Warcoing

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Warcoing
(nl) Warkonje
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Tournai
Commune Pecq
Code postal 7740
Zone téléphonique 069/ et 056/
Démographie
Gentilé Warquinois(e)
Population 500 hab. (01/02/2008)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 42′ N 3° 20′ E / 50.7, 3.3350° 42′ Nord 3° 20′ Est / 50.7, 3.33  
Superficie 413 ha = 4,13 km2
Localisation
Localisation de Warcoing au sein de Pecq
Localisation de Warcoing au sein de Pecq

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Liens
Site officiel http://pecq.be

Warcoing (en néerlandais Warkonje) est une section de la commune belge de Pecq, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière avant fusion des communes en 1977.

Warcoing est réputé pour sa sucrerie, implantée depuis longue date, qui emploie plus de 50 % de la population de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

La localité est limitée à l'ouest par Saint-Léger (Estaimpuis), au sud-ouest : Pecq (Pecq, rive gauche de l'Escaut), sud-est : Hérinnes (Pecq, rive droite de l'Escaut). Elle forme la limite entre le Hainaut et la province de Flandre-Occidentale, contiguë à Espierres-Helchin. Warcoing se situe sur la rive gauche de l'Escaut et est traversé d'ouest en est par le canal de l'Espierres.

Communes limitrophes de Warcoing
Dottignies(Mouscron), Spiere (Spiere-Helkijn) Hérinnes-Lez-Pecq

(S/ Rive droite de l'Escaut).

Saint-Léger(Estaimpuis), Warcoing
Pecq (village) Pecq (village) & Hérinnes

(Pecq S/ Rive gauche).

Hérinnes-Lez-Pecq

(S/ Rive droite de l'Escaut).

Démographie[modifier | modifier le code]

Nombre d'habitants, noir, superficie, vert et % par rapport à la Commune de Pecq fusionnée.

2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Km²
989 1019 1052 1065 1075 Rien 1083 1109 1100 4,13
%
19,01
%
19,47
%
19,90
%
20,09
%
20,39
%
Rien
%
20,31
%
20,62
%
20,34
%
12,53

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Warcoing est mentionné pour la première fois dans un acte de 899 par lequel Charles le Simple confirme à l'abbaye de Saint-Amand la possession de biens à cet endroit.

En 1112, l'autel est cédé à l'hôpital Notre-Dame de Tournai par un chanoine nommé Gédulphe. Le chanoine hôtelier de cette institution est dès lors collateur de la cure.

En 1193, le comte Baudouin V de Hainaut incendie la firmatas de Roger de Warcoing, fils de Roger II, châtelain de Courtrai. Il s'agit à la fois de la première mention du château et du seigneur du lieu.

En 1217, celui-ci, Gauthier de Nevele, encore mineur, donne la dîme de Warcoing à l'hôpital Notre-Dame de Tournai en échange de 25 bonniers de terre et d'une somme d'argent à prélever sur les revenus de la dîme et des autres biens que l'hôpital possède dans le village.

Notons qu'au XVe siècle, le desservant lève le sixième des grosses dîmes et la moitié des menues. Au XIVe siècle, le seigneur est de loin le plus gros propriétaire de l'endroit et détient l'une des quatre hautes justices du Tournaisis. Warcoing a donc appartenu à la Maison des seigneurs de Nevele, châtelains de Courtrai (XIIIe siècle) mais aussi à celle des de Fosseus (fin du XIVe siècle et XVe siècle), des de Savary (XVe siècle), des de Landas (XVIe siècle) et des Nassau-Corroy.

De cette seigneurie relevaient plusieurs fiefs sis dans la localité même: ceux de Semerpont, de Clercamp et de Cauchevaque. D'autres étaient situés à Pecq, Hérinnes, Espierres, Saint-Léger, Leers (France) / Leers-Nord (Belgique) et Dottignies.

