John Hay (homme politique américain)

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Portrait de John Hay, secrétaire d'État, 1897
Hay jeune homme
Hay signe un traité de paix sur le Resolute desk dans le bureau du président McKinley à la Maison Blanche (actuelle Lincoln Bedroom, c. 1999)
John Hay remettant à l'ambassadeur français Jules Cambon la créance de 20 millions de dollars pour l'Espagne prévu dans le traité de Paris de 1898

John Milton Hay (8 octobre 18381er juillet 1905) est un homme d'État américain, diplomate, auteur et journaliste. Il fut le secrétaire privé d'Abraham Lincoln et secrétaire d'État des États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né à Salem (Indiana) de parents d'origine écossaise et fut élevé à Warsaw dans l'Illinois. Il suit les cours de l'université Brown où il s'intéresse à la poésie et devient membre du cercle littéraire de Providence fréquenté par Sarah Helen Whitman et Nora Perry. Il commence sa carrière à 22 ans comme secrétaire d'Abraham Lincoln bien que rattaché comme commis au département de l'Intérieur. Il loge alors dans une chambre dans le coin nord-est du second étage de la Maison-Blanche, chambre qu'il partage avec John G. Nicolay. Pendant quelques mois, il sert dans l'armée de l'Union sous les ordres des généraux Hunter et Gillmore. Il atteint le rang de major, puis est breveté lieutenant-colonel et enfin colonel. Son journal et ses écrits durant la guerre de Sécession constituent des documents historiques. Certains ont crédité Hay d'être le réel auteur de la lettre du président Lincoln à Mme Bixby, la consolant de la perte de ses 5 fils durant la guerre.

Hay était présent lors de l'assassinat de Lincoln au théâtre Ford. Hay et Nicolay écrivirent une biographie formelle en 10 volumes de Lincoln (Abraham Lincoln: A History, 1890) et préparèrent une édition rassemblant tous ses travaux.

Des extraits de son journal et ses lettres de 1861 à 1870, publiés dans le livre Lincoln and the Civil War, montrent le président sous un jour très intime. Le portrait d'Abrahma Lincoln est affectueux, certainement avec un biais favorable, mais contient également des éléments et anecdotes sur la vie domestique et le caractère du président américain. Hay fut secrétaire de légation à Paris et à Madrid et chargé d'affaires à Vienne. Pendant six ans, il sera un rédacteur du New York Tribune[1]. Il est nommé ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni en 1897, quand William McKinley devint président. En août 1898, Hay est nommé secrétaire d'État des États-Unis (équivalent de ministre des Affaires étrangères) et participe à la négociation du Traité de Paris de 1898, mettant fin à la guerre hispano-américaine. Hay continue comme secrétaire d'État, après que Theodore Roosevelt a succédé à McKinley, occupant le poste jusqu'à sa mort en 1905.

Parmi ses contributions, on peut citer l'adoption de l'Open Door Policy en Chine (annoncée le 2 janvier 1900), qui sera l'un des éléments provoquant la révolte des Boxers, et les préparatifs pour le Canal de Panama. Il négocie le traité Hay-Pauncefote (1901), le traité Hay-Herran (1903), et le Traité Hay-Bunau-Varilla (1903), tous des traités étapes vers la construction et l'utilisation du canal de Panama. En tout, il négocie plus de 50 traités, dont le règlement du litige des Samoa, qui permettent aux États-Unis de sécuriser Tutuila, disposant d'un excellent port naturel dans le Pacifique, un traité fixant définitivement la frontière de l'Alaska en 1903; la négociation de traités réciproques avec l'Argentine, la France, l'Allemagne, Cuba et les Antilles britanniques, la négociation de nouveaux traités avec l'Espagne et la négociation d'un traité avec le Danemark pour la cession des Antilles danoises[2].

En 1904, Hay est l'un des sept premiers choisis pour être membre de l'Académie américaine des arts et des lettres[3].

Hay est marié à Clara Louise Stone et ils ont quatre enfants. Ils sont enterrés au cimetière de Lake View à Cleveland (Ohio). Leur fille Alice Evelyn Hay épouse le politicien new yorkais James Wolcott Wadsworth Jr.. Leur fille Helen Julia Hay, une écrivain et poète, épouse Payne Whitney de l'influente famille Whitney; leurs enfants John Hay Whitney et Joan Whitney Payson seront également ambassadeurs américains.

La propriété de Hay dans le New Hampshire a été conservée au sein du John Hay National Wildlife Refuge.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Abraham Lincoln: A History (avec John G. Nicolay, 1890)
  • The Bread-winners (1883)
  • Castilian Days (1875)
  • Pike County Ballads and Other Poems (1871)
  • Poems (1890)

Source[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Alexander K. McClure (éditeur), Famous American Statesmen & Orators, VI, New York, F. F. Lovell Publishing Company,‎ 2007 (1re éd. 1902) (ISBN 9780548329429, présentation en ligne), p. 193
  2. New International Encyclopedia.
  3. (en) The History of the Academy > The Academy sur le site de l'Académie américaine des arts et des lettres
  • Lorenzo Sears, John Hay, Author and Statesman (New York, 1914)
  • Warren Zimmermann, First Great Triumph: How Five Americans Made Their Country a World Power (New York, 2002)
  • Robert L. Gale, John Hay (Boston, 1978)
  • Mellander, Gustavo A.(1971) The United States in Panamanian Politics: The Intriguing Formative Years. Daville, Ill.:Interstate Publishers. OCLC 138568.
  • Mellander, Gustavo A.; Nelly Maldonado Mellander (1999). Charles Edward Magoon: The Panama Years. Río Piedras, Puerto Rico: Editorial Plaza Mayor. ISBN 1-56328-155-4. OCLC 42970390.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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