Paimbœuf
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| Paimbœuf | ||||||
La mairie de Paimbœuf |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Pays de la Loire | |||||
| Département | Loire-Atlantique | |||||
| Arrondissement | Saint-Nazaire | |||||
| Canton | Paimbœuf | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Sud-Estuaire | |||||
| Maire Mandat |
Michel Bahurel (PS) 2008-2014 |
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| Code postal | 44560 | |||||
| Code commune | 44116 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Paimblotins | |||||
| Population municipale |
3 206 hab. (2010) | |||||
| Densité | 1 603 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 11 m | |||||
| Superficie | 2 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.paimboeuf.fr/ | |||||
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Paimbœuf est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).
Les habitants de la commune s'appellent les Paimblotins et les Paimblotines.
Paimbœuf comptait 3 206 habitants au dernier recensement de 2010.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Paimbœuf est située sur la rive sud de l'estuaire de la Loire, à 45 km à l'ouest de Nantes et 25 km à l'est de Saint-Nazaire.
Les communes limitrophes sont Corsept, Saint-Père-en-Retz et Saint-Viaud.
Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Paimbœuf une commune urbaine dépourvue de banlieue et non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).
Par sa superficie, la commune est la deuxième plus petite de Loire-Atlantique.
Toponymie [modifier]
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Avant de commencer l'histoire d'une ville au siècle dernier, il était de tradition d'étudier l'étymologie du site. Louis Seguineau-Leys[1] débute ainsi son histoire de Paimbœuf par une étude sur les origines du nom de la ville. Il présente diverses hypothèses qui en partie ne retiennent plus l’attention des historiens tant elles semblent invraisemblables. De sorte qu’aujourd'hui le mystère persiste sur les origines du toponyme. Cependant, parmi les multiples hypothèses deux tendent à s’imposer. La première, la Bretonne semble la plus ancienne. La seconde, les Normands est liée directement aux raids sur Nantes. La première hypothèse retenue serait que, le toponyme de Paimbœuf est d’origine bretonne. Selon Philippe Jacq[2], linguiste et terminologue, le toponyme est clair car les formes anciennes sont connues : « Penbo » est attesté dès 1091. C’est en 1091 en effet que le cartulaire de Redon affirme que Glévian, Prince de Bécon fonda sur le site de Penbo un prieuré et une chapelle appelé Notre-Dame qu’il donna ensuite à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. C’est le premier texte connu qui site effectivement le terme de Penbo. Mais est-ce bien Paimbœuf ? Que deviendra ce prieuré paimblotin alors que le premier lieu de culte attesté sur Paimbœuf date de 1667 (lorsque Dame Hervé fit élever la chapelle Notre-Dame de Pitié) ? Le fait est que ce toponyme est formé de deux éléments que sont « Penn » et « Bu/Bo ». Le préfixe Pen signifie bien pointe, tête, extrémité. Celui-ci est très commun. Le suffixe Bo quant à lui, signifie Bœuf, vache.
La commune de Paimbœuf est selon l'office de la langue bretonne, une des rares villes du sud Loire où la langue bretonne s'est maintenue assez longtemps. Une période de bilinguisme breton/ roman à du suivre, période au cours de laquelle Bo fut traduit en Bœuf. Selon le même office, le nom de la commune est à mettre en rapport avec des toponymes apparentés tel que Pemarc'h dans le Finistère (marc'h signifiant cheval). L'animal représentant le clan, la communauté, il s'agit sans doute d'un symbole totémique.
