Tréminis

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Tréminis
Tréminis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Frédéric Aubert
2014-2020
Code postal 38710
Code commune 38514
Démographie
Population
municipale
180 hab. (2015 en augmentation de 4,05 % par rapport à 2010)
Densité 3,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 54″ nord, 5° 46′ 11″ est
Altitude Min. 792 m
Max. 2 755 m
Superficie 49 km2
Localisation

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Tréminis est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le Trièves au pied du Grand Ferrand, Tréminis est une commune entourée par les montagnes (Grand Ferrand, Ménil, Aup) et composée de quatre hameaux : l'Église, le Serre, Château-Bas et Château-Méa. Telle une forteresse, son accès se fait par la route de Lalley, en contournant le Ménil à l'est, ou par le nord en passant par le col de Mens. Route très sinueuse qui est une étape systématique du Rallye du Trièves.

Tréminis est un village on ne peut plus typique. L'origine serait un monastère datant du IXe siècle. Ses grandes maisons couvertes de tuiles en écailles reposant sur des génoises attestent d'un passé de traditions.

Point de départ de nombreuses excursions, la commune attire aujourd'hui de plus en plus de touristes.

C'est la commune la plus au sud du département de l'Isère.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

La « discordance anté-Sénonienne de Dévoluy » est un site géologique remarquable de 276,91 hectares, qui se trouve sur les communes de Lus-la-Croix-Haute (aux lieux-dits de La Jarjatte et Crête des Aiguilles) et de Treminis. En 2014, elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux 
le Serre, l'Église, Château-Bas, Château Méa.
Autres lieux-dits 
la Chenal, Sauvanière, la Faurie, les Granges, Pré-Girard, la Plaine, …

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie est la propriété de la famille de Bérenger. Elle est située à l'écart de deux axes de communication (celui de Corps, et celui du col de Luz). Par conséquent, on n'y trouve pas les commerçants traditionnellement attachés aux axes routiers (hôteliers, etc).

Elle confie la fonction judiciaire de capitaine-châtelain à la famille Jouguet issue de la paroisse, depuis la fin du XVIe siècle. Cette famille tisse des liens avec la petite noblesse (d'Eschaffin, de Cornu) et les notables (Mousnier, Achard) du Trièves et du Vercors. Peu avant la Révolution, elle finit par posséder un fief. Elle va ensuite s'établir dans la haute bourgeoisie de Grenoble.

Les protestants sont principalement établis dans un des hameaux de la paroisse.

Une verrerie fut fondée à Château-Bas en 1818 par les sieurs Daniel-Pierrel Pelissier, Fréderic Garnier et Jacques-François Toupense. L'abondance de bois de la Commune, l'interruption des importations de verre depuis la Savoie, et vraisemblablement l'endettement de la Commune qui a pu vendre des bois aux promoteurs de l'usine, ont motivé cette installation. L'usine s'approvisionnait en sable très blanc pris à Lus-la-Croix-Haute, dans la Drôme, et en bois dans la forêt de Tréminis. Elle occupait trente ouvriers pour la fabrication, et plus de quarante pour l'exploitation du bois. La production annuelle de 1 500 caisses de verre de 150 kg chacune était significative pour l'époque. L'usine, mal acceptée par la population, cessa son activité une première fois en 1825 suite à une incendie, puis de façon définitive, vraisemblablement en 1833[2].

Une carrière de pierres lithographiques fut exploitée brièvement à 500 m à l'ouest du Col de la Croix au début du XXe siècle. Elle fut rapidement arrêtée du fait de la qualité insuffisante de la pierre[2].

Le 19 octobre 1943, des résistants du Maquis du Vercors ont été attaqués par les Allemands à Tréminis. Une plaque à la mémoire est installée sur le lieu de l'attaque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1967 Léon Barthalay (mort en exercice)    
1967 1989 Marcel Convert    
1989 1995 Maurice Besançon    
1995 2008 Jean-Claude Marin    
2008 en cours Frédéric Aubert SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 180 habitants[Note 1], en augmentation de 4,05 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
536 511 582 563 626 615 596 613 608
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
569 562 577 568 538 507 503 448 448
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
431 392 401 311 314 328 321 315 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
294 260 207 191 173 172 164 178 180
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • Station de ski de fond « Tréminis ».

Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église au hameau de l'Église.
  • Temple au hameau de Château-Bas.
  • Chapelle au hameau du Serre.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un monument est élevé en mémoire des résistants du Maquis de Tréminis, attaqué par les Allemands le 19 octobre 1943.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Giono (1895-1970) y a possédé une maison de villégiature dans les années 1930.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. a et b Sylvie Vincent, Raymond Moyroud et al. (Collectif sous la direction de Chantal Mazard), Patrimoine en Isère : Trièves, Grenoble, Département de l'Isère, coll. « Inventaire du patrimoine », , 239 p. (ISBN 2-905375-19-1), pp. 217-222
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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