Santec

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Santec
Île de Sieck vue de la plage du Dossen à Santec.
Île de Sieck vue de la plage du Dossen à Santec.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Saint-Pol-de-Léon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Léonard
Maire
Mandat
Bernard Le Pors
2014-2020
Code postal 29250
Code commune 29273
Démographie
Gentilé Santécois, Santécoise
Population
municipale
2 304 hab. (2011)
Densité 286 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ N 4° 02′ O / 48.7, -4.0348° 42′ Nord 4° 02′ Ouest / 48.7, -4.03  
Altitude Min. 0 m – Max. 40 m
Superficie 8,06 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-santec.fr

Santec [sɑ̃tɛk] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Santec (ou Santeg en breton) faisait autrefois partie du Minihy de Saint Pol de Léon unité administrative et religieuse constituée des communes qui sont aujourd'hui  : Saint-Pol-de-Léon, Roscoff et Santec.

Santec et ses 17 km de côtes dont 14 km de plages présente un panorama où alternent des roches granitiques et des plages de sable fin et blanc. Les nombreuses criques abritées offrent un refuge aux nombreux bateaux de plaisance mais aussi aux amoureux du farniente et du bronzage. À la pointe de "Corn ar Loa" on peut embrasser du regard : la plage du Thevenn (où furent découvertes sur l'îlot de Roc'h-Kroum des tombes datant de l'âge de Bronze), l'île de Batz et son phare caractéristique, le chenal et ses nombreux îlots puis la pointe de Perharidy et une partie de Roscoff.

L'île de Sieck (qui est privée) se visite à pied et à marée basse par un chemin qui serpente le long de la côte pour aboutir au seul port existant sur la commune et qui fut jadis un des hauts lieux de la pêche à la sardine. La ferme présente sur l'île date du XVIIe et la guérite et les vestiges du corps de garde du XVIIIe.

Au Dossen, les passionnés de sport peuvent s'adonner au surf, à la planche à voile, au kite-surf mais également au char à voile et à la promenade à cheval.

Toponymie[modifier | modifier le code]

le nom en breton de la commune est Santeg. Santec viendrait du breton Sant (saint) et de Ec ou Tec de Decamus, disciple de saint Pol-Aurélien. D'autres pensent que c'est la petite chapelle de St Hiec (lieu de culte qui existait encore en 1625) qui aurait donné son nom à la paroisse actuelle, par de multiples mutations à travers les siècles passant de San Hiec à San Yec, puis San iec, pour finalement devenir Santec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dès l'époque préhistorique (paléolithique, mésolithique et néolithique), cette portion du littoral était habitée comme l'attestent de nombreuses fouilles effectuées sur la commune et qui ont mis au jour des outils (bifaces en silex vieux de 50 000 ans, haches, pierres polies, etc). À l'âge de bronze ce sont des tombeaux maçonnés de pierres sèches recouvertes par des dalles dolméniques qui sont le signe d'une civilisation évoluée cultivant le rituel des morts.

Époque gauloise[modifier | modifier le code]

Ensuite, c'est certainement une tribu gauloise qui habita la région : les "Osismii" qui détenaient un vaste territoire depuis Bréhat jusqu’à la rivière de Landerneau. Sept sites de "bouilleurs" de sel gaulois attestent de la pratique de la récolte du sel et certainement de son commerce. Les "Osismii" étaient les alliés des Vénètes qui luttèrent conjointement contre l'invasion romaine.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Les Romains ont campé au IIIe siècle dans la région comme l'indique des bronzes de Gallien, Claude II et Dioclétien découverts récemment. Une légion romaine « Pagus Légionensi », dont on tirerait Leonensis serait l'explication pour le « Léon » contemporain, a séjourné dans le pays. Les habitants se seraient alors appelés les Legionenses, puis les Leonenses ; cette origine est toutefois contestée.

VIe siècle[modifier | modifier le code]

Vers 510 (518) arrivèrent Pol Aurélien, le moine Cambrien, et ses compagnons venus de Grande-Bretagne qui fondèrent un monastère sur l’Ile de Batz. La légende parle du dragon de l'Île de Batz que Saint-Pol Aurélien a lié avec son étole et précipité dans un gouffre. Venu pour évangéliser la région, Saint-Pol fut le fondateur du monastère de l’Île de Batz et de l’Évêché du Léon, c'est en son hommage que les habitants donnèrent son nom "Saint-Pol" auquel on associa "de Léon". De petites agglomérations dépendantes de l’Évêque de Saint-Pol se constituèrent principalement au bord du littoral.

IXe et Xe siècles[modifier | modifier le code]

Les Normands, qui étaient retranchés sur l'Île de Batz, mirent à sac la région en pillant et tuant de 810 à 939 date où ils furent chassés. Mais vers 960, ils revinrent encore et détruisirent le petit village de pêcheurs installés près de Roc’h Kroum.

