Paimbœuf

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Paimbœuf
La mairie de Paimbœuf
La mairie de Paimbœuf
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Paimbœuf
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Estuaire
Maire
Mandat
Thierry Brutus
2014-2020
Code postal 44560
Code commune 44116
Démographie
Gentilé Paimblotins
Population
municipale
3 217 hab. (2011)
Densité 1 609 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 13″ N 2° 01′ 47″ O / 47.2870593, -2.029728147° 17′ 13″ Nord 2° 01′ 47″ Ouest / 47.2870593, -2.0297281  
Altitude Min. 0 m – Max. 11 m
Superficie 2 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.paimboeuf.fr/

Paimbœuf est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Les habitants de la commune s'appellent les Paimblotins et les Paimblotines.

Paimbœuf comptait 3 217 habitants au dernier recensement de 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

Paimbœuf est située sur la rive sud de l'estuaire de la Loire, à 45 km à l'ouest de Nantes et 25 km à l'est de Saint-Nazaire.

Les communes limitrophes sont Corsept, Saint-Père-en-Retz et Saint-Viaud.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Paimbœuf une commune urbaine dépourvue de banlieue et non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Par sa superficie, la commune est la deuxième plus petite de la Loire-Atlantique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Penbo en 1091, Pincebochi, Penbo et Pencebos au XIIe siècle[1].

Avant de commencer l'histoire d'une ville, il était de tradition jadis, d'étudier l'étymologie de son nom. Louis Seguineau-Leys[2] débute ainsi son histoire de Paimbœuf par une étude sur les origines du nom de la ville. Il présente diverses hypothèses qui en grande partie ne retiennent plus l’attention des toponymistes, des linguistes et des historiens, car elles semblent invraisemblables sur le plan phonétique ou historique. De sorte qu’aujourd'hui le doute persiste sur l'étymologie du toponyme.

La première hypothèse retenue est de voir dans Paimbœuf un toponyme composé de deux termes d’origine bretonne, c'est-à-dire brittonique.

Selon Philippe Jacq[3], linguiste et terminologue, l'origine du toponyme est claire car les formes anciennes sont connues : Penbo est attesté dès 1091.

C’est en 1091 en effet que le cartulaire de Redon affirme que Glévian, Prince de Bécon fonda sur le site de Penbo un prieuré et une chapelle appelé Notre-Dame qu’il donna ensuite à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. C’est le premier texte connu qui site effectivement le terme de Penbo. Mais est-ce bien Paimbœuf ? Que deviendra ce prieuré paimblotin alors que le premier lieu de culte attesté sur Paimbœuf date de 1667 (lorsque Dame Hervé fit élever la chapelle Notre-Dame de Pitié) ?

Le fait est que ce toponyme est formé, d'après la forme la plus ancienne, de deux éléments que sont Pen- et -bo. L'élément Pen- représenterait le brittonique pen(no) > vieux breton pen « pointe, tête, extrémité » > breton penn « tête, bout, cap, chef ». On le reconnaît avec davantage de certitude dans Paimpol (Côte-d'Armor, Penpol 1184, Penpul 1198) et Paimpont (Ille-et-Vilaine, Caput Pontis 832 - 850, traduction latine ; Penpont 870)[4]. Dans le cas de Paimbœuf, l'existence de formes anciennes divergentes en Pince- et en Pence- affaiblit pourtant cette hypothèse.

Le second élément représenterait le vieux breton bod > breton bod « résidence » d'où le sens global de « résidence, habitation du cap », Paimbœuf étant effectivement située sur une sorte d'avancée dans l'estuaire de la Loire.

La commune de Paimbœuf est selon l'office de la langue bretonne, une des rares villes du sud Loire où la langue bretonne est attestée. Une période de bilinguisme breton / roman a dû suivre, période au cours de laquelle bod a évolué finalement en bœuf. À la fin du Ve siècle, l'installation de populations d'origine bretonne est avérée sur les côtes sud de la Loire depuis Paimbœuf jusqu'à Pornic. La Borderie[5] évoque même une citadelle, le château de Warock puis de Coratinalen situé dans un lieu appelé Pen Oc'hen mot-à-mot « tête de bœufs », och'en étant en effet un mot pluriel désignant des bœufs. Il aurait évolué par la suite en Pen Bo, en tout cas une forme du XIIe siècle Pincebochi a un élément -bochi qui pourrait être le même, mal latinisé. Selon l'office de la langue bretonne, le nom de la commune est à mettre en rapport avec des toponymes apparentés tel que Pemarc'h dans le Finistère (marc'h signifiant cheval). L'animal représentant le clan, la communauté, il s'agit sans doute d'un symbole totémique.

Albert Dauzat et Charles Rostaing ont vu dans l'élément -bœuf, le vieux saxon buth seul capable, selon eux, de rendre compte de l'évolution en *-beuf, tout à fait régulière en langue d’oïl, orthographié ensuite -bœuf d'après l'animal. L'hypothèse saxonne étant confortée par un autre toponyme possiblement saxon selon eux : Carquefou. À l'époque du bas empire romain, l'embouchure de la Loire fait en effet partie du litus Saxonicum. Pour expliquer la forme bretonne Pembro, ils supposent une attraction du mot breton bro « pays »[6]. Auguste Longnon fait remarquer à propos de Pornic que la forme moderne en -ic « a été très probablement influencée par la colonie saxonne qui se fixa dans ces parages au cours du Ve siècle »[7]. En revanche, il n'y a aucune raison de considérer l'élement buth comme scandinave, ou plutôt sa variante both (bóð) de même sens, car cet élément n'est jamais associé à un appellatif autre que scandinave (cf. toponymes en -beuf de Normandie) et surtout, il n'y a aucun toponyme identifié par les spécialistes comme étant lié aux Vikings en Bretagne, ceux-ci étant restés trop peu de temps et étant trop peu nombreux.

