Colin Powell
| Colin Powell | |
Portrait officiel de Colin L. Powell. |
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| Fonctions | |
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| 65e Secrétaire d'État des États-Unis | |
| 20 janvier 2001 – 20 janvier 2005 | |
| Président | George W. Bush |
| Gouvernement | Administration Bush |
| Prédécesseur | Madeleine Albright |
| Successeur | Condoleeza Rice |
| 12e Chef d'état-major des armées des États-Unis | |
| 1er octobre 1989 – 30 septembre 1993 | |
| Président | George H. W. Bush Bill Clinton |
| Prédécesseur | William J. Crowe, Jr |
| Successeur | David E. Jeremiah |
| 16e Conseiller à la Sécurité nationale des États-Unis | |
| 1987 – 1989 | |
| Président | Ronald Reagan |
| Prédécesseur | Frank Carlucci |
| Successeur | Brent Scowcroft |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Colin Luther Powell |
| Date de naissance | 5 avril 1937 |
| Lieu de naissance | Harlem, New York (États-Unis) |
| Nationalité | Américaine |
| Parti politique | Parti républicain |
| Profession | militaire (en retraite) |
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| Chefs d'État-major des armées des États-Unis Secrétaires d'État des États-Unis |
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Colin Luther Powell, né le 5 avril 1937 à Harlem (New York), est un général et homme politique américain. Il fut chef d'état-major des armées et Secrétaire d'État des États-Unis.
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Jeunesse[modifier]
Il est né le 5 avril 1937 à Harlem (New York), dans une famille d'immigrants jamaïcains et fut élevé dans le quartier de South Bronx. Il a des ancêtres africains, écossais et irlandais.
Sa mère était couturière et son père ouvrier.
Carrière militaire[modifier]
Vétéran du Viêt Nam, il est parmi les premiers conseillers envoyés par Kennedy, et est blessé (à la suite d’une chute dans un piège à loup [1]). Après deux séjours au Viêt Nam, il est nommé officier de liaison auprès du Secrétariat à la Défense, en poste à Washington. Colin Powell est le premier afro-américain à accéder au poste de chef d’État-major des armées d’août 1989 à 1993, sans être passé ni par West Point, ni par l’Académie navale d'Annapolis. En tant que chef d’État-Major des Armées, il conduit les troupes américaines et alliées à la victoire face à Saddam Hussein lors de la première guerre du Golfe[2]. Il est le 65e secrétaire d’État, du 20 janvier 2001 au 26 janvier 2005.
Une doctrine militaire porte son nom, la doctrine Powell, dans laquelle il définit les règles pour un engagement des États-Unis dans un conflit militaire.
- Second Lieutenant (Sous-lieutenant) : 9 juin 1958
- First Lieutenant (Lieutenant) : 30 décembre 1959
- Captain (Capitaine) : 2 juin 1962
- Major (Commandant) : 24 mai 1966
- Lieutenant Colonel (Lieutenant-colonel) : 9 juillet 1970
- Colonel : 1er février 1976
- Brigadier General (Général de brigade) : 1er juin 1979
- Major General (Général de division) : 1er août 1983
- Lieutenant General (Général de corps d'armée) : 1er juillet 1986
- General (Général d'armée) : 4 avril 1989
Carrière politique[modifier]
De 1987 à 1989, il est le Conseiller à la sécurité nationale du président Ronald Reagan et à ce titre préside le Conseil National de Sécurité en remplacement de Frank Carlucci. Il est le premier Afro-américain et le plus jeune officier à occuper de telles fonctions. De sensibilité plutôt démocrate, le général Powell reste fidèle au parti de Reagan (républicain), entraînant avec lui bon nombre de Noirs américains, séduits par le culte de l'effort personnel (« self-help ») et de la réussite individuelle, spécifiques des années Reagan. Grand admirateur aussi de Martin Luther King, il dit un jour que « le temps des droits civiques appartient désormais à l'histoire ancienne des États-Unis. » Il participe et au renversement du dictateur panaméen Manuel Noriega en 1989 et à la guerre du Golfe en 1990-91.