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIIe siècle vit les guerres et les batailles incessantes avec les Anglais mais également la cession, à la suite de ses folles dépenses, par le Comte de Léon de ses magnifiques domaines au profit du Duc de Bretagne. Ce titre passa ensuite aux évêques qui, à partir de cette époque, reçurent le titre d’ " Évêque - Comte ". Le Minihy du Léon qui était alors une unité administrative et religieuse devint donc une sorte de principauté ecclésiastique gouvernée par son évêque, situation qui devait durer jusqu’à la révolution.

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Vint ensuite la guerre de succession de Bretagne au XIVe siècle, période pendant laquelle Du Guesclin s’emparât de Roscoff en 1363 pour le Comte de Charles de Blois et y installa sa garnison au Bloscon. Mais en 1375, le vieux port de Roscoff (Rosko Goz) fut détruit par le comte d'Arundel le capitaine anglais de Brest, puis reconstruit près de Kroaz-Baz.

Une trève du minihy de Léon[modifier | modifier le code]

Santec, comme Roscoff, n'ont longtemps été que des simples trèves faisant partie de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive dénommé Minihy de Léon dont le chef-lieu était Saint-Pol-de-Léon. Santec n'est même devenue une trève de ce minihy qu'en 1624. Santec est ainsi restée une simple trève jusqu'à la création des communes pendant la Révolution française.

Article détaillé : Minihy de Léon.

L'ensablement[modifier | modifier le code]

En 1666, un début d'ensablement de la commune fut relaté à Santec, mais c'est surtout en 1699 qu'un vent de Nord-Ouest accompagné d'un ouragan souleva le sable de la grève et envahit en quelques jours près de 250 hectares de terres cultivées ainsi que des métairies et le manoir de Brigné. La force du vent fut telle que les sables menacèrent également de couvrir la ville de Saint-Pol. Les États de Bretagne remédièrent rapidement à cette situation en faisant construire sur la partie du rivage que la mer ne recouvrait que lors des grandes marées une digue de genêts repliés en demi-cercles. En 1760, les États de Bretagne allouèrent 1000 livres par an afin de lutter contre l'avancée des sables. Cette lutte se poursuivit ensuite en 1862 grâce à l'Office National des Forêts et l'entretien de la forêt domaniale de 100 hectares plantée au sud-ouest de Santec.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Jacques Cambry décrivit ainsi les Santécois à la fin du XVIIIe siècle : « Battus par les vents et les orages, ils sont vêtus de toile au milieu des hivers; leurs cheveux noirs flottants sur leurs épaules tombent sur le front et leur couvre les yeux ; une barbe épaisse ombrage leur menton ; des sillons à trente ans vieillissent leur figure ; ils vivent de quelques panais, de quelques choux ; leur demeure est un trou formé par des rochers que des goémons couvrent à peine (...) La nourriture insuffisante que leurs efforts arrachent à la terre naît sur des lieux que le sable couvrait »[1].

Naissance de la commune[modifier | modifier le code]

C'est sous la révolution que les habitants de Santec s’appuyant sur le décret du 14 décembre 1789 se réunissaient, comme pour la ville de Roscoff, en assemblée pour former une municipalité. Cette commune éphémère de Santec fut dissoute et une partie de son territoire attribuée à Roscoff et l’autre à Saint-Pol.

