Lavars

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Lavars
Lavars
Le pont de Brion.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Alexandre Eyraud-Griffet
2020-2026
Code postal 38710
Code commune 38208
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2019 en diminution de 1,33 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 58″ nord, 5° 40′ 23″ est
Altitude Min. 484 m
Max. 1 080 m
Superficie 14,8 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Lavars

Lavars est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de la commune sont dénommés les Lavardous[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

L'Ebron vu depuis le Pont de Brion.

Roissard est un petit village de moyenne montagne essentiellement rural à vocation résidentielle. Son territoire se positionne au sud du département de l'Isère et de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Mens, Clelles, Roissard, Saint-Jean-d'Hérans

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le territoire de Lavars est essentiellement une zone de basse et de moyenne montagne entourée de massifs élevés, quelque peu abritée des flux d'ouest par le massif du Vercors, est une des parties de l'Isère la plus méridionale.

L'hiver, le côté méridional est nuancé par l'altitude relative du plateau (800 mètres en moyenne). Il neige donc abondamment, mais le climat reste légèrement plus doux que dans le reste des Alpes du Nord à altitude équivalente, mais à l'instar de la vallée du Grésivaudan ou le secteur des Quatre-Montagnes, l'effet de foehn arrive parfois par le sud, réchauffant ainsi la masse d'air instantanément[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé à la confluence du Drac et de l'Ébron.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est situé à l'écart des grands axes de communication.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lavars est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (55,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,2 %), prairies (18,8 %), terres arables (16,1 %), eaux continentales[Note 2] (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Villarnet, hameau rattaché à Lavars, surplombe le lac artificiel du Monteynard et offre un accès escarpé à la retenue d'eau. Les lieux-dits les ormes, les Roussins sont également rattachés administrativement à la commune de Lavars.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Roissard est situé en zone de sismicité n°3 dite « modérée, » comme la plupart des communes de son secteur géographique. Elle se situe cependant au sud de la limite d'une zone sismique classifiée de « moyenne »[9].

Terminologie des zones sismiques[10]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Selon une édition du journal le Matin de l'époque, le , un séisme de moyenne ampleur a été ressenti par la population de Monestier-de-Clermont et de sa région[11].

« Ce matin, vers 4 heures 45, la population de Monestier-de-Clermont a perçu une secousse assez forte qui s'est prolongée pendant une minute. On ne signale pas d'accident de personne. »

Selon le réseau sismologique des Alpes (Sismalp), un séisme de magnitude 2,7 dont l'épicentre était situé au col des Mouilles le a été ressenti sur le territoire de Monestier-de-Clermont[12].

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
Les données antérieures à 2001 ne

sont pas encore connues.

? 1943
(démission d'office)[13]
Léon Chevillon ?  
1983 2008 Jean Tatin   Agriculteur
2014 En cours Alain Hermil-Boudin SE Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2019, la commune comptait 148 habitants[Note 3], en diminution de 1,33 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348299338279345360364342301
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
316301300312308304300285248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
222225206176165163160140120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
101100105104117113127129150
2017 2019 - - - - - - -
148148-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien régional Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Romanche et Oisans, un ou plusieurs articles à l'actualité de la communauté de communes, du canton, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église (propriété de la commune) et la communauté catholique de Lavars dépendent de la paroisse Notre-Dame d'Esparron (Relais du Mont-Aiguille), elle-même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont et les ruines du château fort de Brion au XIXe siècle, illustrés par Victor Cassien (1808 - 1893).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • À l'entrée Nord du village, au lieu-dit des Faïsses[19], le manoir de Lavars est en cours de restauration. Sur la façade sud, une tourelle-escalier et des fenêtres à meneaux et demi-croisées attirent l'attention des passants. À l'intérieur, on trouve des plafonds à caisson et une cheminée décorée avec des fleurs de lys et on découvre le coussiège intérieur d'une des fenêtres. Les écuries se trouvent à côté du bâtiment principal. Plusieurs indices laissent à penser que sa construction remonte au XVIe siècle, mais son histoire est mal connue, des incendies successifs ayant détruit les archives communales[20],[21].
  • Le château fort de Brion, du XIIe siècle, se situait en position stratégique au-dessus du pont de Brion, avec le bout de contrôler la voie de communication sur l'Ébron. Il était bâti à la place d'une construction en bois du siècle précédent, déjà site roman. Le château se composait d'une tour carrée, à l'origine de dix mètres de haut, dont il ne reste que la moitié, et de divers bâtiments secondaires, sur des terrasses en contrebas. Le complexe était entouré par un rempart. Un deuxième rempart enfermait le bourg castral de Brion et son église, dont il ne reste aucune trace. À l'époque des guerres de religion, le château fort de Brion a été le théâtre d'une bataille sanglante gagnée par les huguenots de Lesdiguières et du Cadet de Charance, qui s'opposaient aux catholiques de La Valette et du Baron des Adrets[20].
  • Le pont de Brion.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Lavars possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 6 mars 2020
  2. Site de guilhemartin, page sur le Foehn dans la région grenobloise.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité, consulté le 20 octobre 2019.
  10. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  11. Site de Gallica, Edition du journal le Matin du 06/05/1931
  12. Site de l'IRMA, page sur le séisme de 2012 sur Belledonne
  13. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  18. Site diocese-grenoble-vienne.fr, page sur la paroisse.
  19. Localisation du château aux Faïsses : 44° 51′ 03″ N, 5° 40′ 18″ E.
  20. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 683.
  21. Lavars, www.locations-trieves.com, accès le 6 octobre 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Communes de l'Isère

Liens externes[modifier | modifier le code]

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