Saint-Baudille-et-Pipet

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Saint-Baudille-et-Pipet
Saint-Baudille-et-Pipet
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Jean-Louis Poite
2020-2026
Code postal 38710
Code commune 38366
Démographie
Population
municipale
257 hab. (2017 en augmentation de 1,98 % par rapport à 2012)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 06″ nord, 5° 46′ 10″ est
Altitude Min. 718 m
Max. 2 696 m
Superficie 36 km2
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Baudille-et-Pipet

Saint-Baudille-et-Pipet est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La petite commune de moyenne montagne, à vocation rurale est située dans la micro-région naturelle du Trièves. Elle est, en outre, adhérente à la communauté de communes du Trièves dont le siège est situé à Monestier de Clermont.

Le nom de la commune (ou du moins le nom de Saint-Baudille) est cité dans un des plus célèbres romans de l'écrivain français Jean Giono, dénommé Un roi sans divertissement.

Ses habitants se dénomment les San-Brancassous [1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Baudille-et-Pipet se situe dans le Trièves, au pied de l'Obiou, entre Mens et Tréminis, dans la partie la plus méridionale du département de l'Isère.

Situé à l'écart des grandes routes, le modeste village de Saint-Baudille-et Pipet est essentiellement tournée vers l'agriculture et le tourisme.

Jusqu'au nouveau découpage territorial, la commune était rattachée au canton de Mens. Depuis 2015, celle-ci fait partie du canton de Matheysine-Trièves. L'ancien canton de Mens se situait en limite des départements des Hautes-Alpes et de la Drôme, des Alpes du Nord et des Alpes du Sud.

Géologie[modifier | modifier le code]

La région de Mens, Saint-Baudille-et-Pipet et l'Obiou

Les villages de Saint-Baudille-et-Pipet et de Tréminis sont situés au pied du versant occidental très abrupt de l'Obiou en bordure nord d'une dépression à fond presque plat qui constitue le cirque des sources de l'Ébron, torrent qui prend sa source au pied du Grand Ferrand et qui reçoit en affluent des ruisseaux s'écoulant depuis le village de Saint-Baudille et des hameaux de la commune.

Le fond de cette dépression est garni d'épandages alluviaux torrentiels qui ont été alimentés par les puissants et nombreux ravins qui ont entaillé les pentes de la montagne de l'Obiou dont d'anciens cônes de déjections forment un glacis à surface doucement inclinée vers l'ouest [3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Baudille-et-Pipet
Mens Cordéac
Prébois Saint-Baudille-et-Pipet Pellafol
Treminis

Climat[modifier | modifier le code]

Le Trièves, ou se situe le territoire de Saint-Baudille-et-Pipet, est essentiellement une zone de basse et de moyenne montagne entourée de massifs élevés, quelque peu abritée des flux d'ouest par le Vercors est une des parties de l'Isère la plus méridionale. Comme les Écrins, cette région, à pluviosité plus réduite connait un climat de transition entre les Alpes du Nord humides et les Alpes du Sud relativement sèches.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par de nombreux cours d'eau, principalement des torrents qui s'écoulent de la montagne de l'Obiou, dont notamment :

  • la Vanne, d'une longueur de 15,5 km, affluent de l'Ébron[4] et ses affluents
    • le Ruisseau de Pierre Aigu, d'une longueur de 1,8 km[5].
    • le Ruisseau de Lollagne, d'une longueur de 4,6 km[6].
    • le Ruisseau du Serron, d'une longueur de 3,2 km[7].
    • le Ruisseau de Chante-Merle, d'une longueur de 3,3 km[8].

Voies routières[modifier | modifier le code]

Les routes départementales[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par trois routes départementales.

  • La route départementale 66 qui relie la RD 537 au barrage du Sautet, près de Corps à la RD 1075 (ancienne RN 75), au niveau de la commune de Lalley.
  • La route départementale 216 qui relie le hameau de Montmeilleur au hameau du pont de Prébois, situé sur la commune de Prébois, après avoir traversé Tréminis.
  • La route départementale 254 qui la commune de Prébois à la commune de Mens, après avoir traversé les hameaux du Perrier et d'Agnès.

Modes de transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts de la commune[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Saint-Baudille-et-Pipet, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[9].

  • les Sagnes
  • Saint-Beauvais
  • le Jails
  • les Prés
  • Vaujarat
  • le Serre
  • les Vignes Rondes
  • les Buisses
  • Rouffet
  • L'Outre
  • Dondi
  • Pommaray
  • Pré Mavoux
  • les Boutins
  • Montmeilleur (château)
  • Longueville
  • les Brachons
  • lotissement Richard
  • les Granges
  • Jamaray
  • la Selle
  • la Tune
  • Fourchon
  • Prays
  • la Touche
  • Rattier
  • Allouaire
  • les Marceaux
  • la Tinat
  • la Rivière
  • Agnès
  • le Villard
  • les Ours
  • Saint-Pancrasse
  • les Fanjavoux
  • Champ Fourgon
  • Figaro et Gravelle
  • Corréard
  • Bourleyre
  • Romeyer
  • Lomea
  • Beaudinat
  • les Mas
  • Rignière
  • le Perrier
  • les Bonnets
  • Bonnichère
  • les Gauthiers
  • la Guichardière
  • Pipet
  • la Chapelle
  • Lolagne
  • les Marceaux
  • Chauri
  • Rochassac
  • Chamousseyre

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-Baudille-et-Pipet est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique. Elle se situe cependant au sud de la limite d'une zone sismique classifiée de « moyenne » et qui partage le département de l'Isère[10].

