Saint-Viaud

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Saint-Viaud
Mairie
Mairie
Blason de Saint-Viaud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Saint-Père-en-Retz
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Estuaire
Maire
Mandat
Roch Chéraud
2014-2020
Code postal 44320
Code commune 44192
Démographie
Gentilé Vitaliens
Population
municipale
2 264 hab. (2012)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 22″ N 2° 01′ 06″ O / 47.2561111111, -2.0183333333347° 15′ 22″ Nord 2° 01′ 06″ Ouest / 47.2561111111, -2.01833333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 51 m
Superficie 32,63 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-viaud.fr/

Saint-Viaud est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire.

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays Nantais.

Saint-Viaud comptait 2 264 habitants au dernier recensement de 2012. Les habitants de la commune s'appellent les Vitaliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Viaud dans le département de la Loire-Atlantique

Saint-Viaud est situé au sud de l'estuaire de la Loire, à 17 km à l'est de Saint-Nazaire, à 4 km au sud de Paimbœuf et à 40 km à l'ouest de Nantes.

Les communes limitrophes sont Paimbœuf, Corsept, Saint-Père-en-Retz, Arthon-en-Retz et Frossay.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Viaud était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Viaud vient de Saint Vital (Sanctus Vitalus en latin). Au VIIIe siècle, Saint Vital, ascète irlandais, se retira sur le Mont Scobrit, sur lequel est bâti le bourg actuel.

La commune a été baptisée Sant-Widel-Skovrid en breton[1], signifiant « Saint-Viaud-Scobrit », Scobrit étant le nom du mont sur lequel est bâti le bourg actuel.

Histoire[modifier | modifier le code]

De fort ancienne origine, le bourg de Saint-Viaud est pittoresquement juché, de manière féodale, sur un coteau rocheux : le Mont Scobrith.

De quelque côté qu’on l’aborde, on doit escalader des côtes très raides pour parvenir au sommet. La vue dont on jouit de l’église, sur la campagne, Paimboeuf, Donges, Saint-Nazaire, l’embouchure de la Loire, dédommage de cette petite ascension. A l’autre extrémité du plateau, de la butte du calvaire (sur lequel s’élève une grande croix faite des mâts d’un navire) où domine également, vers l’est, une immense étendue de pays jusqu’à Frossay, Cordemais et, par temps clair, jusqu’à Saint Etienne de Montluc et Savenay.

Saint Vital ou Viau, patron de ce pays, naquit en Angleterre ou en Irlande, vers la fin du VIIème siècle, de parents riches, qui lui donnèrent une éducation soignée. Très pieux et désireux de mener une vie plus sainte encore, il vint au monastère de Noirmoutier, fondé par Saint-Philbert de Grand Lieu et dont la réputation était venue jusqu’à lui. A ce monastère de Noirmoutier (île d’Her ou Héric), il prit l’habit religieux en 725. Ces dates, d’après les Bollandistes ne peuvent être que conjecturales. Mais la vie de Saint Vital fut, en tout cas, antérieure au IXème siècle. Voulant mener une existence de retraite absolue, il obtint de ses supérieurs, contrairement aux usages monastiques, de se retirer au Mont Scobrith, dans le pays de Retz, qui dépendait alors de l’évêché de Poitiers, n’ayant été réuni au diocèse de Nantes qu’au IXème siècle par NOMINOE, roi des Bretons. Le Mont Scobrith devait être alors une terrible solitude où le Saint vécut dans une caverne dans laquelle il s’était creusé une cellule et un oratoire. Sa vie y fut toute entière de piété et de bonnes oeuvres, mais elle reste fort peu connue.


