Économie numérique

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Le terme économie numérique tente de conceptualiser le secteur des activités économiques liées au numérique. Ces activités peuvent être basées sur des modèles économiques classiques ou nouveaux tels que celui qui fonde le web 2.0 et plus particulièrement l'entreprise 2.0.

Définition[modifier | modifier le code]

La juxtaposition des mots économie et numérique fait référence à une « économie des nombres ». Cette vision mathématique est plus restrictive que la notion d’« économie informatique » semble prioriser les nombres sur les autres types d’informations.

Souvent le terme économie numérique renvoie d'une manière réductrice au commerce électronique laissant de côté d'autres composantes telles que les services, les infrastructures et la technologie sous-jacente. Plus précisément, le terme devrait renvoyer aux télécommunications, audiovisuel, logiciel, réseaux informatiques, services informatiques, services et contenu en ligne. Selon GfK, le marché numérique regroupe les technologies informatiques (ordinateurs, téléphones, lecteurs, GPS…) et les services de communication (réseaux sociaux, ventes en ligne…) et s'établirait à 681 milliards en 2009[1].

Le numérique regroupe les Technologies de l'Information et de la Communication ainsi que l'ensemble des techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations telles que par exemple les télécommunication, internet ou l'informatique.
Le secteur du numérique désigne le secteur d'activité économique relatif aux Technologies de l'Information et de la Communication et à la production et à la vente de produits et services numériques.

L'économie du numérique en France[modifier | modifier le code]

Le développement de l'économie numérique est crucial en ce qu'il entraîne en même temps le développement et la croissance des autres secteurs d'activités[réf. nécessaire]. De fait, le secteur de l'économie numérique représente le secteur le plus dynamique de l'économie mondiale avec un taux de croissance double de celui de l'économie dans la plupart des pays développés[réf. souhaitée]. En 1998, la désindustrialisation via le fabless prévoyaient de créer 2 757 000 emplois dans la high tech sous 10 ans aux États-Unis ; en 2008, le rapport a observé une destruction exacte de 68 000 emplois sur cette période malgré une croissance annuelle d’environ 5 % [2] : « c’est la crise avant la crise »[3].

La France a un retard dans ses investissements dans ce domaine par rapport aux pays de l'Europe du Nord et aux États-Unis. Le plan de développement de l'économie numérique d'Éric Besson[4] vise à faire de la France un pays leader en la matière. Ce plan est axé autour de quatre stratégies :

  • généralisation de l'accès aux réseaux numériques ;
  • développement de l'offre de contenus numériques ;
  • diversification des usages et des services numériques ;
  • rénovation de la gouvernance et l'écosystème de l'économie numérique.

Les retours et réactions à la suite de ce plan ont été plutôt positives dans leur ensemble[5].

Dans le cadre de ce plan a donc été mis en place tout un programme d'aide à la modernisation pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME). Ceci pour les inciter à recourir à l'économie numérique dans son ensemble[6]. D'après un rapport d'Olivier Midière pour le Ministère des PME, du Commerce, de l'artisanat, des professions libérales et de la consommation, en 2006 [7], ce plan était nécessaire tant l'économie numérique en France n'était pas développée.

La vente numérique doit obéir à un certain formalisme pour être valable. En effet, l'acheteur doit pouvoir identifier facilement le vendeur. Il doit pouvoir consulter les conditions générales de vente et les accepter. De plus, en cas d'archivage de son contrat, il doit en connaître les modalités et le mode d'accès. Enfin avant la conclusion du contrat de vente, il doit pouvoir identifier ses erreurs de saisie et les modifier[réf. souhaitée].

Aujourd'hui, le secteur du numérique est un secteur dynamique qui connait une croissance soutenue et régulière et qui contribue à hauteur de 5,2 % du PIB français en 2010 et représente un quart de la croissance économique nationale Source:rapport McKinsey (chiffres extraits de l'étude "France Numérique 2012-2020").