La commune possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Penboe (écriture ELG)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

On retrouve des traces préhistoriques à Paimbœuf, notamment par la présence d'un menhir.

En l'an 851, la cité comme le reste du pays de Retz, le Pays nantais et le pays rennais sont définitivement intégrés au royaume de Bretagne pays historique, après le traité d'Angers signé entre Charles "le chauve" roi de Francie occidentale et Erispöé roi de Bretagne.

Pendant le Moyen Âge Paimbœuf était un village-îlot de la Loire peuplé par des pêcheurs.

À partir du milieu du XVIIe siècle, Paimbœuf devient un des principaux avant-port de l'ancienne capitale des ducs de Bretagne Nantes, les navires de plus fort tonnage ne pouvant emprunter la Loire jusqu'au fond de l'estuaire. Le village croît grâce à la prospérité du commerce atlantique( dont le commerce triangulaire des esclaves) et devient peu à peu une ville entièrement tournée vers le commerce maritime.

La frégate La Méduse a été construite par les ateliers Crucy à Paimbœuf et mise à l'eau le 1er juillet 1810. Géricault a peint le Radeau de la Méduse qui représente les naufragés de la frégate coulée le 2 juillet 1816[9].

De par son essor rapide autour du port, la ville de Paimbœuf est composée de maisons hautes et étroites serrées les unes sur les autres dans un parcellaire en lanières.

Paimbœuf était l'une des quatre ville principales de la Loire-Inférieure au XIXe siècle et obtient en 1801 le statut de sous-préfecture, après avoir été chef-lieu de district depuis 1790. Sous le second empire, le choix d'aménager le site portuaire de Saint-Nazaire sonna le glas de son économie maritime qui petit à petit va décliner. La cité perdra même son statut de chef-lieu d'arrondissement en 1926, pour dépendre administrativement de l'arrondissement de Saint-Nazaire.

Cependant, ce déclin n'empèchera pas l'arrivée du train dans la ville en 1875, à la suite de la construction de la Ligne Nantes - Saint-Hilaire-de-Chaléons - Paimbœuf et à l'inauguration de la gare. Mais la ligne sera fermée au trafic voyageur en 1939 d'abord, et au fret en 1998. En 1906, la création de la ligne Pornic - Paimbœuf (voie métrique) desservira aussi les lieux de villégiature de la Côte de Jade, ce service prendra également fin en 1939.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à Paimbœuf comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à un navire d'or, voguant sur une mer d'argent.
Commentaires : Sous l'Empire, le navire était de gueules habillé d'or et le blason portait le quartier de la ville de troisième classe : un quartier senestre de gueules chargé d'un N d'argent surmonté d'un étoile rayonnantes du même ; ce quartier fut supprimé à la Restauration. Lettre patentes du 5 décembre 1811 (reçues le 18 juin 1812).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1931 1935 Pierre Le Meur    
1935 1959 Charles Gautier    
1959 1971 Albert Chasagne    
1971 1977 Ferréol Prézelin    
1977 juin 1995 Jean Louison PS  
juin 1995 mars 2001 Philippe Caillaud    
mars 2001 2014 Michel Bahurel[Note 1] PS  
2014 en cours Thierry Brutus Divers gauche professeur des écoles, directeur d'école
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 509 4 220 3 440 3 376 3 648 3 872 3 900 3 878 4 231
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 356 3 509 3 194 2 849 2 612 2 664 2 399 2 180 2 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 196 2 380 2 314 2 454 2 624 2 518 2 340 2 567 2 929
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 580 3 802 3 565 3 321 2 842 2 762 3 054 3 093 3 217
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[12])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Paimbœuf en 2009 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,8 
6,8 
75 à 89 ans
14,5 
13,1 
60 à 74 ans
14,0 
18,4 
45 à 59 ans
17,6 
21,1 
30 à 44 ans
17,8 
19,1 
15 à 29 ans
16,1 
21,1 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Louis
Phare de Paimboeuf
  • Situé dans l'estuaire de la Loire, à plus de 10 km de la côte, le phare de Paimboeuf est le seul phare construit dans les terres. Il est en activité depuis 1855, haut de 7,15 m et sa portée est d'environ 20 km.
  • Le Jardin Etoilé de Paimbœuf a été réalisé par l'architecte-artiste-paysagiste Kinya Maruyama pour Estuaire 2007, à partir de la constellation de la Grande Ourse et des quatre points cardinaux. On peut y déambuler, grimper et se reposer[16].
Le Jardin Etoilé de Paimbœuf

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Louis Seguineau-Leys; Histoire de Paimbœuf ; 1912Modèle:Refincomplète
  3. Bulletin municipal, 1999.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 515b - 516a
  5. Arthur La Borderie; La Bretagne et son histoire, 1891
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929 (rééd. Champion, Paris, 1979), p. 180, n. 1.
  8. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  9. Parcours d'interprétation du patrimoine de Paimbœuf
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  12. « Paimbœuf 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  13. « Résultats du recensement de la population - Paimbœuf - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  14. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  15. « Notice no PA44000037 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. http://www.estuaire.info/012/html/fr/artistes/maruyama.html