Roissard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Roissard
Image illustrative de l'article Roissard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Christophe Drure
2014-2020
Code postal 38650
Code commune 38342
Démographie
Gentilé Roissardons
Population
municipale
294 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 59″ nord, 5° 38′ 26″ est
Altitude Min. 486 m – Max. 1 800 m
Superficie 14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Roissard

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Roissard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Roissard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Roissard
Liens
Site web www.mairieroissard.fr

Roissard est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les « Roissardons ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Village agricole à vocation résidentielle, sur le versant méridional du col du Fau, dans le Trièves, Roissard garde une tradition agricole encore très ancrée, avec ses fours, détrés et maisons paysannes.

Il est également le berceau de fromages typiques du Trièves, avec la fromagerie du Mont Aiguille : le Brion au lait de chèvre, le Trois Pis réalisé avec les trois laits (chèvre, vache et brebis) et bien sûr le Trièves au lait de vache.

Le château de Bardonenche datant de la fin du 17e est aujourd'hui aménagé en appartements. La route se prolonge en direction du pont suspendu de Brion, reconstruit en 1951, sur la gorge de l'Ébron : 126 m de haut, 100 m de long.

Roissard vu depuis le hameau de l'Homme.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • le Fau
  • lLes Peyrouses
  • Maissenas
  • Martine
  • l'Homme
  • les Fauries

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne occupation romaine. Nombreuses tombes gallo-romaines et sanctuaire à la côte des Araygnées.

Occupation du sanctuaire du Ier siècle av. J.-C. au IVe siècle apr. J.-C. attestée par la découverte d'une drachme au bouquetin, de nombreux deniers de la république romaine, d'un dépôt de dupondii de Nîmes des 1er, second et troisième type, de plusieurs nummi des empereurs Constantin et Jovien.

Artefacts : deux fibules de type Feugere A17, de nombreux imbrices de poterie des Ier et IIe siècles, brique romaine.

Ce sanctuaire est très certainement un temple de Diane, théorie relative aux patines marbrées des dupondii de Nimes, patine caractéristique des monnaies ayant séjourné longuement dans l'eau…).

La maison forte du Clos, construite sur un éperon rocheux dominant à plus de 200 mètres le lit du Drac (aujourd'hui noyé sous le lac artificiel de Monteynard-Avignonnet), fut bâtie au XIIIe siècle. Son seigneur était à l'époque des guerres de religion le seul seigneur catholique, auquel s'opposaient ses seigneurs huguenots voisins. Au pied de la falaise (et aujourd'hui au bord du lac) se trouve le château d'Herbelon (hors de la commune).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Christophe Drure DVG Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Aucun jumelage.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 294 habitants, en augmentation de 20 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
323 352 344 333 381 410 372 399 383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
351 359 363 359 359 348 320 281 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
222 216 201 179 174 167 184 184 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
137 136 95 141 199 193 222 245 294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Bardonenche, XVIIe siècle, classé monument historique pour partie[5],[6].
  • Maison-forte du domaine du Clos, XIIIe s., dominant le lac de Monteynard.

Personnages liée à la commune[modifier | modifier le code]

Il semblerait que le peintre du XIXe, Jules Guédy y naquit en 1805. Ses tableaux se trouvent dans différents musées de la région, Grenoble, Chambéry mais aussi dans des églises de cette région.Il participa également à la restauration de nombreux tableaux en France, en particulier à Albi. C'est lui qui fut choisi pour peintre les enfants ayant vécu une apparition de la Vierge à La Salette, qui devint un pèlerinage important en France. Il peignit principalement des paysages et des portraits. Il mourut à Pau en 1876 et trois de ses fils devinrent peintres, restaurateur de tableaux, vendeurs de tableaux et photographe, Théodore, Eugène et Louis, et un petit-fils Gaston[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Présentation et localisation : Sites remarquables, www.mairieroissard.fr, accès le 9 octobre 2016.
  6. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 692
  7. documents personnels généalogiques-bernard.wagner5@free.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Ancienne occupation romaine