Un temps pressenti comme candidat républicain à la présidence des États-Unis, il y renonce, tout comme il décline la proposition du candidat Bob Dole d'être son colistier pour la présidentielle de 1996.
George W. Bush, 43e président des États-Unis, le nomme au poste de secrétaire d'État le 16 décembre 2000, le Sénat approuvant ce choix à l'unanimité.
Le 5 février 2003, devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, il donne des preuves très controversées sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak. Dans ce discours, qui apparaitra comme l'un des prologues de la Troisième guerre du Golfe, il affirme qu'« il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède des armes biologiques et la capacité de produire rapidement plus, beaucoup plus » et déclare qu'il n'y a « aucun doute dans mon esprit » que Saddam travaille pour obtenir des composants clefs pour produire des armes nucléaires. Le dossier cité par Colin Powell avait été fourni par l'administration de Tony Blair, qui reconnaîtra dès le 7 février 2003 des "gaffes" dans le dossier. Dès le 8 février, les journaux anglais identifient les vrais auteurs du rapport comme étant les services de communication de Downing Street et la pauvreté des sources utilisées par ces derniers (plagiat universitaire et sources suspectes...)[3].
Il exprimera deux ans plus tard son « amertume » : interrogé sur ABC, il explique que cette présentation, en grande partie fausse, fait « tache » dans sa carrière[4]. En 2011, Colin Powell demande à la CIA et au Pentagone des explications sur les fausses informations qui lui furent communiquées en 2003[5].
Lors de la campagne électorale de 2004, il avertit de son souhait de ne pas continuer sa responsabilité au sein du Cabinet, il présente donc sa démission le 15 novembre 2004 au président George W. Bush après sa réélection. Il est alors remplacé au poste de secrétaire d'État par la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice.
Lors de la campagne électorale de 2008, 15 jours avant le vote, il décide finalement d'apporter son soutien au candidat démocrate Barack Obama. Il renouvelle son soutien lors de la campagne électorale de 2012[6].
Décorations[modifier]
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Distinctions étrangères[modifier]
- Republic of Vietnam Gallantry Cross Unit Citation
- Republic of Vietnam Campaign Medal
- Commandeur de l'Ordre du Bain (Royaume-Uni)
- Commandeur de la Légion d'honneur (France)
- Meritorious Service Decoration (Canada)
- Prix Alexis de Tocqueville 2006
Culture populaire[modifier]
Il est interprété par l'acteur Jeffrey Wright dans W. : L'Improbable Président d'Oliver Stone, film retraçant l'ascension du président George W Bush.
Bibliographie[modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Un enfant du Bronx, de Colin Powell et Joseph E Persico, éd. Odile Jacob, septembre 1995
Notes et références[modifier]
- Édouard Tétreau, 20 000 milliards de dollars, Grasset 2011, p 172
- Durant cette guerre, toutes les opérations et planifications étaient du ressort du Centcom commandé par le général Norman Schwarzkopf.
- Downing St admits blunder on Iraq dossier, Michael White, Ewen MacAskill et Richard Norton-Taylor, The Guardian, 8 février 2003
- http://abcnews.go.com/2020/Politics/story?id=1105979&page=1#.T_tmTJFKS80
- IRAK - Colin Powell exige des réponses sur les fausses informations, Le Point.fr, 17 février 2011
- Colin Powell votera Obama le 6 novembre, sur Libération, 25 octobre 2012. Consulté le 25 octobre 2012
| Précédé par | Colin Powell | Suivi par | |
|---|---|---|---|
| Madeleine Albright |
|
Condoleezza Rice |
- Secrétaire d'État des États-Unis
- Chef d'état-major des armées des États-Unis
- Conseiller à la sécurité nationale (États-Unis)
- Général américain
- Guerre du Koweït (1990-1991)
- Membre du gouvernement du président George W. Bush
- Personnalité politique afro-américaine
- Personnalité américaine d'origine écossaise
- Personnalité américaine d'origine irlandaise
- Personnalité liée à la Guerre d'Irak
- Naissance à Harlem
- Naissance en 1937
- Récipiendaire de la Purple Heart
- Médaille présidentielle de la liberté
- Commandeur de la Légion d'honneur