À la fin du Ve siècle, il est attesté que des populations d'origine bretonne sont venues s'installer sur les côtes sud de la Loire depuis Paimbœuf jusqu'à Pornic. La Borderie[3] évoque même une citadelle, le château de Warock puis de Coratinalen situé dans un lieu appelé Pen Oc'hen qui aurait évolué en Pen Bo. Parmi les fondations sans nul doute idéalistes de Paimbœuf, Pitre Chevalier[4] évoque la création en 548 par Hoël, Comte de Vannes et compagnon d’Arthur, chevalier de la table ronde d’une forteresse sur l’îlot. Il aurait fondé en se rendant à Nantes un lieu fortifié dans les environs du Bois-Gautiers. Mais comme le souligne Louis Séguineau, c’est rendre l’origine de Paimbœuf contemporaine de Guérande, ce qui pose un réel problème pour la suite des évènements. La seconde hypothèse donnerait à Paimbœuf une origine normande (évoquée par Léon Maître). Tout comme les cités de Normandie Elbeuf, Criquebeuf, Quillebeuf, l'étymologie de Paimbœuf viendrait du latin « bos » bœuf d'où celui de « Boos » qui en langue scandinave évoque une exploitation agricole. Au mot « Boos » qui la désignait, on ajouta plus tard celui de « Penn » tête ou plutôt pointe, à cause de la position de Paimbœuf dans l'estuaire. Paimbœuf aurait donc été un avant-port normand sur la Loire (ce qui favorise les raids sur Nantes) mais aussi, une exploitation agricole pour subvenir à leurs besoins.
Le préfixe Pen est reconnu par les bretonnants et les Normands comme signifiant tête, pointe, extrémité. Les divergences s’expriment sur le Bœuf. Les uns l’expliquent comme un symbole tribal, les autres comme une évolution du terme scandinave Boos signifiant une exploitation agricole. Pen-Bo petit espace isolé a très tôt permis à l'homme de se replier et de se défendre (la présence du mégalithe de la pierre pointue marque une occupation du site depuis au moins le Néolithique). Une colonie bretonne serait venue s'y installer, puis aurait périclité ou du moins, n'aurait pas dépassé le stade du hameau.
Ce mouvement de prise de possession de l'îlot (Pen) sera renforcé par une seconde colonisation normande. Les Nort-mans venant poursuivre l'occupation du site en se mêlant ou en expulsant la population bretonnante. Ils utilisent le site comme base sur la Loire pour pouvoir poursuivre leurs raids vers l’amont, la côte et l’arrière-pays. Ils y établissent peu à peu une exploitation agricole prenant sans nul doute le relais d’une ferme des bretonnants (Boos).
Louis Séguineau nous évoque ainsi à la suite de cette occupation une renaissance prestigieuse du site de Penbo. En 938, Alain Barbe-Torte après avoir chassé les Normands du comté de Nantes serait venu dans le comté de Rais poursuivre son œuvre de libération. De sorte que le célèbre comte de Nantes serait venu sur l’îlot de Penbo où il n’aurait trouvé que des ruines. Ému par le site sans doute, Alain Barbe-Torte aurait rassuré les habitants des établissements voisins, ramené une population et fondé un nouveau Penbo. Cette hypothèse ne peut malheureusement pas être retenue, malgré le fait qu’elle soit prestigieuse.
Peut-être que la population bretonne avait pour symbole le bœuf, il est de même tout à fait possible que le site ne s’appelait que Pen et que les Normands y ajoutèrent le Boos. Il est aussi tout à fait probable que les bretonnants dénommèrent le site Pen bo et que les Normands réemployèrent le toponyme en changeant uniquement le sens du Bo. Par la suite la langue romane aurait fait lentement évoluer le Pen Bo des origines vers Pen Bœuf puis Paimbœuf.
La commune possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Penboe (écriture ELG)[5].
Histoire [modifier]
On retrouve des traces préhistoriques à Paimbœuf, notamment par la présence d'un menhir.
Pendant le Moyen Âge Paimbœuf était un village-îlot de la Loire peuplé par des pêcheurs. À partir de 851 le site entre situé dans le comté de rais pays de Retz, dépendant de la province romaine de l'Aquitaine entre dans le pays historique du Pays nantais.
À partir du milieu du XVIIe siècle, Paimbœuf devient un des principaux avant-port de Nantes, les navires de plus fort tonnage ne pouvant emprunter la Loire jusqu'au fond de l'estuaire. Le village croît grâce à la prospérité du commerce atlantique( dont le commerce triangulaire des esclaves) et devient peu à peu une ville entièrement tournée vers le commerce maritime.