L'église Saint-Amand de Warcoing est de style semi classique et fut érigée en 1770. La base du clocher date du XVe siècle. Le portail d'entrée présente un encadrement sculpté daté du XIVe siècle. L'église a été remaniée et agrandie au XIXe siècle.

Au XVIIIe siècle, on cultive dans la commune le froment, l'orge, le seigle, le colza et le lin et l'on y produit de la laine. Ces activités agricoles justifient l'implantation de cinq fabriques de toile, d'une dizaine de tisserands ainsi que de deux moulins à huile. Dans la première moitié du siècle suivant, on y constate toujours la présence d'un moulin à huile et d'un à farine, d'une brasserie et d'une raffinerie de sel. En 1852 s'ouvre une sucrerie qui occupe dès 1896 près de 200 personnes; elle voit sa main-d'œuvre se réduire à 59 personnes en 1937 puis réaugmenter par la suite (133 personnes en 1972). Cette entreprise possède une très grande ferme qui élève la superficie moyenne par exploitation à 53 ha et fait de Warcoing, en 1970, l'une des six communes du Tournaisis à n'avoir que peu de terres en location (54 %). Une tannerie, fondée en 1890, occupe huit personnes six ans plus tard et 36 en 1937; une briqueterie, entrée en activité en 1913, fait travailler 19 personnes en 1937, année où une fabrique de feutres de poil donne de l'emploi à environ 150 ouvriers. En 1972, la même entreprise donne du travail à 67 personnes et une fabrique de plastique à 54.

En octobre et novembre 1918, de très nombreuses maisons sont détruites par les bombardements. Pendant l'entre-deux-guerres, des ouvriers vont travailler dans le textile et la tannerie du Nord de la France; la commune comprend alors une majorité d'habitants d'origine flamande, parmi lesquels des agriculteurs venus s'installer dans cette localité dont les 3/4 de la superficie sont livrés à l'agriculture (en 1959, la surface agricole représente 305 ha 48 d'une superficie cadastrale de 413 ha 82)[1].

Le musée de la vie locale est situé dans l'ancienne maison communale de Warcoing.

Sport[modifier | modifier le code]

L'équipe de football de Warcoing (OCW :: Olympic Club Warcoing) évolue en P1 (Première Provinciale) pour la saison 2011-2012. Il s'agit de la troisième montée consécutive pour cette équipe qui était encore en P4 il y a 4 ans.

Monument[modifier | modifier le code]

[image ?] Facilement repérable au cœur de la localité, le monument aux morts de Warcoing est situé à quelques pas de la place du village et de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bon-Secours.

Son chemin d'accès porte le nom de « rue du Monument ». Il a été érigé sur le site de la chapelle bombardée et détruite lors de la bataille de l'Escaut en octobre et novembre 1918. Son inauguration remonte au 26 juillet 1925.

En 1945, l'inscription des noms des victimes civiles et militaires de la guerre 40-45 a été ajoutée sur la face nord du monument. Des messages avaient été gravés en 1925 sur les trois autres faces.

On peut ainsi lire sur la face est « Souffrons, tenons et résistons », « Ils ont bravé l'oppresseur » ; sur la face sud, « Le sang versé pour la patrie fécondera sa liberté », « Ne les oublions jamais » ; sur la face ouest, « Nous leur devons la liberté ».

L'administration communale de Pecq a introduit auprès de la Région wallonne en 1999 une demande de subside pour la restauration de cet édifice du souvenir. Le montant accordé s'est élevé à 2 123 euros. Effectués par une société privée de la région, les travaux ont consisté en un renouvellement du cimentage de la partie basse du monument, un renforcement de son socle et un nettoyage de l'ensemble[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Cl. BILLEN, "Étude d'une seigneurie foncière du Tournaisis au Bas Moyen Âge. La seigneurie de Warcoing"; "Warcoing", Archives de l'État à Mons, Enquêtes "Hannonia"; "Communes de Belgique, dictionnaire d'histoire et de géographie administrative", Crédit communal de Belgique, Réalisation La Renaissance du Livre, 1983)
  2. Le Soir, vendredi 1er août 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]