (consulté le 7 juillet 2012)
  4. (en) « Day 2 - August 12: Junior Men's Individual Time Trial, 23.5 km », sur cyclingnews.com,‎ 12 août 2005 (consulté le 7 juillet 2012)
  5. a, b et c « Génération 88 : des juniors plein d'espoir », sur cyclismag.com,‎ 25 juillet 2006 (consulté le 7 juillet 2012)
  6. « Tony Gallopin prépare les chronos », sur cyclismag.com,‎ 6 juin 2008 (consulté le 7 juillet 2012)
  7. (en) « Malori brings in first gold for host », sur cyclingnews.com,‎ 23 septembre 2008 (consulté le 7 juillet 2011)
  8. (en) « Colombian Duarte spoils Italian party », sur cyclingnews.com,‎ 26 septembre 2008 (consulté le 7 juillet 2011)
  9. (en) « Gallopin pips Visconti for first pro win », sur cyclingnews.com (consulté le 5 juin 2010)
  10. Route - Mondial - Espoirs - Avec Le Bon et Gallopin sur ffc.fr
  11. (en) « Australia's Matthews grabs home turf title », sur cyclingnews.com,‎ 1er octobre 2010 (consulté le 7 juillet 2011)
  12. « Marion Rousse, le cyclisme coule dans ses veines », sur lavoixdunord.fr,‎ 25 juin 2012 (consulté le 10 juillet 2012)
  13. Manuel Martinez, « Gallopin, sans lutter », L'Equipe,‎ 3 octobre 2011
  14. Alexandre Philippon, « Gallopin : « Peut-être que je me sous-estimais ? » », sur velochrono.fr,‎ 21 février 2012
  15. a et b (nl-BE) « Wedstrijden van Gallopin Tony », sur wielrennen.hour.be (consulté le 15 juillet 2012)
  16. Alexandre Philippon, « RadioShack a déjà tranché pour le Tour », sur velochrono.fr,‎ 18 juin 2012
  17. « Pinot remporte la 8e étape du Tour de France à Porrentruy », sur dna.fr,‎ 8 juillet 2012
  18. « La galère de Gallopin », sur lequipe.fr,‎ 11 juillet 2012
  19. « Abandon de Gallopin », sur ouest-france.fr,‎ 14 juillet 2012
  20. « Bourgain inscrit sur route aux JO ! », sur velochrono.fr,‎ 5 juillet 2012
  21. « Jalabert a choisi », sur velochrono.fr,‎ 10 septembre 2012 (consulté le 23 septembre 2012)
  22. « Saison terminée pour T. Gallopin », sur 100pour100-velo.com,‎ 24 septembre 2012 (consulté le 24 septembre 2012)
  23. « Gallopin forfait », sur www.lequipe.fr,‎ 13 mars 2013
  24. « Arthur Vichot champion de France sur route », sur www.eurosport.fr,‎ 23 juin 2013
  25. « Le numéro de Tony Gallopin ! », sur www.cyclismactu.fr,‎ 27 juillet 2013
  26. « Avec Barguil, sans Gallopin », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ 17 septembre 2013
  27. « Tony Gallopin s'engage avec Lotto-Belisol », sur www.cyclismactu.fr,‎ 6 août 2013
  28. « Classement mondial UCI », sur uci.ch (consulté le 29 septembre 2013)
  29. « UCI WorldTour Ranking - 2010 - Final result », sur uci.html.infostradasports.com, Union cycliste internationale (consulté le 29 septembre 2013)
  30. « UCI WorldTour », sur uciworldtour.com (consulté le 29 septembre 2013)
  31. « UCI WorldTour Ranking - 2012 », sur uci.html.infostradasports.com, Union cycliste internationale (consulté le 29 septembre 2013)
  32. « UCI WorldTour Ranking - 2013 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 15 octobre 2013)
  33. « Classements finaux des Circuits Continentaux UCI - Révisé: 25.10.2007 - Classement Individuel - Hommes Elite et Moins de 23 ans - Europe Tour », Union cycliste internationale (consulté le 29 septembre 2013)
  34. « Classements finaux des Circuits Continentaux UCI - Classement Individuel - Hommes Elite et Moins de 23 ans - Europe Tour », Union cycliste internationale (consulté le 29 septembre 2013)
  35. « Cycling - Road 2009 - Men Elite UCI Europe Tour Ranking Individual - Final result », sur uci.html.infostradasports.com, Union cycliste internationale (consulté le 29 septembre 2013)
  36. « Cycling - Road 2010 - Men Elite UCI Europe Tour Ranking Individual - Final result », sur uci.html.infostradasports.com, Union cycliste internationale (consulté le 29 septembre 2013)
  37. « Cycling - Road 2011 - Men Elite UCI Europe Tour Ranking Individual - Final result », sur uci.html.infostradasports.com, Union cycliste internationale (consulté le 29 septembre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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