Margrethe Vestager

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Margrethe Vestager
Margrethe Vestager en 2011.
Margrethe Vestager en 2011.
Fonctions
Commissaire européenne à la Concurrence
En fonction depuis le
Président Jean-Claude Juncker
Prédécesseur Joaquín Almunia
Ministre de l'Économie
et de l'Intérieur du Danemark
Ministre d'État Helle Thorning-Schmidt
Gouvernement Thorning-Schmidt I et II
Prédécesseur Brian Mikkelsen (Économie)
Bertel Haarder (Intérieur)
Successeur Morten Østergaard
Ministre de l'Éducation et des Affaires ecclésiastiques
Ministre d'État Poul Nyrup Rasmussen
Gouvernement Nyrup Rasmussen IV
Prédécesseur Ole Vig Jensen
Successeur Ulla Tørnæs (Éducation)
Johannes Lebech (Affaires ecclésiastiques)
Présidente de la Gauche radicale danoise
Prédécesseur Marianne Jelved
Successeur Morten Østergaard
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Glostrup (Danemark)
Nationalité Danoise
Diplômé de Université de Copenhague

Margrethe Vestager Hansen, née le à Glostrup (Danemark), est une femme politique danoise, membre du Parti social-libéral danois (RV). Elle a été ministre de l'Éducation et des Affaires ecclésiastiques entre 1998 et 2001, puis ministre de l'Économie et de l'Intérieur entre 2011 et 2014. En 2014, elle devient Commissaire européen à la concurrence sous la présidence de Jean-Claude Juncker.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Fille de pasteurs[1] et diplômée en économie de l'université de Copenhague en 1993[2], elle intègre ensuite le ministère des Finances, où elle accomplit, pendant cinq ans, la totalité de sa carrière.

Mariée à un professeur de mathématiques, elle a avec lui trois enfants. Parlant français, elle possède une maison de vacances sur l'île d'Oléron[1].

Carrière politique nationale[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée ministre de l'Éducation et ministre des Affaires ecclésiastiques, dans le gouvernement de centre gauche de Poul Nyrup Rasmussen, mais perd ce dernier poste, à l'occasion d'un remaniement ministériel le .

À l'occasion des élections législatives du 20 novembre 2001, elle est élue députée au Folketing, tandis que le centre droit arrive au pouvoir. Réélue en 2005, elle prend la direction de la RV et de son groupe parlementaire en remplacement de Marianne Jelved, à la suite des élections législatives du 13 novembre lors desquelles son parti obtient l'un plus mauvais résultats de son histoire, avec seulement 5,1 % des voix et 9 députés[3].

Lors de l'affaire des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten, elle prend position pour le droit au blasphème[1].

Lors des élections législatives du 15 septembre 2011, son parti obtient 9,5 % des suffrages et 17 élus, son meilleur score depuis 1973. Le 3 octobre suivant, elle est nommée ministre des Affaires économiques et de l'Intérieur dans le gouvernement de centre gauche de Helle Thorning-Schmidt.

Carrière politique européenne[modifier | modifier le code]

En 2014, elle est nommée Commissaire européen à la concurrence. Présentée comme la « star de Bruxelles »[4], elle est en effet chargée de dossiers impliquant des géants mondiaux comme Starbucks, Google et Gazprom. Elle lance contre ce dernier une procédure pour non respect de la législation sur les cartels et les abus de position dominante[5].

Se présentant comme centriste, ni dirigiste, ni libérale, elle appelle à lutter contre la « loi de la jungle », qui amène par exemple à ce que de grands groupes numériques payent peu d'impôts dans leurs pays d'origine, ayant installé leurs sièges dans des paradis fiscaux[1].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Elle a inspiré le personnage principal de la série télévisée Borgen, une femme au pouvoir, la Première ministre danoise Birgitte Nyborg[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Frédéric Martel, « Contre Google, Disney et McDonald’s, l’Europe rêvée de Margrethe Vestager », slate.fr, 3 janvier 2015.
  2. (en) « New EU Competition Commissioner--Margrethe Vestager », sur The National Law Review,‎ (consulté le 9 novembre 2015)
  3. (da) « Margrethe Vestager (RV) », sur Folketinget (consulté le 9 novembre 2015)
  4. « La femme qui fait trembler Google », sur lesechos.fr,‎
  5. (en) « Vestager takes a tough stance on Gazprom », Financial Times,‎ (ISSN 0307-1766, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]