Terminologie des zones sismiques[11]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom de Saint-Baudille est lié à Baudile de Nîmes que l'on retrouve dans Saint-Baudille-de-la-Tour et Saint-Bueil, autres communes de l'Isère[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Du Moyen-âge au temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Entre 1790 et 1794, les communes éphémères de Saint-Baudille[13] et de Pipet[14] fusionnent pour former la commune de Saint-Baudille-et-Pipet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Marius Durbet    
2001 En cours Jean-Louis Poite DVD Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Populations et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2017, la commune comptait 257 habitants[Note 1], en augmentation de 1,98 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
787829835775626785790773718
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
666653623603600580574525507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
466448426375373343335338327
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
286251209209215232244259256
2017 - - - - - - - -
257--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Un site de deltaplane et de parapente a été créé sur un terrain avoisinant depuis quelques années, à Courtet, sur les flancs de l'Obiou. Ce site de vol, très prisé pour son excellente orientation aux vents, attire les foules, parfois d'ailleurs au détriment du respect de l'écologie et de la tranquillité du village (le site a d'ailleurs été fermé un moment pour manque de civisme).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Baudille-et-Pipet

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Saint-Baudille-et-Pipet - Château de Montmeilleur

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La montagne de l'Obiou vu de Saint-Baudille-et-Pipet

Patrimoine montagnard[modifier | modifier le code]

La montagne de l'Obiou, quelquefois improprement dénommée massif de L'Obiou est située à l'extrémité méridionale du village et fait partie du massif du Dévoluy. Cette montagne, parfaitement visible du bourg, domine les vallonnements du Trièves. Si la grande Tête de l'Obiou, sommet principal de cette montagne n'est pas situé sur le territoire communal, celui-ci héberge cependant certains sommets secondaires tels que l'Aiguille (2038 mètres), le Bonnet de l'Évèque (2645 mètres), la Tête de la Cavale (2696 mètres), ce dernier sommet étant le point culminant de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jacques II Perier fut baptisé le 3 mars 1703 dans l'église de Saint-Baudille
La famille Périer

La commune de Saint-Baudille-et-Pipet est le berceau de la grande famille Perier (sans accent aigu) qui donnera à la France un président du Conseil, Casimir Perier, et un président de la République Jean Casimir-Perier, ainsi que les châtelains de Vizille, industriels et banquiers.

La famille Royer

Elle est également le berceau de la famille Royer[21] dont plusieurs représentants jouèrent un rôle de premier plan à l'Assemblée de Vizille, à la veille de la Révolution française, puis au long du XIXe siècle ; on citera notamment Alexandre Royer-Deloche, maire de Grenoble, Louis Royer, président du conseil général de l'Isère (1810-1814)[22], Casimir Royer[23], deux fois députés de l'Isère (1846-1848 puis 1863-1869), ou encore Ernest de Royer, issue d'une branche anoblie sous la Restauration, deux fois ministre de la Justice sous la Seconde République puis le Second Empire.

Saint-Baudille-et-Pipet dans les arts[modifier | modifier le code]

Jean Giono

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Saint-Baudille est un des lieux où se déroule l'action du roman de Jean Giono. Cette localité doit être identifiée au village de Saint-Baudille qui dépend de Saint-Baudille-et-Pipet[13].

Dans les films (cinéma)[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un film dramatique français coécrit et réalisé par Cédric Kahn et dont le tournage se déroula, en partie, à Mens, Saint-Baudille-et-Pipet et Tréminis dans le Trièves[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 27 janvier 2019
  2. Site de l'OT du Trièves, page sur Saint-Baudille-et-Pipet, consulté le 27 janvier 2019
  3. Site Géol-Alp, page "Saint-Baudille-et-Pipay, Tréminis, les confins du Trièves avec le Dévoluy et le Bochaine septentrional, consulté le 27 janvier 2019
  4. Site Sandre, page sur la Vanne, consulté le 27 janvier 2019
  5. Site Sandre, page sur le ruisseau de Pierre aigüe, consulté le 27 janvier 2019
  6. Site Sandre, page sur le ruisseau de Lollagne, consulté le 27 janvier 2019
  7. Site Sandre, page sur le ruisseau du Serron, consulté le 27 janvier 2019
  8. Site Sandre, page sur le ruisseau de Chante-Merle, consulté le 27 janvier 2019
  9. Site géoportail, page des cartes IGN
  10. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  11. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  12. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 183
  13. a et b « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui », sur École des hautes études en sciences sociales (consulté le 18 avril 2019).
  14. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui », sur École des hautes études en sciences sociales (consulté le 18 avril 2019).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. « Château de Montmeilleur », notice no PA00117248, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Selon l'écrivain Éric Tasset, auteur d'un ouvrage sur les châteaux forts de l'Isère, le château de Montmeilleur date des XIVe et XVIIe siècles. Voir Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 978-2-911148-66-8), pp. 694-695.
  21. http://criminocorpus.cnrs.fr/bibliographie/ouvrages/136460/
  22. Cf site web du Conseil général https://www.isere.fr/conseil-general/institution/presidents/
  23. Cf sa bio sur le site de l'Assemblée nationale http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/biographies/1789-1889/Tome_5/ROUSSIN_ROYER.PDF
  24. « La Prière », sur Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma (consulté le 13 mars 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]