Lalley

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Lalley
Lalley
Vue générale de Lalley au début du XXe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Michel Picot
2014-2020
Code postal 38930
Code commune 38204
Démographie
Gentilé Lalleysiens ou Lalleyroux
Population
municipale
201 hab. (2015 en diminution de 4,29 % par rapport à 2010)
Densité 8,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 31″ nord, 5° 40′ 37″ est
Altitude Min. 673 m
Max. 2 050 m
Superficie 24 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairiedelalley.com

Lalley est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Lalleysiens ou les Lalleyroux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village situé au pied du col de la Croix-Haute, Lalley est une commune du Trièves. Elle résulte de l'union, au XIXe siècle, d'Avers et de Lalley. Elle est située à environ 60 km de Grenoble en prenant l'autoroute A51 et la RD 1075.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Lalley (chef-lieu), Avers et deux hameaux : Piedgros et le Col (de la Croix-Haute)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Plusieurs autres communes se situent aux alentours de Lalley. Parmi elles, on trouve Saint-Maurice-en-Trièves, Tréminis, Prébois, Le Percy, Clelles, Mens, Monestier-du-Percy, Saint-Baudille et Pipet et plus loin, Saint-Michel-les-Portes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Marius Beaup, le nom de Lalley dérive du latin Allodio, mot signifiant "fonds libre et exempt de toute servitude". Ainsi Lalley aurait été dans les premiers temps du régime féodal une terre allodiale, c'est-à-dire une terre où le seigneur exerçait la directe universelle, mais à qui les habitants payaient des redevances en échange des fonds de terre qui leur étaient concédés, en vertu d'actes qu'on appelait des albergements[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Lalley est issue de l'union de deux communautés situées de part et d'autre du ruisseau du col : Avers, à l'est, qui appartenait au mandement de Prébois, et Lalley, à l'ouest, qui appartenait au mandement de Saint-Maurice. Son histoire s'inscrit dans l'histoire du Trièves, lui-même partie du Dauphiné. Le territoire de Saint-Maurice fut inféodé en 1330. Le 5 mai de cette année, Guigues VII vendit la terre et la juridiction de Saint-Maurice à Guigues de Morges, de la famille des Béranger. Le prix fut de 100 florins d'or et 100 livres de gros tournoi. En 1382, la terre et la seigneurie de Saint-Maurice fut transmise à Eynard de Montauban. Elle passa ensuite sous l'autorité d'Etienne Guillon (14 juillet 1435), de Philibert d'Arces, puis de la famille de Brunel, suite à son acquisition en 1539 par Vincent de Brunel, des Rimbaud de Champrenard, dont le dernier, Claude-François, succéda à son père en 1738, enfin, des Dupuy de Saint-Vincent, qui émigrèrent à la révolution et virent leurs bien aliénés en 1793.

Cette époque féodale fut marquée par les conflits permanents entre les seigneurs et les habitants, soucieux de préserver ou de reprendre une partie des droits qui leur avaient été pris.

Le hameau d'Avers faisait partie de la paroisse de Saint-Eugénie, aujourd'hui disparue, appartenant à Prébois. La partie ouest de l'actuelle commune de Lalley, séparée d'Avers par le Rif d'Avers, aujourd'hui dénommé ruisseau de la Croix-haute, constituait jusqu'en 1841 la section de Lalley et était intégrée au mandement de Saint-Maurice. En 1598, Avers se détacha de la paroisse de Saint-Eugénie et s'unit à celle de Saint-Maurice, laissant une partie de sa forêt indivise avec son ancien chef-lieu, ce qui allait donner lieu à un long procès qui prit fin en 1881.

Le 7 février 1730, à la demande des habitants de Lalley et d'Avers, le Seigneur-évêque comte de Die érigea Lalley en paroisse. D'un point de vue féodal, jusqu'à la révolution, Avers, qui était un fief, resta indépendant et ne fut rattaché à la commune de Saint-Maurice qu'en 1790. Puis l'ordonnance royale du 14 avril 1841 érigea Lalley (incluant le hameau d'Avers) en commune distincte et en fixa le chef-lieu à Lalley[2].

La famille noble d'Eschaffin réside à Lalley au XVIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Michel Picot SE Ingénieur conseil
2008 2014 Michel Lambert ... ...
2001 2008 Hubert Oddos ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 201 habitants[Note 1], en diminution de 4,29 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
708706747663646636581761575
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
564470443376397389335331336
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
297299294280258273257191184
2005 2010 2015 - - - - - -
195210201------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Lalley

Sur le territoire de la commune de Lalley se trouve une église catholique (sur la place du village) mais aussi un ancien temple protestant aujourd'hui réaménagé. Il existe aussi un cimetière catholique et un ancien cimetière protestant.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Ayant pu préserver son aspect traditionnel, le village a conservé ses nombreux bassins dans plusieurs rues, et des maisons aux tuiles typiques. La maison Bernard est labellisée Patrimoine en Isère[7].

La forge de Lalley, du 1836, a été activité jusqu'à 1976. La maison, la forge et ses éléments, le travail à ferrer les bœufs font l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 30 juin 1995[8].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune de Lalley est entourée de montagnes dont la plus connue est le Mont Aiguille. De plus, elle fait partie des communes situées non loin du Vercors.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Giono (1895-1970) a fait plusieurs séjours dans le village. Lalley et le Trièves lui ont inspiré le cadre où se déroule l'action de Un roi sans divertissement. Aujourd'hui un espace culturel lui est consacré : l’Espace Giono situé au cœur du village.
  • Édith Berger (1900-1994), peintre grenobloise, choisit d’y vivre définitivement en 1934 après un premier séjour en 1929. Intégrée dans le village, elle n’a cessé de célébrer la beauté de ses paysages. La place centrale du village porte son nom.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Lalley ne compte encore aucun jumelage avec d'autres communes européennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marius Beaup, Lalley et l'ancien mandement de Saint-Maurice-en-Trièves, Grenoble, Grands établissements de l'imprimerie générale, , 85 p., p 17
  2. Marius Beaup, Lalley et l'ancien mandement de Saint-Maurice-en-Trièves, Grenoble, Grands établissements de l'imprimerie nationale, , 85 p., Pp 17-44
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr (consulté le 4 août 2014)
  8. « Forge », notice no PA00135643, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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