La légende dit au VIIIe siècle, que St Vital prêchait l'évangile dans la région et qu'il s'abritait dans une grotte (toujours visible), sur le lieu même de l'actuelle église de St Viaud, et il se mit à construire là, la première église. Alors qu'il charroyait pierres et bois avec ses gens, il eu si chaud et tout le convoi eu si soif, que ni bêtes, ni gens ne pouvaient faire un pas de plus. St Vital pria, enfonça son bâton en terre, y fit un trou; il en sortit de l'eau. Cela se passait près de l'actuelle ferme de St Jules. D’après Dom LOBINEAU, dans « la vie des Saints de Bretagne », saint Vital mourut le 16 octobre 750 et son corps fut inhumé près de son ermitage. Chose curieuse, si la vie de Saint Vital reste un peu brumeuse, tous les évènements qui suivirent sa mort sont parfaitement connus et l’on peut dire même qu’il fit parler de lui, qu’après qu’il eut disparu.

Alors commence en effet la partie la plus intéressante de son histoire. D’abord de nombreux miracles, qui eurent lieu, dit-on, par son intercession, et dont huit au moins, arrivèrent dans le pays de Retz et sont établis de façon précise. Ensuite, eut lieu la translation ou plutôt le voyage sans fin de ses reliques.


Les moines de Noirmoutier vinrent, en effet, chercher le corps de Saint Vital pour le transporter à DEAS (Saint-Philbert de Grand Lieu) à côté de celui de Saint-Philbert. Ce transport se fit par bateau jusqu’à AMPENNUM (Beauvoir-sur- mer), d’où la châsse de pierre fut portée à Déas, où elle arrivera en 836. Les reliques y restèrent 22 ans.

Le 27 novembre 839, d’après Dom BOUQUET, Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, étant à Poitiers, donna le domaine de Saint-Viaud (dans la vigerie de Raiz) à l’abbé HILBOD de l’abbaye de Déas, qui avait dirigé la translation. Le monastère de Déas ayant été ravagé par les Normands en 847, il fut décidé de transporter le corps de Saint-Vital à l’abbaye de TOURNUS, diocèse d’Autun. En 858, les moines chargés de cette seconde translation arrivèrent à CUNAULT, diocèse d’Angers. En 862, ils parvinrent à MESSAY. Le 14 mai 875, ils entrèrent enfin à Tournus où le corps de Saint Vital fut déposé à côté de celui de Saint Martin de Vertou. Les voyages des bons moines et des reliques de Saint Vital avaient duré 39 ans, à cause des alertes perpétuelles causées par les Normands. Ces arrêts furent cause de la fondation de Saint VIAUD.


Quelques établissements religieux, entre autres à LENE en Mâconnais, qui avait Saint-Viaud pour patron, dès l’an 1120. Le 19 mars 875, l’abbé GERLON, des anciens moines de Déas, fit décider la fusion de ceux de Tournus, avec la congrégation philibertine et obtint l’établissement de celle-ci à Tournus, par acte de Charles le Chauve donné à l’abbaye de Saint Denis. Les reliques de Saint Vital ne quittèrent plus Tournus jusqu’en 1562 où eut lieu le sac de cette abbaye par les Calvinistes qui, dit-on, brûlèrent les reliques. Ce dernier fait est vivement contesté par les Bollandistes qui affirment que les reliques furent sauvées et ne furent réellement dispersées qu’en 1793. Un fait qui tendrait à leur donner raison, c’est qu’en 1630, la reine Anne d’Autriche, femme de Louis XIII, vint à Tournus, vénérer les reliques des Saint Vital et Martin de Vertou et les prier d’éloigner la peste du royaume. Les corps de ces Saints n’avaient donc pas été brûlés en 1562. A Saint-Viaud même, un reliquaire d’argent contenait un bras de Saint Vital ; il a disparu en 1793.

La fête de ce Saint est célébrée à Saint-Viaud le 23 octobre et le 1er août à Nantes en même temps que les Saints Friard, Secondel et Victor, ermites. Des pèlerinages de plusieurs communes du pays venaient autrefois à Saint-Viaud, entre autres de Sainte opportune et de Saint-Père en Retz vers 1613.

Plusieurs lieux sur la commune rappellent le passage de Vital :

Près du bourg, dans le vallon de Cantin, au bord d’un ruisseau, se voit une croix élevée en 1845, sur un rocher, et qui rappelle qu’en ce lieu, saint Vital se retirait souvent dans une grotte pour méditer. Sur la « Pierre Cantin », les gens du pays voyaient jadis les empreintes des pieds du Saint, de son bâton, de son bonnet et de son bréviaire. S’étendre sur cette pierre, guérit des maux de reins, dit la légende.