La frégate La Méduse a été construite par les ateliers Crucy à Paimboeuf et mise à l'eau le 1er juillet 1810. Géricault a peint le Radeau de la Méduse qui représente les naufragés de la frégate coulée le 2 juillet 1816.[6]
De par son essor rapide autour du port, la ville de Paimbœuf est composée de maisons hautes et étroites serrées les unes sur les autres dans un parcellaire en lanières.
Paimbœuf était l'une des quatre ville principales de la Loire-Inférieure au XIXe siècle et obtient en 1801 le statut de sous-préfecture, après avoir été chef-lieu de district depuis 1790. Sous le second empire, le choix d'aménager le site portuaire de Saint-Nazaire sonna le glas de son économie maritime qui petit à petit va décliner. La cité perdra même son statut de chef-lieu d'arrondissement en 1926, pour dépendre administrativement de l'arrondissement de Saint-Nazaire.
Cependant, ce déclin n'empèchera pas l'arrivée du train dans la ville en 1875, suite à la construction de la Ligne Nantes - Saint-Hilaire-de-Chaléons - Paimbœuf et à l'inauguration de la gare. Mais la ligne sera fermée au trafic voyageur en 1939 d'abord, et au fret en 1998. En 1906, la création de la ligne Pornic - Paimbœuf (voie métrique) desservira aussi les lieux de villégiature de la Côte de Jade, ce service prendra également fin en 1939.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à Paimbœuf comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'azur à un navire d'or, voguant sur une mer d'argent.
Commentaires : Sous l'Empire, le navire était de gueules habillé d'or et le blason portait le quartier de la ville de troisième classe : un quartier senestre de gueules chargé d'un N d'argent surmonté d'un étoile rayonnantes du même ; ce quartier fut supprimé à la Restauration. Lettre patentes du 5 décembre 1811 (reçues le 18 juin 1812).
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 206 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
Lieux et monuments [modifier]
- L'Église Saint Louis : édifice néo-byzantin conçu par les architectes Lucien Douillard et Ludovic Douillard pour la reconstruction de l'église originale. Les travaux ont été réalisés de 1877 à 1879 puis de 1895 à 1913. L’église est inscrite au titre des Monuments historiques par arrêté du 1er septembre 2006[12].
- Situé dans l'estuaire de la Loire, à plus de 10 km de la côte, le phare de Paimboeuf est le seul phare construit dans les terres. Il est en activité depuis 1855, haut de 7,15 m et sa portée est d'environ 20 km.
- Le Jardin Etoilé de Paimbœuf a été réalisé par l'architecte-artiste-paysagiste Kinya Maruyama pour Estuaire 2007, à partir de la constellation de la Grande Ourse et des quatre points cardinaux. On peut y déambuler, grimper et se reposer.[13]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Pierre-Michel-François Chevalier dit Pitre-Chevalier (1812-1863), né à Paimbœuf, historien, écrivain, rédacteur en chef du Figaro et du Musée des familles.
- Pierre-Louis Basse, journaliste, est né à Paimbœuf
- Paul Perret, romancier, critique et dramaturge, né en 1830 à Paimbœuf et mort en 1904 à Pornic, a collaboré à de nombreuses revues dont la Revue des Deux-Mondes, la Revue contemporaine, etc.
- Georges Bareau, sculpteur
- Henry Graux, haut fonctionnaire.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Arrondissement de Paimbœuf
- Canton de Paimbœuf
- Communauté de communes du Sud-Estuaire
- Pays de Retz Atlantique
- Liste des communes de la Loire-Atlantique
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Louis Seguineau-Leys; Histoire de Paimbœuf ; 1912
- Bulletin municipal, 1999.
- Arthur La Borderie; La Bretagne et son histoire, 1891
- Pitre Chevalier; Nantes et la Loire-Inférieure; 1850
- Villes bretonnes, noms gallo, Geobreizh. Consulté le 18 mars 2013
- Parcours d'interprétation du patrimoine de Paimbœuf
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Paimboeuf 1836, sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique. Consulté le 31 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population - Paimbœuf - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Notice no PA44000037, base Mérimée, ministère français de la Culture
- http://www.estuaire.info/012/html/fr/artistes/maruyama.html