Il faudra attendre 1840 pour que Santec soit érigée en paroisse, mais c'est en 1920, lors du démembrement de Roscoff et de Saint Pol de Léon qu'elle est devenue une commune à part entière.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 518 - Arrivée sur l'Île de Batz du moine Cambrien Pol Aurélien et de ses compagnons.
  • 960 - Destruction par les Normands du village de pêcheurs près de Roc'h-Kroum.
  • 1624 - Santec est érigée en trève de Saint-Pierre (-du-Minihy).
  • 1666 - Ensablement progressif de Santec.
  • 1681 - Réglementation sur le ramassage et la cueillette du goémon par Colbert (activité importante à Santec).
  • 1699 - Une tempête noie sous 1 m à 1 m 50 de sable 250 hectares de terre cultivée en quelques jours.
  • 1731 - Débarquement entre Cléder et Santec de deux régiments allemands grâce à l'aide accordée par la France aux Stuarts.
  • 1756 - Un ingénieur nantais permet d'endiguer l'ensablement de Santec.
  • 1835 - Le 31 mai, les habitants de Santec demandent l'érection de leur section en commune indépendante.
  • 1860 - Reconstruction de l'église Saint-Adrien.
  • 1865 - Installation d'une conserverie sur l'Île de Sieck.
  • 1883 - Construction de la voie ferrée "Morlaix-Roscoff".
  • 1885 - Fermeture de l'usine sur l'Île de Sieck.
  • 1887 - Ouverture d'une école sur l'Île de Sieck.
  • 1889 - Naufrage de la Vendée et de sa cargaison de barriques de vin échouée sur les plages
  • 1910 - Nouvelle demande d'indépendance de Santec, le 14 mai 1910.
  • 1914-1917 - Détention sur l'Île de Sieck de 351 prisonniers : Allemands, Autrichiens et Hongrois.
  • 1920 - Création de la commune de Santec.
  • 1943 - Evacuation par les Allemands de l'Ile de Sieck et destruction de la conserverie.
  • 1944 - Le 25 septembre, vers 10h30, pendant les opérations de déminage, explosion d'une charrette contenant des mines dévastant les hôtels et habitations du Dossen. L'explosion fit 16 victimes.
  • 1962 - Edification de la Chapelle Saint Claude au Dossen (architecte morlaisien de Lafforest)
  • 1974 - L'instituteur Jean-Claude Le Goff devient l'inventeur du site de Roc'h Kroum au hasard d'une promenade
  • 1978 - Première campagne de fouilles archéologiques sur Roc'h Kroum
  • 1989 - Déplacement de Michel Pleiber, Guy Miossec et Christian Henry en Haute-Savoie en vue d'un jumelage Mer/Montagne
  • 1990 - Les Foulées d'Aulps: des Jovanéciens ont couru en relais de St Jean d'Aulps à Santec
  • 1992 - Signature de la Charte du jumelage Santec/St Jean d'Aulps (Haute-Savoie) à St Jean d'Aulps
  • 2000 - Organisation de la Naish Wave Party au Dossen
  • 2003 - Réaménagement du Bourg
  • 2009 - Festival de la Plante Kastell-Lys
  • 2012 - Festival "Chapiteau des Fanfares" au Dossen
  • 2013 - Festival "Le Chapiteau Des Fanfares" 2ème édition au Dossen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Santec
Période Identité Étiquette Qualité
1920 1939 Yves Le Morvan    
1939 1943 François Bernard    
1943 1944 Emmanuel Henry    
1944 1945 François Bernard    
1945 1950 Jean Marie Kerne    
1950 1971 François Porcher    
1971 1971 Jean Muzellec    
1974 1977 André Legrand    
1977 1983 François Prigent    
1983 1985 François Corre    
1985 1995 Jean Seite   Agriculteur
1995 2001 Jean Claude Berthevas   Retraité
2001 2008 Alain Creuse   Médecin
2008 en cours Bernard Le Pors   Cadre bancaire

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Saint-Jean-d'Aulps (France)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 161 2 230 2 253 2 231 2 150 2 128 2 053 2 032 2 019
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
2 147 2 208 2 133 2 245 2 266 2 284 2 304 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École privée (maternelle et primaire) : Notre Dame de Lourdes.

École publique (maternelle et primaire) : Tanguy Prigent.

Sports[modifier | modifier le code]

Nautiques 

La plage du Dossen est un excellent spot réputé de planche à voile, plus spécifiquement pour le slalom ou le freeride quelles que soient les expositions de vent avec la présence fréquente de vagues. C'est pourquoi la plage du Dossen a accueilli la Naish Wave Party en 2000.

Mais on y pratique également : le surf, le bodyboard, le wave-ski, le kite-surf, au Beg ar Billou on pratique le Kayak de mer.

Les autres activités 
  • Le char à voile, le golf de plage, le cerf-volant, le VTT, le Tennis, la pêche à pied.
  • Les sorties découverte nature, la randonnée sur les nombreux sentiers de la côte (GR 34).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

L'îlot de Roc'h-Kroum : situé sur la plage du Theven, un site de fouilles archéologiques a été initié en 1978, à la suite de la découverte d'indices (dalles funéraires) indiquant un peuplement ancien de l'îlot. Un cimetière y a été découvert, comprenant un peu plus d'une trentaine de tombes. Les fouilles effectuées ont permis de découvrir des tombes en coffres, quelques ossements, ainsi que des morceaux de poteries. Les coffres et structures de ces tombes ont permis de dater ce site à l'Age de Bronze.

L'église Saint-Adrien : ou Saint-Drien (XVIIe siècle) a été construite sur les plans de Pol de Courcy en 1851 en remplacement d'un édifice du XVe siècle à trois nefs. Elle se distingue par son clocher Néo-Beaumanoir à galerie, ses trois chambres de cloches et sa tourelle d'escalier cylindrique, son clocher date de 1893.

Chapelle Saint Claude au Dossen, construite en 1962.

Les Croix : la Croix-du-Ty-Coz (Haut Moyen Âge) et la Croix de Kerradénec (Moyen Âge). Croix Celtique sculptée par Patrice Le Guen à l'occasion du Jubilé de l'an 2000.

Sur l'Île de Sieck (attention propriété privée) :

  • La ferme (XVIIe siècle),
  • La guérite (XVIIIe siècle),
  • Le corps de garde vestiges du XVIIIe siècle,
  • la batterie à barbette et le magasin à poudre (1735)
  • Le pavillon (en ruine) au centre de l'île.

Bunkers : de nombreux bunkers datant de la Seconde Guerre mondiale sont disséminés sur la côte.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Parmi les 14 km de plages de Santec se trouvent :

  • Le Dossen
  • Le Theven
  • Le Pouldu
  • Perharidy
  • Le Prat
  • La Roche
  • Le Billou
  • Le Staol

Personnalités originaires de Santec[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]