Le secteur du numérique est :

  • l'un des principaux bénéficiaire du Crédit Impôt Recherche (CIR) dont le montant atteint 5 millions d'€uros en 2009
  • le secteur le plus soutenu par OSEO : 1 122 projets et 158 millions d'€uros de subventions et d'avances remboursables.

Marchés de l'emploi et de la formation[modifier | modifier le code]

Selon l'étude McKinsey "Impact d'internet sur l'économie française" de Mars 2011, Internet a permis la création de 700 000 emplois (directs, indirects et induits) en France en l'espace de 15 ans, soit un quart des créations nettes d'emplois sur cette période. D'après les prévisions de ce cabinet, le secteur du numérique devrait créer encore 450 000 emplois d'ici 2015 [8].

Cette étude est cependant contestée par l'association MUNCI qui, en s'appuyant sur des statistiques publiques, affirme que l'économie numérique a créé moins de 300 000 emplois sur cette période [9] .

De plus, en matière de développement numérique la France se situe dans la moyenne de l'OCDE ( 17ème rang sur 34 concernant le développement de la société d'information), ce qui laisse une marge de progression importante pour ce secteur.

Le secteur du numérique représente de nombreux débouchés (voir Vidéos métiers)(consultant, ingénieur, rédacteur,...) et bénéficie de multiples formations courtes (bac+2), longues (bac+5), en alternance...[3]

Exemples de numérisation de l’économie[modifier | modifier le code]

Passeport pour l'économie numérique[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une initiation gratuite aux Technologies de l’Information et de la Communication (les applications de l’informatique, des télécommunications et d’Internet) à l'initiative du Ministère de l'économie, pour apprendre à se familiariser aux outils et aux usages numériques, en faveur des commerçants, artisans services et des professions libérales. Cette formation doit comporter au moins trois modules choisis parmi une liste de dix-huit dans l'un des 520 points d'accueil. Après l'obtention du « Passeport pour l'économie numérique », il y a une possibilité de bénéficier d'offres avantageuses afin de s'équiper selon les besoins prédéfinis relatifs aux équipements informatiques et télécoms.

Les enjeux de la dématérialisation des marchés publics[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2005, les administrations publiques peuvent diffuser des appels d'offres sous forme électronique pour lesquelles les entreprises intéressées pourront télécharger un dossier de "candidature" et répondre par la même voie, et ce, en toute sécurité, et en respectant la procédure légale. D'ailleurs, la dématéralisation des marchés publics est désormais inscrite dans le Code des marchés publiques, suite à un décret en date du 17 décembre 2008 modifiant diverses dispositions régissant les marchés soumis au code des marchés publics et aux décrets pris pour l'application de l'ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics avantages: Gain de temps, coût moindre (papier, ...), pas de déplacement, permet d'élargir l'offre à un plus grand nombre d'entreprises.

Les moyens de paiement en ligne[modifier | modifier le code]

Alors qu’il est de plus en plus fréquent aujourd'hui d'effectuer des achats en ligne, il devient primordial que les paiements soient suffisamment sécurisés afin d'acquérir la confiance des consommateurs. Le moyen de paiement en ligne est la carte bancaire. Encore faut-il prendre des précautions. En effet, il faut s'assurer de l'identité du e-commerçant. Il suffit alors de donner son nom, le numéro de la carte bancaire, la date de validité de la carte bancaire ainsi que les 3 chiffres du pictogramme au dos de la carte bancaire. Lors du paiement en ligne, le consommateur doit alors s'assurer que l'URL dans la barre d'adresse commence par HTTPS et qu'un cadenas fermé s'affiche dans la barre du navigateur. En 2001, un nouveau moyen de paiement apparaît. Il s'agit de l'e-carte bleue. Grâce à ce dispositif, le consommateur qui aura téléchargé le logiciel de sa banque pourra effectuer une seule opération bancaire en ligne via un identifiant à usage unique et de courte durée. Depuis la loi du 15 novembre 2001[10] relative à la sécurité quotidienne, "Dans les 70 jours suivant l’opération, si le paiement a été effectué frauduleusement, à distance, sans utilisation matérielle de la carte, ou si la carte a été contre-faite et que, au moment de l’opération, le propriétaire de la carte était lui-même en possession physique de sa carte." Aujourd'hui, il existe un nouveau moyen de paiement en ligne mis en place par Paypal. Les internautes créent un compte Paypal ce qui leur permet ensuite d'effectuer des achats en ligne sans divulguer leur numéro de carte bancaire pour chaque opération.