Dans la rue du Coteau se trouve « la Croix Percée », le piédestal de la croix est percé d’une arche. Elle est ancienne et rappelle un miracle du Saint. On faisait passer sous l’arche les enfants qui ne pouvaient pas marcher, pour les guérir.

A St Jules, un paroissien de la Sicaudais, Jean-Marie FILODEAU, a édifié dans les années 1920 un petit oratoire, près du célèbre trou de la fontaine avec sa croix antique. On venait en pèlerinage des quatre paroisses voisines (Chauvé, Saint-Père en Retz, Saint-Viaud, La Sicaudais), y invoquer saint Vital par temps de grande sécheresse. Les processions partaient des églises paroissiales, derrière la Croix et les bannières en parcourant bien souvent des dizaines de kilomètres. On chantait des cantiques à la Vierge, on récitait le chapelet et les prêtres trempaient le pied des croix dans le fameux trou. Il n’était pas rare qu’un orage éclate au retour !


La grotte où vivait le saint est depuis toujours un lieu de pèlerinage. Située sous l’église, la grotte fut oubliée lors de la Révolution. Le Curé LECHAT la redécouvrit en 1849. Elle avait alors 7 m de long sur 2 m de largeur. Jadis, l'ouverture de la grotte se trouvait dans le jardin du prieuré. On y descendait par un escalier en pierre. Puis, l'entrée extérieure de la Grotte fut placée dans la Chapelle Nord de l'église. On y descendait par un escalier, qui existe toujours, de 28 marches. C'est le 4 avril 1910 que l'Abbé SORT ouvrit l'entrée extérieure actuelle, permettant d'aérer grotte et oratoire. L’ancienne église de Saint-Viaud était moitié plus petite que l’église actuelle, d’un gothique assez vague, avec clocher à la croisée des nefs et cimetière autour de l’édifice. Elle était tournée à l’opposé du temple actuel, la porte principale où est le choeur moderne. A côté de cette entrée, au bord du coteau, se trouvait l’ancien prieuré, à l’ouest. Une église romane aurait précédé celle-là, d’après la tradition. Pourtant lorsque l’on commença les travaux de l’église actuelle, les fouilles, exécutées pour les fondations, amenèrent la découverte de traces d’un ancien chœur à chevet plat. Or, cette forme de chœurs plats, avec grande fenêtre au fond n’est jamais antérieure au XVème siècle. L’église primitive n’était donc pas romane, au moins pour le chœur. L’église actuelle a été commencée en 1854 dans le style ogival, finie en 1856, bénite en 1862, consacrée le 20 août 1883. Sa grande curiosité est l’entrée du souterrain de Saint Vital, sorte de trappe ouverte dans le parvis du transept droit et donnant accès à un escalier tournant, qui descend à une crypte où se trouvent un autel et une statue du Saint. On y dit la messe le jour de la fête patronale. Sur le côté de ce caveau sinistre, s’ouvre une galerie, bouchée quelques mètres plus loin et qui conduisait autrefois à Paimboeuf.


C’est à l’abbé Sort, alors curé de Saint-Viaud (de 1909 à 1915), que nous devons l’aménagement de ce côté nord de l’église. D’abord, il fit ouvrir la crypte sur le flanc nord du Mont Scobrith et aménager de ce côté une entrée grillée qui rend le souterrain moins lugubre. Il a élevé aussi, en cet endroit, une réduction de la grotte de Lourdes et aménagé le terrain de façon à former une petite place et des allées d’accès. Ces déplacements de roches et ces remuements de terres ont coûté beaucoup de temps, de peine et d’argent. L’intérieur de l’église n’offre rien de remarquable : un vitrail du chœur représente un Saint, dont la figure est celle du baron de Lareinty, officier, ancien député de la Martinique, conseiller général des cantons de Blain et Saint Père en Retz. Il se retira à Frossay où un buste doit se trouver à la mairie, dû à la reconnaissance de ses anciens administrés. L’ancien presbytère fut bâti par le recteur François MERLET vers 1638. Le jardin qui s’étend au sud, derrière la cure, renfermait autrefois une très belle collection d’ifs, taillés en grotte, en roi d’échiquier et en colimaçon.


