Roissard

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Roissard
Roissard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Christophe Drure
2020-2026
Code postal 38650
Code commune 38342
Démographie
Gentilé Roissardons
Population
municipale
306 hab. (2017 en augmentation de 15,91 % par rapport à 2012)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 59″ nord, 5° 38′ 26″ est
Altitude Min. 486 m
Max. 1 800 m
Superficie 14 km2
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Roissard
Liens
Site web www.mairieroissard.fr

Roissard est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le village, autrefois situé dans l'ancienne province du Dauphiné, appartient à un territoire de moyenne montagne dont l'altitude se situe entre 500 m et 1 200 m d'altitude et qui se trouve entre des massifs montagneux qui l'entourent de trois côtés : à l'ouest, on peut découvrir le massif du Vercors, au sud et à l'est se détache le chaînon de l'Obiou appartenant au massif du Dévoluy).

Ses habitants sont appelés les « Roissardons »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de Roissard et des communes limitrophes

Localisation et description[modifier | modifier le code]

Roissard est un petit village de moyenne montagne essentiellement rural à vocation résidentielle. Situé au sud du département de l'Isère et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le territoire communal est situé non loin de la route Grenoble - Marseille, un lieu de passage routier au niveau des balcons du Vercors non loin de la vallée de la Gresse et des reliefs du Trièves. Positionné sur le versant méridional du col du Fau, dans le Trièves, son territoire marqué par un petit bourg entourés de petits hameaux garde une tradition agricole encore très ancrée, avec ses fours détrés et des maisons paysannes.

Depuis la route principale RN75, reliant Grenoble à Sisteron, une route rejoigant le village, se prolonge en direction du pont suspendu de Brion, reconstruit en 1951, sur la gorge de l'Ébron : 126 m de haut, 100 m de long.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Roissard vu depuis le hameau de l'Homme.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est sillonne par plusieurs cours d'eau :

  • Au sud, l'Ébron, d'une longueur de 32,1 km[2].
  • À l'ouest, le torrent de Riffol, d'une longueur de 8,1 km[3].
  • Au nord, le ruisseau de Vanayre.

Climat[modifier | modifier le code]

Effet de Foehn, variation de la température en amont et en aval de l'obstacle

Le territoire de Roissard est essentiellement une zone de basse et de moyenne montagne entourée de massifs élevés, quelque peu abritée des flux d'ouest par le massif du Vercors, est une des parties de l'Isère la plus méridionale.

L'hiver, le côté méridional est nuancé par l'altitude relative du plateau (800 mètres en moyenne). Il neige donc abondamment, mais le climat reste légèrement plus doux que dans le reste des Alpes du Nord à altitude équivalente, mais à l'instar de la vallée du Grésivaudan ou le secteur des Quatre-Montagnes, l'effet de foehn arrive parfois par le sud, réchauffant ainsi la masse d'air instantanément[4].

Voies routières[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune comprend divers hameaux, dont :

  • le Fau
  • les Peyrouses
  • Maissenas
  • Martine
  • l'Homme
  • les Fauries

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Roissard est situé en zone de sismicité n°3 dite « modérée, » comme la plupart des communes de son secteur géographique. Elle se situe cependant au sud de la limite d'une zone sismique classifiée de « moyenne »[5].

Terminologie des zones sismiques[6]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Selon une édition du journal le Matin de l'époque, le , un séisme de moyenne ampleur a été ressenti par la population de Monestier-de-Clermont et de sa région[7].

« Ce matin, vers 4 heures 45, la population de Monestier-de-Clermont a perçu une secousse assez forte qui s'est prolongée pendant une minute. On ne signale pas d'accident de personne. »

Selon le réseau sismologique des Alpes (Sismalp), un séisme de magnitude 2,7 dont l'épicentre était situé au col des Mouilles le a été ressenti sur le territoire de Monestier-de-Clermont[8].

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village héberge le site d'une ancienne occupation romaine. Nombreuses tombes gallo-romaines et sanctuaire à la côte des Araygnées.

Occupation du sanctuaire du Ier siècle av. J.-C. au IVe siècle apr. J.-C. attestée par la découverte d'une drachme au bouquetin, de nombreux deniers de la république romaine, d'un dépôt de dupondii de Nîmes des 1er, second et troisième type, de plusieurs nummi des empereurs Constantin et Jovien.

Artefacts : deux fibules de type Feugere A17, de nombreux imbrices de poterie des Ier et IIe siècles, brique romaine.

Ce sanctuaire est très certainement un temple de Diane, théorie relative aux patines marbrées des dupondii de Nimes, patine caractéristique des monnaies ayant séjourné longuement dans l'eau…).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La maison forte du Clos, construite sur un éperon rocheux dominant à plus de 200 mètres le lit du Drac (aujourd'hui noyé sous le lac artificiel de Monteynard-Avignonnet), fut bâtie au XIIIe siècle. Son seigneur était à l'époque des guerres de religion le seul seigneur catholique, auquel s'opposaient ses seigneurs huguenots voisins. Au pied de la falaise (et aujourd'hui au bord du lac) se trouve le château d'Herbelon (hors de la commune).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Christophe Drure DVG Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune n'est jumelée avec aucune autre commune de France ou d'Europe.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2017, la commune comptait 306 habitants[Note 1], en augmentation de 15,91 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
323352344333381410372399383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
351359363359359348320281244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
222216201179174167184184177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
13713695141199193222245294
2017 - - - - - - - -
306--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble et dépend de la zone A.

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de l'Isère-Sud, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la communauté de communes, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église de Roissard (propriété de la commune) sont rattachées à la paroisse « Notre Dame d'Esparron » qui couvre vingt-huit autres églises du secteur et dont elle abrite la maison paroissiale. cette paroisse dépend de la Doyenné « Montagnes Sud » et du diocèse de Grenoble-Vienne [13].

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur agricole[modifier | modifier le code]

La commune et ce secteur est également le berceau de fromages typiques du Trièves, avec la fromagerie du Mont Aiguille : le Brion au lait de chèvre, le Trois Pis réalisé avec les trois laits (chèvre, vache et brebis) et bien sûr le Trièves au lait de vache.

Autres secteurs[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Roissard est placée sous le patronage de Saint Étienne.[1]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Pont de Brion
  • Maison-forte du domaine du Clos, XIIIe siècle , dominant le lac de Monteynard.
  • Le pont de Brion (partagé avec la commune voisine de Lavars)

Personnages liée à la commune[modifier | modifier le code]

Il semblerait que le peintre du XIXe siècle, Jules Guédy y naquit en 1805[14]. Ses tableaux se trouvent dans différents musées de la région, Grenoble, Chambéry mais aussi dans des églises de cette région.Il participa également à la restauration de nombreux tableaux en France, en particulier à Albi. C'est lui qui fut choisi pour peindre les enfants ayant vécu une apparition de la Vierge à La Salette, qui devint un pèlerinage important en France. Il peignit principalement des paysages et des portraits. Il mourut à Pau en 1876 et trois de ses fils devinrent peintres, restaurateur de tableaux, vendeurs de tableaux et photographe, Théodore, Eugène et Louis, et un petit-fils Gaston[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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