Les acteurs de l'économie numérique en France[modifier | modifier le code]

Syndicats et organisations professionnelles[modifier | modifier le code]

CINOV-IT : CINOV-IT est l'un des 12 syndicats techniques de la chambre patronale CINOV qui a pour mission la représentativité et la défense des intérêts des TPE/PME de la branche des Bureaux d'études techniques (dite "Syntec-Cinov") au sein des instances paritaires nationales (CPCCN, CPNE, ADESAT, FAFIEC, FIF-PL) et internationales (EFCA, FIDIC).
CINOV-IT rassemble les petites et moyennes entreprises du numérique : professions libérales, salariés en portage salarial, TPE et PME.

Syntec numérique: Le Syntec Numérique est un syndicat professionnel français de l'industrie du numérique qui regroupe 1200 entreprises. Il assure un rôle de porte-parole de son secteur auprès des institutions et des pouvoirs publics, de créateur de contenu (publication de données sur le secteur du numérique) ainsi que la promotion des métiers du numérique auprès des jeunes.

Associations[modifier | modifier le code]

ADN'Ouest (Association des Décideurs du Numérique) : créée en 2012, cette association a pour but de mettre en valeur les apports des métiers du numérique et de favoriser les échanges entre les acteurs du Grand Ouest.

L'AFINEF est l'association des industriels du numérique de l'éducation et de la formation continue en France.

L'AFDEL (Association des Éditeurs de Logiciels et de Solutions Internet) a été créée en 2005 "pour pallier le déficit de représentation de la profession d’éditeur de logiciels et contribuer au développement des PME et Start ups du secteur"[11]. Elle compte 320 membres français et internationaux.

L'APROGED est l’association professionnelle pour l'économie numérique en France. Elle compte plus de 100 adhérents.

L'ASIC (Association des Services Internet Communautaires - Google, Priceminister, Dailymotion, Yahoo! et autres) est une organisation qui cherche à promouvoir un "nouvel internet", un nouvel usage d'internet Leur but est donc d'organiser une certaine forme de lobbying auprès des différentes institutions internationales (Union Européenne, Assemblée Nationale, etc.) pour défendre et inciter le développement d'internet et de l'ensemble de l'économie qui en gravite. Il faut noter d'ailleurs que l'un des vice-présidents n'est autre que Pierre Kosciusko-Morizet, Président directeur général du Groupe PriceMinister[12], le frère de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'économie numérique.

Association Pasc@line  : créée en 2006, Pasc@line est une association qui a pour membres 75 écoles d'ingénieurs et universités qui forment les jeunes aux métiers du numérique et plus de 1 000 entreprises du Syntec Numérique et du CICF qui recrutent des jeunes diplômes pour intervenir dans le secteur de l'économie numérique en France.
Pasc@line assure également la promotion des métiers du numérique auprès des jeunes, filles et garçons, dès le lycée en collaboration avec le Ministère de l'Éducation nationale et dans le premier cycle d'enseignement supérieur.

MUNCI est la principale association professionnelle en France dans le secteur du numérique pour les personnes physiques (salariés, indépendants et demandeurs d'emploi des métiers du numérique). L'association édite notamment un document qui répertorie les principales organisations (associatives, professionnelles et autres...) du numérique en France[13].


Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]