Saint-Viaud a été des plus agitée à l’époque révolutionnaire et possédait une sorte de garde civique. Dans les anciens papiers du district, on constate que sous la Convention, Saint-Viaud s’appelle « Mont Scobrith » ; Saint-Brévin, « l’Union » ; Saint-Michel, « Les Sablons » ; Sainte Marie, « La Roche Pelletier » ; Saint-Père en Retz, « La Fraternité » ; Frossay, « Le Mont Vineux ».


Pendant les guerres de Vendée, de nombreuses batailles se livrèrent aux portes de Paimboeuf et dans la prairie de Corsept. Le 12 mars 1793, le conseil d’administration de Paimboeuf reçut une lettre des chefs d’une troupe considérable de paysans de Frossay, Saint-Viaud, Vue, Rouans etc. qui se proposaient de marcher contre Paimboeuf. Lettre impérieuse, enjoignant aux Paimblotins d’embrasser la cause de l’insurrection pour obtenir la proclamation d’un nouveau roi, le retour des prêtres et des nobles émigrés. La réponse ayant été un refus formel, c’est l’affrontement. Il y eut des morts et des prisonniers. D’autres prisonniers vendéens envoyés à Paimboeuf furent mis à mort, fusillés sur la place de l’église, à la Pierre Pointue ou au château de la Verrière ; d’autres étaient enfermés dans les cales des navires. D’autres furent victimes des noyades inventées par Carrier. Une nuit, une centaine de prêtres périssent ainsi en Loire à la hauteur de Saint-Viaud – Paimboeuf, les cadavres s’accrochant dans les roseaux de l’île de Carné. En 1794, on dut établir une annexe de l’hôpital au château de la Vairie et des cimetières à la Verrière et à la Tuterie. Après ces temps de guerres, de haine et de misère, le calme et le mieux-être revinrent. Le 10 août 1808, Napoléon se rendit à Paimboeuf par la Loire, à bord d’un magnifique yacht, offert par le commerce de Nantes, qui avait la forme d’une galère antique conduite par 28 rameurs vigoureux. On a prétendu, et beaucoup de vieux paimblotins et vitaliens le racontaient, « c’est tout ce qu’il y a de sûr – qu’il avait fait arrêter sa « trirème » au bas du château du Plessis-Mareil (Chaussée Moriceau) et qu’il était descendu à terre pour …se dégourdir les jambes… ou examiner de là le cours du fleuve ». Le 22 juin 1866, on commença à étudier les plans du chemin de fer de Nantes à Paimboeuf, pour lequel un crédit de 100 000 f fut voté. Les intérêts les plus divers entrèrent alors en jeu ; tandis que toute une région voulait faire passer la voie ferrée le long de la Loire, toute une autre réclamait à grands cris son passage à travers le pays de Retz. Ces débats durèrent bien des années.


Enfin, certains propriétaires terriens, ravis de l’aubaine d’une expropriation ou séduits par la perspective de pouvoir prendre le train à leur porte, finirent par l’emporter. Les trains, au lieu de suivre la ligne droite, empruntèrent la longue ligne courbe que nous connaissons. La nouvelle ligne de chemin de fer causa la décadence puis l’arrêt absolu du service de diligences de Paimboeuf à Nantes qui avait si longtemps été des plus florissants. Les lourdes voitures qui allaient de Paimboeuf à Pornic avaient, dit-on la spécialité de verser à la descente du vallon de Cantin, un peu avant Saint-Viaud, à l’aller ou au retour. Dans le pays, à propos de n’importe quel malheur, on disait couramment : « c’est une vraie chute à Cantin ». On voit encore dans les rues, quelques anciennes maisons, très restaurées. On peut compter six ponts sur la commune : « « le Pont Gilbert », « la Noë-du-Pont » près de la Petite Voirie, « le Pont Guinchard », ceux de « la Bernerie », de « Cantin » et de « la Noë ». Les de Champeaux, seigneurs de la Jarriais et du Greix, furent, quelque temps, propriétairesdu Plessis-Grimaud et avaient maison à Saint-Viaud.

La maison noble du Plessis-Mary qu’il ne faut pas confondre avec le Plessis-Mareil, est aujourd’hui impossible à situer, soit dans le bourg, soit sur la commune.

On comptait trois ports qui donnaient accès au fleuve, à la Virée Longue, Le Fort Cadoret et la Ramée (où était stationnée une caserne de douaniers).

Adolphe Jollan de Clerville est maire de la commune du 5 avril 1903 au 10 mai 1925. Il est président du conseil général de la Loire-Inférieure de 1920 à 1930.

En 1917, une base d'aérostats, du fait de la proximité des usines de produits chimiques de Paimboeuf et de la production d'hydrogène, fut installée sur le site de la Ville en Bois. Elle devint américaine le 1er janvier 1918 et fut démantelée en 1919.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à Saint-Viaud comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.

Le 12 mai 1945 à 19 h 00 au lieu dit "La Brosse" eu lieu une terrible explosion au dépôt de munition alors que les troupes allemandes y déposaient leurs armes. Cette explosion fit 7 victimes (5 FFI et les facteurs de Saint-Viaud et Paimboeuf).

Le député Poujadiste Roger Bouret est mort à Saint-Viaud le 30 mai 1972.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la croix de sable, chargée sur les quatre bras d'un cordon de Saint Vital d'argent.
Commentaires : Ce blason évoque le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Saint-Viaud au pays de Retz ; le cordon de Saint Vital est une cordelière. Blason conçu par M. Ferrand en 1946.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2001 Fernand Bouchereau RPR  
mars 2001 mars 2014 André Barreau[Note 1] Sans étiquette  
mars 2014 en cours Roch Chéraud Sans étiquette chargé d'affaires Économie Sociale et Institutionnels
Les données manquantes sont à compléter.

Le 30 novembre 2014, les habitants de la commune de Saint-Viaud sont les premiers de Loire-Atlantique à pouvoir s'exprimer sur la réunification et l'Assemblée de Bretagne lors d'une votation organisée par le collectif Dibab. Pour pouvoir participer au scrutin, il fallait avoir au moins 16 ans et pouvoir justifier sa domiciliation dans la commune. Il y a eu 336 votants sur 1 566 inscrits sur les listes électorales, ce qui représente un taux de participation de 20 %. Les participants s'exprimant à 75 % pour une Bretagne à cinq départements et à plus de 80 % pour la fusion des conseils départementaux et du conseil régional[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 264 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 678 1 194 1 440 1 332 1 627 1 575 1 612 1 616 1 702
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 823 1 744 1 615 1 588 1 607 1 668 1 754 1 710 1 672
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 614 1 554 1 496 1 491 1 433 1 370 1 360 1 384 1 417
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 488 1 508 1 359 1 576 1 713 1 840 2 046 2 106 2 264
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Saint-Viaud en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
6,8 
10,9 
60 à 74 ans
11,8 
21,0 
45 à 59 ans
17,6 
23,0 
30 à 44 ans
22,4 
17,4 
15 à 29 ans
17,8 
22,2 
0 à 14 ans
22,9 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Luc De Rastier, Ex-champion de France de pêche en mer, s'est reconverti dans la chanson[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le breton a été parlé dans la commune jusqu'au IXe siècle. Voir l’article consacré au breton de la Loire-Atlantique.
  2. Saint-Viaud : 75% de oui pour la réunification, mais faible participation, Christophe Turgis, France 3 Pays de la Loire, 1er décembre 2014.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  5. « Saint-Viaud 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population - Saint-Viaud - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  8. « "De la pêche à la chanson" », Le courrier du Pays de Retz,‎ 1988

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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